Reprise du procès de 13 islamistes accusés de liens avec le GICM

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 18 Novembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le tribunal correctionnel de Bruxelles a entamé mercredi le procès de treize islamistes marocains ou belges d'origine marocaine, poursuivis pour liens avec le Groupe islamique combattant marocain (GICM), qui est soupçonné d'être impliqué dans les attentats de Casablanca et Madrid.

    Le procès avait été ouvert le 3 novembre dernier et aussitôt reporté à cette date. Accusés d'appartenance à une «organisation criminelle» et aide logistique au GICM, les 13 prévenus avaient été arrêtés par les services de sécurité belges au cours d'une vague de perquisitions menées dans les milieux islamistes en mars et juin 2004.
    Ils sont passibles de peines pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison en vertu de la nouvelle législation antiterroriste belge. Ce procès est le premier qui se déroule en vertu de cette loi, votée en 2003, et qui aggrave les peines pour activités terroristes.
    L'un des principaux membres de ce groupe, le Marocain Abdelkader Hakimi aurait pris «la tête du GICM en Europe lors de la restructuration de ce mouvement en Belgique, en France, en Italie et en Grande Bretagne notamment», selon des médias belges.
    D'autres journaux estiment que Hakimi représente «au moins une pièce maîtresse du GICM». Il «aurait même participé à des combats ou des entraînements en Bosnie, en Tchétchénie et en Afghanistan», ajoutent-ils. Son avocat reconnaît le voyage en Bosnie, mais nie tout soutien logistique au GICM.
    Attentats de Madrid
    Youssef Belhadj, 28 ans, est un proche parent de Mimoun Belhadj, condamné le 5 octobre dernier à Salé, à 2 ans de prison ferme après avoir été extradé de Syrie vers le Maroc.
    L¹enquête avait débuté fin 2002, lorsque des rapports de la Sûreté de l'Etat on fait état de la présence en Belgique d'un groupe du GICM, qui serait dirigé par un Marocain de Maaseik, petite ville de l'Est de la Belgique, Khalmid Bouloudo.
    Khalmid Bouloudo fréquente d'autres Marocains, de Maaseik et de Bruxelles, dont Abdelkader Hakimi, qui serait un spécialiste des faux papiers.
    En mars 2004, une série de perquisitions est lancée à Maaseik, l'opération »Asperges 1». Les policiers découvrent du matériel de faussaire, de la littérature islamiste, des faux papiers et des cassettes d'Oussama Ben Laden.
    L'arrestation en France un mois plus tard de cinq personnes soupçonnées d'être liées au GICM permet également à l'enquête de progresser, a souligné le président du tribunal.
    Ces hommes, dont Mustapha Baouchi, considéré comme le chef d'une cellule française du GICM, expliquent avoir croisé en Afghanistan l'un des accusés du procès de Bruxelles, Lahoussine El Haski.
    Ils disent également que des fonds collectés en France étaient remis en Belgique à un autre prévenu, Abdelkader Hakimi, et qu'une réunion s¹était déroulée en Belgique pour »coordonner les actions futures» et désigner le chef d'une cellule du GICM.
    En mai 2004 survient une nouvelle »surprise» pour les services belges. Ils apprennent que l'un de leurs suspects, Omar Mourad, a »noué des contacts téléphoniques» en Italie avec Rabei Osman Ahmed el-Sayed, dit »Mohammed l'Egyptien», considéré comme un des cerveaux des attentats de Madrid.
    Le 8 juin, l'opération »Asperges 2» est lancée à Bruxelles. De nouveaux suspects sont interpellés. L'un d'eux, Youssef Belhadj, intéresse particulièrement les autorités espagnoles, qui le soupçonne d'être Abou Doujana, l'homme qui a revendiqué les attentats de Madrid sur une cassette vidéo.


    ALBAYANE

     

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