Sécurité : Les villes les moins sûres

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 21 Mai 2010.

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    Casablanca, Rabat, Fès toujours en tête

    · 335.528 crimes et délits enregistrés en 2009

    · Criminalité, adultes et mineurs à égalité


    IL y a des chiffres rares! La Direction générale de la Sécurité nationale (DGSN) vient de faire son bilan 2009. Communiquer est en soi révolutionnaire. En attendant l’observatoire de la criminalité prévu par la réforme de la justice, seuls ces chiffres font «foi».

    La Sûreté nationale se veut d’ailleurs prudente quant à leur interprétation. Son bilan livre les données ayant «le plus d’impact sur le sentiment d’insécurité» des citoyens: homicides, viols, vols… Et qui «ne reflètent que les affaires enregistrées et traitées» par la DGSN. Face à cette «criminalité apparente», il y a une criminalité invisible. Non comptabilisée à cause, notamment, de l’inexistence de plaintes…

    Ce «chiffre noir» fait que statistiquement la délinquance ne peut être totalement cernée. L’on saura ainsi que 335.528 crimes et délits ont été enregistrés en 2009, soit une hausse de 4,5% par rapport à 2008.

    Les infractions qui portent atteinte aux mœurs et à la famille ou aux biens arrivent en tête. On dénombre également 60.000 atteintes à la personne et 40.000 infractions économiques et financières.

    Ces statistiques sont sensibles: elles donnent une vision sur l’évolution de la criminalité et une idée sur l’efficacité de la DGSN surtout. Si l’on se fie à son bilan 2009, la DGSN revendique l’élucidation de près de 297.500 affaires. Le taux de résolution dépasse les 88% pour la criminalité générale (atteintes à la personne, aux biens, mœurs, infractions financières).

    Il y a également la criminalité violente: 38.786 infractions. Là aussi, la DGSN a résolu 7 infractions sur dix. Vertigineux! Lorsqu’on sait que dans cette catégorie figurent les meurtres, les viols, les attentas à la pudeur, les vols avec violence, à l’arraché…

    Le vol est l’infraction la plus récurrente et ses taux sont élevés aussi bien chez les majeurs que les mineurs, particulièrement le vol qualifié ou sous menace d’armes blanches.

    Casablanca, avec ses 3 millions d’habitants, est la métropole la plus peuplée et la plus «dangereuse». Son score en matière de criminalité violente (10.117) fait le double de celui de Rabat et plus du triple de celui de Fès (3.384), Marrakech et Oujda. Voire cinq fois plus par rapport à Agadir, Tétouan, Meknès…

    Des statistiques à nuancer puisque ces villes n’ont pas le même nombre d’habitants. Le taux de criminalité par tête est plus pertinent pour le classement: Fès et Casablanca ont le même taux (0,33%). Même chose en matière de criminalité générale (atteintes à la personne, aux biens…). Casablanca arrive en tête: 89.625 infractions. Suivent Oujda, Marrakech, Rabat et Fès. Des villes comme Al Hoceima, Taza, Béni Mellal, Safi, El Jadida et Laâyoune occupent les dernières places.


    Surprise de taille: le taux de criminalité à Oujda (0,54%) dépasse celui de la capitale économique (0,29%). En 2009, la croissance des délits et crimes a atteint 4,5%. L’ivresse publique, les délits de chèques, l’incitation à la débauche… se taillent la part du lion.

    Le bilan de la DGSN justifie cette hausse (évidemment) par «l’intensification des opérations antidrogue et la création de six nouvelles commissariats à Demnate, Mrirt et Tata notamment». Il y a aussi l’émergence du braquage de banques et du hooliganisme.

    La société change et ses infractions avec. La police devrait évoluer à son tour en termes de moyens déployés, méthodes de travail… Sinon, elle sera dépassée et le sentiment d’insécurité ne sera que plus grand. Certes, la DGSN «veille». Mais vaut mieux prévenir que guérir. Et là, c’est l’éducation familiale et institutionnelle qui entre en jeu.



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