Sept islamistes bénéficient de la Grâce Royale

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 22 Août 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Condamnés en 2004 dans le cadre de la loi antiterroriste

    La Grâce Royale accordée, à l'occasion du 42e anniversaire de S.M. le Roi Mohammed VI et à l'occasion du 52e anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, à sept personnes appartenant à la mouvance islamiste et condamnées en 2004 dans le cadre de la loi antiterroriste, est un signal fort, signifiant que la Patrie est clémente et miséricordieuse. Elle signifie que S.M. le Roi assume pleinement la compétence qui lui est dévolue par la Constitution de gracier des détenus. Le Royaume du Maroc a, dans sa Constitution, adopté les principes des droits de l'Homme tels qu'ils sont reconnus mondialement.


    Cet engagement implique, de sa part, l'observation et le respect de ces principes que ce soit au niveau législatif, juridique ou que ce soit au sein des organisations étatiques à travers l'exercice de leurs fonctions relatives à la protection des libertés individuelles et à la défense de la société des crimes de manière à garantir la stabilité et la sérénité à l'ensemble des citoyens.

    En accordant sa grâce, le Souverain a également donné un signal aux intéressés afin qu'ils en tirent les enseignements et intègrent le processus d'édification de l'Etat démocratique. Sachant que l'Initiative Royale s'inscrit d'abord dans le prolongement des choix opérés par le Maroc pour la consolidation de l'Etat de droit et la promotion des droits de l'Homme.

    C'est dans ce même cadre que s'inscrit la décision du Souverain de gracier ces détenus de la peine d'emprisonnement et d'amende, en réponse aux requêtes de grâce émanant des intéressés. Ces derniers, condamnés à des peines allant de deux à seize ans de prison, ont fait montre d'un changement dans leurs positions et leur comportement durant leur détention et affirmé avoir renoncé à leurs idées extrémistes. Ils ont exprimé leur désir de réintégrer la société en bons citoyens.

    Ce qui a milité en leur faveur dans la perspective de leur réinsertion dans la société. C'est le cas des s½urs jumelles Imane et Sanaâ Laghrissi, deux mineures condamnées en janvier 2004 à cinq ans de prison dans le cadre de la loi antiterroriste. Leur avocat, Me Abdelfettah Zahrache, qui a d'ailleurs salué la Grâce Royale, a exhorté, dans une déclaration à la MAP, « la société civile, particulièrement les associations oeuvrant dans le domaine de l'enfance, à adopter Imane et Sanaa Laghrissi, afin de les aider à s'intégrer dans la société. La société de la tolérance et non pas celle de ceux qui les ont encadrées avant leur condamnation ».

    Pour Mohamed Abdennabaoui, directeur de l'Administration pénitentiaire et de réinsertion, « la Grâce accordée par S.M. le Roi à certains détenus témoigne de la volonté Royale de faciliter leur réinsertion sociale. La libération de certains détenus jugés dans le cadre de la loi antiterroriste s'inscrit dans le cadre du traitement ordinaire des dossiers». En rappelant que la Grâce a été accordée auparavant à 44 personnes de cette catégorie de détenus, M. Abdennabaoui a expliqué que « plusieurs de ces personnes avaient formulé des demandes pour bénéficier de la Grâce Royale. La commission de Grâce avait examiné une partie de ces requêtes et a présenté des propositions au profit de certains détenus qui ont fait preuve de bonne conduite».

    Le geste Royal prouve une fois de plus que les Marocains ont réussi le test des attentats de Casablanca puisqu'ils étaient unanimes à condamner les actes terroristes du 16 mai 2003, qui visaient à porter préjudice à la stabilité et à la démocratie.

    El Mahjoub Rouane
    Le Matin

     

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