Sécurité nationale

Discussion dans 'Scooooop' créé par sami_b, 9 Juin 2005.

  1. sami_b

    sami_b Visiteur

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    Le porte-parole patenté de la république mafieuse sort toute sa panoplie. La langue de bois néo-stalinienne. Le faux progressisme qui a spolié un peuple de sa libération et de ses ressources.


    Je n’ai pas résisté à la tentation de donner à lire cet éditorial publié dans le quotidien algérien El Watan le 8 juin 2005 et signé Tayeb Belghiche à tous ceux qui seraient tentés de continuer à se méprendre sur la réalité «humaine» et psychologique haineuse de nos adversaires. Tout y est. Le porte-parole patenté de la république mafieuse sort toute sa panoplie. La langue de bois néo-stalinienne. Le faux progressisme qui a spolié un peuple de sa libération et de ses ressources. Le mépris des victimes d’une guerre civile qui a fait plus de 200 000 morts en mettant en avant l’argument fallacieux de «sécurité nationale» alors que les responsables et les rentiers de l’insécurité nationale algérienne sont connus et sévissent encore dans l’impunité totale. Ceux d’entre nous qui avaient encore un doute sur les intentions de nos voisins seront édifiés.
    «Les ambassadeurs, et c’est connu, sont tenus à l’obligation de réserve. Certains d’entre eux cependant, en poste à Alger, ne respectent pas cette règle. Lorsqu’ils sont en panne d’arguments, ils se mettent à attaquer la presse algérienne. Récemment, l’ambassadeur des Etats-Unis, en violation même du premier amendement de la Constitution américaine, s’était mis à nous donner des leçons de journalisme. Sans doute encouragé par cette sortie, celui du Royaume du Maroc s’est permis de dire qu’il a «l’impression que les journalistes (algériens, ndlr) vivent sur une autre planète» et qu’ils ajoutent «de l’huile sur le feu» dans l’affaire du Sahara-Occidental. D’abord, ce n’est pas là un langage qui sied à un diplomate.
    Les journalistes algériens n’ont pas d’ordre ni de leçon à recevoir de quiconque, surtout de la part d’un étranger, fût-il hôte de l’Algérie. Nous avons une presse qui a acquis sa liberté d’écrire dans le sang. La corporation, ciblée surtout par le terrorisme islamiste, a payé un lourd tribut pour pouvoir dire ce qu’elle pense. Certes, la presse libre est jeune dans notre pays, ce qui fait qu’elle peut commettre des erreurs. Mais dans l’affaire du Sahara-Occidental, elle traite le dossier dans un strict respect des lois internationales.
    Ce sont l’ONU, l’OUA et les Non-alignés, entre autres, qui exigent un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui. Aucun pays au monde, à l’exception du Maroc, ne soutient le contraire. Les votes successifs de l’Assemblée générale des Nations unies sont là pour le prouver. Même le Maroc, par la bouche de son Souverain en 1989, à Nairobi, lors du sommet panafricain, a fini par accepter ce principe que Rabat se met aujourd’hui à renier. Or l’ambassadeur chérifien nous demande de nous taire face à un nouveau colonialisme qui veut s’imposer dans un pays voisin de l’Algérie. Cela veut dire que nous devons soutenir l’agression marocaine et les tentatives d’asservissement d’un peuple pour «ne pas jeter de l’huile sur le feu». C’est une demande, bien entendu, irrecevable.
    Les journalistes algériens font leur travail dans des conditions difficiles et du mieux qu’ils peuvent. Ils n’ont pas plié devant les Pouvoirs qui tentent de les museler. Ce ne sont pas les remarques déplacées du représentant d’une monarchie médiévale qui infléchiront le comportement de la corporation, surtout à propos du Sahara-Occidental qui, outre le fait que cette question relève de la résolution 1514 sur les peuples coloniaux, est aussi un problème de sécurité nationale de l’Algérie.»


    Source:ALM
     

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