Ronaldinho

Discussion dans 'Barça' créé par oisis73, 18 Janvier 2007.

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    Biographie

    Enfant du football, Ronaldinho est le digne successeur des Pelé, Maradona et autres Cruyff. Il préfèrera peut-être que l’on cite Ronaldo, son idole. Nous nous dirons simplement qu’il est le plus grand, celui qui a révolutionné le football moderne. Aujourd’hui Ballon d’Or, Champion du Monde et d’Europe, il est l’incarnation de la réussite et fait les beaux jours de son club, le FC Barcelone. Il fut longtemps le génie de Gremio. Sa famille a toujours décelé en lui l’âme d’un crack, c’est pourquoi il s’est exilé en Europe, avec Paris pour terre d’accueil. Depuis son arrivée à Barcelone, il enchante les foules et le public ne cesse de l’acclamer. Nous vous invitons donc à re-parcourir sa vie et tous les moments décisifs qui l’ont conduit là où il est aujourd’hui.

    Ronaldinho est né le vendredi 1 mars 1980 à l’Hôpital Universitaire de São Lucas à Porto Alegre. Trois kilos huit pour cinquante centimètres, le petit Ronaldo était en parfaite santé. Néanmoins, peut-être était-ce là un signe du destin, le pédiatre trouvait que le nouveau né présentait des signes d’anomalie au niveau des pieds et incita la mère de Ronaldo à rendre visite à un orthopédiste. Dona Miguelina, la maman, fut vite rassurée !

    Sa jeunesse


    La famille de Assis, comme la plupart des foyers brésiliens, est très importante et Ronaldo fut, à son arrivée, le centre de toutes les attentions. Son frère Roberto lui enseigna très vite l’amour du ballon et le jeune enfant prit presque instantanément goût au football. Partagé entre l’école et le sport, Ronaldo entra au collège Alberto Torres de Vila Nova à 7 ans, avant de déménager avec sa famille et d’entrer au collège Langendonck de Porto Alegre l’année suivante.

    Ses premiers pas avec un ballon, Ronaldo les a effectués avec l’équipe de jeunes de Porto Alegre qu’il intégra à 6 ans. Surdoué du ballon, le jeune homme connut néanmoins quelques événements dramatiques, comme la mort de son père, João Da Silva Moreira, à l’aube de ses 9 ans. Un décès dramatique car João, victime d’une crise cardiaque dans sa piscine, n’avait que 42 ans.

    Même si ses résultats scolaires ne satisfaisaient peut-être pas les attentes de la famille, le talent de Ronaldinho sur la pelouse impressionnait tout le monde. C’est ainsi qu’en 1991, le club brésilien de Gremio, sous le charme de ses pirouettes, offrit la possibilité au jeune footballeur d’intégrer l’école privée Santa Teresa de Jesus à Cavalhada. Les années qui suivirent, Ronaldo manqua de nombreuses heures de cours à cause des multiples voyages effectués par son équipe. Tout était fait pour lui permettre de rattraper le temps perdu, mais ce n’était jamais facile. D’autant plus qu’à seulement 14 ans, Ronaldo fut convoqué par Toninho Barroso pour jouer avec la sélection brésilienne. Un événement incroyable pour toute la famille.

    Le surdoué

    En avance sur ses coéquipiers, Ronaldo sautait à chaque fois les catégories. Alors qu’il avait 15 ans, il évoluait déjà avec ceux de 16 et 17 ans. Une performance importante qui lui permettait de s’affirmer comme un futur grand champion. En 1997, après une qualification longue et difficile pour la sélection carioca, le Brésil allait jouer la Coupe du Monde cadets en Egypte. Presque sans encombres, les Auriverdes se qualifièrent pour la finale et la remportèrent face au Ghana (2-1). Déjà à cette époque, Ronaldo survolait les compétitions et fut désigné meilleur joueur du tournoi. A seulement 17 ans, sa très bonne prestation en Afrique lui permit d’accrocher un contrat professionnel avec Gremio.

    A l’automne 1997, alors qu’il venait d’être engagé, son nouveau club reçut une offre du PSV Eindhoven. Les Néerlandais étaient déjà prêts à débourser 7 millions d’euros pour le jeune joueur. Gremio refusa.

    En 1998, alors qu’en France le Brésil se faisait terrasser 3-0 en finale de la Coupe du Monde, Ronaldo explosait dans son championnat. En 47 matches disputés, le prodige sud-américain enquilla 7 buts.

    Un des moments les plus forts pour Ronaldo fut la Copa America 1999. Pour la première fois de sa vie, il fut appelé pour jouer avec la grande sélection brésilienne. L’ex-entraîneur du Real Madrid, Vanderlei Luxemburgo, lui fit confiance et l’emmena au Paraguay. Ronaldo avait 19 ans et il allait évoluer aux côtés de ses idoles : Roberto Carlos, Cafu, Rivaldo ou encore Ronaldo, qui, à cette époque, avait déjà quitté le Barça pour rejoindre l’Inter Milan. Les Brésiliens remportèrent la Copa America en battant 3-0 l’Uruguay en finale. Un peu plus tôt dans la compétition, le Brésil avait éliminé le Mexique (2-0) et son grand rival, l’Argentine (2-1). Le 18 juillet 99, à Asunción, Ronaldinho souleva, au même titre que tous ses coéquipiers, le prestigieux trophée sud-américain.

    Comme le PSV deux ans auparavant, le Real Madrid tenta pendant l’été de s’attacher les services du crack Gaucho. 30 millions d’euros ont été proposés par le club de la capitale espagnole, mais la réponse fut négative.

    La Copa America dans la poche, le Brésil écrasa ensuite l’Allemagne (4-0) lors du match d’ouverture de la Coupe des Confédérations. Le parcours des Brésiliens fut sans reproche jusqu’à la finale. Malheureusement, le 4 août, le Brésil s’inclina face au Mexique, qui évoluait à domicile (4-3). Ronaldinho, auteur de 5 réalisations, fut néanmoins désigné meilleur joueur de la compétition.

    Ronaldo, Ronaldo Gaucho ou… Ronaldinho

    Il fallait à Ronaldinho un nom de crack pour devenir l’égal des plus grands. A ce jeu là, il faut bien avouer que le prénom de Ronaldo était déjà réservé. Il fallait donc trouver au génie de Porto Alegre un nom digne de son talent. C’est la revue footballistique Placar qui l’a baptisé après avoir enquêté via son site Internet. 12% des internautes voulait l’appeler Ronaldo Gaucho, 13% Ronaldinho et 46% Ronaldinho Gaucho.
     
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    Impayable

    Sentant le vent tourner, de nombreux clubs européens s’intéressèrent début 2000 au meilleur joueur de Gremio. Au mois de janvier 2000, l’Inter Milan proposa 47 millions d’euros pour Ronaldinho, mais le président Alberto Guerreiro déclina la proposition.
    En février, les Anglais de Leeds tentèrent également leur chance avec un montant astronomique de 81 millions d’euros. Un peu plus tôt, le Barça avait mis sur la table 67 millions. Mais les dirigeants brésiliens écartèrent une nouvelle fois toutes les offres.

    L’aventure parisienne

    En 2000, Ronaldinho revint de Sydney avec seulement une place de quart de finaliste. Les Jeux Olympiques n’ont pas réussi aux Brésiliens qui se sont inclinés face au Cameroun après prolongations. Il était alors temps pour El Gaucho de réfléchir à son avenir. Son frère Roberto lui proposa de quitter Gremio pour un championnat lui permettant de grandir doucement. La transition devait se faire sans précipitation et, le 22 janvier 2001, le Paris Saint Germain annonçait l’arrivée de Ronaldinho Gaucho pour cinq saisons.

    L’ambiance à Gremio pour ses derniers matches était tendue. Visiblement, le départ de Ronnie ne plaisait pas à tout le monde et de nombreux problèmes administratifs virent le jour. Finalement, trois mois plus tard, l’avion transportant l’attaquant brésilien se posa à Roissy Charles de Gaulle.

    Après une longue période de préparation et d’entraînement, Ronaldinho refoula la pelouse le samedi 4 août lors du match PSG - Auxerre. Entré à la 60ème minute, il n’a pas marqué et a même dû attendre la dixième journée du championnat avant de trouver le chemin des filets. C’était lors d’un certain PSG – Lyon (2-2) et Ronaldinho était entré à la 71ème minute à la place de Cristobal. A l’époque, Paris comptait dans ses rangs des joueurs comme Dehu ou Anelka. En face, Lyon évoluait avec Edmilson et Juninho.

    Le PSG a terminé la saison 2001-2002 à la quatrième place. Il était alors temps pour Ronaldinho de penser à la Coupe du Monde organisée par la Corée et le Japon. Largement favorite, la formation brésilienne était composée de stars internationales comme Denilson, Roque Junior, Lucio, Cafu, Emerson, Roberto Carlos, Rivaldo, Ronaldo et de stars en devenir comme Dida, Belleti, Juninho ou encore Kaka. Cette génération exceptionnelle remporta haut la main la prestigieuse Coupe du Monde en s’imposant en finale face à l’Allemagne grâce à un doublé de Ronaldo.

    A son retour en France et malgré le titre de Champion du Monde en poche, Luis Fernandez, l’entraîneur parisien, ne semblait toujours pas lui accorder sa confiance. Pour l’ex entraîneur de l’Espanyol Barcelone, Ronnie ne s’était toujours pas bien adapté et ne s’investissait pas assez dans l’équipe. La saison 2002-2003 fut catastrophique pour le PSG qui termina onzième du championnat ! Les Français réagirent en changeant le président et l’entraîneur, mais Ronaldinho souhaitait à présent quitter le club. « J’ai passé de très bons moments avec le PSG. Mais là-bas, parfois, j’ignorais totalement jusqu’au dernier moment si j’allais jouer. C’est comme ça… je ne regrette pas d’avoir joué à Paris. J’y ai quand même appris des choses car Paris est un bon club. Passer par le PSG m’a aidé à atteindre mon niveau actuel. D’ailleurs, je suis reconnaissant et je remercie encore les gens que j’ai connus là-bas. »

    Avec son entraîneur, les relations se dégradaient de jour en jour. Il faut dire que Ronnie n’était pas exempt de tout reproche. Fin 2002, à l’aube d’un match face à Lens, le groupe parisien était concentré dans un hôtel de la capitale. Évidemment, entre deux parties de PlayStation, Ronaldinho s’ennuie. Une chambre étant réservée au nom de son agent, le jeune Ronaldinho donne rendez-vous à une fille et l’y rejoint. Espionné par un adjoint de l’entraîneur qui n’hésita pas à coller son oreille à la porte, il en ressortira que l’échange était, disons, très intense. Fernandez réclamera par la suite une sanction, mais le président Laurent Perpère préféra passer l’éponge et oublier.

    Le transfert vers le Barça

    L’histoire du transfert de Ronaldinho au Barça est pour le moins rocambolesque. Journaliste au quotidien espagnol Sport, Toni Frieros a détaillé cet événement dans une biographie dédiée à Ronaldinho. Voici ce qu’il a écrit : « Au mois de mai 2003, Sandro Rosell contacta par téléphone Francis Graille, le président du Paris Saint Germain. Ce fut la première offre du Barça pour Ronaldinho et la réponse du responsable parisien ne pouvait pas être pire." « Ronaldinho n’est pas à vendre ! Nous avons reçu quelques offres, mais nous ne le cèderons pas ». Le discours laissait présager un chemin plein d’embûches pour le Barça.

    Dès le lendemain, Rosell prit son répertoire téléphonique et l’ouvrit à la lettre R. Il était à la recherche du frère de Ronnie, Roberto de Assis. « - Roberto, je voudrais te voir à Barcelone pour te faire une proposition ! ». Sans attendre, et par amitié avec Sandro, Roberto atterrit à l’aéroport El Prats de Barcelone. La réunion eut lieu dans un grand hôtel de la ville catalane, l’hôtel Juan Carlos I.

    Le 14 mai, Rosell prit pour la première fois l’avion en direction de Paris. Non content de la première discussion par téléphone, l’homme fort de Joan Laporta voulait parler en face-à-face avec Francis Graille, le président parisien. Mais ce fut le même résultat qui sortit de cette réunion, le PSG n’était pas prêt à vendre l’étoile brésilienne. Et pire encore, le président Graille lâcha cette phrase: « De toute façon, l’offre qui nous intéresse le plus, c’est celle du Real Madrid ». L’équipe de la capitale espagnole avait proposé 30 millions d’euros pour s’attacher les services de Ronaldinho.

    Le lundi 9 juin, à la première heure, Rosell prit une nouvelle fois l’avion, destination l’aéroport Charles de Gaulle à Paris. Le but était de parler directement avec Ronaldinho. Le Brésilien se trouvait en effet en transit avec sa sélection nationale qui allait jouer un match amical contre le Nigeria. Prévenu par téléphone, Ronnie attendait Sandro Rosell. « - Sandro, moi je veux venir au Barça. Tu le sais. Mais c’est mon frère qui s’occupe de mes affaires et qui étudie les offres ».

    Six jours plus tard, le 15 juin, Joan Laporta fut élu président du FC Barcelone avec un record absolu de votes, plus de 27.000. Sandro Rosell fut élevé au rang de vice-président.

    Le mercredi d’après, l’Anglais David Beckham fut présenté comme nouveau joueur du Real Madrid. Le milieu de terrain avait été une des promesses de Joan Laporta pendant les élections et cette première déconvenue avait fait froid dans le dos à de nombreux Barcelonais. Qu’à cela ne tienne, Rosell prétendait toujours pouvoir faire venir Ronaldinho.

    Quelques jours plus tard, Sandro Rosell était en train de dîner à Paris avec deux dirigeants de l’AJ Auxerre lorsque soudainement, un homme entra dans le restaurant. C’était Roberto de Assis, le frère de Ronaldinho. Sans attendre, Sandro se leva et se dirigea vers lui. « - Roberto ! Nous devons conclure le transfert de Ronaldinho ! ». « - Il veut venir au Barça et je suis d’accord. Mais nous avons d’autres offres qui sont meilleures. Tu dois améliorer la tienne ». Debout, Sandro garda le silence et réfléchit. Au bout de quelques calculs, le vice-président blaugrana augmenta sa première offre. Les deux hommes se sont alors serrés la main. Ils étaient d’accord. Le plus dur était maintenant de convaincre le président parisien, Francis Graille.
    Le dimanche 6 juillet, Sandro reçut un coup de fil sur son portable : « - Sandro ! C’est moi, Manel Arroyo. J’ai lu dans les journaux que tu discutais avec Francis Graille et le PSG . Si tu veux, je peux t’aider. Je suis un ami intime de Francis ». Sandro ne perdit pas de temps et répondit qu’il avait en effet besoin de lui.
     
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    S'en suivit une série de rendez-vous importants. D’abord, une rencontre organisée par Manel Arroyo, dans la ville de Lyon. Francis Graille y avait une maison où il habitait. L’entretien entre Rossel et Graille allait se faire dans le restaurant de l’hôtel Villa Florentine, « Les Terrasses de Lyon ». Malheureusement, le PSG maintint son refus de vendre Ronaldinho. Néanmoins, Graille savait que Rossel et Roberto de Assis avaient conclu un accord verbal et que les deux parties étaient d’accord pour un transfert. Une seconde entrevue fut alors programmée.

    Cette fois-ci, le rendez-vous eu lieu dans un coin du hall de l’hôtel Villa Florentine. Les discussions débutèrent mais, après une heure de débat, Graille se leva et dit « - Veuillez m’excuser, mais je dois sortir quelques minutes ». Graille se dirigea vers un autre hôtel de Lyon, non loin de Villa Florentine. Le directeur général de Manchester United l’attendait.

    Une heure plus tard, Francis Graille revint à Villa Florentine et dit à Rosell : « - Sandro, tu dois revoir ton offre. 25 millions ne sont pas suffisants. Si tu m’en donne 27, nous pouvons clôturer le transfert dès maintenant ». Sans grande hésitation, Rosell tendit la main et conclu le transfert à 27 millions d’euros. Mais Graille ne tendit pas la main et annonça qu’il devait une nouvelle fois se retirer.

    Cette fois-ci, l’absence de Graille dura plus de trois heures. Rosell attendait dans le hall de l’hôtel. Vers 20h, le président parisien fut de retour dans le hall et dit : « - Sandro, 30 millions et nous n’avons même plus besoin de discuter ». Sèchement, Sandro répondit : « - Je comprends, Francis, mais 27 millions était notre dernière offre. Nous ne donnerons pas un euro de plus ». Francis Graille se leva, tendit la main, et annonça que l’opération Ronaldinho était terminée et qu’elle ne se ferait pas avec le FC Barcelone. « - Manchester United est ici, Sandro, et nous donne 30 millions. Demain, nous allons clôturer le transfert avec eux ».

    Sandro Rosell, plus triste que jamais, rentra à Barcelone. Il était conscient qu’il avait laissé partir une étoile, un crack. Il avait passé tant d’heures à travailler sur ce transfert, pour au final presque rien. Mais il ne savait pas encore que, le lendemain, un coup de théâtre incroyable allait se produire.

    Peter Kenyon, le président anglais, rentra à Manchester en sachant très bien que le PSG avait rompu complètement les négociations avec Barcelone. Le mercredi suivant, Kenyon envoya un fax au PSG pour confirmer l’offre et le transfert. C’est Francis Graille lui-même qui reçut le fax. Il n’en croyait pas ses yeux. Le club le plus riche du monde avait baissé l’offre à 28 millions, soit 2 millions de moins que ce qui avait été dit verbalement. Peter Kenyon savait que l’offre du Barça était de 27 millions, il pensa donc qu’il pouvait encore baisser l’offre à 28.

    Furieux, Francis Graille prit son téléphone et appela Sandro Rosell qui se trouvait alors dans les bureaux du Camp Nou. « - Sandro, si tu veux Ronaldinho, le PSG le vend pour 27 millions ! ». Le vice-président catalan ne pouvait pas le croire. C’était incroyable ! Ronaldinho était du Barça !

    Dans la même soirée, Graille envoya un fax à Kenyon pour lui déclarer officiellement que le PSG avait refusé l’offre de 28 millions de Manchester. Dès la réception du fax, Kenyon répondit qu’il était prêt à offrir de nouveau 30 millions. Mais rien à faire, Graille était furieux sur le club anglais. Ronaldinho sera vendu au Barça !

    Le samedi 19 juillet, à 17h, le vol Iberia 2606 atterrit à Barcelone avec, à son bord, Ronaldinho Gaucho. Il vivait sa première journée en tant que nouveau joueur du FC Barcelone. Le contrat fut signé et sa présentation eu lieu devant plus de 25.000 personnes. Le crack était du Barça ! », voilà ce que rapporta Toni Frieros dans son livre « Ronaldinho, la magia de un crack ».

    En route vers la gloire

    Ronaldinho arriva en trombe le 19 juillet 2003 à l’aéroport El Prats de Barcelone sous les flashs des photographes et les micros des journalistes. Reçu avec les honneurs dans les bureaux du Camp Nou, Ronaldinho se pressa de signer tous les papiers officiels avant de partir dîner avec ses proches et Joan Laporta.

    Le lendemain, une foule incroyable s’était massée aux abords du Camp Nou pour approcher leur nouvelle idole. Dans le stade, plus de 30.000 aficionados acclamèrent le nouveau Messie, celui qui devait à lui seul révolutionner le club. Après tant d’années difficiles, les socios voulaient du changement et oublier les mauvaises performances accumulées depuis 1999.

    Cet été là, Barcelone réalisa une grande tournée aux USA avec quelques matches amicaux. Et l’histoire retiendra que c’est face à la Juventus de Turin que le maestro brésilien a porté pour la première fois le maillot Blaugrana (victoire du Barça aux tirs au but). Son premier match au Camp Nou, Ronaldinho l’a disputé face aux Italiens du Milan AC lors du trophée Joan Gamper (1-1, nouvelle victoire aux penaltys). « Je suis arrivé à Barcelone quand tout le monde espérait des changements, explique Ronaldinho. La période était délicate et pourtant j’ai senti que ça allait bien se passer. L’accueil qu’on m’avait réservé à mon arrivée m’avait beaucoup touché. Visiblement, j’étais attendu. Après, tout s’est fait naturellement. Ici, je me sens vraiment chez moi. »

    Le nouveau numéro 10

    Comme les plus grands, Ronaldinho a bénéficié dès son arrivée du fameux numéro 10. Porté à l’époque par Juan Roman Riquelme, le numéro fut rapidement transmis à Ronnie, surtout que le joueur argentin s’apprêtait à quitter le club pour rejoindre les amarillos de Villareal.

    Plus qu’un meneur de jeu, Ronaldinho fut un véritable buteur lors de sa première saison avec Barcelone. Dès la première journée, il marqua l’un des plus beaux buts de sa carrière face à Séville (1-0). Au départ, Frank Rijkaard semblait autant désarçonné que Luis Fernandez face à Ronaldinho. « Ce gars là est un jongleur, un magicien, mais comment le faire jouer en équipe ? ». Alors que le Barça peinait en début de championnat, une réunion eu lieu au domicile de Johan Cruyff avec les hommes forts du club. Rijkaard y avoua son impuissance : « Techniquement, c’est le meilleur, mais j’en fais quoi ? Et en plus, il ne défend pas. » Au contraire de Luis Fernandez, le technicien hollandais construisit son équipe autour de Ronnie. Au lieu de le visser au banc de touche, Ronaldinho allait être le crack de la formation catalane.

    Privé de Ligue des Champions cette année là, le Barça se fera éliminer de la Coupe de l’UEFA par le Celtic Glasgow en mars 2004. En Liga, après un début difficile, les Catalans terminèrent second à quelques longueurs du champion, le FC Valence. Véritable catalyseur de l’équipe, Ronaldinho a su insuffler au groupe de Frank Rijkaard une confiance et une bonne humeur qui laissaient présager une deuxième saison magnifique. « Le coach m’a beaucoup appris dans le placement. Je suis plus mature et chaque semaine je me sens meilleur. En plus, comme j’ai la possibilité de jouer comme j’aime, c’est parfait », avouait Ronaldinho dans le courant de l’année 2004.

    Ronaldinho a d’ailleurs toujours fait l’éloge de Frank Rijkaard. « Il était et reste un grand, un phénomène, expliquait Ronnie un an après son arrivée. C’est un entraîneur très jeune qui nous comprend parfaitement. Et nous les joueurs, nous profitons beaucoup de son expérience. Frank comptait parmi les plus grands footballeurs, et aujourd’hui il ait transmettre à ses hommes tout ce qu’il sait, tout ce qu’il a fait sur le terrain. »

    Sa nouvelle vie à Barcelone

    Souvent distrait à Paris, Ronaldinho s’est calmement posé à Barcelone. Une attitude plus professionnelle, notamment en ce qui concerne les fameuses sorties nocturnes brésiliennes, qui lui a permis de se renforcer physiquement. Néanmoins, son sang du Sud ne s’est pas évaporé pour autant. Ronaldinho aime toujours danser et s’amuser avec ses amis. Si les soirées sont moins fréquentes qu’à Paris, où il n’hésitait pas à s’exhiber au Monte Cristo, sur les Champs-Élysées, il se fait plus discret à Barcelone. La presse n’en fait d’ailleurs pas étalage. Le 1er mars 2006, les photographes l’ont surpris dans une boîte de nuit barcelonaise en train de taper sur son tambour avec ses amis du groupe brésilien Samba Tri. Le problème, c’est que trois jours plus tard le Barça jouait face au Deportivo La Corogne... Mais naturellement, personne ne lui en a tenu rigueur. Ronnie inscrivit même un but durant le match et le fêta en faisant mine de jouer du tambour !

    « Vous savez, expliquait à l’époque Ronaldinho, ma vie n’a pas changé par rapport à Paris. La seule différence, c’est que, ici, je joue ! Mais dès que je suis hors des terrains, j’ai la vie normale d’un jeune qui a du temps libre. »

    Comme d’autres joueurs du Barça, Ronaldinho a élu domicile à Castelldefels, une banlieue réputée de Barcelone. Situé à une vingtaine de kilomètres du centre, Ronaldinho se fait conduire tous les matins à l’entraînement. Il n’aime pas conduire et préfère largement s’amuser avec son baladeur ipod dans la voiture. A la maison, il n’a d’yeux que pour sa famille et ses amis. Toujours accueillant, il n’hésite pas à partager sa grande maison de 700 mètres carrés où l’ambiance est à chaque fois garantie.
     
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    A la conquête de la Liga

    A l’intersaison 2004, Barcelone parvint à arracher Samuel Eto’o au Real Madrid. Avec Deco, Giuly, Larsson, ainsi que ses compatriotes Edmilson et Belleti, le Barça s’élançait à l’assaut d’un premier titre depuis six ans.
    Moins dépendante de Ronaldinho, l’équipe de Frank Rijkaard survola la Liga. Au Camp Nou, les Catalans terrassèrent le Real Madrid avec notamment un penalty signé de la patte d’El Gaucho (3-0). Cette saison là, la magie du brésilien permit au Barça d’additionner 73 buts et de se proclamer Champion d’Espagne à plusieurs journées de la fin, sur le terrain de Levante.

    En Ligue des Champions, l’histoire fut moins rose pour les Catalans. Éliminé prématurément par Chelsea, le Barça connut son premier gros coup dur. Néanmoins, l’Europe retiendra le but de Ronaldinho à Stamford Bridge. D’un pointu surprenant, l’attaquant brésilien surpris une défense anglaise inerte face à l’extraterrestre sud-américain. Quelques minutes auparavant, il avait déjà battu Peter Cech sur penalty. Malheureusement pour Barcelone, ce ne fut pas suffisant.

    A l’aube de la saison 2005-06, tout le monde s’accordait à dire que Ronaldinho était devenu le moteur de l’équipe, une pièce indispensable à la tactique de Frank Rijkaard. Au contraire de Paris, il est devenu un poumon indissociable de l’équipe. Selon Johan Cruyff, « le Barça permet à Ronaldinho de développer ses qualités. C’est un super joueur qui évolue dans un club qui pratique un football très attractif et offensif. Pour briller, Ronaldinho a besoin de ballons. Au Barça, il n’a pas à se dépenser pour les récupérer. On les lui donne. Quand l’équipe va bien, il va bien. Et inversement. »

    L’apothéose

    La saison 2005-2006 fut, pour Ronaldinho et Barcelone, une période incroyable. A chaque instant, les Catalans ont été à la hauteur de leur statut de favoris. En Liga comme en Champion’s League, Barcelone a déroulé jusqu’à atteindre ses objectifs.

    En championnat, le 3-0 de Barcelone au Santiago Bernabeu reste dans toutes les mémoires. En état de grâce ce soir là, Ronaldinho planta deux buts venus d’ailleurs. Une performance qui lui valut même un standing ovation du public madrilène. « Je ne sais pas si le match face au Real Madrid était un jour particulier mais en tout cas, c’est peut-être la nuit où j’ai le plus marqué les esprits, avouait Ronnie quelques jours après la victoire. Vous savez, tout le monde regarde le Clasico et j’ai eu la possibilité de sortir ce match devant des dizaines de millions de téléspectateurs ».

    Le 1er février 2006, Ronaldinho a vécu une des soirées les plus noires depuis son arrivée en Espagne. Ce soir là, le Barça devait remonter deux buts face à Saragosse au Camp Nou sous peine d’être éliminé de la Coupe du Roi. Alors que l’on jouait la 38ème minute, Rodriguez Santiago, l’arbitre de la rencontre, adresse un carton rouge direct au Brésilien pour une faute qui, à peine, valait le jaune. Sous le choc, Ronaldinho sortit du terrain la larme à l’œil et s’effondra dans les bras de Frank Rijkaard. Le lendemain, la presse catalane cria au scandale. Mais le mal était fait, Barcelone était sorti de la Coupe.

    Heureusement, le reste de la saison du club culé fut nettement plus réjouissante. A l’image de la saison précédente, les Catalans écrasèrent un par un leurs adversaires pour enfin, le mercredi 3 mai, conclure la saison par un nouveau titre de champion. Sur le terrain du Celta Vigo, les Barcelonais ont offert à leurs supporters une nouvelle récompense. Le jeudi, plus d’un million de personnes étaient dans la rue.
    Quatorze jours plus tard, la Catalogne était une nouvelle fois invitée à fêter ses champions. Après l’exploit de 1992, le Barça allait arracher au Stade de France de Paris le titre de Champion d’Europe. En finale face à Arsenal, Ronaldinho et ses coéquipiers sont parvenus à anéantir les ambitions d’Arsène Wenger en écartant les Gunners grâce à des buts de Samuel Eto’o et Juliano Belletti (2-1).
     
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    Le Meilleur joueur du Monde

    Sur le plan individuel, Ronaldinho est sans conteste le meilleur joueur de la planète. Ses récompenses personnelles sont d’ailleurs là pour le prouver.

    En décembre 2004, il se voit remettre le titre de meilleur joueur de l’année par la FIFA. Sur le podium, on retrouve des talents comme Thierry Henry ou Andrei Shevchenko. Mais le roi Gaucho, avec 620 points, ne fait pas de cadeau et repartira de Zurich avec le trophée sous le bras.

    L’année suivante, l’international brésilien remit le couvert et empocha à nouveau le titre. Cette fois-ci, Ronaldinho devança Frank Lampard et son coéquipier Samuel Eto’o. A la recherche d’un nouveau record, il souhaite conquérir en 2006 un nouveau titre Fifa World Player afin d’égaler les trois récompenses de Zinedine Zidane et Ronaldo. Pour ses coéquipiers, Ronaldinho méritait ce trophée : « On ne le dirait peut-être pas, mais Ronaldinho est très fort, très puissant physiquement. D’ailleurs, pour tout vous dire, c’est le plus fort à tout point de vue », s’exclamait le capitaine du Barça, Carles Puyol, en début d’année.

    Cinquante ans après sa création, Ronaldinho Gaucho reçut en novembre 2005 la récompense suprême pour un footballeur: le Ballon d’Or. «Ce n’était pas un objectif, mais c’est une belle récompense personnelle, avouait le joueur le jour de sa nomination. Si j’ai ce titre aujourd’hui, c’est grâce à mes coéquipiers et mes entraîneurs. Sans eux, que ce soit avec ceux du Barça ou de la sélection, je n’en serais pas là. Ils y sont tous pour quelque chose, comme tous ceux qui ont cru en moi. C’est à eux que je dédie ce Ballon d’Or ».

    Au fil des ans, Ronaldinho est devenu le joueur le mieux payé au monde. Selon un classement publié en avril dernier, le Brésilien est le leader incontesté avec 23 millions de revenu par an. Si les chiffres n’ont que peu d’importance et qu’il est presque impossible de savoir réellement ce que touche Ronaldinho, le fait est que la star du Barça est à ce jour l’idole de tous les amateurs de football. Partout dans le monde, son talent et sa classe sont reconnus. « Quand j’étais petit, j’espérais que tout cela m’arriverait un jour. Signer des autographes, répondre aux sollicitations, je ne trouve pas que c’est lourd. Les bonnes choses, quand on te complimente, c’est toujours agréable. Je suis un homme heureux, et je le suis même de plus en plus. Je joue dans une équipe qui gagne et avec laquelle je m’éclate. Je savoure des grands moments et je vais tout faire pour que ça reste ainsi. Mon avenir, je ne l’imagine pas ailleurs qu’à Barcelone. Je m’y vois jouer pendant des années. J’y suis très heureux. Je ne manque de rien. »

    Les plus grands saluent Ronaldinho

    Ronaldinho a gagné en quelques années le respect de tous. Aujourd’hui, les anciens géants du football s’inclinent devant son talent et saluent l’artiste. « Vous savez, expliquait Michel Platini en novembre 2005, le football est un art. Et Ronaldinho est un des plus grands artistes actuels. Ce gars rend le football meilleur et plus beau. Il y a des joueurs comme cela pour qui j’achèterais un billet pour les voir jouer. Pour moi, Ronaldinho est entré dans le panthéon des légendes ». Une autre star française, Raymond Kopa, est également fan du joueur : « Je crois que c’est le Barça qui lui permet de jouer à un niveau exceptionnel. Quoique je me souvienne avoir dit à Zidane, le jour où le Real a perdu 0-3 à Bernabeu, que Ronaldinho n’avait eu besoin de l’aide de personne pour mettre deux buts ! ». Pour Jean-Pierre Papin, « Ronaldinho est le dernier grand magicien. Il incarne à la fois la dernière passe et le but impossible. C’est un génie doté d’une grande humilité au service du plaisir. Il s’attache à en donner aux spectateurs et à en prendre lui-même. »

    Toujours modeste, Ronaldinho estime encore aujourd’hui qu’il a encore beaucoup à apprendre du football. « Je ne me prends pas pour un dieu et j’ai encore beaucoup de choses à apprendre pour m’améliorer et grandir comme joueur. C’est une chose d’être un bon joueur, mais les Maradona, Romario, Stoichkov, Zidane, Gullit, Van Basten, Rijkaard, Rivaldo et Ronaldo… ce sont les meilleurs ! »


    fc-barcelone
     
  6. tarix64

    tarix64 Visiteur

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    tu va trouver ca bizar pour un barcawi mais je l aime pas moi roni [22h]
     
  7. oisis73

    oisis73 llit3ejjib yettibla

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    Carte d'identité

    Nom : Ronaldo De Assis Moreira

    Pays d’origine : Brésil

    Lieu de naissance: Porto Alegre

    Date de naissance: 21 mars 1980

    Caractéristiques

    Age : 26 ans

    Taille: 182 cm

    Poids: 80 kg

    Meilleur pied : Droit

    Poste : milieu offensif

    Numéro (club et sélection) : 10

    Divers

    Équipementier officiel : Nike

    Site officiel : ronaldinhogaucho.com

    [​IMG]
     
  8. oisis73

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    wa8owwa machi me7bob kib7al messi olla Etoo walaken tane7tarmo belle3b ta3o 7it sseyed m3ellem ghir 8owwa be3d lmarrat taykon 2anaani, walakin tayeb9a le33ab kbir otaye3jebni bezzaf fereal 7it taychewwe88om [:Z]
     
  9. oisis73

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    Ronaldinho - Palmarès

    · Ligue des Champions 2006

    · Champion d’Espagne 2005-2006

    · Super coupe d'Espagne 2005-2006

    · Trophée Ramon de Carranza 2005

    · Coupe des Confédérations 2005

    · Champion d'Espagne 2004-2005

    · Coupe de Catalogne 2003 et 2004

    · Trophée Gamper 2003 et 2004

    · Finaliste de la Coupe de France 2003

    · Champion du monde 2002

    · Vainqueur de la coupe Inter Toto 2001

    · Quart Finaliste aux JO de Sydney 2000

    · Tournoi préolympique 2000

    · Finaliste de la C. Conféd. 1999

    · Coupe Sul-Minas: 1999

    · Copa America 1999

    · Coupe du Rio Grande Do Sul 1999

    · Championnat du Rio Grande Do Sul 1999

    · Champion du monde Cadets 1997


    Titres individuels :

    · Ballon d’Or France Football 2005

    · Meilleur attaquant d'Europe 2004 et 2005

    · Meilleur joueur FIFA 2004 et 2005

    · Meilleur joueur étranger de la Liga 03 et 04

    · Meilleur buteur des qualif. pour les JO 2000

    · Meilleur buteur de la C. Conféd. 1999 avec 6 buts

    · Meilleur joueur de a C. Conféd. 1999

    Rappel de sa carrière en club :


    Gremio Porto Alegre – 1998 > 2001 (110 matches)

    Paris Saint Germain – 2001 > 2003 (55 matches)

    FC Barcelone – 2003 > […]

    Rappel de sa carrière en sélection nationale :

    Brésil 3-0 Lettonie – Premier match le 26 juin 1999
     

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