Sahara : Rabat satisfait de la désignation d'un nouveau représentant de l'ONU

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 28 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

    J'aime reçus:
    52
    Points:
    48
    Le Hollandais Van Walsum a été nommé nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU au Sahara, a annoncé mardi le porte-parole de Kofi Annan, Stéphan Dujaric. Le nouvel envoyé personnel du secrétaire général au Sahara a pour mission de «consulter les parties et les Etats de la région afin de sortir de l'impasse actuelle et de trouver une solution politique à la question du Sahara», a déclaré M. Dujaric lors d'une conférence de presse.

    En réaction à cette désignation, le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Mohamed Bennouna a indiqué que «la nomination d'un diplomate hollandais de très grande expérience, M. Van Walsum, comme envoyé personnel du secrétaire général pour la question du Sahara aidera les parties et les Etats de la région à sortir de l'impasse actuelle et à progresser vers une solution politique, définitive et mutuellement acceptable, ainsi que l'a demandée la dernière résolution 1598 du Conseil de sécurité en date du 28 avril 2005».

    «Cette nomination, a affirmé M. Bennouna, est la bienvenue et nous souhaitons à M. Van Walsum plein succès dans l'accomplissement de son mandat».
    «Le Royaume du Maroc réitère sa disposition à coopérer pleinement avec les Nations unies, le secrétaire général et son envoyé personnel en vue d'évaluer la situation et de sortir cette question de l'impasse politique actuelle dans le plein respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté des pays de la région du Maghreb», a ajouté le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies.

    Pour sa part, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a exprimé sa «grande satisfaction» pour la nomination de M. Van Walsum et précisé que celle-ci «permettra d'introduire une nouvelle dynamique dans le processus» de solution au Sahara. Il a également déclaré que cette désignation est intervenue suite à «une demande insistante de l'Espagne au secrétaire général» de l'ONU, formulée «durant les derniers mois» de l'année en cours.

    Peter Van Walsum, 71 ans, a été, précise-t-on, représentant permanent des Pays Bas à l'ONU, où il avait, entre autres, présidé le Comité de sanctions contre l'Irak.

    Au poste de représentant personnel au Sahara, il remplace Alvaro de Soto qui avait été nommé le 11 juin 2004 suite à la démission de James Baker. M. de Soto qui occupait déjà les fonctions de représentant spécial du secrétaire général chargé de la Minurso avait été sollicité par M. Annan de poursuivre le travail de médiation politique avec les parties et les Etats voisins, afin de parvenir à «une solution politique, juste, définitive et mutuellement acceptable». Ce qu'il avait essayé de faire en entamant ses bons offices par une tournée dans la région commencée par le Maroc. C'est ainsi que S.M. le Roi Mohammed VI l'avait reçu et lui avait réitéré l'entière disposition du Royaume à coopérer pleinement avec les Nations unies.

    Durant cette audience, le Souverain avait également rappelé l'engagement du Maroc à ½uvrer de bonne foi avec les Nations unies et les différentes parties concernées pour parvenir, au plus tôt, à une solution politique négociée dans le cadre de la souveraineté du Maroc.
    Un tel règlement pourrait relancer le processus d'édification de l'Union du Maghreb Arabe qui constitue, pour le Royaume, une option stratégique. Il est également de nature à contribuer à consolider la sécurité et la stabilité dans toute la région du Nord-Ouest africain, et à la mettre à l'abri de toute menace terroriste.

    L'action soutenue ainsi engagée par le Maroc pour défendre son unité nationale a eu des retombées positives à différents niveaux, et la question du Sahara a connu une évolution importante au sein de l'ONU.

    Celle-ci s'est manifestée à travers l'abandon progressif du plan Baker dont l'inapplicabilité a d'ailleurs été relevée par la communauté internationale.
    Ni le dernier rapport du secrétaire général de l'ONU ni la dernière résolution n'ont fait mention de ce plan, ce qui est en soi une évolution confortant la position du Royaume.


    De plus, l'option d'une solution politique est aujourd'hui partagée par un nombre important de pays qui la considèrent comme la seule voie à même de permettre de sortir de l'impasse actuelle et de clore définitivement ce dossier.
    Parallèlement à ce soutien à cette option, de nombreux pays d'Amérique Latine, d'Afrique et d'Asie ont retiré ou gelé leur reconnaissance de la fantomatique " RASD ".


    Source: Le MATIN.
     

Partager cette page