Sahara: Nouveau soutien à l’option d’autonomie

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 9 Avril 2010.

  1. @@@

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    · L’Institut Thomas-More recommande à l’UE de soutenir la proposition marocaine

    · Le conflit du Sahara et les blocages frontaliers… des facteurs de tension


    «Pas d’intégration régionale sans une paix durable au Maghreb». C’est le constat du dernier rapport de l’Institut Thomas-More qui recommande à l’UE de soutenir la proposition marocaine d’autonomie, laquelle semble «la seule option réaliste de sortie de crise».*


    En plus du conflit autour du Sahara, le blocage des frontières constitue un facteur supplémentaire de tensions interétatiques. Ainsi, la fermeture des frontières entre l’Algérie et le Maroc a un sérieux impact négatif en ce sens qu’elle ruine les économies régionales, déchire les familles et ne trouve pas d’issue malgré les multiples propositions du Maroc.

    Ainsi, du fait de sa proximité géographique et de son implication dans la lutte contre le terrorisme et les nouvelles formes de criminalité avec les pays du Maghreb, l’UE devrait s’attaquer aux causes de ces problèmes, recommande le rapport.

    Les experts estiment que les difficultés socioéconomiques et le chômage dans la région privent la jeunesse maghrébine de véritables perspectives d’avenir.

    Il en est de même pour la sécurité durable du Maghreb qui nécessite le renforcement de la coopération régionale.
    Mais ce sont surtout les tensions interétatiques qui constituent des freins pour le développement de cette coopération. Au premier rang de ces blocages, le conflit autour du Sahara. Un conflit vieux de plus de 35 ans et qui a un coût pour les populations, les pays concernés et l’ensemble de la région.

    Au-delà des enjeux politiques, la question du Sahara représente aussi un coût en termes économique et de crédibilité pour l’ONU. D’ailleurs, le déploiement de la Minurso nécessite 35 millions d’euros par an sans résultat concret depuis bientôt 20 ans.

    Par ailleurs, les séquestrés de Tindouf continuent de vivre dans des conditions déplorables, souffrant de pénuries alimentaires, d’eau et d’infrastructures sanitaires. Dans le même temps, l’organisation séparatiste reste minée par des problèmes de corruption, d’enrichissement personnel, de clientélisme et de détournement de l’aide alimentaire…

    L’organisation d’un référendum n’étant plus possible en l’absence d’un consensus sur les modalités de sa tenue, Kofi Annan, alors SG des Nations unies, déclarait en 2000 qu’il faudrait «se préparer à étudier d’autres moyens que le référendum afin de parvenir à un règlement rapide, durable et concerté du conflit».




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