Sahara: Echange de visites des familles

Discussion dans 'Info du bled' créé par oisis73, 19 Novembre 2006.

  1. oisis73

    oisis73 llit3ejjib yettibla

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    L'opération d'échange de visites familiales entre les camps de Tindouf au sud de l'Algérie, et les provinces du Sud du Royaume s'est poursuivie vendredi avec l'organisation du troisième des quatre voyages programmés de manière concomitante, de et vers les villes de Dakhla et Laâyoune.

    Ce troisième échange a connu la participation d'un total de 63 bénéficiaires (17 familles), indique un communiqué du bureau de la coordination marocaine avec la Minurso.

    Onze familles totalisant 33 citoyens dont 17 personnes (5 familles) originaires de la province de Laâyoune ont embarqué vendredi vers 6h00 à bord d'un aéronef de la Minurso à l'aéroport Hassan 1er avant que 16 personnes (6 familles), issues des provinces de Oued Eddahab et Aousserd n'aient embarqué à l'aéroport de Dakhla à bord du même avion à destination de Tindouf vers 8h35mn.


    le matin​
     
  2. oisis73

    oisis73 llit3ejjib yettibla

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    Re : Sahara: Echange de visites des familles

    Du principe humanitaire

    Quelque soixante-trois personnes, représentant dix-sept familles, ont pu bénéficier, vendredi, d'un échange de visites familiales programmées au titre des quatre voyages entre les camps de Tindouf et les provinces du Sud marocain, autrement dit Dakhla et Laâyoune. Ces déplacements s'effectuent dans les deux sens croisés pour permettre aux familles de retrouver leurs frères et s½urs ou membres de leurs proches.

    Ils participent d'une action humanitaire concertée, demandée depuis des lustres par le Royaume du Maroc, et à laquelle le gouvernement algérien ne s'est rallié que tout récemment, encore que sous pression de pays amis ou d'institutions internationales comme le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR).

    Les départs organisés simultanément, avec la coopération de la Minurso, de Dakhla et de Laâyoune et, inversement, de Tindouf, favorisent ainsi un échange où la dimension humanitaire reste prépondérante, sans toutefois préjuger d'autre chose. Le Maroc s'y est inscrit avec conviction et, tout au long des trente dernières années passées, n'a cessé de réclamer l'application des principes humanitaires, faute de voir régner la raison.

    Les imbrications familiales, d'un côté comme dans l'autre des lignes de séparation au niveau des contrées sahariennes du sud-est, sont nombreuses et permanentes, les liens de sang encore plus marqués.

    Depuis la nuit des temps, n'étaient la volonté du colonisateur et l'aveuglement de son successeur, jamais ces régions n'avaient connu par le passé une frontière, les populations vaquant à leurs occupations, en quête de points d'eau, livrées au commerce caravanier dans une aire géographique qui n'avait que le sable et le ciel comme conjonction.

    Les visites ainsi organisées montrent en somme la vanité des politiques de “ ghettoïsation ” dans lesquelles le gouvernement algérien enferme les familles. Celui-ci se trouve acculé à lâcher du lest, enclin à respecter vaille que vaille la volonté des familles.
    Jusqu'à présent, il était velléitaire au point de repousser le choix des candidats aux visites vers le Maroc et d'exercer des pressions sur eux. Il faut souhaiter, dans ces conditions, que la raison puisse prévaloir au nom des principes humanitaires qui sont le premier pas vers le dialogue lointain.

    le matin​
     

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