S.M. le Roi accorde sa Haute grâce à deux condamnés à perpétuité

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 27 Juin 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Parce que ces prisonniers ont su se racheter en obtenant des diplômes universitaires

    S.M. le Roi Mohammed VI a bien voulu accorder sa Haute grâce Royale à deux détenus condamnés à perpétuité à la prison centrale de Kénitra suite à la persévérance, à l'assiduité et à la constance dont ils ont fait montre en obtenant des diplômes universitaires supérieurs. La première chaîne de télévision nationale (TVM) rapporte samedi dans son journal de la soirée que cette grâce Royale fait suite à ce dont les deux détenus ont fait preuve en terme de persévérance et d'assiduité durant toute la période de leur incarcération, qui a été couronnée par l'obtention de nombre de diplômes universitaires.


    Dans une déclaration à la TVM, M. Mohamed Abdenabaoui, directeur général de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, a indiqué que S.M. le Roi Mohammed VI a bien voulu accorder sa Haute grâce Royale au profit des deux détenus en raison de la discipline dont ils ont fait preuve au sein de l'établissement pénitentiaire, du fait qu'ils ont consacré la période de leur incarcération aux études pour obtenir des diplômes universitaires supérieurs.

    Il a ajouté que les deux détenus, qui étaient un modèle en matière de discipline et de bonne citoyenneté, ont su absoudre leur crime et démontrer que l'établissement pénitentiaire n'est pas un lieu de châtiment et de vengeance, mais plutôt une institution de réinsertion et de rééducation.

    De leur côté, les deux ex-détenus, Hamid Farah et Mohamed Bellafkih qui ont bénéficié de la grâce Royale, ont souligné que la présente initiative Royale traduit la nouvelle vision de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus et leur qualification en vue de leur insertion dans le tissu social.

    L'ex-détenu Mohamed Farah (né en 1964), a affirmé avoir obtenu, durant la période de son incarcération, un baccalauréat en lettres modernes, avec mention assez bien, une licence en droit privé, en 1997, en langue arabe, une licence en études islamiques et une licence dans l'histoire des civilisations, ajoutant qu'il se penche actuellement sur la préparation d'une licence en sociologie.

    Pour sa part, Mahmoud Bellafkih (né en 1959) a assuré avoir obtenu un baccalauréat section lettres modernes, une licence en langue arabe, une licence en droit privé et un diplôme de troisième cycle (spécialité roman moderne), précisant qu'il se penche actuellement sur la publication d'un recueil de poèmes.


    MAP
    Le Matin

     

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