Sécheresse: Un plan peu ambitieux

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 18 Janvier 2007.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    · Seul le cheptel est concerné pour l’heure

    · Rien n’est encore arrêté pour la production végétale

    · Les professionnels sceptiques


    LE plan de sauvegarde du cheptel prend forme. Ses détails ont été présentés mardi par Mohand Laenser, lors de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers. L’élevage est le secteur le plus pénalisé par la faiblesse constatée des précipitations.

    Le programme d’urgence pour limiter les dégâts consiste d’abord à faciliter l’importation des aliments pour le bétail, en jouant sur les taxes douanières. L’importation de l’orge sera ainsi exonérée d’impôts et taxes douanières. Une baisse de 2,5% des taxes douanières sur les autres aliments (comme le maïs) est également attendue. Les professionnels saluent cette initiative mais demandent plus.

    «La baisse sur les aliments autres que l’orge est trop insignifiante pour avoir un quelconque impact sur les éleveurs», affirme Said Fagouri, directeur général de l’association nationale des éleveurs ovins et caprins (ANOC). Et le responsable de faire part de l’inquiétude au sein du secteur par rapport à une année qui s’annonce difficile. Cette mesure se veut un moyen de contourner la hausse des prix de l’alimentation du cheptel au niveau mondial. Les tarifs ont en effet été multipliés par 2 à 4 fois. Au port de Casablanca, le prix du quintal d’orge est établi à 290 DH. Le quintal de maïs coûte 250 DH. Sans compter les 20% de taxe sur la valeur ajoutée à l’importation. Il s’agit aussi d’un moyen d’atténuer la baisse des prix du bétail destiné à la reproduction.

    Autre mesure, la prise en charge des frais de transport des aliments. Quelque deux millions de quintaux de ces produits seront ainsi acheminés aux frais de l’Etat aux éleveurs. Le ministère ne dit cependant rien sur qui devrait en bénéficier. Toujours sur ce registre, la mobilisation des camions-citernes pour le transport d’eau est également de mise. «Ces mesures sont globalement positives, mais leur application gagne à être immédiate et généralisée. Sinon, elles ne serviront à rien. D’autant que c’est la période de l’allaitement et de la croissance du cheptel. Le manque d’alimentation, doublé du froid, risque de provoquer des maladies qui ravageraient une grande partie du bétail», explique Fagouri. Pour limiter l’étendue de cette menace, les médicaments et vaccins pour le cheptel seront également pris en charge par l’Etat.

    Par rapport à l’agriculture, le gouvernement reste sur l’expectative. «Nous sommes toujours en train d’étudier la situation, en étroite collaboration avec les services extérieurs», déclare Driss Nadah, responsable de la Direction de la production végétale au ministère de l’Agriculture. Hormis un plan de développement des cultures printanières, dont les détails n’ont pas encore été divulgués, aucune mesure n’a donc été arrêtée. «Si par cultures printanières, le ministère de tutelle entend celle des tourne-sols, il faut savoir que les superficies cultivées en la matière ont chuté à 30.000 hectares, contre 200.000 avant la libéralisation du secteur des huiles. S’il vise les légumineuses, le département de tutelle est conscient qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition», ironise un agriculteur.


    En guise de réponse, le ministre s’est engagé le cas échéant à reprendre des formules pour le moins anciennes (eau potable pour les zones touchées, soutien aux agriculteurs…) «Ces mécanismes datent des années de grande sécheresse et dont l’impact reste difficilement quantifiable. En revanche, le gouvernement ne fait part d’aucune intention de limiter le surendettement en vue des agriculteurs», assure un autre professionnel. Le département de Laenser parle également de «versement des indemnités de l’assurance sécheresse dans les délais prévus». «Mais il ne dit rien sur la date. S’il faut attendre jusqu’au mois de mai, ce n’est plus la peine. D’autant que le taux de couverture dans le secteur est trop infime pour que cette mesure soit présentée comme une solution», ajoute cette source.


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    Inquiétude

    POUR l’heure, le déficit en pluies est de 44% par rapport à la moyenne normale de 138 mm. Un recul de 15% a été enregistré en terme de superficies cultivées par rapport aux dernières années. Au 5 janvier courant, la superficie consacrée aux céréales d’automne est d’environ 4 millions d’hectares. Principales régions où cette situation est jugée alarmante: le Haouz, l’Oriental et le Moyen et le Grand Atlas. Les apports hydrauliques accusent un déficit de 25% en comparaison avec la moyenne habituelle.


    L'Economiste
     
  2. ذات النقاب

    ذات النقاب أختكم في الله

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    allah yar7amna ama taghayorat monakhiya kolchi 9albato , la neige mata7itchi fi europe bazaf

    wa bara3im bdaw yakharjo fi chjar

    allah yar7am hassan II bna sodoud , fi bladna ama wkan makanoch sodoud wkan 7asla
     

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