[Sujet unique] Revue de la presse quotidienne européenne

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 14 Janvier 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Bruxelles, 14 janv. 2014 (MAP) - La bien attendue conférence de presse du président français, François Hollande, le processus de transition en Tunisie et en Égypte, le dossier iranien, les derniers rebondissements du scandale politico-financier qui secoue la Turquie ou encore le palmarès du Ballon d’Or 2013 sont les principaux sujets qui occupent les premières pages des quotidiens européens de ce mardi.



    En France d’abord, c’est naturellement la conférence de presse du président François Hollande qui retient l’attention de la presse locale. "Dans sa conférence de presse, mardi 14 janvier, le président de la République doit donner de la consistance à son projet de pacte de responsabilité, destiné à inciter les entreprises, en allégeant leurs charges, à créer des emplois", écrit La Croix, estimant que le chômage "est le point focal sur lequel sera jugé le quinquennat de François Hollande et l’objet d’inquiétude des Français". Dans un éditorial intitulé "le rendez-vous manqué de François Hollande", le quotidien relève qu'"il y a des interrogations: sur la capacité de l’État à financer cet allègement des charges et sur la volonté du patronat de s’engager concrètement", ajoutant qu'"à droite comme à gauche, on disserte sur le tournant opéré par François Hollande : est-il social-libéral de toute éternité ou un nouvel adepte?".

    Pour l’éditorialiste du Figaro, "ce qui se joue demain à l’Élisée n’est pas une comédie de boulevard", mais plutôt un rendez-vous décisif pour la France". Le quotidien note que Hollande "ne pourra pas se contenter de clamer qu’il veut réduire la dépense publique. S’il espère être cru, il devra dire quelles économies il a l’intention de faire, où, et quand".

    La presse du voisin belge y met, elle aussi, son grain de sel. Sous le titre "Hollande attendu au tournant", La Libre Belgique souligne que si l’agitation autour de sa vie privée le lui permet, François Hollande va devoir mettre à profit sa conférence pour défendre son bilan et pour rassurer - à l’étranger, singulièrement - sur l’état économique de la France. Car, ces derniers temps, dans les commentaires, elle est à nouveau souvent présentée comme un pays de Cocagne : déficits publics gigantesques, compétitivité anémiée, fiscalité et dépenses publiques pesantes, ajoute le quotidien, qui note que l'exercice risque bien d'être parasité par les rumeurs concernant sa vie privée. D’ailleurs, Le Soir s’interroge : a-t-on raison de s'intéresser à cette vie privée ou plutôt, pourquoi s'y intéresse-t-on ? Pour y répondre, le quotidien recueille les avis de sociologues et psychologues, qui estiment que ce type d’affaires donne au public l'occasion de savoir qui est vraiment le président et de lui demander de rendre des comptes. Et puis, poursuit la publication, ce sont les politiques qui ont amorcé ce mouvement de pipolisation de la vie politique et se retrouvent aujourd'hui pris dans un cercle vicieux.

    Pour l’Écho, "si cette lamentable histoire se confirme, on se rappellera que François Hollande - en campagne - déclarait : "Moi président, je ferai en sorte que mon comportement soit - en chaque instant - exemplaire...".

    Globalement et concrètement, c’est la communication du président autour de sa nouvelle politique économique qui se retrouve occultée et, de plus, ce feuilleton vient ternir non seulement la réputation du président, mais également celle de toute la classe politique, conclut l’auteur de l’article. En Suisse, les journaux mettent essentiellement l’accent sur "le fragile processus de transition" en Tunisie et en Égypte où se tient ce mardi un référendum crucial sur la nouvelle Constitution.

    "Le vote des Égyptiens s’apparente à un plébiscite en faveur de la candidature du général Sissi à la présidentielle, au grand dam des islamistes et des révolutionnaires", écrit La Tribune de Genève. Si elles veulent asseoir leur légitimité, relève le journal, les autorités de transition ont besoin de mieux faire, que sous l’ex-président Mohamed Morsi, sur le plan de l’adhésion populaire au projet politique en cours.

    Pour Le Matin, l’Égypte s’apprête à s’engager dans une nouvelle ère de sa vie politique, divisée entre ceux qui considèrent l’actuelle expérience comme étant le bon choix pour un meilleur avenir et ceux qui y voient le début du retour du régime de Moubarak.

    Le Temps aborde de son côté "le modèle" que représente la Tunisie nouvelle où "le sursaut des consciences l’a emporté après une épouvantable année 2013 marquée de deux assassinats politiques et la montée du terrorisme".

    "Le vent a tourné en Tunisie. Outre la Constitution, en bonne voie, une nouvelle instance électorale vient d’être mise en place", observe l’éditorialiste sous le titre "L'espoir des révolutions".

    A ses yeux, "le processus reste fragile, mais trois ans après la révolution, le pays n’a d’autre choix que de réussir, sans plus tergiverser, sa transition démocratique".



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    MAP - 14.01.2014 :11h15

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  2. titegazelle

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    En Espagne, les résultats de la rencontre entre le président du gouvernement, Mariano Rajoy, et le président américain Barack Obama, à Washington focalisent l’intérêt des médias locaux. "Obama salue le leadership de Rajoy" intitule sa Une le quotidien pro-gouvernemental "ABC", précisant que lors de la réunion des deux dirigeants à la Maison Blanche, le président américain a félicité Rajoy pour avoir stabilisé l’économie, mais l’a averti que le défi consiste à créer des postes d’emploi.



    "L’Espagne et les États-Unis scellent leur alliance à la Maison Blanche", écrit encore la publication, notant que le gouvernement espagnol a réussi à avoir l’aval de Washington pour ses réformes.

    "Obama avertit Rajoy que le grand défi de son gouvernement est de réduire le chômage", souligne, pour sa part El Pais, assurant que les deux leaders ont mis l’accent sur l’importance de la consolidation fiscale.

    El Pais rapporte également les déclarations d’Obama qui salue "les avancées économiques en Espagne et le grand leadership de Rajoy pour faire sortir le pays de la crise".

    Dans le même registre, El Mundo indique que, selon Obama, le grand défi qui reste à relever en Espagne est la réduction du chômage.

    Outre la rencontre Obama-Rajoy à Washington, d’autres sujets ont été abordés par la presse espagnole comme l’annonce d’une croissance de 0,3 de l’économie du pays lors du 4-ème trimestre de 2013, ou l’élection de l’attaquant portugais du Real Madrid, Cristiano Ronaldo, comme meilleur joueur de 2013 pour la FIFA et France Football. Aux Pays-Bas, la participation du Premier ministre à la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques à Sotchi, la préoccupation des USA quant à un éventuel accord Iran-Russie "marchandises contre pétrole" et l’intention du gouvernement néerlandais de faire payer les détenus retiennent l’attention des quotidiens.

    Le quotidien Volkskrant rapporte que des partis de l’opposition ont demandé des explications au Premier ministre, Mark Rutte, au sujet de sa décision d’accompagner le roi des Pays-Bas à la cérémonie d’ouverture des jeux de Sotchi malgré la situation des droits de l’homme en Russie, ajoutant que plusieurs politiciens jugent que la délégation néerlandaise est "très lourde" au moment où plusieurs autres pays boycottent ces jeux.

    NRC écrit que le chef de file du parti travailliste, Dierdirick Samsom, le seul allié de Rutte dans l’actuelle coalition, estime que la participation du roi et de la ministre des sports aurait été suffisante. Sur un autre sujet, le site d’information Nu.nl se fait l’écho des inquiétudes des USA suite à l’annonce de la Russie et de l’Iran de leur intention de conclure un accord pétrole contre marchandises susceptible de réduire l’impact des sanctions occidentales contre Téhéran. Quant aux quotidiens Trouw et Algemeen Dagblaad, ils reviennent sur l’intention du gouvernement de faire payer aux criminels le coût de l'enquête et des jours passés en prison pour un maximum de deux ans.

    Les prisonniers, les détenus placés en centres psychiatriques et les parents de mineurs en détention seront ainsi obligés de payer 16 euros pour chaque jour en prison, précise-t-on. La presse quotidienne en Italie, elle, focalise son attention sur la publication, lundi, par la Cour constitutionnelle italienne des motivations ayant présidé à sa décision de censurer, début décembre dernier, une partie de la loi électorale en vigueur, dite "Porcellum".

    Il Corriere della Sera rappelle que la Cour avait invalidé deux aspects de cette loi à savoir la prime de sièges accordée à la coalition arrivée en tête, sans seuil minimum, et l'impossibilité pour les électeurs de choisir un candidat individuel.

    La Cour estime que si le parlement italien n’arrivera pas à approuver une réforme du système électoral, on pourrait toujours voter selon le Porcellum, mais sans prime de majorité (système proportionnel pur) et sans listes bloquées (avec préférence), souligne le journal.

    Selon la Cour, ajoute la publication, la prime de majorité sans seuil minimum "altère la volonté des électeurs", "elle n’est pas du tout raisonnable" et "elle n’est pas conforme aux objectifs de gouvernabilité souhaités".

    Il Messaggero relève, pour sa part, que la sentence de la Cour ne peut produire ses effets qu’après l’organisation de nouvelles élections et dès lors elle rejette "toute accusation" selon laquelle les deux chambres du parlement sont élues grâce à une loi inconstitutionnelle et par conséquence elles sont illégitimes.

    La publication estime que la Cour constitutionnelle vient de planter le décor et indiquer la voie à suivre en matière de réforme du système électoral sans jamais faire référence aux modèles proposés par le néo-secrétaire général du Parti Démocratique (PD), Matteo Renzi.

    Ce dernier avait proposé de choisir entre le système électoral espagnol, l’ancienne loi électoral dite "Matarellum" revisitée et le modèle de l’élection des maires italiens à deux tours, rappelle la publication.

    Pour sa part, La Repubblica fait observer que la Cour a expliqué dans seulement 26 pages les motivations qui l’ont amenée à déclarer inconstitutionnelle la loi électorale "la plus contestée de l’histoire de la République", ce qui "est peu si l’on considère la grande importance de cet événement".

    La Repubblica rappelle, en outre, que la loi électorale actuelle a été adoptée en 2005 et baptisée de "cochonnerie" (Porcellum) dès le départ par son auteur, le ministre de la Ligue du Nord, Roberto Calderoni.


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    MAP - 14.01.2014 : 11h15
     
  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Côté sport, au Portugal les journaux tant généralistes que sportifs n’ont pas tari d’éloges à l’égard de Ronaldo qui a été préféré à Messi et Ribéry. "2ème Ballon d’Or pour Cristiano Ronaldo", titre "Publico" qui écrit qu’après un premier sacre en 2008, Cristiano Ronaldo, 28 ans, a remporté pour la deuxième fois de sa carrière le titre individuel suprême pour les footballeurs avec 27,99pc des votes, devançant Lionel Messi (24,72pc), quadruple détenteur du trophée et Franck Ribéry (23,36pc). Le journal s’est arrêté sur la cérémonie de remise du Ballon d'Or 2013 au cours de laquelle le capitaine de la Seleçao a fondu en larmes au moment de la remise de la plus haute récompense individuelle pour un footballeur. Son confrère "I", qui titre "Ronaldo pleure, le Portugal sourit", écrit que les larmes de Ronaldo ont fait la joie du Portugal, notant que CR7 méritait largement ce prestigieux trophée.

    Certes, ajoute la publication, l’attaquant portugais n'a pas remporté de titre cette année, mais il a pu inscrire 69 buts en 59 matches toutes compétitions confondues, rappelant qu’il avait contribué largement à la qualification de la Seleçao pour la prochaine Coupe du monde en inscrivant les quatre buts des siens en barrages face à la Suède "Le meilleur joueur du monde pleure aussi", titre le journal sportif A bola, ajoutant que l’international portugais "souhaite déjà un troisième trophée l’année prochaine". Jornal de Noticias fait observer de son côté qu’après cinq années d’attente CR7 devient le dixième joueur de l’histoire à remporter le ballon d’Or au moins deux fois et le premier portugais à remporter le trophée deux fois après les sacres d’Eusébio (1965) décédé la semaine dernière et Luis Figo (2000).

    En Pologne, Respublica met l’accent sur l’appel des chefs des diplomaties américaine, John Kerry et russe, Serguei Lavrov, en faveur d’un cessez-le-feu limité en Syrie, estimant qu’il s’agit d’une des exigences de la coalition de l’opposition syrienne pour participer la conférence de Genève à partir du 22 janvier. Le journal souligne ensuite que Moscou et Washington ont continué à marquer leur désaccord sur une participation de l’Iran à ces négociations, conditionnée par Washington à l’acceptation d’une transition politique par Téhéran, soutien de Damas. La publication fait observer que les pays arabes présents à Paris insistent sur le départ du régime syrien alors que la Russie ne pose pas cette condition.

    Polska Times, La gazette électorale et Respublica reviennent, quant à eux, au sacre de Cristiano Ronaldo, estimant que cette consécration de ce grand joueur était attendue eu égard à la saison exceptionnelle qu’il a accomplie aussi bien avec le Real Madrid qu’avec la sélection portugaise qui s’est qualifiée à la coupe du Monde du Brésil en juin prochain grâce aux buts décisifs inscrits par Ronaldo lors du match barrage, ouvrant la porte à son pays pour être présent au Mondial brésilien.

    En Suède, Svenska Dagbladet s’intéresse à la cérémonie de remise du Ballon d’Or, et souligne que l’attaquant suédois Zlatan Ibrahimovic a reçu une double distinction. L’attaquant du PSG a été choisi parmi l’équipe type de l’année 2013 et son retourné acrobatique contre l’Angleterre a remporté le Prix Puskas du meilleur but de l’année, poursuit la publication.

    De son côté, Dagens Nyheter continue de suivre les développements de la liaison supposée du président français avec une comédienne, soulignant que cette affaire a pris un nouveau tournant avec des révélations des médias français sur l'appartement où le président aurait rencontré l'actrice Julie Gayet.

    Selon certaines sources médiatiques, l’appartement appartient à la mafia corse, ajoute le journal, qui indique que des médias français avancent que l’appartement serait la propriété de Michel Ferraci, qui a été condamné en novembre à 18 mois de prison avec sursis pour blanchiment d'argent.

    Cette affaire arrive au mauvais moment puisque Hollande devra tenir ce mardi une conférence de presse et sa vie privée risque de prendre le dessus lors de cette rencontre, relève la publication.

    Le quotidien Aftonbladet publie les résultats d’un sondage qui démontre que la question de l’école est celle qui occupe le plus les électeurs suédois au moment de choisir le parti pour lequel ils voteront lors des prochaines échéances.

    La question de l'éducation dépasse ainsi l’emploi et les soins de santé, souligne le journal, qui rappelle les "résultats catastrophiques" enregistrés par la Suède lors du dernier rapport du PISA.

    EN/AK/JB---BI. - RK. - AR
    MAP - 14.01.2014 : 11h15
     
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    Revue de la presse quotidienne internationale européenne
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    En Espagne, le débat houleux autour du projet de loi sur l’interdiction de l’avortement, présenté par le gouvernement, suscite les commentaires des principaux journaux du pays, notamment suite à la position du président du gouvernement d’Estrémadure qui a réclamé le retrait du projet.


    ‘’Le président de la communauté autonome d’Estrémadure, José Antonio Monago, se rebelle contre la loi du ministre de la Justice’’, titre le journal ‘’El Pais’’, précisant que Monago, du Parti populaire (PP, au pouvoir), a présenté au parlement régional une proposition demandant au gouvernement de retirer ce projet de loi.

    ‘’L’opposition interne au sein du PP au texte sur l’interdiction de l’avortement a pris ce mercredi de l’ampleur avec la décision de Monago de réclamer la suspension du texte et la modification de plusieurs de ses dispositions’’, ajoute la même source. ‘’Coup dure de Monago au PP’’, souligne, pour sa part, ‘’La Razon’’, notant que plusieurs dirigeants du PP sont devenus les premiers opposants du gouvernement qui veut faire passer la loi controversée sur l’avortement.

    Malgré les appels du ministre de la Justice pour entamer un dialogue avec les dirigeants du parti qui s’opposent à la loi, Monago a fait fi de toutes les déclarations de Gallardon et Rajoy et a mis dans l’embarras l’union du PP, explique la publication. ‘’El Mundo’’ indique, à cet égard, que les groupes parlementaires européens ont demandé également au gouvernement de retirer son texte sur l’avortement.

    En Italie, les quotidiens consacrent leur Une aux polémiques au sein du Parti Démocrate (PD/au pouvoir) au lendemain de l’annonce par son Secrétaire général, Matteo Renzi, de son intention de rencontrer le leader de Forza Italia (opposition), Silvio Berlusconi, pour discuter de réformes notamment de la loi électorale et du secteur de l’emploi. ‘’La Repubblica’’ souligne que l’éventualité d’une rencontre entre Renzi et Berlusconi divise le PD dont le Secrétaire général insiste : ‘’à propos des règles, je tiens à discuter toujours même avec Forza Italia’’. ‘’Renzi, qui n’a pas nié son intention d’organiser un face-à-face avec Berlusconi, estime qu’une telle rencontre, qui doit avoir un sens, vise à déboucher, dans les meilleurs délais, sur une entente’’ sur la question du système électoral à adopter, ajoute la publication.

    Selon le journal, une rencontre entre Renzi et Berlusconi, qui pourrait avoir lieu au siège du PD à Rome, provoque des remous au sein de ce parti et la colère des sympathisants de l’ancien Secrétaire général, Pierluigi Bersani, qui s’opposent à toute discussion avec ‘’un repris de justice’’ (allusion à Berlusconi). De son côté, ‘’Il Corriere della Sera’’ fait état de rencontres entre les émissaires des deux leaders, faisant observer que Renzi a déclaré avoir discuté la réforme du système électoral avec tous les partis à l’exception de la Ligue du Nord et le mouvement ‘’5 Etoiles’’.

    ‘’L’unique condition que je pose pour rencontrer Berlusconi et qu’il accepte l’abolition du Sénat et l’amendement de l’article 5 de la Constitution’’, souligne Renzi, cité par le journal. ‘’Il Messaggero’’ estime, pour sa part, que ‘’l’aile gauche du PD revient à la charge’’ après sa défaite lors de l’élection du secrétaire général du parti en décembre dernier critiquant la décision de Renzi de rencontrer Berlusconi.

    Répliquant à ceux qui lui reprochent de vouloir rencontrer ‘’un repris de justice’’, Renzi fait remarquer qu’il s’agit des mêmes personnes qui avaient formé le gouvernement des larges ententes avec Forza Italia qui demeure, somme toute, le deuxième parti du pays, ajoute la publication.

    En Turquie, le bras de fer entre le gouvernement et l’opposition concernant la très controversée réforme judiciaire voulue par l’exécutif, sur fond du scandale de corruption qui secoue le pays depuis décembre dernier, constitue le principal sujet traité par la presse. Le quotidien ‘’Today’s Zaman’’ note, dans ce cadre, que l’opposition a rejeté la proposition du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, de calquer le modèle du Haut Conseil de l’audiovisuel en Turquie (RTUK) sur le Haut conseil des juges et des procureurs (HSYK), qui fait l’objet du projet de réforme du gouvernement. Le journal estime ‘’faibles’’ les chances d’un compromis entre les partis politiques représentés au Parlement sur l’amendement de la constitution visant une restructuration du HSYK, après que l’opposition ait exprimé ses réserves sur la proposition du gouvernement à ce sujet. Un amendement constitutionnel a été la condition du Premier ministre turc, pour geler un projet de loi très controversé sur la réforme judiciaire qui porte essentiellement sur la restructuration du HSYK, une réforme dénoncé, aussi bien par l’opposition politique que par les magistrats, comme un texte ‘’anticonstitutionnelle’’, visant à permettre au Parti de la justice et de développement (AKP, au pouvoir) de renforcer son emprise sur l’appareil judiciaire pour étouffer l’enquête anticorruption en cours, où sont mises en cause des personnalités influentes du monde de la politique et des affaires proches d’Erdogan.
    ‘’Daily News’’ revient, pour sa part, sur les déclarations du président Abdullah Gul qui a indiqué qu’il pourrait opposer son véto au projet de loi sur la réforme judiciaire, dans sa version actuelle. Le chef d’État a également urgé les différents protagonistes dans cette crise politique à transcender leurs différends par un amendement constitutionnel qui ne portera pas atteint à l’image de la Turquie, écrit ‘’Daily News’’. Par ailleurs, plusieurs titres de la presse locale reviennent plus particulièrement sur les critiques de Kemal Kiliçdaroglu, président du Parti républicain du peuple (CHP – gauche), principale force de l’opposition dans le pays, à l’égard du chef du gouvernement, qu’il accuse de mener un ‘’agenda secret visant à imposer la loi d’une seule personne’’.
    Le quotidien ‘’Hurriyet’’ rapporte, dans ce cadre, que le leader du CHP a fortement fustigé Erdogan, l’accusant de vouloir étouffer l’enquête anticorruption en cours en manipulant l’appareil judiciaire, et de tenter de concentrer tous les pouvoirs de l’Etat entre ses mains.

    Le Premier ministre a qualifié les membres du mouvement Hizmet (service), du prédicateur islamique Fethullah Gulen, qu’il accuse être à l’origine du scandale politico-financier qui secoue son gouvernement, de groupe qui a effectué des assassinats politiques dans le passé, souligne +Today’s Zaman+.

    Ces accusations ont suscité de vives réactions et critiques dans plusieurs milieux, y compris parmi les acteurs politiques, note ‘’Today’s Zaman’’, un quotidien réputé proche du puissant mouvement Gulen, qui revendique des millions d’adeptes et des relais influents des domaines aussi sensibles que l’économie, les médias, la hiérarchie policière, l’appareil judiciaire et le système éducatif.

    D’autres quotidiens, proches du gouvernement, comme ‘’Star’’ et ‘’Sabah’’ se font l’écho des déclarations du Premier ministre tenues mercredi à Ankara lors d’une réunion des ambassadeurs turcs, dans lesquelles il s'est livré à une nouvelle attaque contre le Mouvement Gulen, l’accusant d’avoir instauré en Turquie "l'empire de la peur". Erdogan a demandé aux ambassadeurs turcs de décrire à leurs homologues étrangers ‘’le véritable visage de cette organisation’’, ‘’ses ambitions et ses désirs’’, ainsi que ‘’les dimensions du danger’’ qu'elle représente.



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    Revue de la presse quotidienne européenne (RPQI/Europe)/ 3


    En Suède, l’intérêt exprimé par la Slovaquie pour les avions de combat suédois Gripen, le référendum sur la constitution en Égypte et la découverte d’un vaste réseau mondial pédophile au Royaume-Uni sont les principaux sujets à la Une de la presse. ‘’Dagens Nyheter’’ souligne que la Slovaquie est intéressée par les avions suédois de combat Gripen, relevant que ce pays a entamé des négociations avec la Suède en vue de l'achat ou la location de ces avions. Le ministre de la Défense slovaque a confirmé que de nouveaux avions devront remplacer les Mig-29, indique le quotidien, ajoutant que la Slovaquie et la République tchèque discutent actuellement de la mise en place d'une force conjointe. De son côté, ‘’Sydsvenskan’’ s’intéresse au référendum sur la constitution égyptienne, et estime que ce référendum est considéré par beaucoup comme un test pour une possible candidature présidentielle du ministre de la Défense, le général Abdel Fattah al-Sissi.

    Neuf personnes ont été tuées et 444 autres arrêtées lors du référendum de deux jours, indique la publication, ajoutant que les partisans de Mohamed Mursi et des Frères musulmans ont boycotté le référendum.

    Pour sa part, ‘’Svenska Dagbladet’’ affirme qu’un réseau pédophile mondial a été démasqué, notant que 17 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire au Royaume-Uni. Le réseau diffusait des scènes sur internet et est soupçonné de maltraitance vis-à-vis des enfants, ajoute la publication, qui indique que des suspects se trouvent aussi en Suède, en Norvège et au Danemark. Cette enquête a débuté il y a deux ans et a permis d’identifier plus de 700 suspects, selon le quotidien.

    Aux Pays Bas, les quotidiens focalisent leur attention sur la décision du gouvernement néerlandais de diminuer la quantité de gaz extraite dans la région de Groningen, le référendum sur la constitution égyptienne et sur les aides aux réfugiés syriens.

    Le quotidien ‘’Trouw’’ écrit que le gouvernement néerlandais a décidé de revoir à la baisse les quantités de gaz extraites dans la région de Groningen, en vue d’aspirer la colère des habitants qui se sont plaints des dégâts et des désagréments occasionnés par l’exploitation.

    Le gouvernement qui prévoit des dédommagements pour les habitants touchés, aura des difficultés à trouver une alternative pour combler le manque financier qui résulterait de cette mesure, indique la publication.

    Son confrère ‘’NRC’’ rapporte que l'Organisation des Nations Unies a promis de mobiliser une aide humanitaire de 2,4 milliards de dollars pour venir en aide aux réfugiés syriens lors d'une conférence des bailleurs de fonds au Koweït. Quant au ‘’Volkskrant’’, il commente le déroulement du référendum en Égypte où, selon les autorités, une participation massive des citoyens à ce test a été enregistrée mardi et mercredi, ajoutant que l’armée considère ce référendum comme un moyen pour se forger une légitimé et une première étape vers la stabilité et la démocratie.
    En Pologne, la presse s’intéresse à la situation au Sud Soudan et l’état déplorable des infrastructures routières du pays. ‘’La gazette électorale’’ écrit que la situation au Sud Soudan vire au drame avec l’exode de 400.000 personnes, les exécutions, la torture, les viols et les incendies de maisons, précisant que ce drame a eu lieu au moment où les combats entre les troupes du président Salva Kiira Mayardita et Riek Machar, ancien vice-président se poursuivent sur le terrain faisant des milliers de morts.

    Les efforts de l’ONU, des États Unis et des pays de l’Afrique de l’Est pour ramener les belligérants à la table des négociations n’ont pas abouti, souligne la publication qui estime qu’en attendant un hypothétique règlement du drame au Sud Soudan, la communauté internationale doit se mobiliser pour apporter une aide humanitaire aux réfugiés.

    ‘’Respublica’’ évoque, pour sa part, l’état déplorable des routes en Pologne, un pays qui a rejoint l’UE en 2004, mais dont les infrastructures routières demeurent sous-développées par rapports aux pays européens de l’Ouest. Le journal, qui rappelle qu’après l’autoroute Varsovie-Berlin, les travaux de réalisation des tronçons des autoroutes A1 et A4 ont été arrêtés en raison de la rupture du contrat par l’Etat après que la société en charge du projet n’ait pas respecté les délais de réalisation. Cette situation risque de retarder le programme gouvernemental de rattraper le retard dans la réalisation des autoroutes à l’horizon 2017, déplore la publication.



    (MAP) JB/YS/AK---BI.

    MO.

    AJ.

    MAP /16.01.2014 : 11h00
     
  6. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Revue de la Presse Européenne
    du lundi 20/01/2014


    (RPQI/Europe)/ 1

    Bruxelles, 20 janv. 2014 (MAP) - Les manifestations en Ukraine, les prochaines visites du président américain et du premier ministre turc à Bruxelles et la conférence internationale sur la Syrie Genève II sont les principaux thèmes d’actualité internationale traités par la presse quotidienne européenne.

    En Belgique, la prochaine visite du président américain à Bruxelles et les heurts violents qui ont éclaté, dimanche à Kiev, focalisent l’attention de la presse. +Le Soir+, qui titre "le locataire de la Maison blanche débarquera le 26 mars à Bruxelles sur la pointe des pieds" pour participer au Sommet UE-USA, souligne que Barack Obama veut réparer les dégâts causés par les affaires d’espionnage de la NSA et devra se livrer à cet effet à une véritable offensive de charme auprès de ses hôtes.

    Le quotidien relève qu’en d’autres temps, cette visite aurait été saluée comme une promesse encourageante dans la relation sinistrée entre Washington et l’UE et la perspective d’un resserrement des liens transatlantiques, mais aujourd’hui elle ressemble à une tentative de limiter les considérables dégâts causés par les fuites sur le tentaculaire programme d’écoutes PRISM de la NSA. +Le Soir+ focalise aussi son attention sur les heurts qui ont éclaté, dimanche à Kiev, entre les opposants du président ukrainien Viktor Ianoukovitch et les forces de l’ordre, trois jours après le vote d’une série de lois laissant craindre une répression violente des manifestants. Sous le titre "large manifestation contre la dérive autoritaire du régime", le journal indique qu’à chaque nouvelle preuve de durcissement du régime, le mouvement de contestation qui secoue l’Ukraine répond par une manifestation d’envergure, notant toutefois que l’opposition perd chaque semaine de sa popularité puisque ses divergences et son indécision lassent les manifestants qui déplorent l’absence de perspectives. Dans un article intitulé "le défi lancé à l’Etat répressif", +La Libre Belgique+ écrit que le mouvement de contestation EuroMaidan a connu un tournant crucial dimanche en mobilisant près de 200 mille opposant pro-européens, mais pâtit des dissensions qui se font jour entre la foule de Kiev et les représentants politiques de l’opposition.

    Aux Pays-Bas, les quotidiens s’intéressent principalement aux manifestations à Kiev contre de nouvelles mesures du gouvernement et celles en France contre l’avortement.

    Le quotidien +Volkskrant+ revient sur les violents affrontements entre la police et les dizaines de milliers de manifestants pro-européens qui ont envahi les rues de Kiev en Ukraine, faisant plusieurs dizaines de blessés, ajoutant que malgré le grand nombre des opposants qui sont sortis ce weekend, le mouvement de protestation semble perdre en puissance.

    Son confrère +Trouw+ rapporte, par ailleurs, que des milliers de personnes sont descendues, dimanche, dans les rues de Paris pour protester contre une loi sur l'avortement qui devrait être débattue au Parlement lundi, ajoutant que parmi les manifestants figuraient des Espagnols étant donné que le gouvernement ibérique avait pris une mesure similaire au cours des derniers mois.

    En Pologne, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Kiev suite à l’adoption par le parlement ukrainien d’une loi durcissant les sanctions pénales contre les manifestants dans le pays constituent le thème essentiel traité par la presse.

    +La gazette électorale+ écrit qu’en dépit du climat froid, quelque 200.000 manifestants sont descendus dans les rues à Kiev, à l’appel de l’opposition, pour dénoncer la loi relative aux manifestations avant que des heurts n'éclatent avec les forces de l’ordre, faisant des dizaines de blessés et d’importants dégâts matériels..

    Selon le journal, l’opposition réclame des élections présidentielles anticipées après le refus de l’actuel président, Victor Ianoukovitch, de signer l’accord d’association avec l’UE qu’il a remplacé par un partenariat stratégique avec la Russie. Celle-ci a accordé à l’Ukraine une aide de 15 milliards de dollars pour faire face à la crise financière, souligne la publication.

    +Polska Times+ a indiqué, pour sa part, que ces affrontements ne changeront pas les revendications de l’opposition qui s’articulent autour du départ des dirigeants actuels et de la tenue d’élections présidentielles anticipées, mettant l’accent sur la détermination de l’opposition pro-européennes à ne pas renoncer à ces revendications.

    Pour son confère +Respublica+, l’opposition a un seul plan à savoir la tenue d’élections anticipées avant 2015, pour donner la parole au peuple qui va décider s’il veut maintenir ces dirigeants ou bien les changer.

    La publication estime que l’annonce, par le président Inanoukovitch, de la création d'une commission d’enquête sur les manifestations de dimanche, ne changera en rien la revendication de l’opposition pro-européenne.

    MO/YS/AK---BI. - BW/MY.


    (RPQI/Europe)/ 2

    En Suède, la situation en Ukraine et la vague de froid glacial que connaît le pays scandinave sont parmi les principaux sujets traités par la presse.

    S’agissant de la situation en Ukraine, +Dagens Nyheter+ indique qu’une grande manifestation a été organisée, dimanche à Kiev, pour protester contre une nouvelle loi qui restreint les manifestations, ajoutant que près de 200.000 personnes ont pris part à cette nouvelle manifestation.

    Des affrontements ont éclaté entre les manifestants et la police, et 24 personnes ont été blessées dans ces heurts, poursuit le journal, qui indique que la police a utilisé des matraques, des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

    Pour sa part, +Svenska Dagbladet+ s’intéresse à la vague de froid glacial que connaît la Suède, et indique qu’au moins 60 accidents de la circulation liés aux conditions météorologiques ont été signalés dimanche dans le sud du pays.

    Le trafic ferroviaire entre les villes de Halmstad et Laholm est perturbé et les routes sont glissantes, ajoute le quotidien, qui signale qu’un train a déraillé dans le nord de Laholm. Des températures glaciales sont enregistrées dans certains endroits du pays, dont Karesuando avec -42,5 C rapporte la publication.

    De son côté, +Aftonbladet+ rapporte qu’un groupe islamiste du Caucase a menacé dans une vidéo de mener des attaques lors des Jeux Olympiques de Sotchi.

    Ce groupe a aussi revendiqué, dans une vidéo mise en ligne, les attentats perpétrés en décembre dernier dans la ville de Volvograd, indique le quotidien.

    La visite que compte effectuer à partir de mardi le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, à Bruxelles, au moment où le pays est fortement agité par un scandale politico-financier sans précédent, fait la Une des quotidiens turcs. Plusieurs titres de la presse locale reviennent sur cette visite qui intervient alors que l’Union européenne critique le gouvernement turc au sujet notamment du projet de réforme judiciaire très controversée qu’il compte faire passer au parlement, un texte dénoncé comme "anticonstitutionnel" et s'inscrivant en porte-à-faux avec les principes de l’indépendance de la justice et de la séparation des pouvoirs. Lors de cette visite de deux jours, le Premier ministre pourrait faire face à des critiques à Bruxelles, notamment concernant les mesures prises pour renforcer son contrôle sur l’appareil judiciaire, sur fond du scandale de corruption, la censure de l’Internet et les restrictions sur la liberté d’expression, écrit le quotidien +Hurriyet Daily News+. Dans un éditorial intitulé "Ni Erdogan ni l’UE ne sont les mêmes après cinq ans", le journal souligne que lors de son dernier déplacement à Bruxelles en 2009, le Premier ministre avait promis de renforcer les réformes démocratiques en Turquie, pays perçu à l’époque comme l'"étoile montante" qui avait de bonnes relations avec les pays de voisinage. Maintenant, Erdogan se rend en Europe comme le Premier ministre d’une Turquie qui n’a pas d’ambassades dans trois pays importants de la région (Le Caire, Tel Aviv et Damas), et d’un pays fortement critiqué par l’Union concernant le scandale politico-financier et mis en garde contre les tentatives d’étouffer l’enquête anticorruption en cours, note +Hurriyet Daily News+. "Un temps difficile attend Erdogan à Bruxelles à cause du scandale de corruption", écrit pour sa part +Today’s Zaman+, ajoutant que le gouvernement espère profiter de cette visite pour accélérer les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union, mais "cela n’aura pas lieu à cause de la détérioration de l’image du gouvernement turc à l’internationale suite à la manière avec laquelle il réagit à l’enquête anticorruption". Les réunions du Premier ministre à Bruxelles peuvent être entachées de fortes critiques européennes contre le gouvernement du Parti de la justice et de développement (AKP- issu de la mouvance islamiste) en raison de son intervention dans l’enquête anticorruption, croit savoir le quotidien, réputé proche du mouvement Hizmet (service) du prédicateur islamique Fethullah Gulen, accusé d’être à l’origine de ce scandale qui secoue la Turquie depuis le 17 décembre dernier.

    Plusieurs titres de la presse locale reviennent également sur l’arrestation dimanche de sept camions dans la ville d’Adana (sud), soupçonnés de transporter des armes vers la frontière syrienne, une opération qui intervient quelques jours après les descentes de la police dans plusieurs villes contre des membres présumés d’Al Qaida, accusés de porter assistance aux combattants de l’opposition radicale en Syrie.

    "Saisie d’armes et de munitions dans trois des sept camions arrêtés sur la route Adana-Gaziantep non loin de la frontière avec la Syrie", rapporte le quotidien +Cumhuriyet+, qui précise que les conducteurs des véhicules ont été placés en garde à vue. Par ailleurs, les quotidiens turcs mettent l’accent sur la manifestation géante organisée dimanche à Istanbul à l’occasion du 7ème anniversaire de l’assassinat du journaliste turc d’origine arménienne Hrant Dink.

    Des milliers de personnes ont marché de la place Taksim en plein centre d’Istanbul vers le site du journal "Agos" pour lequel travaillait le défunt Hrant Dink, en scandant des slogans demandant que justice soit rendue dans ce "crime d’Etat", écrit dans ce cadre le quotidien +Taraf+.

    JB/MR---BI - BW/MY.


    (RPQI/Europe)/ 3

    La presse helvétique aborde les chances de voir aboutir un accord de paix lors de la conférence internationale sur la Syrie, prévue à partir de mercredi en Suisse. Pour la +Tribune de Genève+, la conférence de paix Genève II semble sauvée, après l’annonce de l’opposition en exil de son intention de se rendre à Montreux.

    "Mais la décision de la plupart des adversaires du régime de venir en Suisse négocier avec le régime n’est pas en soi une garantie de succès", relève le quotidien pour qui "personne n’ose aujourd’hui croire à un accord rapide".

    L’éditorialiste observe que les deux camps "arriveront avec des objectifs diamétralement opposés à ce rendez-vous diplomatique lancé à l’initiative des Etats-Unis et de la Russie pour trouver une solution politique du conflit".

    "L’horizon se dégage pour la conférence de paix", titre de son côté +Le Temps+ qui affirme qu’à deux jours du début des pourparlers, aucune trêve dans les combats n’est en vue.

    "Après des semaines d’hésitation, relève le journal, l’opposition syrienne en exil se décide de négocier avec les émissaires du régime, mais il y a une gouffre persistante entre les deux camps". +Le Temps+ souligne aussi qu’aucune des conditions posées par l’opposition modérée pour négocier à Montreux n’a été remplie, citant notamment l’arrêt des bombardements sur les habitations, la libération des prisonniers et le libre passage de l’aide humanitaire.

    Peu optimiste, +24Heures+ écrit que la participation de l’opposition reste jusqu’ici très incertaine en dépit de l’annonce de la coalition de son intention d’être représentée à Genève II. "Une éventuelle participation de l’Iran pousserait l'opposition à opter pour le boycott des travaux de la conférence", croit savoir le quotidien.

    En France, la presse quotidienne s’intéresse aux manifestations organisées, dimanche à Paris, par des opposants de l’avortement à la veille de l’examen par l’Assemblée nationale d’un projet de loi pour l’égalité hommes-femmes.

    "A la veille de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi pour l’égalité hommes-femmes, les manifestants se donnent des allures bon enfant avec bébés dans les poussettes sous des pancartes outrancières", écrit +Libération+, soulignant qu’"ils s’insurgent contre une disposition du projet relative au droit à l’information en matière d’interruption volontaire de grossesse (IVG) et contre un amendement socialiste supprimant l’idée de la nécessaire situation de détresse de la femme pour pouvoir recourir à l’IVG".

    Sous le titre "Avortement: ne pas nier la détresse", +La Croix+ indique, pour sa part, que "sur un point au moins, toutes les parties prenantes du débat sur l’avortement seront du même avis: ce n’est pas une modification anodine que de supprimer toute référence à une situation de détresse avant le recours à une IVG".

    L’éditorialiste estime que pour les partisans d’un tel amendement à la loi Veil, qui va être débattu, lundi 20 janvier à l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen du projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, il y a explicitement "la volonté de faciliter l’exercice d’un droit fondamental", ajoutant que "les adversaires d’une telle évolution de la loi de 1975 voient là, au contraire, une nouvelle étape de la banalisation d’une décision grave, puisqu’elle conduit à interrompre une vie à naître et retentit sur la mère".

    Les journaux portugais s’intéressent aux indicateurs économiques du pays qui devraient être revus à la hausse par la Troïka de ses créanciers.

    Le journal +Diario de Noticias+ écrit que la troïka (UE-BCE-FMI) représentant les créanciers du pays devrait revoir à la hausse ses prévisions concernant les indicateurs économiques du Portugal, qui s’apprête à sortir de son plan d’assistance financière internationale en mai prochain.

    L’activité économique en 2013 devrait enregistrer une contraction de près de 1,5 pc au lieu de 1,8 pc prévue initialement, indique la publication, ajoutant qu’un retour à la croissance devrait être enregistré cette année avec une hausse du PIB de 1,2 pc au lieu de 0,8 pc prévue dans une estimation antérieure. +Diario Economico+ observe, de son côté, qu’au moment où le pays s’apprête à conclure son programme d’assistance financière et à l’heure où le plan d’aide pourrait être substitué par un programme de précaution, plusieurs indicateurs clé de la politique économique tels le PIB, la dette publique ou le chômage, devraient subir des modifications.

    +Jornal de Negocios+, écrit, par ailleurs, que certains économistes estiment que le Portugal, dont la note de crédit est placée dans la catégorie "spéculative" par les trois grandes agences de notation, pourrait sortir de ce classement à la fin de l’année ou début 2015.

    Pour sa part, le journal +I+ s’intéresse aux propos de José Anotonio Seguro, Secrétaire général du Parti socialiste, principale formation de l’opposition, qui accuse le gouvernement de centre droit de "vendre des illusions" et de vouloir faire croire aux Portugais que "le pays est sur le chemin de sortir de la crise, alors que la réalité est tout autre malheureusement".

    CB/IH/EN---BI. - BW/MY.


    (RPQI/Europe)/ 4

    La presse d'outre-manche focalise son attention sur la question des allocations sociales accordées aux immigrés étrangers au Royaume-Uni, en particulier ceux en provenance des pays de l’Europe de l’Est.

    Selon le quotidien +The Independent+, qui cite les propos de deux membres du gouvernement britannique, dirigé par le conservateur David Cameron, les nouveaux immigrés européens qui ne parviennent pas à trouver un travail pour subvenir leurs besoins, ne recevront pas l'aide au logement s’ils perçoivent une allocation de chômage.

    Dans une tribune publiée dans le +Daily Mail+, la ministre britannique de l'Intérieur Theresa May et le ministre du Travail britannique Iain Duncan affirment que les immigrés qui perdent leur emploi continueront toutefois à toucher l’aide au logement pendant une période de six mois avant la suspension de cette aide financière.

    Et d’ajouter que cette nouvelle mesure, entrée en vigueur à compter du 1er janvier 2014, fait partie de la nouvelle loi d’immigration adoptée en Grande-Bretagne qui craint un flux des immigrés bulgares et roumains après la levée des restrictions à la libre circulation des travailleurs de ces deux pays dans l’espace de l'Union européenne (UE).

    A son tour, le +Financial Times+ évoque la question migratoire en Grande-Bretagne qui a introduit des changements draconiens aux prestations d’aide sociale dès la mi-décembre pour empêcher les immigrés de demander des allocations de chômage pendant trois mois et de bénéficier de soutien après six mois sans travail. En l’absence d’emploi, les migrants peuvent être bannis du pays pendant un an, rappelle le journal, indiquant que ces mesures, qui viennent s’ajouter aux restrictions empêchant les immigrés de bénéficier de la gratuité des soins médicaux, suscitent la colère de certains membres de l’UE. La presse espagnole se fait l’écho du nouveau communiqué de l’organisation séparatiste basque ETA qui a réitéré sa décision de mettre fin à sa lutte armée pour obtenir l’indépendance du Pays Basque et de Navarre. "L’ETA accorde un caractère stratégique à la fin de sa lutte militaire", écrit le journal +La Razon+, précisant que, selon le texte de l’organisation classée terroriste par les Etats-Unis et l’UE, "la décision d'abandonner la lutte armée revêt un caractère stratégique et ne constitue pas un instrument négociateur".

    D’après le mouvement, le groupe soutient "de manière écrasante le renouvellement stratégique" opéré par l'organisation depuis 2009, qui a conduit à l'abandon définitif de la lutte armée, souligne le quotidien, citant le communiqué du comité exécutif de l’ETA.

    "L’ETA réaffirme sa décision d’abandonner la lutte armée", titre, pour sa part, le quotidien +ABC+, ajoutant que l’organisation s’engage à ne créer aucune structure militaire et dit opter pour dialogue pour atteindre ses objectifs.

    La publication rapporte également, à ce sujet, les déclarations du ministre de l’Intérieur appelant le mouvement à se dissoudre et à se désarmer.

    En Italie, deux thèmes retiennent l’attention de la majorité des quotidiens, en l’occurrence les négociations entre le secrétaire général du Parti démocrate (PD/au pouvoir), Matteo Renzi, et les leaders des autres formations politiques sur la réforme de la loi électorale, et les dégâts causés par le mauvais temps dans plusieurs régions, surtout dans le centre-nord du pays.

    Sous le titre "la loi électorale, le jour de la vérité", +La Repubblica+ indique qu’au lendemain de la rencontre de Renzi avec le leader de Forza Italia (opposition), Silvio Berlusconi, la direction du PD tiendra, lundi après-midi, une réunion pour examiner le projet de cette réforme, dont les grandes lignes laissent entrevoir un système électoral similaire dans certains points au modèle espagnol et qu’on a déjà baptisé "Italicum".

    Réagissant aux critiques de "l’aile dure" au sein de son parti, qui lui reproche de rencontrer Berlusconi, "un repris de justice" au siège même du PD, Renzi, cité par le journal, souligne que "l’accord avec Berlusconi est transparent et conclu au grand jour. En un mois, nous avons à la portée ce que nous ne sommes jamais parvenus à réaliser en 20 ans de vains discours".

    +Il Messaggero+, qui se fait également l’écho du mécontentement d’une partie du PD suite au face-à-face entre Renzi et Berlusconi, souligne que le chef du Parti démocrate ne cesse de répéter que l’objectif de la réforme de la loi électorale est de "permettre à la partie qui remporte les élections de gouverner sans être soumise au chantage des petits partis".

    Renzi appelle ses détracteurs à "attendre au moins la réunion de la direction du parti pour connaître le contenu du projet de cette réforme", ajoute le journal selon lequel certains opposants à l’initiative de Renzi appellent à "une consultation préalable de la base" pour prendre des décisions concernant une telle réforme. Pour sa part, +Il Corriere della Sera+ traite des dégâts causés par le mauvais temps, indiquant que les glissements de terrain et les inondations enregistrés dans plusieurs régions, notamment à Luguria et Emilia Romagna, ont fait des milliers de déplacés.

    La situation devient, au fil des heures, encore plus dangereuse dans plusieurs communes du nord du pays, fait observer le journal qui rapporte que le ministre de l’Environnement a demandé de décréter l’état d’urgence dans les régions sinistrées.

    AF/OL/BW - BI. - BW/MY.


    MAP / 20.01.2014 : 12h15
    Revue de la presse quotidienne interantionale européenne (RPQI/Europe)/ 1 | Portail Menara.ma
     
  7. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    (RPQI-Europe) 1/4


    Bruxelles, 29 janv. 2014 (MAP) - Les prochaines échéances électorales en Belgique, la question du chômage en France, la réforme de la loi électorale en Italie, la crise politique en Ukraine et la Syrie sont les principaux sujets qui retiennent l’attention de la presse européenne de ce mercredi.


    En Belgique, les quotidiens coulent beaucoup d’encre et consacrent des commentaires sur les tactiques pré-électorales engagées par les partis politiques, en perspective des échéances de mai prochain.

    A la Une, la "Libre Belgique" donne la parole à Paul Magnette, président du Parti socialiste (PS) au pouvoir, qui dit clairement préférer s’allier dans le cadre du prochain gouvernement avec les Humanistes et les Verts. Une déclaration reprise par le "Tijd", qui estime que "cela ne semble pas une si mauvaise chose".

    "Bien sûr, l'électeur peut décider de son vote sur la base des programmes, il distribue les cartes en quelques sortes mais dès le lendemain des élections, ce n'est plus à lui de jouer. Voter pour ou contre une coalition annoncée à l'avance peut alors être une autre forme de tactique", analyse l’auteur de l’article.

    Le "Morgen", un autre quotidien flamand, s'est penché, lui, sur les idées déjà développées par les partis très présents en Flandre.

    Sous le titre "Des promesses, des promesses, des promesses qui vont coûter cher", le quotidien détaille "ces bonnes idées de campagne", tout en qualifiant ce ballet de promesses de "politique de Saint-Nicolas, une politique des petits cadeaux".

    La même expression se trouve sous la plume de l’éditorialiste du "Standaard" qui écrit : "D'ici aux élections, ce sera chaque jour Saint-Nicolas".

    "Mais pour que les partis soient un peu plus pris au sérieux", le quotidien lance : "Et si l'on soumettait les propositions de réforme fiscale de chaque parti à un organisme comme le Bureau du Plan ou la Banque Nationale de Belgique !".

    "Cela permettrait au moins", selon le "Standaard", que "chacune des idées soient passées à la moulinette des mêmes analyses, des mêmes statistiques et des mêmes évaluations".

    En France, la presse quotidienne continue de commenter la hausse du nombre des chômeurs en décembre dernier, relevant que le président François Hollande n’a pas réussi à gagner son pari d’inverser la courbe du chômage en 2013.

    "François Hollande a donc perdu le pari qu'il s'était imposé à lui-même : non seulement la courbe du chômage n'a pas été inversée, à la fin de 2013, mais le nombre de demandeurs d'emploi a atteint, avec 3,3 millions de chômeurs sans aucune activité, un nouveau record historique", écrit l’éditorialiste du quotidien "Le Monde".

    Dans un éditorial intitulé "De la légèreté d'une promesse présidentielle", la publication indique que depuis l'élection de M. Hollande, "le chômage a poursuivi sa progression. A un rythme moindre, certes : 177 800 chômeurs de plus en 2013, contre une hausse de 283 800 en 2012", ajoutant que "le président a encore trois ans pour faire baisser la courbe, et il a marqué des points".

    "En ne prenant pas, dès son arrivée, la mesure de la gravité de la crise, M. Hollande a pris le risque d'échouer. Car la leçon est claire : faute de croissance, l'économie continue de détruire des emplois", estime le quotidien.

    "Le Figaro" rapporte, pour sa part, qu’"à l’occasion d’une rencontre avec la communauté française d’Istanbul, le président de la République a reconnu mardi que, sur le chômage, l’exécutif n’a pas réussi à le faire diminuer en 2013", relevant que ce "constat d’échec" n’amène toutefois pas le président à se renier sur la fameuse "stabilisation".

    La publication note aussi que M. Hollande "ne pouvait pas continuer à tergiverser en maniant les explications alambiquées, les chiffres étaient contre lui", faisant savoir qu’ "il place tous ses espoirs sur 2014 et le pacte de responsabilité, en prenant toutefois soin de ne pas tomber à nouveau dans le piège de l’objectif chiffré".

    RK/IH---BI - AF/HN.




    (RPQI-Europe) 2/4


    Au Portugal, la presse focalise sur la démission du gouvernement ukrainien et l’abrogation des lois anti-manifestations dans le pays, en proie à un mouvement de contestation déclenché fin novembre dernier.

    Le journal "I" écrit dans ce sens que le premier ministre ukrainien, Mykola Azarov, a présenté sa démission dans une tentative de parvenir à un règlement pacifique à la crise qui sévit depuis près de deux mois dans le pays, alors que les autorités ukrainiennes peinent à mettre fin aux manifestations contre le gouvernement.

    Malgré cette démission, le leader de l’opposition a refusé d’occuper le poste de Premier ministre que lui avait proposé le président Viktor Ianoukovich, ajoute la publication.

    L’annonce de la démission du Premier ministre ukrainien a été suivie par la décision du Parlement qui a confirmé l'abrogation des lois jugées liberticides qui ont entraîné la colère des manifestants et conduit à une radicalisation de l’opposition pro-européenne, observe pour sa part "Diario de Noticias".

    Le quotidien "Publico s’intéresse, quant à lui, au rassemblement d’un groupe d’Ukrainiens établis au Portugal organisée devant l’ambassade de Russie à Lisbonne pour manifester leur soutien au mouvement de contestation et appeler à la solidarité du peuple russe.

    Le journal souligne, en outre, qu’en dépit de la démission du gouvernement ukrainien, les revendications de la rue ne cessent de croître, alors que son confrère "Diario Economico" observe que l’opposition ukrainienne et les mouvements pro-européens ont réalisé la veille d’importantes victoires politiques avec la démission du gouvernement et l’abrogation des lois anti-contestation.
    Le président ukrainien gagne du temps en acceptant la démission de son Premier ministre, écrit la publication, ajoutant que Ianoukovich a cédé hier aux revendications de l’opposition, mais les manifestants qui poursuivent leur mouvement de contestation exigent aussi son départ.

    En Suisse, les quotidiens continuent à s’intéresser aux soubresauts de la crise ukrainienne, où le gouvernement vient de présenter sa démission et d’abroger les mesures anti-contestation.

    "La rue a fait tomber le gouvernement", titre la "Tribune de Genève" estimant que les décisions cruciales annoncées mardi "ne signifient guère la fin du système en place, mais une tentative de désamorcer la crise aigüe dans le pays".

    "Ce n’est pas la victoire, mais un pas vers la victoire", écrit l’éditorialiste qui cite Vitali Klitshko, un des leaders de l’opposition. Le journal considère toutefois que la sortie de la scène du très détesté Premier ministre, Mikola Azarov, ne résout pas la question du départ du président Ianoukovitch exigé par les manifestants.

    Même son de cloche chez son confrère "Le Temps" pour qui l’opposition ne semble ne pas avoir l’intention d’accepter l’offre du président qui avait proposé le poste de Premier ministre à l’un des dirigeants de l’opposition.

    Entre-temps, relève le quotidien, l’Union européenne et la Russie n’ont pas manqué d’étaler leurs divergences sur la question ukrainienne à l’occasion de leur sommet à Bruxelles.

    "Sujet incontournable, l’Ukraine est à l’origine de la méfiance qui s’est installé entre Bruxelles et Moscou surtout après le refus de Kiev de signer un accord d’association avec l’UE", explique-t-il.

    Le quotidien "24Heures" consacre, de son côté, un reportage sur l’intérêt grandissant des Européens pour la révolte en Ukraine, "filmée par les Smartphones et diffusée en direct sur internet".

    "La diffusion de ces images est un important relais de la contestation, lui donnant une résonance internationale et contribuant à sa propagation à travers le pays" écrit la publication.
    En Espagne, la situation en Ukraine suite à la démission du Premier ministre suscite aussi l’intérêt des principaux journaux.

    "Les protestations font plier le gouvernement ukrainien", écrit le quotidien "El Pais" à la Une, indiquant que la politique du Premier ministre, Mykola Azarov, a provoqué la chute du gouvernement après des semaines de violence et de protestations contre des lois limitant les libertés civiles.

    "L’opposition ukrainienne a obtenu mardi une importante victoire après deux mois de protestations dans les rues", souligne le journal, ajoutant que la pression populaire a fait chuter l’exécutif.

    "Les protestations populaires en Ukraine ont entrainé la démission du gouvernement", indique "El Mundo", rappelant que le président Viktor Ianoukovitch a accepté la démission d’Azarov, et par conséquent celle de l'ensemble du gouvernement. Selon le quotidien "ABC", la chute du gouvernement ukrainien n’a pas mis fin au mouvement de protestations, notant que les manifestations demandent l'organisation d’élections présidentielles anticipées.

    EN/CB/OL---BI. - AF/HN.


    (RPQI-Europe) 3/4


    En Grande-Bretagne, la presse s’intéresse à la question des réfugiés syriens et la décision prise par le Royaume-Uni d’accueillir un nombre limité de réfugiés, en particulier les plus vulnérables : les victimes de violences sexuelles et de torture et les personnes âgées.

    Le quotidien "Guardian" s’est fait l’écho, à cet égard, des propos du vice-Premier ministre britannique Nick Clegg qui se dit "heureux que le Royaume-Uni va accueillir des réfugiés syriens les plus vulnérables", affirmant que la priorité sera donnée aux "femmes et fillettes qui ont été victimes de violences sexuelles ou sont menacées de le devenir, ainsi que les personnes âgées, les personnes qui ont subi des actes de torture et les personnes handicapées".

    L’Angleterre devrait accueillir 500 réfugiés syriens, selon les termes d’un accord conclu avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), souligne le journal, précisant qu’il s’agit là d’un compromis permettant au gouvernement britannique d’éviter un quota de réfugiés imposé par l’ONU.

    Pour sa part, le "Daily Telegraph" évoque la situation humanitaire en Syrie, mettant en avant la décision de la Grande-Bretagne d’ouvrir ses portes pour accueillir les plus vulnérables des réfugiés syriens.

    Le gouvernement britannique dirigé par le conservateur David Cameron a dû accepter d’accueillir des réfugiés syriens après avoir été sévèrement critiqué par des ONG internationales et les dirigeants de l’opposition travailliste qui ont tenu au Parlement un débat sur la participation de la Grande-Bretagne au programme du HCR, indique le journal.

    De son côté, le quotidien "Independent" revient sur la déclaration faite à ce sujet par le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg, chef du parti libéral démocrate, selon lequel la coalition gouvernementale britannique s’emploie à alléger les souffrances des réfugiés, outre l’asile politique accordé à plus de 2000 syriens et l’aide humanitaire (près de 725 millions euros) accordée aux réfugiés syriens vivant dans des camps installés dans des pays voisins de la Syrie.

    En Italie, les quotidiens continuent de s’intéresser aux derniers développements relatifs au projet de réforme de la loi électorale notamment la conclusion d’un accord à ce sujet entre le Secrétaire général du Parti Démocrate (PD/au pouvoir), Matteo Renzi, et le leader de Forza Italia (FI/opposition), Silvio Berlusconi.

    "La Repubblica" rapporte que les deux leaders ont eu, mardi, une série d’entretiens téléphoniques ayant débouché sur une entente sur le projet de la loi électorale, qui sera soumis, jeudi, au débat parlementaire.

    Selon le journal, les deux leaders se sont mis d’accord sur un seuil de 37 pc comme prime de majorité et "le repêchage des partis territoriaux", la Ligue du nord en tête, qui obtiendront 8 pc des votes dans 7 circonscriptions.

    Sous le titre "la loi électorale : l’entente sur la prime de majorité à 37 pc l’emporte", "Il Corriere della Sera"’ indique que "les petits partis" font pression pour reporter au mois de février l’examen du texte du projet de cette réforme.

    Ces partis demandent, entre autres, de baisser le seuil exigé d’une formation politique pour entrer au Parlement de 5 pc à 4 pc et celui d’une coalition de 12 pc à 8 pc, souligne le journal selon lequel cette requête est rejetée par le parti de Berlusconi.

    Le journal fait également état de divergences entre le PD et FI concernant les collèges électoraux. Les démocrates sont favorables à un découpage des circonscriptions par le ministère de l’Intérieur, alors que Berlusconi insiste d’attribuer cette tâche au Parlement au moment de l'approbation de la réforme.

    "Renzi-Berlusconi, nouveau pacte" titre, pour sa part, "Il Messaggero" selon lequel les deux partis sont "sur le point de conclure un nouvel accord" sur la réforme de la loi électorale qui, après l’aval des présidents des groupes, sera débattu à partir de jeudi au parlement en vue de son approbation début février prochain.

    La publication rappelle, en outre, que 250 amendements ont été présentés par différentes formations politiques notamment "les petits partis" qui demandent "plus de temps pour pouvoir discuter d’un aussi important projet".

    En Turquie, la presse continue de focaliser plus particulièrement sur le feuilleton interminable des échanges d’accusations et de critiques entre le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et l’opposition sur fond du scandale de corruption sans précédent qui secoue la Turquie depuis décembre.

    Les quotidiens turcs reviennent, dans ce cadre, sur les propos du chef du gouvernement tenu mardi devant les députés de son Parti de la justice et de développement (AKP – issu de la mouvance islamiste) et dans lesquels il s’en est pris encore une fois à l’opposition, à certains médias et investisseurs et au mouvement Fethullah Gulen, par qui le scandale est arrivé, selon lui.

    Selon le quotidien "Hurriyet Daily News", le Premier ministre cherche à marquer des points en s’en prenant aux "forces obscures", qui sont à l’origine de tous ses malheurs et qui se nichent dans les médias, le monde des affaires et dans l’opposition politique, sans oublier le mouvement Gulen, du nom de ce prédicateur, à la tête d’une importante confrérie islamique, qui revendique des millions d’adeptes et des relais influents dans des domaines aussi sensibles que l’économie, les médias, la police, la justice et le système éducatif.

    AF/BW/MR - BI. - AF/HN.



    (RPQI-Europe) 4/4


    M. Erdogan, souligne "Hurriyet Daily News", accuse ces "lobbies perdants" de prendre pour cible l’économie du pays et le peuple turcs dans le but ultime de faire tomber son gouvernement.

    "Le Premier ministre Erdogan élargit le champ de parties hostiles pour inclure de plus en plus de groupes", écrit le quotidien "Today’s Zaman", soulignant que le chef du gouvernement cherche à travers le recours à cette théorie de complot à faire écran à l’enquête anticorruption, où sont mises en causes des personnalités influentes du monde de la politique et des affaires proches du pouvoir.

    Réputé proche du mouvement Gulen, "Today’s Zaman" rapporte les résultats du sondage d’un institut de recherches turc sur ce scandale de corruption, qui indiquent que les Turcs supportent largement l’enquête anticorruption en cours, précisant que 60,5 pc des personnes interrogées, dans ce cadre, estiment que les procureurs ont le droit de procéder à des investigations sur les cas de corruption, malgré les efforts du gouvernement de faire passer l’enquête en cours pour une conspiration étrangère contre la Turquie.

    La presse locale met l’accent également sur les déclarations de Kemal Kiliçdaroglu, le chef du Parti républicain du peuple (CHP – gauche), la principale force de l’opposition au parlement turc, qui a évoqué un nouveau cas de corruption qui cerne Erdogan et sa famille, relatif à une transaction d’environ 100 millions de dollars pour le compte d’une association, où Bilal Erdogan, le fils aîné du Premier ministre, siège à son conseil d’administration.

    Des quotidiens comme "Taraf" et "Vatan" reviennent plus particulièrement sur ses déclarations de Kiliçdaroglu, qui a indiqué qu’Erdogan a transformé la Fondation pour les jeunes et l’éducation (TURGEV) en "un centre de corruption" et "propulsé son propre fils dans un réseau de corruption à travers cette association".

    Le leader de l’opposition a montré une photo où figure le chef du gouvernement au côté de Reza Sarraf, un Turc d’origine iranienne actuellement arrêté dans le cadre de l’enquête anticorruption, invitant Erdogan à commenter cette photo, notent les journaux turcs.

    En Pologne, la presse polonaise consacre sa Une à la situation ukrainienne suite à la démission du Premier ministre, Mykola Azarov, l’abrogation par le parlement des lois restreignant la liberté de manifester et l’amnistie décrétée en faveur des manifestants arrêtés.

    Sous le titre "la défaite de Ianoukovitch" le quotidien "Respublica" souligne qu’en dépit de nombreuses concessions faites par le pouvoir, les manifestants pro-européens campent sur leur position et réclament des élections générales avec le départ du président Ianoukovitch, qui sort affaibli de cette crise. Pour le journal, c’est une défaite logique de M. Ianoukovitch "malade de pouvoir dictatorial, qui a commis un crime", dont il doit répondre devant la justice.

    Même son de cloche chez son confère "La gazette électorale" qui observe que les concessions du pouvoir ne donnent pas satisfaction à l’opposition qui continuent d’occuper la place Maydane au centre de Kiev réclamant du président l’annonce de la tenue d’élections générales anticipées, voire, même la démission de ce dernier tenu pour responsable des massacres des manifestants. Le journal souligne, ensuite, que la Russie voit d’un mauvais œil les concessions faites par le président ukrainien, précisant que le président russe Vladimir Poutine a annoncé que Moscou renoncera aux accords signés avec l’Ukraine apportant une aide de 15 milliards de dollars et réduira ses fournitures de gaz à Kiev en cas de changement de pouvoir au sein de son voisin de l’Ouest.

    Quant au quotidien "Polska Times", il ne croit pas encore à une défaite de Ianoukovitch, estimant que ce dernier pourrait, en cas de refus de l’opposition de son offre de paix, de décréter l’état d’urgence. La publication justifie cette démarche par le soutien de Moscou au régime en place et la mollesse de la position de l’UE face aux évènements à Kiev.

    En Suède, la crise ukrainienne continue de focaliser l’attention de la presse écrite, toutes tendances confondues.

    "Dagens Nyheter" souligne que le Premier ministre ukrainien et son gouvernement ont démissionné et que le parlement a voté massivement en faveur de l’abolition des lois anti-manifestation.

    Toutefois, relève le quotidien, l’opposition ne semble pas prête à faire des concessions, ajoutant que l’opposant Vitaly Klytjko a souligné que la démission du gouvernement n’est pas une victoire mais plutôt une étape vers la victoire.

    Selon des manifestants, les protestations vont se poursuivre et la scission au sein du régime n’est pas à exclure, poursuit la publication.

    De son côté, "Svenska Dagbladet" indique que le président russe Vladimir Poutine a dénoncé lors du sommet UE-Russie l’ingérence des dirigeants européens dans la crise ukrainienne ainsi que la multiplication de leurs visites dans ce pays.

    Le quotidien relève que les positions de l’UE et de la Russie vis-à-vis de la crise ukrainienne sont définitivement très éloignées. Aucune décision concrète sur la coopération entre les deux parties n’a été prise lors de la réunion, indique le journal, ajoutant que les deux parties ont convenu de mettre en place un groupe d'experts pour examiner les moyens d'améliorer les relations entre Bruxelles et Moscou.

    Quant au journal "Expressen", il rapporte que le Premier ministre ukrainien démissionnaire Mykola Azarov souhaite que sa démission contribuera à une solution pacifique de la crise qui secoue le pays depuis quelques mois.

    MR/AK/JB - BI - AF/HN.



    MAP / 29.01.2014 : 11h30
    Revue de la presse quotidienne européenne internationale (RPQI-Europe) 1/4 | Portail Menara.ma
     
  8. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Revue de la presse quotidienne internationale européenne
    (RPQI/Europe)/


    Aux Pays-Bas, "De Volkskrant" rapporte que la coalition internationale contre l’Etat islamique entend mobiliser 1.500 soldats en Irak pour faire face à la progression des combattants de Daech, ajoutant que ce contingent fait partie des 3.100 hommes promis auparavant par le Président US Barak Obama.

    Les Pays-Bas contribuent de 150 éléments dont une partie se chargera de la formation des soldats irakiens et kurdes, souligne la publication, ajoutant que la coalition comprend aujourd'hui une quarantaine de pays.

    Son confrère "NRC" s'intéresse à la condamnation par un tribunal US à 10 ans de prison d’un ancien agent de la société d'investissement de Bernard Madoff en plus du remboursement de 155 milliards de dollars. Cette condamnation est la première d'un long processus judiciaire dans lequel d'autres employés de l'empire Madoff sont poursuivis, relève le journal.

    "Telegraaf" de même que "AD" se font l'écho de la visite du Premier ministre néerlandais Mark Rutte et son ministre de la coopération et du développement Lililane Ploumen au Mali où ils se sont enquis de la situation des soldats hollandais participant à la Minusma.

    En Pologne, la presse traite de l’avenir de l’Ukraine à l’occasion de la tenue, ce mardi à Minsk en Biélorussie, des pourparlers de paix entre Kiev et les rebelles pro-russes dans l’espoir de signer un accord définitif mettant un terme au conflit dans l’est ukrainien.

    "La gazette juridique" écrit que les yeux des observateurs sont rivés sur Minsk pour voir si réellement les deux belligérants mettront un terme aux hostilités à l’issue d’un autre tour de négociations en vue de la signature d’un accord de paix définitif.

    La publication rappelle que des chefs de l’armée ukrainienne et les séparatistes soutenus par Moscou, s’étaient mis d’accord, il y a une semaine, pour décréter un cessez-le-feu le 9 décembre avant le lancement des négociations de paix sous l’égide de l’OSCE (Organisation de la Sécurité et la Coopération en Europe). Moins optimiste, son confrère "Polska" note qu’en dépit d’un accord entre les rebelles et autorités de Kiev pour la reprise des négociations, le doute subsistait lundi quant au retour des deux parties en conflit à la table des négociations. Des voix se sont élevées dans les deux camps pour demander un report des négociations et nul ne saurait garantir aujourd’hui que les pourparlers auront lieu à Minsk tant le doute plane sur l’avenir de ces négociations, souligne la publication.


    YS/AK---BI.

    KL.





    En Suisse, les quotidiens s’interrogent sur les chances d’une relance de l’économie mondiale dans un contexte marqué par une chute inespérée des cours mondiaux du pétrole.

    Sous le titre "une arme à double tranchant", "Le Temps" écrit que le net recul des prix du brut représente une bouffée d’oxygène bienvenue pour une zone euro toujours engluée dans le marasme et pour les économies émergentes. "La médaille a un revers : cette situation rappelle aux pays producteurs que le besoin de diversifier leur économie demeure impératif surtout que les sources de pétrole se multiplient subitement avec les hydrocarbures issus des schistes", relève l’éditorialiste. Il se demande si les cours du brut s’orientent vers une stabilisation au-dessus de 60 dollars, un seuil à même d’éviter un choc pour les pays producteurs. Son confrère "la Tribune de Genève" croit savoir que certains gros producteurs du but auraient décidé de ne pas ralentir l’effondrement des prix afin de transformer en gouffres financiers les milliers de forages qui, du Dakota à l’Oklahoma, aspirent le pétrole des formations souterraines de schistes. "Riyad semble soudain déclencher une folle surenchère à la baisse des cours afin de tordre le bras d’une Amérique qui lui a ravi cette année la place de premier producteur du pétrole au monde", explique le journal. Pour "24Heures", le contre-choc pétrolier actuel viserait à endiguer le flot de pétrole dit de schiste et extrait des sous-sols américains. "La question reste plutôt de savoir combien de temps les pays de l’OPEP pourront vivre avec un baril sous les 70?dollars", s’interroge le quotidien, affirmant qu'"ils ne pourront pas tenir la distance sur le marathon engagé avec l’Amérique du Nord".

    En Suède, la crise politique que connaît le pays alimente toujours les commentaires de la presse locale. "Dagens Nyheter" publie un article d’opinion signé par les dirigeants de l’Alliance (opposition de centre-droit) dans lequel ils indiquent qu’ils sont ouverts à des discussions avec les Sociaux-démocrates et les Verts pour mettre en place des règles qui faciliteront à un gouvernement minoritaire de se maintenir au pouvoir.

    L'Alliance insiste sur la nécessité de parvenir à un accord à ce sujet pour éviter la répétition du scénario qui a conduit à la convocation de nouvelles élections législatives, ajoute le quotidien, qui souligne que les partis de l’Alliance veulent redéfinir les moyens de nommer un Premier ministre et mettre en place des règles qui permettent au bloc politique ayant le plus de soutien parlementaire de mettre en œuvre sa politique économique. De son côté, "Svenska Dagbladet" indique que les Sociaux-démocrates, par la voix de la secrétaire du parti, se disent disposés à collaborer avec n’importe quel autre parti excepté la formation d’extrême droite des Démocrates de Suède (SD).

    Pour la secrétaire des Sociaux-démocrates, la campagne électorale s’annonce chaude, ajoute la publication, qui relève que ce parti tient à son partenariat avec les Verts même si les sondages ont montré que seulement 2 pc des électeurs pensent qu’un gouvernement formé par ces deux formations serait une bonne chose pour le pays. Pour sa part, "Aftonbladet" s’interroge sur l’avenir de la Suède si les prochaines élections de mars prochain ne confèrent pas à un bloc politique le soutien nécessaire dont il a besoin pour gouverner le pays. "Allons-nous assister à des élections anticipées organisées plusieurs fois par an jusqu’aux élections générales de 2018 ?", se demande le quotidien, qui estime que si le Premier ministre, Stefan Lofven, veut vraiment en finir avec la politique des blocs et réduire l’influence des SD, il doit s’ouvrir sur toutes les formations de l’Alliance.


    CB/JB---BI.



    En Belgique, la presse continue à s’intéresser au mouvement de grèves tournantes organisées en front commun par les syndicats depuis trois semaines contre les mesures d'austérité annoncées par le nouveau gouvernement de droite et relève qu’après la troisième vague qui a déferlé hier sur Bruxelles, les syndicats ont déjà le regard tourné vers le 15 décembre, journée de grève nationale. "La Libre Belgique" indique que la grogne sociale ne va pas baisser surtout que le 1er janvier, 30 mille chômeurs vont perdre leur allocation en application d’une mesure du précédent gouvernement.

    Le journal assure que les syndicats ne déposeront pas les armes, mais pourraient changer de fusil d’épaule, notant que certains évoquent non plus de grands mouvements de grève mais des actions décentralisées dans les entreprises où la paix sociale sera alors mise en péril. Sous le titre "Et si ce n’était qu’un début", "Le Soir" écrit que les syndicats entendent bien maintenir la pression sur le gouvernement au-delà de la grève nationale du lundi prochain, annoncée comme le point d’orgue d’une mobilisation syndicale entamée le 6 novembre dernier. Le journal relève que si les syndicats n’obtiennent pas un "geste" clair du gouvernement, ils établiront un nouveau calendrier d’actions pour la rentrée de janvier, notant que la centrale générale des services publics a déjà donné le ton en déposant un préavis de grève illimitée ce qui semble compromettre la mission de concertation de l’exécutif fédéral belge.

    Dans un article intitulé "on frappera encore plus fort après le 15", "La Dernière Heure" indique que les syndicats se félicitent de la dernière grève tournante et envisagent déjà la suite en laissant planer le spectre de la grève au finish dans la fonction publique et les entreprises publiques autonomes au cas où le gouvernement essaie de faire passer en force sa loi-programme.

    En Espagne, la participation du Roi Felipe VI, accompagné du président du gouvernement Mariano Rajoy, au sommet ibéro-américain, qui se tient les 8 et 9 décembre dans la ville de Veracruz au Mexique, domine les journaux quotidiens.
    Ainsi, "El Pais" indique qu’en dépit des efforts déployés par l’Espagne et le Mexique pour unifier les pays formant ce sommet ibéro-américain, les rivalités sont toujours présentes entre les 22 membres de ce forum.

    A cet égard, la publication souligne que l’absence du Brésil, de l’Argentine, du Venezuela et de la Bolivie aggrave la division au sein de ce forum regroupant des pays qui partagent des liens historiques, culturels et linguistiques. De son côté, "El Mundo" relève que, lors de ce sommet, le Roi Felipe a prononcé un discours conciliateur qui traduit la grande prise de conscience des divergences géopolitiques entre les différents régimes de la région. Le Roi Felipe VI, ajoute le journal madrilène, a mis en exergue la possibilité de tirer profit des affinités des pays membres de ce sommet avec une vision intelligente et avec du réalisme et du pragmatisme. Dans le même contexte, le journal "La Razon" écrit que le Roi Felipe VI a lancé un appel d’union aux membres du sommet ibéro-américain pour faire face aux défis communs, malgré les divergences existant entre certains membres de ce rassemblement régional.

    Quant à son confrère "ABC", il a noté que le souverain espagnol a misé au Mexique sur une croissance économique qui puisse être traduite en bien-être, ajoutant que le Roi Felipe VI a insisté sur l’importance de mettre en place des alliances pour apporter des réponses collectives aux défis d’ordre économique.

    En Finlande, "Kesksisuomalainen" s’intéresse à la chute de la popularité des deux leaders des principales formations politiques au pouvoir, le parti de la Coalition nationale et le parti socio-démocrate. Selon le quotidien, les derniers sondages montrent que 55 pc des Finlandais ne soutiennent pas les décisions prises par le Premier ministre Alexander Stubb (Coalition nationale) qui a occupé cette fonction en juin dernier. "Ce sont surtout les retraités, les entrepreneurs et les cadres supérieurs qui sont le plus déçus des politiques d’austérité adoptées par l’actuel exécutif", relève la publication. Pour Antti Rinne, chef de la deuxième grande formation politique au sein de la coalition au pouvoir, près de 40 pc des Finlandais considèrent que le patron des socio-démocrates "n’a pas réussi dans sa tâche de ministre des Finances", indique le quotidien.

    L’éditorialiste de la publication relève que ces sondages prouvent que "l'avènement de nouveaux dirigeants à la tête d'un parti politique n’assure pas automatiquement une hausse de popularité", rappelant que ces deux partis ont changé de leader l’été dernier.


    MO/DD/HM---BI.

    KL.



    MAP / 09.12.2014 : 10h30

    http://www.menara.ma/fr/2014/12/09/...e-internationale-européenne-rpqieurope-2.html

    http://www.menara.ma/fr/2014/12/09/...e-internationale-européenne-rpqieurope-3.html

    http://www.menara.ma/fr/2014/12/09/...e-internationale-européenne-rpqieurope-4.html


     
  9. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Bruxelles, 10 déc. 2014 (MAP) - La réélection de la chancelière allemande comme présidente du parti chrétien-démocrate (CDU), la crise ukrainienne, la crise politique en Suède et la réforme législative en Italie afin de lutter plus efficacement contre la corruption sont les principaux sujets traités mercredi par la presse européenne.


    En Belgique, la presse consacre de larges pages à la réélection de la chancelière allemande Angela Merkel pour la huitième fois à la tête du parti chrétien-démocrate (CDU) avec 96,72 pc des voix, son deuxième meilleur score.
    "Le Soir", qui titre "Angela Merkel au zénith", fait observer que la popularité d’Angela Merkel est toujours intacte après neuf années de pouvoir et peut même s’imaginer se représenter pour un quatrième mandat en 2017 et marcher ainsi sur les pas d’un Helmut Kohl qui était resté 16 ans sur le trône.
    A 60 ans, Merkel semble indéboulonnable. A la tête de la première économie d’Europe depuis neuf ans, elle reste incontestée dans son propre camp et est même appréciée jusque dans les rangs de l’opposition, souligne le quotidien.
    Dans un autre article intitulé "la pauvreté est la face cachée du triomphe", la publication trouve que la popularité de Merkel profite surtout du "second miracle économique" allemand d’après-guerre, des réformes Schroder, de la modération salariale acceptée par les syndicats pendant les années de crise et d’une conjoncture exceptionnellement bonne.
    Sous le titre "Personne ne fait le poids face à l’Allemagne de Merkel", "L’Avenir" écrit que Merkel, au sommet de sa popularité, règne sans conteste sur l’Allemagne, où elle recueille 67 pc d’avis positifs, un score à faire pâlir d’envie les autres dirigeants européens, et sur une Europe en crise. Le journal estime que l’Allemagne de Merkel, première puissance économique des 28 et indirectement la première puissance politique, n’a pas de véritables adversaires. Les deux autres poids lourds européens, la Grande-Bretagne et la France, ne peuvent rivaliser, David Cameron étant affaibli sur le plan intérieur et François Hollande n’ayant pas d’appui suffisamment solide derrière lui, fait-il remarquer.

    La presse française met la lumière sur le triomphe de la chancelière allemande Angela Merkel au congrès de son parti.
    Le triomphe était toutefois prévisible, souligne "Le Figaro", notant que personne ne conteste l’autorité de la chancelière au sein du parti, même si elle a déçu une poignée parmi les plus radicaux de la CDU en faisant des concessions aux sociaux-démocrates pour obtenir un accord de coalition.
    Le quotidien s’intéresse en particulier au bilan économique positif de Mme Merkel, soulignant que sous son leadership, l’Allemagne devrait adopter pour 2015 son premier budget en équilibre depuis 1969. "Il n’est pas question pour elle d’abandonner cet objectif, quelles que soient les discussions en Allemagne ou les pressions européennes pour que la première puissance économique du continent alimente davantage la croissance", relève-t-il.
    "Le Monde" met en exergue, lui aussi, la consécration de la chancelière allemande au sein de sa formation. "De fait, Angela Merkel règne sans conteste sur la CDU, mais aussi sur l'Allemagne où elle est toujours aussi populaire, et, qu'on le veuille ou non, sur l'Europe", écrit le journal.

    Les deux raisons principales de ce succès sont le faible taux de chômage, qui ne touche que 5 pc de la population, et l'équilibre budgétaire, analyse la publication, qui tempère néanmoins en évoquant les difficultés auxquelles Mme Merkel se heurte, notamment la politique internationale, l’hostilité montante en Europe vis-à-vis de sa ligne économique et la décision de sortie du nucléaire à l'horizon 2022, causant la hausse du prix de l’énergie et l’aggravation de la pollution.

    De son côté, "La Tribune" se fait l’écho de la dernière étude publiée par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui montre que les inégalités réduisent la croissance économique, contrairement à une idée bien établie. "Traditionnellement, on estime que les sociétés peuvent faire un choix entre une croissance élevée, mais avec des inégalités importantes (États-Unis, par exemple) ou plus d'égalité, mais au prix d'une croissance plus faible (cas de la France)", constate le quotidien, ajoutant que la dernière étude montre l’opposé de cette idée reçue, que l'évolution moyenne des inégalités des 20 dernières années, au sein des pays de l'OCDE, ferait perdre 0.35 point de croissance par an sur 25 ans, soit une perte cumulée de PIB de 8,5 pc à terme.

    MO/HE---BI.

    KL.


    (RPQI/Europe)/ 2


    En Pologne, la presse focalise sur l’annonce d’un nouveau cessez-le-feu dans l’Est de l’Ukraine entre les forces gouvernementales et les rebelles soutenus par la Russie et s’interroge si enfin cette énième trêve sera respectée.

    "La Gazette électorale" se demande combien tiendra cet accord de cessez-le-feu qui n’a fixé aucune date pour la reprise des pourparlers de paix. La publication estime que les deux belligérants sauront ce mercredi la date de leur retour à la table des négociations, mais en attendant le cessez-le-feu est précaire, ajoutant que les deux parties en conflit ont commencé à rappeler l’artillerie lourde et à lever les barrages de contrôle sur les routes. La publication doute toutefois de la pérennité de la trêve aussi longtemps que la Russie ne s’engage pas dans un processus de désescalade de la situation dans l’Est de l’Ukraine.

    Le quotidien "Respublica", doute, lui aussi que le cessez-le-feu tiendra longtemps, précisant que quelques heures après l’annonce de la trêve mardi, des coups de feu ont été entendus près Donets. Tout en reconnaissant que le cessez-le-feu est globalement respecté dans la soirée, le journal souligne l’importance de reprendre immédiatement les négociations de paix.

    La trêve ne pourra tenir si en parallèle il n’y pas de pourparlers de paix, estime le journal, qui note que ces pourparlers sont destinés à rassurer à la fois les deux belligérants et les populations civiles quant aux efforts déployés en vue de débloquer la situation et faire taire définitivement les armes.

    En Suède, les quotidiens continuent de suivre les derniers développements politiques dans le contexte de la crise actuelle que connaît le pays. "Dagens Nyheter" revient sur la nomination d’Anna Kinberg Batra en tant que nouveau chef du parti des Modérés, principale formation de l’alliance de centre-droit (opposition) et relève que la nouvelle chef de file du parti a réaffirmé son intention de poursuivre le partenariat avec les autres partis de l’alliance. Pour Batra, "la Suède est en train de changer et a besoin d'un parti et d’un gouvernement qui peuvent et veulent construire une Suède plus forte", écrit le quotidien, ajoutant que Batra se présente comme la candidate favorite pour être élue à la tête du parti lors du prochain congrès extraordinaire de cette formation politique.

    Batra a fort à faire, puisque plusieurs anciens électeurs des Modérés se sont tournés vers la formation d’extrême droite des Démocrates de Suède (SD), ajoute la publication, qui souligne que la nouvelle chef des Modérés veut réformer la politique d'intégration des émigrés pour leurs faciliter d’obtenir des emplois.

    De son côté, "Svenska Dagbladet" relève que les Modérés ont perdu beaucoup d'électeurs au profit des SD, ajoutant que la nouvelle chef des Modérés veut réduire le nombre des demandeurs d'asile et des réfugiés.

    Batra souhaite aussi réformer la politique d'intégration, pour faciliter aux émigrés d’obtenir des emplois et ce à travers des réformes de la législation du travail, ajoute le quotidien, qui n’écarte pas la possibilité de voir Batra devenir le prochain Premier ministre de la Suède en cas de victoire aux élections de mars prochain. Quant à "Aftonbladet" il écrit que pour Batra, il s’agit de donner la priorité aux questions de l’économie, de la mondialisation, de l’intégration et de l’égalité.

    Le quotidien rappelle que Batra et les autres dirigeants de l’Alliance ont ouvert la porte au Premier ministre, Stefan L?fven, pour entamer des discussions sur les nouvelles règles à élaborer pour permettre à un gouvernement minoritaire de se maintenir au pouvoir.

    Celle qui succède à Fredrik Reinfeldt, Premier ministre sortant qui était à la tête des Modérés, veut poursuivre l'oeuvre de son prédécesseur en ce qui a trait à la stabilité et l'efficacité économique du gouvernement, ajoute la publication, qui estime que Batra devient aussi la deuxième femme en Suède qui a une chance réelle de devenir Premier ministre, après Mona Sahlin, qui a dirigé les Sociaux-démocrates et la coalition rouge-verte lors de la campagne électorale de 2010.


    AK/JB---BI.

    KL.



    (RPQI/Europe)/ 3


    En Italie, les quotidiens consacrent leur Une aux propos du Président du Conseil italien, Matteo Renzi, qui s'est prononcé mardi en faveur d'une réforme législative afin de lutter plus efficacement contre la corruption après les révélations sur des liens entre la classe politique et le crime organisé à Rome. Sous le titre "l’Etau se resserre autour des corrompus : détention plus longue et restitution des fonds", le journal "La Repubblica" indique que le chef du gouvernement a annoncé, dans un message vidéo diffusé sur le web, une série de mesures pour lutter contre la corruption, qui seront examinées lors de la réunion, jeudi, du Conseil de gouvernement.

    "Ils payeront tout, jusqu’au dernier centime", a déclaré Renzi, cité par le journal selon lequel le Président du conseil italien annonce une peine minimum de six ans contre les personnes impliquées dans des affaires de corruption, ainsi que l’extension du délai de prescription relatif à ce crime.

    "Corruption, sanctions pénales renforcées", titre pour sa part "Corriere della Sera" qui souligne que parmi les mesures annoncées par le chef du gouvernement pour lutter contre la corruption figurent également l’allègement de la procédure de confiscation des avoirs et la restitution des fonds perçus illégalement. Selon le journal, les "mesures excellentes" annoncées par le chef du gouvernement doivent être accompagnées par actions afin de prévenir la corruption. Il est nécessaire, a-t-il ajoute, de réfléchir sur les conditions institutionnelles qui ont favorisé la corruption et de plancher sur les "liens pervers" entre partis politique et administration.

    Même son de cloche chez le quotidien "Il Messaggero" qui rapporte que Matteo Renzi a précisé qu'il présentera lors de la réunion de son gouvernement, jeudi, son projet visant à porter de quatre à six ans la peine minimale d'emprisonnement pour des faits de corruption.

    Aux Pays-Bas, le rapport accablant du sénat US sur les techniques d'interrogatoire de la CIA retient l'attention de la presse. "De Volkskrant" écrit que rien au monde n'était capable d'empêcher la présidente de la commission du renseignement, Dianne Feinstein au Sénat américain de rendre public le rapport accablant de la CIA, lequel a qualifié d'inefficace et de brutales ses méthodes d'interrogatoire après les évènements du 11 septembre 2001.

    Ni les appels de la Maison Blanche et des Républicains, ni les nombreux avertissements de la CIA n’étaient capables de dissuader la démocrate Feinstein de publier les conclusions de son rapport, relève le quotidien. Le journal "NRC" indique que le rapport a conclu que la CIA a trompé la Maison blanche, le Congrès et l'opinion publique sur l'efficacité de ses méthodes d'interrogatoire mais aussi sur les méthodes employées lors des interrogatoires.

    "L'AD" revient, lui, sur l'arrivée des camions transportant les débris de l'avion Malaysia Airlines au sud des Pays-Bas, où les enquêteurs néerlandais vont devoir reconstituer une partie de l'appareil pour le besoin de l'enquête. Selon la publication, qui cite le bureau néerlandais de la sécurité (OVV), chargé de l'enquête, l'opération de reconstitution nécessitera plusieurs mois. "Telegraaf" souligne à ce propos que le gouvernement néerlandais ne souhaite pas que l'enquête sur le crash de l’avion Malaysia Airlines soit confiée à l’ONU comme certaines familles des victimes lui qui ont réclamé.

    En Espagne, l’affaire de corruption "Gurtel" dans laquelle seraient impliqués des membres du parti populaire (PP au pouvoir), est le sujet qui focalise l’attention de la presse.

    "El Pais" souligne à cet égard que la Commission permanente du Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) en Espagne a décidé de proroger le mandant du juge Pablo Ruz qui instruit cette affaire, jusqu’au mois de mars, relavant que le magistrat peut continuer sa mission s’il le souhaite. La publication indique que la proposition de proroger le mandat de Pablo Ruz, qui enquête sur l’affaire "Gurtel" a été approuvée avec quatre voix pour et une contre.

    De son côté, le journal "El Mundo" note que le magistrat Pablo Ruz poursuivra l’instruction de cette affaire, si seulement il en fait la demande, ajoutant que le Conseil général du pouvoir judiciaire a lancé un "concours" pour remplacer le juge qui occupe ce poste depuis 2010.

    Quant à "ABC", il indique que le CGPJ espagnol a permis au magistrat Ruz d’achever l’instruction de cette affaire de corruption, relavant que le président de ce conseil, Carlos Lesmes, a voté en faveur de la continuité de ce magistrat.

    "La Razon" écrit que "le conseil général a ouvert la porte devant la fin de l’enquête sur l’affaire Gurtel par Pablo Ruz", indiquant que son mandat a été prorogé de 9 fois pour qu’il puisse achever ses enquêtes.


    BW/YS/DD---BI.

    KL.





    MAP / 10.12.2014 : 10h15

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    http://www.menara.ma/fr/2014/12/10/...e-internationale-européenne-rpqieurope-2.html
    http://www.menara.ma/fr/2014/12/10/...e-internationale-européenne-rpqieurope-3.html
     

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