Ressources en eau

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 27 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le taux de remplissage des barrages en baisse et la demande en eau et mettre l’accent sur la disponibilité et l’accessibilité à cette ressource
    Le taux de remplissage des barrages, au 4 juillet, est de 51,6 % contre 71,9 % en 2004, à la même période. Les taux de remplissage importants sont enregistrés au niveau des barrages Hassan II (100 %), Garde Sebou (98,9 %), Allal Al Fassi (93,9 %), Abdelkrim Al Khattabi (76,3 %), Idriss 1er (68 %) et Al Wahda (63,3 %).

    A l’inverse, les barrages Al Massira, Abdelmoumen et Hassan Addakhil enregistrent des taux bas, soit respectivement 24 %, 26,3 % et 8,4 %.

    Ces disparités s’expliquent par une répartition déséquilibrée des précipitations entre le Nord et le Sud du Maroc, une région qui est frappée par la sécheresse depuis presque 8 ans.

    D’une manière générale, on estime que la situation des barrages, surtout pour ceux qui sont bien lotis, est bonne. Il est même considéré que la capacité de ces barrages à stocker l’eau dans un temps court permet toujours au Maroc de faire face au phénomène de la sécheresse. Force est d’admettre cependant l’exigence d’une meilleure gestion des retenues en eau.

    Est-il besoin de souligner ici quelques données à ce sujet évoquées durant l’année courant par M. A bdelkebir Zahoud, secrétaire d’Etat chargé de l’eau.


    “En cas de sécheresse, les réserves d’eau de barrages seront totalement consommées, et les ressources en eau souterraines deviendraient alors le seul recours pour assurer le minimum vital de l’eau potable “, indique M. Zahoud, dans un entretien accordé à la Map. Il a aussi souligné l’impératif d’utiliser toutes les eaux de surface avant de recourir aux eaux souterraines qui “doivent constituer le stock stratégique et de sécurité du pays”.

    Les pouvoirs publics sont conscients du problème de la sécheresse qui sévit au Maroc et l’intègrent comme donnée structurelle en ce qui concerne la gestion des ressources en eau, a-t-il fait savoir, relevant que “nous sommes situés dans une zone qui subit des phénomènes extrêmes en terme de climat, et que le Maroc n’est pas à l’abri d’une période de sécheresse de longue durée avec des effets néfastes”.

    Certes, le Maroc connaît des déficits pluviométriques depuis des années, mais qui sont “gérables à l’aide des retenues des barrages”, assure M. Zahoud.

    Invité de l’émission “Liqaâ Maftouh”, diffusée le mercredi 20 juillet 2005 sur la RTM, monsieur Abdelkbir Zahoud, secrétaire d’Etat chargé de l’Eau, a traité une fois de plus de la question en abordant les points essentiels liées au secteur de l’eau.

    Après avoir rappelé la problématique et les contraintes au développement des ressources en eau au Maroc, monsieur Zahoud a exposé les principaux axes qui structurent la politique adoptée par le Maroc en la matière.

    Celle-ci vise à anticiper le risque de rupture entre l’offre et la demande en eau et mettre en place les conditions indispensables au développement socio-économique du pays reposant fondamentalement sur la disponibilité et l’accessibilité à cette ressource.

    Inspirée du discours mémorable prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors de l’ouverture de la 9ème session du Conseil Supérieur de l’Eau et du Climat, la stratégie élaborée par le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau consiste à : • Poursuivre les efforts d’accroissement de l’offre d’eau en mobilisant toutes nos potentialités. Dans ce cadre, la capacité de stockage de nos barrages, actuellement de 16 milliards de m3, sera accrue pour permettre de stocker le maximum des apports pluviométriques et minimiser les pertes vers la mer ;

    • Transférer les eaux des bassins excédentaires vers ceux souffrant d’un déficit en cette ressource ;

    • Limiter la surexploitation des eaux souterraines et promouvoir l’usage efficient permettant de réduire les pertes et les gaspillages ;

    • Préserver la qualité des ressources en eau en préconisant des mesures de nature à en réduire le niveau de pollution ;

    • Réduire la vulnérabilité de notre pays face aux phénomène extrêmes tels que les inondations et les sécheresses par le déploiement des systèmes de veille et d’alerte et la mise en ½uvre d’actions de prévention et de protection.

    S’agissant de l’alimentation en eau potable des populations rurales, monsieur Zahoud a rappelé les efforts déployés, notamment dans le cadre du Programme d’Alimentation Groupée en Eau potable des populations Rurales (PAGER), qui ont permis, en moins de dix ans, de porter le taux d’accès de 14 à 60 %. Compte tenu des résultats positifs et du fort impact socio-économique de ce programme sur les populations rurales, les Nations Unies ont décerné le prix du Service Public au secrétariat d’Etat chargé de l’Eau dans la catégorie « amélioration des services rendus aux populations » dans le cadre de la célébration de la journée du service public des Nations Unies le 23 juin 2004.

    Cependant, certaines zones rurales, généralement pourvues en ressources en eaux souterraines, accusent un retard en matière d’alimentation en eau potable. C’est le cas notamment de la province de Safi pour laquelle l’ONEP a mis en place un programme ambitieux d’un coût global de plus de 260 millions de dh, visant à résorber ce déficit, a rassuré monsieur Zahoud.

    Sur un autre registre, monsieur Zahoud a souligné la nécessité de la mise en ½uvre de l’ensemble des dispositions prévues par la loi sur l’eau 10-95 pour garantir une gestion sereine de nos ressources hydrauliques dont la pérennité est une condition indispensable au développement durable. A cet effet, monsieur Zahoud a mis en garde contre les effets néfastes qu’engendre la surexploitation de notre potentiel en eau souterraine. A titre d’illustration, monsieur le secrétaire d’Etat a rappelé la situation alarmante constatée au niveau de la nappe du Souss dont le niveau de baisse atteint jusqu’à 3 mètres annuellement.

    C’est ainsi que les redevances induites par la loi 10-95 inciteront à l’économie d’eau et permettront de réaliser des investissements en faveur des usagers eux-mêmes.

    Quant à la recherche appliquée, monsieur le secrétaire d’Etat a fait savoir que de par les missions de son département et les champs d’intervention de ses différents organes, ceux-ci constituent de véritables laboratoires d’expérimentation et de développement en faveur d’une meilleure connaissance et maîtrise des domaines liés aussi bien à l’eau qu’au climat. C’est ainsi que le secrétariat d’Etat chargé de l’Eau entretient des relations de coopération avec les institutions de recherche nationales et internationales et tire profit des résultats et progrès accomplis.


    Source: L'OPINION.
     

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