Sarkozy : la lutte contre les "barbares" récompensée par un prix humanitaire

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par titegazelle, 29 Août 2008.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    La France est bel et bien en guerre et Nicolas Sarkozy fait tout ce qu’il peut, ces derniers jours, pour le faire ressentir et comprendre aux Français.

    Dès son intronisation en mai 2007, il rendait obligatoire la lecture dans les lycées de la lettre de Guy Môquet, voulant sensibiliser les Français à la beauté du sacrifice d’un jeune homme pour son pays en guerre. Ce fut même sa première décision de président de la République.

    Puis, sans consulter le peuple, et contredisant sa promesse de campagne, il renforçait la présence française en Afghanistan, dans une guerre perdue d’avance, selon sa propre analyse.

    C’est à l’occasion d’un discours devant le Parlement britannique, le 26 mars 2008, que Nicolas Sarkozy faisait sa mue guerrière. Le 1er avril, les parlementaires français avaient droit à une petite heure de débat, sans vote. Comme si une entrée en guerre pouvait s’affranchir d’un contrôle démocratique...

    En début de semaine dernière, dix jeunes soldats français étaient abattus dans une embuscade des Talibans. Tombés pour la France et la liberté, selon le président de la République. Tombés, selon d’autres avis, pour les intérêts pétroliers américains, dans une guerre qui n’est pas celle de la France et de ses intérêts.

    Jeudi 21 août, la cérémonie d’hommage aux dix soldats, aux Invalides, émouvait toute la nation. Le chef de l’Etat en profitait pour rappeler que les soldats français étaient "engagés en Afghanistan dans un combat contre la barbarie, l’obscurantisme et le terrorisme".


    Aujourd’hui, retour aux commémorations de la Seconde Guerre mondiale (on s’y perd un peu entre passé et présent...). Nicolas Sarkozy s’est rendu à Maillé pour dénoncer "la faute morale de la France" qui, pendant 64 ans, a ignoré le massacre de 124 hommes, femmes et enfants commis par des soldats allemands dans ce village d’Indre-et-Loire, le 25 août 1944, jour de la libération de Paris.

    "L’atmosphère est lourde quand retentit la sonnerie aux morts, suivie d’une minute de silence et de la Marseillaise, devant un président recueilli, la mine grave", rapporte le correspondant de l’AFP. Une gravité dans la continuité de la cérémonie aux Invalides.

    Le président de la République n’a pas laissé échapper l’occasion pour faire un rapprochement entre le massacre de Maillé et l’embuscade dont nos soldats ont été victimes en Afghanistan. Un parallèle honnête ? Chacun en jugera.

    A l’aune de ce qui s’est passé à Maillé, "on comprend mieux ce que veut dire la civilisation et pourquoi il faut la défendre quand elle se trouve confrontée à la barbarie la plus totale", a lancé le chef de l’Etat, en évoquant le "sacrifice de nos dix jeunes soldats face à ces barbares moyenâgeux, terroristes, que nous combattons en Afghanistan".

    En opposant la civilisation à "la barbarie la plus totale", l’humanité à "l’inhumanité absolue", les démocrates aux "terroristes", Nicolas Sarkozy a des accents qui rappellent ceux de George W. Bush parlant de la lutte du Bien contre le Mal. Combat sans fin, sans réconciliation possible, entre deux entités "pures", l’une bonne, l’autre proprement maléfique.

    Sarkozy se situe résolument du côté de l’humanité. C’est sans doute pour cela qu’il sera prochainement récompensé d’un "Humanitarian Award" par la Fondation Elie Wiesel :

    "Ce prix récompense “des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l’indifférence, l’intolérance et l’injustice”.

    La Fondation Elie Wiesel a annoncé qu’il décernerait à Nicolas Sarkozy un prix spécial en reconnaissance pour son action humanitaire dans divers domaines, particulièrement dans les conflits internationaux et dans la mobilisation de millions de dollars pour l’Afghanistan et les pays africains. Ce prix lui sera remis le 22 septembre prochain à New York.

    REVUE DE PRESSE - “C’est le Canard Enchaîné qui a levé le lièvre : la fondation Elie Wiesel pour l’Humanité s’apprête à couronner Nicolas Sarkozy. Au cours d’un dîner de charité à New york, où la place se négociera jusqu’à 150 000 dollars, le Nobel de la paix 1986 remettra le 22 septembre prochain le prix « humanitaire » de sa fondation à Nicolas Sarkozy”.-"

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    SOURCE : http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=20765
     

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