Romeu, un Catalan à l'anglaise

Discussion dans 'Angleterre' créé par simo160, 6 Février 2012.

  1. simo160

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    Arrivé l'été dernier de Barcelone, Oriol Romeu s'est rapidement adapté au football anglais. Le jeune milieu de terrain de Chelsea, qui avoue s'inspirer de Sergio Busquets et Claude Makelele, a le profil pour s'imposer à terme en Premier League. Avec la touche technique barcelonaise en prime.

    Il n'est jamais facile pour un Catalan de partir de Barcelone. Encore moins depuis que le club blaugrana truste tous les titres - ou presque - en Espagne comme sur la scène internationale. Oriol Romeu Vidal a été confronté à ce choix l'été dernier, alors qu'il n'avait pas 20 ans. Elément clé du Barça B, brillant troisième de la deuxième division espagnole la saison précédente, le jeune milieu de terrain a choisi de quitter le cocon barcelonais. "J'avais besoin de jouer plus régulièrement et, quand on évolue au sein de la réserve de Barcelone et qu'on a la possibilité de partir pour Chelsea, c'est mieux de jouer à Chelsea. C'était dur de partir, mais c'était la meilleure option pour moi", explique le joueur des Blues.

    Oriol Romeu ne masque pas son admiration au moment de se remémorer son époque barcelonaise. Originaire d'Ulldecona, à proximité de Tarragone, il a pourtant failli débuter sa carrière à l'Espanyol, et non au Barça. Mais il n'a pas été retenu par les dirigeants du RCD, jugeant le joueur trop petit à l'époque. En 2004, Oriol Romeu a pris la direction du FC Barcelone, dont il a intégré le centre de formation avant de passer pro en 2009. Et de découvrir le plus haut niveau aux côtés des stars blaugrana. "Pour un jeune joueur, faire ne serait-ce que trois ou quatre sessions d'entraînement avec Messi, Xavi ou Iniesta, c'est incroyable, reconnaît-il. Même s'ils ont tout gagné, ces grands joueurs ne se concentrent que sur la victoire. C'est ce qu'il faut, cette faim, pour continuer à gagner, et il n'y a pas mieux à faire que d'apprendre de ça." Mais, après seulement deux apparitions avec l'équipe première en 2011/2012, le jeune Espagnol a préféré quitter sa Catalogne natale pour un temps de jeu plus conséquent à Londres.

    "J'aime quand ça joue dur !"

    A Chelsea, Oriol Romeu n'est pas forcément dépaysé. Ses nouveaux partenaires sont aussi de grands joueurs totalement imprégnés des exigences du plus haut niveau. Le milieu espagnol y a vu une étape logique dans sa progression. "C'est la même chose ici qu'à Barcelone. Je suis venu à Chelsea pour faire partie d'une grande équipe, avec des grands joueurs, et pour apprendre d'eux. Des joueurs qui ont su rester au sommet pendant cinq ou six ans peuvent vous apprendre tant de choses... J'ai déjà beaucoup appris : la mentalité qu'il faut adopter à chaque entraînement, même la façon dont il faut se comporter dans le vestiaire", explique-t-il. Les différences qui existent entre Chelsea et Barcelone tiennent davantage des distinctions entre deux cultures du foot, l'anglaise et l'espagnole. "A Chelsea, les joueurs sont plus physiques, plus imposants. Au Barça, ils sont plus techniques. C'est la vraie différence, mais c'est plutôt celle qui sépare le foot anglais et le foot espagnol. En Espagne, c'est plus lent, plus précis. Ici, ça se joue plus sur la force. Mais j'aime quand ça joue dur !", lance-t-il.

    C'est tout ce qui fait la particularité d'Oriol Romeu, un joueur de duels doté d'une vision du jeu, d'une technique et d'une qualité de passe comme seul le FC Barcelone sait l'enseigner. "Peut-être que je suis même davantage un joueur à l'anglaise qu'un joueur estampillé ‘Barça’. C'était l'un des attraits principaux en venant ici : le contact, le jeu long, les tacles. On ne joue pas comme ça en Espagne, avance le jeune Blue. "Je suis encore en phase d'adaptation, je dois encore travailler mon jeu de tête notamment. Ici, quand l'adversaire joue des longs ballons, il faut gagner les duels aériens sinon l'équipe est exposée, souligne-t-il. Mais je suis encore jeune et je peux encore beaucoup apprendre. Je fais encore beaucoup d'erreurs et je peux m'améliorer. Jusqu'ici, j'ai bien observé les joueurs qui évoluent à mon poste et j'essaie de m'inspirer de leurs points forts : Busquets pour les passes courtes, ou Makelele pour sa faculté à bien protéger la défense. J'essaie d'acquérir tout ça, mais je m'adapte à une nouvelle langue, une nouvelle culture. Quand je suis arrivé, je ne pensais pas jouer autant", reconnait-il.

    La blessure de Michael Essien, qui avait accéléré le processus de recrutement de Romeu, n'explique en effet pas à elle seule le fait que le milieu défensif espagnol ait déjà disputé 13 matches de championnat avec Chelsea, dont neuf comme titulaire, et démarré trois matches de Ligue des Champions. Par son talent et sa régularité, l'ancien Barcelonais semble avoir déjà supplanté Jon Obi Mikel dans la hiérarchie des récupérateurs chez les Blues. Villas Boas n'avait pas insisté par hasard pour s'attacher les services de l'un des tous meilleurs de sa génération à son poste. "En peu de mots, Villas Boas m'a dit que je pouvais m'imposer à Chelsea. Mais il ne m'a pas promis de temps de jeu. Je dois gagner ma place dans l'équipe lors des entraînements. C'est un coach qui aime avoir la possession du ballon et faire énormément de pressing sur l'adversaire", souligne Romeu, qui connaissait déjà ce style de jeu à Barcelone. Le Barça n'a d'ailleurs pas totalement coupé les ponts avec son ancien joueur. Une clause de son contrat stipule que le club catalan peut racheter Romeu pour 10 millions d'euros à la fin de la saison, et 15 millions à la fin de la saison prochaine, si Chelsea est vendeur. Le Catalan n'a pas caché son désir de revenir un jour sur ses terres natales. Même s'il s'est facilement et rapidement fondu dans le décor chez les Blues.


    Eurosport
     

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