Recrutement: Attention à l’orthographe!

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par @@@, 11 Mai 2010.

  1. @@@

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    · Un CV mal soigné réduit les chances du candidat

    · Pour certains postes, c’est impardonnable




    L’orthographe, un critère de recrutement ! Ça en a tout l’air, les cabinets de recrutement pointant du doigt le manque de rigueur dans la rédaction des CV et lettre de motivation. Soit, tout le monde fait des fautes. Mais cela peut être parfois impardonnable.

    « Cela peut être un frein au recrutement », affirme Serge Fernandez, DG de RH Performance. Le niveau d’orthographe serait de plus en plus faible. C’est le cri d’alarme poussé par Khadija Boughaba, DG de Invest RH.

    En clair, il y a une tendance à négliger le CV et la lettre de motivation. « Avec les nouveaux modes de collectes et Internet, il y a une profusion du nombre de candidatures.

    La lettre de motivation est standardisé alors que normalement le principe de la lettre de motivation est d’argumenter l’intérêt par rapport au poste à pourvoir», précise la consultante. Elle ne le répétera jamais assez. Le CV est le passeport pour le candidat.
    Pour elle, c’est impardonnable quel que ce soit le poste pour lequel on postule.

    Auparavant, les CV étaient manuscrits. Donc le candidat pouvait rattraper certaines fautes. Mais aujourd’hui, ils sont reproduits à des dizaines d’exemplaires par ordinateur et distribués tel quel. Cela ne signifie pas que le CV bourré de fautes, mal rédigé et mal structuré, sera mis à la poubelle mais il aura en tout cas moins de chances que d’autres.

    « Il faut garder en tête l’idée de compétition. Celle-ci commence dès la réception du CV par le recruteur », signale Boughaba. La qualité du CV est critère de sérieux et de motivation. Cela veut dire que le candidat n’a pas pris le temps de le rédiger. Résultat : les personnes retenues sont forcément les plus soignées. « Ce n’est pas parce qu’on est ingénieur, qu’on peut se permettre de commettre des erreurs».

    Serge Fernandez, DG de RH Performance, est moins catégorique. Aujourd’hui, les fautes dans une lettre de motivation ou un CV ne sont plus autant rédhibitoires pour certains postes. En effet, si le CV ou une lettre de motivation d’un cadre supérieur est rempli de fautes, le recruteur doutera de ses compétences. Mais cela reste plus ou moins grave pour certains postes.

    Par exemple, pour un poste de commercial, il ne sera pas tenu compte des fautes, ce sont les argumentations commerciales qui comptent ainsi que l’expérience. Par contre pour un poste de directeur financier, le critère est important car il risque d’être discrédité dans l’exercice de sa fonction, surtout qu’il sera en relation avec des personnes d’un certain niveau. Pareil pour l’assistante de direction, son CV doit être irréprochable. Sinon le recruteur doutera de son sens de l’organisation et de rigueur. Un comptable doit aussi être organisé. D’où le critère CV est important pour juger de ses qualités organisationnelles.

    Cependant, un cabinet de recrutement ne doit jamais « retaper » un CV. Il peut juste conseiller le candidat. «Le CV est une pièce maitresse. Il appartient à celui qui l’a rédigé. Sa construction fait partie intégrante de la personne», déclare Fernandez. En effet, le CV constitue un indice informant sur la façon dont la personne se présente, et comment elle voit son parcours. L’entretien permet justement de se rendre compte du niveau d’études du candidat.

    Pour le DG de RH Performance, l’enseignement serait responsable de la baisse de niveau d’orthographe des candidats. Les gens se dirigent tôt vers des études techniques pour lesquels le français n’a pas un gros coefficient. « Nos parents écrivaient mieux, faisaient moins de fautes, mais c’est l’évolution de l’enseignement qui veut cela », avance Fernandez. Les bacs littéraires sont loin d’être les voies pour les classes préparatoires (écoles de commerce ou d’ingénieurs)...

    Mais il y a aussi les nouvelles technologies, la nécessaire réactivité dans la communication par mail et la moindre exigence des entreprises. Avant, c’était les secrétaires et assistantes qui faisaient les courriers. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui avec les mails. Les abréviations entrent dans le langage quotidien. Il paraît aussi inconcevable qu’un cadre dirigeant n’ait pas son ordinateur portable et son Blackberry de dernière génération.

    Le dictionnaire ne fait donc plus partie des accessoires indispensables du dirigeant. L’entreprise exige de lui du charisme, du leadership, des capacités d’adaptation, de la force de conviction, une autorité naturelle, un sens politique... mais jamais vraiment de savoir-écrire. Mais en même temps, un document bourré de fautes est très mal perçu par la hiérarchie.




    http://www.leconomiste.com/
     

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