Robotique (en cours)

Discussion dans 'Bibliothèque Wladbladi' créé par titegazelle, 8 Novembre 2013.

Statut de la discussion:
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.
  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    Robotique


    La robotique est l'ensemble des techniques permettant la conception, la réalisation de machines automatiques ou de robots.

    L'ATILF définit le robot de la manière suivante : «Appareil effectuant, grâce à un système de commande automatique à base de micro-processeur, une tâche précise pour laquelle il a été conçu dans le domaine industriel, scientifique ou domestique».

    De cette définition découlent deux interprétations :

    - La première affirme qu'un robot est une machine, qui possède des capteurs, un système logique et des actionneurs. Il est matériel.
    - La deuxième considère qu'un robot est un travailleur artificiel. Selon cette dernière acceptation, un robot peut être virtuel3. (Voir Bot informatique)

    La robotique actuelle trouve des applications dans différents domaines :

    - la robotique industrielle,
    - la robotique domestique,
    - la robotique médicale
    - ou encore robotique militaire.​


    Étymologie

    Le terme robot est issu des langues slaves telles que le russe, le biélorusse, le polonais, ou encore le tchèque. Ce mot signifie esclave ou travailleur dévoué (Ex. : travailleur ; robotnik en polonais, работник en russe, работнік en biélorusse).


    Le mot robot a été présenté au public par Karel Čapek, écrivain tchèque, dans son spectacle R.U.R. (Rossum Universal Robots), créé en 1921.

    Robotique est dérivé de robot.

    Origine

    Selon le dictionnaire anglais Oxford, le mot "robotique" a été utilisé en version imprimée pour la première fois par Isaac Asimov, écrivain américain né en Russie, dans son récit de science-fiction Menteur!, publié en mai 1941 dans Astounding Science Fiction. Dans certains autres ouvrages d'Asimov, il affirme que la première utilisation du mot "robotique" était dans sa courte histoire Runaround (Astounding Science Fiction, Mars 1942). Toutefois, la publication originale de Menteur! est antérieure à celle de Runaround de cinq mois, de sorte que le premier est considéré comme étant à l'origine du mot.

    [​IMG]
    Description : Dr. Isaac Asimov, head-and-shoulders portrait, facing slightly right, 1965
    Date : 1965
    Source : United States Library of Congress.
    Call number: NYWTS - BIOG--Asimov, Isaac, Dr. <item> [P&P].
    Reproduction number: LC-USZ62-115121
    Auteur : "New York World-Telegram and the Sun Newspaper Photograph Collection"/
    Taken by Phillip Leonian (according to back cover on ISBN 038505047X)

    Permission : "Photographs taken by New York World-Telegram
    & Sun staff photographers are in the public domain and may be used without restriction."
    Cette photo est dans le Domaine Publique
    _____________________________________________

    Asimov n'était initialement pas conscient d'avoir créé le mot. Il a supposé que le terme existait déjà, par analogie avec «mécanique» (comme «positronique» avec «électronique»), et d'autres termes similaires dénotant des branches de science appliquée.

    Historique

    L'histoire de la robotique commence avant les robots, avec l'automate. La différence fondamentale entre automate et robot est simple : l'automate obéit à un programme préétabli, que ce soit de manière mécanique ou électrique, alors que le robot dispose de capteurs et ses actions seront décidées par l'intermédiaire de son programme en fonction de l'environnement.

    On peut également trouver des références bien plus lointaines d'humanoïdes artificiels : L'assistant mécanique fabriqué par Héphaistos dans la mythologie grecque ou encore les golems des légendes juives et nordiques.

    Il faut attendre l'Antiquité pour voir apparaître les premiers automates : Héron d'Alexandrie est le précurseur des automates, avec ses réalisation dans les temples et théâtres au Ier siècle après J.-C.

    Viendront ensuite, pour ne citer que les plus connus, les inventions de Léonard de Vinci au XVIe ou celles de Vaucanson au XVIIIe.

    La robotique moderne commence au début du XXe. Le chien électrique conçu par Hammond et Miessner en 1915, Les machines de Russell (1913) et de Stephens (1929), les tortues cybernétiques de William Grey Walter (1950), le renard électronique d'Albert Ducrocq (1953) ou l'homéostat de William Ross Ashby (1952). Ces robots sont, en général, des répliques simplifiées plus ou moins réussies d'animaux existants. Il s'agit, cependant, des premières réalisations de la reproduction artificielle du réflexe conditionné, encore appelé réflexe de Pavlov, qui constitue la base des comportements adaptatifs, lesquels sont à la base des comportements du vivant.

    L'apparition de robots destinés à la guerre date de la Seconde Guerre mondiale, avec le Goliath, une mine téléguidée. Toutefois, il n'est pas autonome.

    La robotisation de l'industrie commence dans les années 1960, dans le secteur automobile, puis va se répandre jusqu'à ce que l'on connaît aujourd'hui.

    Les robots domestiques destinés au grand public, quant à eux, font leur apparition plus tard, au début du XXIe, avec par exemple les aspirateurs ou tondeuses autonomes..

    Toujours au début du XXIe mais au niveau militaire cette fois-ci, se développent les tourelles automatiques sur les navires de guerre, les appareils volants sans pilotes (voir drone), l'exosquelette motorisé ou encore les "mules" (BigDog en est un exemple).

    Composition d'un robot

    Un robot est un système pouvant être modélisé de la manière suivante : Capteur ; Système de contrôle ; Actionneur.
    [​IMG]
    Description : Shématisation d'un robot
    Date : 7 May 2012
    Source : Own work
    Auteur : Aurelienbis
    Autorisation : Ce fichier est disponible selon les termes de la licence
    Creative Commons paternité – partage à l’identique 3.0 (non transposée)

    _____________________________________________​


    Le capteur va envoyer une information, telle que la présence d'un objet ou une distance, cette information sera interprétée par le programme qui enverra un ordre à un actionneur, la plupart du temps un moteur afin de faire un mouvement, mais cela peut aussi être une LED, un haut-parleur…

    Lorsque le signal passe d'un capteur au programme, on parle d'entrée. Inversement, lorsque c'est le programme qui renvoie un signal à un actionneur, on parle de sortie.

    L'information peut prendre différentes formes : booléen (que l'on appelle aussi binaire ou encore TOR (tout où rien)), analogique ou numérique.

    Le système Programme ⇒ Actionneur peut fonctionner en boucle ouverte, c'est-à-dire sans retour, sans connaissance sur l'état de l'actionneur, ou en boucle fermée, avec un capteur qui informera le programme sur l'état de l'actionneur et corrigera le signal de sortie si besoin.
     
    Dernière édition: 20 Novembre 2013
    RedEye aime ça.
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    Fonctionnement d'un robot

    [​IMG]
    Description : Grafcet. symboles base. Auteur:moi: GFDL Utilisateur:Ssire
    Date : 8 juillet 2004 (date de téléversement originale)
    Source : Transféré de fr.wikipedia à Commons par Bloody-libu utilisant CommonsHelper.
    Auteur : The original uploader was Ssire sur Wikipedia français
    Ce fichier est disponible selon les termes de la licence
    Creative Commons paternité – partage à l’identique 3.0 (non transposée).

    ___________________________________________​



    Un robot fonctionne généralement avec un grafcet.
    Prenons le cas d'un robot simple : Il avance jusqu'à ce qu'il rencontre un obstacle.

    - Action 1 : Activer les moteurs (actionneurs) qui permettent d'avancer
    Condition 1 : Le capteur détecte un obstacle​
    - Action 2 : Arrêter un moteur (le robot tournera sur lui-même puisqu'une seule roue fonctionnera)
    Condition 2 : Le capteur ne détecte plus rien​

    Puis le grafcet recommencera. Un petit système comme celui-ci comporte un capteur, deux actionneurs et un programme qui gère le tout.


    Capteurs

    Des capteurs permettent aux robots de recevoir des informations sur l'environnement (présence d'un objet, température, luminosité…) ou sur les composants internes (comme la position d'un moteur ou d'un verrin). Cela est essentiel pour exécuter leurs tâches et calculer la réponse appropriée.

    Capteurs de contact
    - Capteurs de position
    Les capteurs de contact envoient un signal dès qu'ils touchent quelque chose, à la manière d'un bouton. Ils peuvent fonctionner avec une certaine pression, une lamelle de métal établissant le contact entre les deux branches.

    Si l'utilisation de ce dispositif simple n'est pas possible, pour des raisons d'isolation électrique notamment, il existe des capteurs à établissement de masse. Dans ce cas, le signal ne passe pas directement par l'interrupteur, mais l'interrupteur sert à faire contact avec une masse et le signal transite par un relais électromécanique.

    Sur l'illustration ci-dessous, les deux tensions sont de 5V et l'utilisation d'un tel dispositif semble a priori inutile. Mais dans le cas où la carte électronique ne pourrait pas recevoir un signal supérieur à une certaine tension ou si l'on veut détecter un contact avec un bâti métallique servant de masse générale, l'utilisation d'un interrupteur simple n'est pas possible.
    [​IMG]
    Description : Capteur à établissement de masse
    Date : 04/05/2012
    Source : Travail personnel
    Auteur : Aurelienbis
    Ce fichier est sous licence Creative Commons Paternité –
    Partage des conditions initiales à l’identique 3.0 Unported,
    2.5 Générique, 2.0 Générique et 1.0 Générique.

    _______________________________​

    - Codeurs rotatifs
    Les codeurs rotatifs sont des capteurs de position angulaire. Le disque du codeur est solidaire de l'arbre tournant du système à contrôler ou d'un de ses éléments. Il existe deux types de codeurs rotatifs, les codeurs incrémentaux et les codeurs absolus.


    Capteurs de proximité

    Les capteurs de proximité ou «détecteurs de présence» sont des dispositifs autrefois mécaniques, et aujourd'hui de plus en plus caractérisés par l'absence de liaison mécanique entre le dispositif de mesure et l’objet cible (personne, animal, objet animé tel qu'un véhicule). L'interaction entre le capteur et sa « cible » est alors réalisée par l’intermédiaire d’une caméra associée à un système d'analyse de l'image, ou plus souvent d'un champ (magnétique, électrique, électromagnétique).

    Selon les capteurs, objets et situation, l'objet détecté doit être plus ou moins proche du capteur ou illuminé par une source rayonnante (éventuellement non-visible, par exemple dans l'infrarouge).

    Les capteurs de proximité sont utilisés soit en mode analogique, soit en mode binaire. Dans le premier cas, l’amplitude du signal est une fonction de la position relative de l’objet cible ; dans le second cas, le signal ne peut avoir que deux niveaux (haut et bas), selon que l’objet est présent à proximité ou non du capteur inductif.

    - Capteurs capacitifs
    Les détecteurs de proximité capacitifs présentent l’avantage de pouvoir détecter à courte distance la présence de tous types d’objets, car sensibles aux métaux et aux non-métaux.

    Dans ce cas, la tête de mesure de ces capteurs est formée d'un conducteur cylindrique et d'une enveloppe métallique coaxiale réalisant un condensateur de capacité fixe C1. Si une cible s'approche de l'extrémité des conducteurs précédents, elle constitue avec ces conducteurs deux autres condensateurs.

    Ainsi, si le circuit est alimenté par un signal alternatif à une fréquence donnée, lorsqu'on approche une cible, la capacité du circuit change et le signal s'atténue. C'est cette atténuation que l'on mesure.

    - Capteurs inductifs
    Les capteurs inductifs produisent à l'extrémité leur tête de détection un champ magnétique oscillant. Ce champ est généré par une self et une capacité montée en parallèle. Lorsqu'un objet métallique pénètre dans ce champ , il y a perturbation de ce champ puis atténuation du champ oscillant. Cette variation est exploitée par un amplificateur qui délivre un signal de sortie ; le capteur commute.

    - Capteurs infra-rouge
    Également appelé capteur optique ou photoélectrique ;
    Le capteur de proximité infra-rouge (capteur photoélectrique) se compose d'un émetteur de lumière associé à un récepteur. La détection d'un objet se fait par coupure ou variation d'un faisceau lumineux. Le signal est amplifié pour être exploité par la partie de commande.

    Autres capteurs

    - Caméras
    La vision par ordinateur est la science et la technologie des machines qui voient. Il s'agit d'extraire les informations à partir d'images (comme le fait la fameuse Kinect de la Xbox). Les données peuvent prendre plusieurs formes, telles que des séquences vidéo où images.

    Dans la plupart des applications pratiques de vision par ordinateur, les ordinateurs sont pré-programmés pour résoudre une tâche particulière, mais les méthodes basées sur l'apprentissage sont en train de devenir de plus en plus commun.

    Les systèmes de vision par ordinateur s'appuient sur les capteurs d'image qui détectent le rayonnement (qui est généralement sous la forme de la lumière visible ou infra-rouge). Les capteurs sont conçus en utilisant la physique des solides. Le processus par lequel la lumière se propage et se reflète sur les surfaces s'appelle l'optique.

    Les robots peuvent également être équipés de capteurs de vision multiples afin d'être en mesure de calculer le sens et la profondeur dans l'environnement. Comme les yeux de l'homme, des "yeux" robotiques doivent également être en mesure de se concentrer sur un domaine d'intérêt particulier, et aussi s'adapter à des variations dans l'intensité de lumière.

    Il y a une sous-zone au sein de la vision par ordinateur où les systèmes artificiels sont conçus pour imiter le traitement et le comportement des systèmes biologiques, à différents niveaux de complexité. En outre, quelques-unes des méthodes fondées sur l'apprentissage développées au sein de la vision par ordinateur ont leur origine dans la biologie.

    - Capteurs de température
    Il s'agit de sondes dont le fonctionnement est similaire à celui des thermomètres.

    - Capteurs de pression
    Dans un capteur de pression, on mesure la force qui s'exerce sur la surface constante et connue S d'un corps d'épreuve.

    - RADAR
    Le radar est un système qui utilise les ondes radio pour détecter et déterminer la distance et/ou la vitesse d'objets tels que les avions, les bateaux, ou encore la pluie. Un émetteur envoie des ondes radio, qui sont réfléchies par la cible et détectées par un récepteur, souvent situé au même endroit que l'émetteur. La position est estimée grâce au temps de retour du signal, ce qui indique la distance, et la position angulaire de l'antenne. La vitesse est mesurée à partir du changement de fréquence du signal par effet Doppler.

    - LIDAR
    La télédétection par laser ou LIDAR, acronyme de l'expression en langue anglaise « light detection and ranging », est une technologie de télédétection ou de mesure optique basée sur l'analyse des propriétés d'une lumière laser renvoyée vers son émetteur.

    La méthode la plus répandue pour déterminer la distance à un objet est basée sur le laser à impulsions. À la différence du radar basé sur un principe similaire, le lidar utilise de la lumière au lieu d'ondes radio. La distance à un objet ou à une surface est donnée par la mesure du délai entre l'impulsion et la détection du signal réfléchi.

    - SONAR
    Un sonar (acronyme de sound navigation and ranging) est un appareil, utilisant les propriétés particulières de la propagation du son dans l'eau pour détecter et situer les objets sous l'eau.


    Actionneurs

    Les actionneurs servent à effectuer différentes actions, différents ordres. Les ordres sont transmis par l'intermédiaire du système de contrôle via les sorties. Les différentes actions possibles sont :

    Activer un moteur électrique afin de faire un mouvement (déplacement, bouger un bras, faire tourner une roue)
    Activer une LED, une lampe ou un haut parleur
    Activer un compresseur

    Moteurs électriques

    Les moteurs sont, traditionnellement, les « muscles » d'un robot. Ils permettent de réaliser la plupart des mouvements d'un robot, bien que ce ne soient pas les seuls actionneurs capable de le faire bouger. Le mouvement créé est rotatif.

    La grande majorité des robots utilisent des moteurs électriques. Généralement, les robots qui ont besoin d'être mobiles et autonomes utilisent des moteurs à courant continu synchrones (à balai ou brushless) puisqu'ils fonctionnent sur batterie et les moteurs à courant alternatif, mono ou triphasés sont plutôt réservés aux robots industriels.

    Actionneurs linéaires

    Les actionneurs linéaires sont des vérins. Ils sont généralement alimentés par air comprimé (vérin pneumatique) ou huile (vérin hydraulique).

    - Muscles artificiels

    -- À air comprimé
    Ce système de muscles repose sur des poches qui se contractent ou se décontractent lorsque de l’air comprimé leur est insufflé, reproduisant ainsi le comportement et la contraction d’un muscle naturel.

    -- Filaire
    Un fil à mémoire de forme se raccourcit quand il est chauffé. Il se comporte exactement comme un muscle lisse, stimulé par un courant électrique. A température ambiante, il s'étire sans grande résistance et reste ainsi dans cet état stable. En le chauffant (à 90 degrés C par une impulsion de courant électrique), il se contracte et reprend sa longueur initiale avec une grande force de traction et reste dans cet état stable après refroidissement.

    -- Polymères électroactifs
    Les polymères électroactifs, ou EAPS (Electroactive polymers) sont des polymères dont la forme ou la taille changent lorsqu'ils sont stimulés par un champ électrique. L'utilisation principale de ce type de matériau est la fabrication d'actionneurs et de capteurs. Une propriété intéressante des EAPs est qu'ils sont capables de grandes déformations, ainsi que de forces importantes. La plus grande partie des actionneurs actuels est fabriquée à partir de céramiques piézo-électriques. Ces matériaux sont certes capables de produire des forces très élevées, cependant leur domaine de déformation n'excède pas quelque pourcents. Durant les années 1990, il a été démontré que certains EAPs sont capables d'une déformation de 380 %, ce qui est très grandement supérieur à n'importe quelle céramique utilisée actuellement. Une autre application des EAPs est dans le développement de la robotique, dans le développement de muscles artificiels.

    -- Moteurs Piezo
    La piézoélectricité (du grec piézein presser, appuyer) est la propriété que possèdent certains corps de se polariser électriquement sous l’action d’une contrainte mécanique et réciproquement de se déformer lorsqu’on leur applique un champ électrique. Les deux effets sont indissociables.
    Les actionneurs et moteurs piézoélectriques tirent profit de l'effet piézoélectrique inverse : dans ces dispositifs, un champ électrique est utilisé pour commander une déformation ou un déplacement. On appelle actionneur piézoélectrique des actionneurs monoblocs contrôlables, utilisant la déformation induite par une tension électrique pour entraîner le déplacement. Les moteurs piézoélectriques se distinguent des actionneurs en ce qu'ils ne sont pas monoblocs mais composés de plusieurs parties mobiles entre elles.


    Sources d'énergie

    Les robots autonomes sont alimentés par batterie d'accumulateurs, donc par un courant continu. Les batteries peuvent soit être rechargées via le secteur, soit à l'aide de sources disponibles dans l'environnement du robot (vent, énergie solaire). Certains robots sont programmés pour aller se recharger eux-mêmes si les batteries sont faibles.
    Les robots n'ayant pas à se déplacer sont alimentés sur le secteur, que le courant soit continu, alternatif mono ou triphasé.
    La carte électronique est forcément alimentée par le courant électrique, mais la source d'énergie des actionneurs peut également être pneumatique, hydraulique ou mécanique.


    Déplacement

    Les robots industriels n'ont généralement pas besoin de se déplacer. Ce n'est pas le cas des robots de service et des robots autonomes. Ils doivent pouvoir s'adapter à leur environnement. C'est pour cela que différents types de modes déplacements sont utilisés.

    À roues
    Les robots à roues sont les plus simples à fabriquer. Il suffit de relier un moteur électrique à la roue via un train d'engrenages, ou un système poulies/courroies.
    Les robots à deux roues motrices sont les plus fréquents, mais il existe également des robots à 3,4,6 roues motrices qui, associées à un système d'amortissement, permettent une meilleure adhérence et une plus large palette de terrains accessibles.
    Certains robots n'ont que deux roues motrices, et sont hypostatiques. Ils gardent leur équilibre grâce à un gyroscope qui va détecter un déséquilibre et contre balancer à l'aide des moteurs.
    On voit souvent des robots à roues dans l'exploration spatiale, bien que des robots à pattes soient en cours d'étude, ou dans les compétitions de robotique tels que le DARPA grand challenge ou eurobot.

    À chenilles
    Les chenilles, comme celles que l'on peut voir sur les chars de combat, fournissent de plus grandes possibilités de franchissement que les roues. Par exemple, la supériorité des chenilles est flagrante pour franchir les fossés, ou les coupures de terrain.

    [​IMG]
    Robot SWORD utilisé par l'armée américaine
    Cette image est une œuvre d'un soldat ou d'un employé de l'U.S. Army,
    réalisée dans le cadre de ses activités professionnelles.
    En tant qu'œuvre du gouvernement fédéral des États-Unis d'Amérique,
    cette image fait partie du domaine public.

    ________________________
    Les chenilles se comportent comme si elles étaient faites de centaines de roues, donc elles sont fréquemment utilisées pour les robots de plein air et et les robots militaire, quand le robot doit se déplacer sur un terrain accidenté. Par contre, elles détériorent les sols (dans les virages) et elles ne sont guère adaptées à l'intérieur ou sur les tapis.

    À pattes
    Les robots à pattes ont l'avantage de pouvoir s'adapter à la plupart des terrains.
    La bipédie n'en est qu'un exemple, puisque l'on retrouve également des robots à 4, 6 ou 8 pattes.

    À voile
    Les robots voiliers ont été développés principalement pour faire des mesures à la surface de l'océan. C'est le cas du robot Vaimos 11 réalisé par IFREMER et l'ENSTA-Bretagne. Puisque la propulsion des robots voiliers utilise le vent, l'énergie des batteries est uniquement utilisée pour l'électronique, la communication et les actionneurs (principalement le gouvernail et la longueur de l'écoute de la voile). Avec un panneau solaire, un tel robot pourrait théoriquement naviguer pendant une durée illimitée. Les principales compétitions de robots voiliers sont la WRSC (World Robotic Sailing Championship) qui se tient tous les ans en europe et Sailbot.

    Sphériques
    Les robots sphériques se déplacent en roulant sur eux-mêmes, à la manière des droïdes de combat des star wars. Il existe également un robot hypostatique qui prend appui sur une sphère et se maintient en équilibre au-dessus de celle-ci12.

    Volants
    Les robots volants prennent trois formes, celles d'avions automatisés pour les drones par exemple, d'hélicoptères (quadrarotors) ou d'oiseaux (Smartbird).

    Nageant
    Des robots poissons, méduses ou encore anguilles sont parfaitement étanches. Ils n'ont pas d'utilité à l'heure actuelle, si ce n'est à des fins de recherche.

    Serpentant
    Il existe plusieurs robots serpent, aux capacités de franchissement assez impressionnantes (ils peuvent nager, grimper, et bien sûr ramper).

    Grimpant
    Des robots sont capables de grimper aux murs, on peut par exemple citer :

    ° RiSE qui, à l'aide de micro-griffes, peut s'accrocher à des surfaces rugueuses.
    ° Le robot de SRI International qui utilise l'électro-adhésion
    ° Celui de l'ETH de Zurich qui utilise de la colle HMA
    ° TBCP-II se déplace grâce à des chenilles recouvertes par des coussinets adhérents
    ° Paraswift ; Pour pouvoir progresser à la verticale sur le mur, le robot utilise un “Impeller” (ou Impellar), un tube avec un rotor à l’intérieur qui crée une différence de pression (effet de mini-tornade avec l’œil du centre “aspirant” le mur).
    L'environnement d'interaction et de navigation

    Bien qu'un pourcentage significatif de robots aujourd'hui sont contrôlés par des humains ou fonctionnent dans un environnement statique, il y a un intérêt croissant pour les robots qui peuvent fonctionner de manière autonome dans un environnement dynamique.

    Ces robots nécessitent une combinaison de matériel et logiciels de navigation pour traverser leur environnement. En particulier des événements imprévus (par exemple les personnes et les autres obstacles qui ne sont pas fixes) peuvent causer des problèmes ou des collisions. Certains robots très avancés tels que ASIMO ou NAO embarquent un ensemble matériel/logiciel particulièrement adapté.

    Les voitures sans chauffeur sont capables de diagnostiquer l'environnement et par la suite de prendre des décisions de navigation basées sur ces informations. La plupart de ces robots utilisent un GPS, avec radar, parfois combinés avec d'autres capteurs tels que LIDAR, caméras vidéo, et les systèmes de guidage inertiels pour une meilleure navigation entre les points de route.

    Interaction homme-robot

    Les robots sont des agents artificiels avec des capacités de perception et d'action dans le monde physique. Leur utilisation a été généralisée dans les usines, mais aujourd'hui, ils se trouvent dans les sociétés technologiquement les plus avancées dans des domaines critiques comme la recherche et le sauvetage, l'armée, la détection de bombes, l'exploration scientifique, le divertissement et les soins hospitaliers.

    Ces nouveaux domaines d'applications impliquent une interaction plus étroite avec l'utilisateur. Les robots et les humains partagent l'espace de travail, mais aussi des objectifs en termes de réalisation de tâches. Cette interaction étroite nécessite de nouveaux modèles théoriques. Pour que les robots fonctionnent correctement dans nos maisons ou d'autres environnements non-industriels, la manière dont les ordres sont reçus est d'un importance cruciale.

    Les personnes qui interagissent avec les robots peuvent avoir peu ou pas d'expérience dans ce domaine, l'interface doit donc être intuitive. Les auteurs de science-fiction supposent que les robots seront capables de communiquer avec les humains par l'intermédiaire de la parole, plutôt que par une interface de commande. L'un des objectifs, lors de la fabrication d'un robot, est de construire une communication intuitive et facile avec le robot, par la parole, les gestes ou les expressions faciales, et de faciliter l'interaction sur un pupitre en utilisant une interface graphique plutôt qu'un terminal.




    ..........
     
    Dernière édition: 20 Novembre 2013
Statut de la discussion:
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.

Partager cette page