Sensibiliser les Casablancais aux risques des catastrophes

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 14 Octobre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    89% des habitants ignorent tout des techniques de prévention

    Près de 90% de la population casablancaise ignorent comment se comporter en cas de catastrophes naturelles. C'est une étude réalisée par le Croissant Rouge marocain qui le révèle. Celle-ci a été effectuée auprès d'un échantillon de 5600 personnes vulnérables. Fait plus grave, une personne sur 4 s'attend à avoir une catastrophe au niveau de la métropole économique. Evidemment, il s'agit maintenant de tirer les conséquences.


    Compte tenu de la vulnérabilité de la métropole, le Croissant Rouge marocain a mis en place une politique de prévention et de gestion des risques qui se fonde sur cinq priorités : la structuration du Croissant Rouge de façon à renforcer ses capacités d'évaluation de façon à intervenir de manière efficace; développer les politiques de prévention des populations ; former les populations au secourisme, former les équipes de secours et d'intervention et simuler les exercices de secours sur le terrain pour qu'elles soient prêtes à affronter les catastrophes.

    Une étude du Croissant-Rouge Marocain sur l'évaluation de la vulnérabilité et la capacité de la population casablancaise à intervenir en cas de catastrophes naturelles, présenté mercredi 12 octobre à Casablanca en marge de la célébration de la journée mondiale de la prévention contre les catastrophes, révèle que 89% de la population locale ignorent comment se comporter en cas de catastrophes naturelles. L'étude effectuée sur un échantillon de 5 600 personnes vulnérables (les personnes très jeunes, les personnes très âgées et les femmes) a démontré également que 79% ne sont pas prêts a affronté les catastrophes, pourtant 80% des interviewés affirment avoir vécu une catastrophe naturelle.

    L'étude révèle aussi que 25% des personnes interviewées s'attendent à ce que la métropole soit touchée par les incendies, 16% par les inondations, 15% par un tremblement de terre, 12% par les émissions de gaz nocifs, 10% par des explosions, 9% par la sécheresse, 8% par des tempêtes, 3% par l'éboulement de terre et 1% par autres catastrophes.

    Sensibilisation

    Cette étude réalisée avec l'appui de l'Agence suisse pour le développement devrait permettre au Croissant-Rouge de mettre en place des programmes destinés à limiter les pertes en vies humaines et les dommages matériels et améliorer les structures, les schémas de circulations de l'information et le processus de décision nécessaires à la planification des programmes de réductions des risques et d'intervention en cas de catastrophe.

    Compte tenu de la vulnérabilité de la métropole, le Croissant Rouge marocain a mis en place une politique de prévention et de gestion des risques qui se fonde sur cinq priorités : la structuration du Croissant-Rouge de façon à renforcer ses capacités d'évaluation de façon à intervenir de manière efficace; développer les politiques de prévention des populations ; former les populations au secourisme, former les équipes de secours et d'intervention et simuler les exercices de secours sur le terrain pour être prêt à affronter les catastrophes.

    Lors de cette journée d'étude, Mme Anne Leclers, présidente de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, s'est félicitée des efforts déployés par le Croissant-Rouge marocains pour la lutte contre les effets adverses des catastrophes à travers l'élaboration de livrets d'information et de sensibilisation à l'intention des enfants qui sont la population la plus vulnérables sur le plan psychologique et physique face aux catastrophes.

    Mme Leclers a également souligné que la Fédération internationale et les sociétés nationales doivent, en collaboration avec les dirigeants du monde entier et les organisations internationales, adopter des méthodes de prévention des catastrophes. Ces stratégies de prévention, dit-elle, doivent être mises au point avec la participation des populations en situation de risque et doivent intégrer leur perception.


    Il est à signaler que les populations vulnérables sont, par définition, à la fois les plus exposées aux aléas et les plus dépourvues de moyens de récupération. Déjà démunies, elles sont frappées plus durement que les populations plus aisées.

    D'où l'importance à accorder aux questions de prévention. Les catastrophes naturelles ont toujours existé, elles constituent un phénomène courant et récurrent dans l'histoire de l'humanité. Néanmoins, depuis quelques décennies les phénomènes catastrophiques semblent advenir à un rythme plus accéléré et être potentiellement plus dangereux et plus dévastateurs.

    L'exacerbation des conséquences des catastrophes est due à deux facteurs majeurs : les changements climatiques et l'expansion urbaine, conséquence de la croissance démographique.


    Abderrahman Ichi
    Le Matin
     

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