Sept personnes auraient été tuées à Téhéran

Discussion dans 'Info du monde' créé par angelman, 16 Juin 2009.

  1. angelman

    angelman Bannis

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    Sept personnes ont été tuées près du lieu de la manifestation de l'opposition dans la capitale iranienne Téhéran, rapporte la télévision officielle, citant une radio.

    "Sept personnes ont été tuées près du rassemblement illégal à Téhéran", a annoncé la radio citée par la chaîne en langue anglaise Press TV.

    La radio n'a pas précisé s'il s'agissait de partisans de l'opposition. Elle a ajouté que plusieurs personnes avaient été blessées lorsque des "voyous" avaient tenté d'attaquer un poste militaire.

    Plusieurs dizaines de milliers de partisans du candidat réformateur à la présidentielle Mirhossein Moussavi ont manifesté lundi dans la capitale iranienne, malgré l'interdiction gouvernementale, pour dénoncer une élection "volée" selon eux.


    Ils contestent les résultats officiels qui ont vu la victoire du président sortant Mahmoud Ahmadinejad dès le premier tour de scrutin, vendredi, avec 63% des voix.

    Un homme a été tué lundi par des membres de la milice islamique des bassidji qui ont ouvert le feu lorsque des manifestants ont attaqué leur local, selon un photographe iranien qui a été témoin de la scène.

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  2. angelman

    angelman Bannis

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    Le Conseil des gardiens recomptera les voix du scrutin iranien

    Le Conseil des gardiens a annoncé être prêt à procéder à un nouveau décompte des voix de l'élection présidentielle contestée du 12 juin en Iran.

    Cette instance législative, selon la télévision nationale de langue anglaise Press TV, a fait savoir que cette opération pourrait déboucher sur de nouveaux résultats concernant les deux principaux candidats en lice.

    Le candidat réformateur, Mirhossein Moussavi, battu dès le premier tour par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad, a demandé au Conseil des gardiens d'annuler l'élection.

    Selon les résultats officiels, l'ultraconservateur Ahmadinejad a obtenu 63% des suffrages contre 34% pour son rival modéré.

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  3. angelman

    angelman Bannis

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    Les partisans de Moussavi n'entendent pas renoncer en Iran

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    Les partisans du candidat battu à la présidentielle iranienne Mirhossein Moussavi devraient poursuivre leur mouvement de protestation mercredi dans les rues de la capitale Téhéran.

    Malgré l'accord des autorités pour procéder à un nouveau décompte partiel des bulletins de vote, les soutiens du candidat réformateur devraient manifester pour la cinquième journée consécutive, perpétuant une mobilisation d'une ampleur jamais vue depuis la révolution islamique de 1979.

    Le président américain Barack Obama, qui a tendu la main à l'Iran et lui a demandé de "desserrer le poing", a estimé mardi que les manifestations montraient que "les Iraniens ne sont pas convaincus de la légitimité de l'élection".

    Sept personnes ont été tuées lundi en marge d'une immense manifestation de l'opposition et Moussavi avait ensuite exhorté ses partisans à annuler le rassemblement prévu mardi au même endroit.

    Arborant la couleur verte qui a symbolisé la campagne de l'ancien Premier ministre, quelques milliers de personnes ont donc manifesté devant le bâtiment de la télévision d'Etat IRIB, dans le nord de Téhéran, autour duquel la police anti-émeutes avait été déployée.

    Certains brandissaient des photos de Moussavi et formaient avec leurs doigts des signes de victoire. Des messages circulaient qui appelaient à un nouveau rassemblement mercredi sur la place Haft-e Tir, dans le centre de la capitale.

    KHAMENEI INVOQUE LA LOI

    A la mobilisation de l'opposition, des dizaines de milliers de partisans du président Mahmoud Ahmadinejad ont répondu en se réunissant sur la place Vali Asr, dans le centre de Téhéran.

    Confronté à un mouvement d'une ampleur sans précédent en trois décennies, le régime iranien a accepté le principe d'un nouveau décompte partiel des suffrages.

    Le Conseil des gardiens, organe législatif suprême composé de 12 membres, a toutefois exclu d'annuler les résultats de l'élection de vendredi, selon lesquels Ahmadinejad a été réélu avec 63% des suffrages.

    Le guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, avait lui-même suggéré dans la journée qu'il faudrait procéder à un nouveau dépouillement de certaines urnes.

    "Le président élu est le président de tous les Iraniens. Les possibles problèmes doivent être résolus par des moyens légaux", a déclaré Khamenei, cité par l'agence de presse officielle Irna.

    "S'il est nécessaire de recompter des bulletins pour résoudre ces problèmes, cela devra être fait en présence de représentants des candidats", a-t-il ajouté.

    Signe de la tension qui s'est emparé du pays, les autorités iraniennes ont interdit aux journalistes des médias étrangers de quitter leurs bureaux pour couvrir les manifestations.

    Les dissensions autour du système institutionnel iranien apparaissent plus marquées que jamais à l'occasion de ce scrutin.

    Le candidat réformateur Mirhossein Moussavi était soutenu par plusieurs grandes figures iraniennes, dont les anciens présidents Akhbar Hachemi Rafsandjani et Mohammad Khatami, préoccupés par l'isolement de l'Iran sur la scène internationale et la politique économique populiste d'Ahmadinejad.

    L'intransigeance du chef de l'Etat sur le dossier du nucléaire se heurte aux Occidentaux, qui soupçonnent l'Iran de chercher à se doter d'un arsenal nucléaire.

    Barack Obama a toutefois estimé mardi que les négociations avec la République islamique seraient difficiles quel qu'en soit le chef d'Etat élu.

    "La différence entre Ahmadinejad et Moussavi en terme de politique pourrait ne pas être aussi grande que ce qui a été dit", a déclaré Obama à la chaîne de télévision CNBC.

    "D'un côté comme de l'autre, nous allons traiter avec un régime iranien historiquement hostile aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.

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  4. angelman

    angelman Bannis

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    Iran: l'ambassade de France «attaquée»

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    La secrétaire d'Etat chargée des Droits de l'Homme Rama Yade annonce que l'ambassade de France à Téhéran «a été attaquée de l'extérieur par des manifestants» après la convocation de l'ambassadeur de l'Iran en France. Invitée sur France-info, Rama Yade précise que «notre ambassade a été attaquée de l'extérieur par des manifestants». L'Iran est dans une «une situation de confusion la plus totale», explique-t-elle. «On a le sentiment d'une peur qui saisie le régime».

    9h25: Des journaux iraniens publient des photos de la marche pacifique des partisans du candidat à la présidentielle Mir Hossein Moussavi, alors que les médias étrangers ont été interdits de couvrir l'événement. La Une de mercredi du quotidien Ettelaat, dont le directeur est pourtant nommé par le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei, affiche deux grandes photos en couleur côte à côte, une de la manifestation «officielle» de soutien au régime et l'autre de la marche des partisans de M. Moussavi. En revanche, les journaux conservateurs ont publié seulement des photos de la manifestation officielle.

    9h17: un universitaire et un analyste proches du camp réformateur qui a soutenu le candidat malheureux à la présidentielle en Iran, Mir Hossein Moussavi, ont été arrêtés. Hamid Reza Jalaïpour, professeur de sociologie à l'Université de Téhéran et contributeur à la campagne de Moussavi, a été interpellé à son domicile, et Saïd Laylaz, un économiste et analyste politique, également chez lui le matin, selon leur entourage.

    Mercredi, 8h25: les partisans de Mir Hossein Moussavi, qui avaient encore manifesté mardi dans le nord de Téhéran, ont prévu de se rassembler à nouveau ce mercredi après-midi, dans le centre de la capitale. Pour le moment, Moussavi, conservateur modéré, ne s'est pas prononcé sur ce nouveau rassemblement.

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  5. angelman

    angelman Bannis

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    Avec ces attaques de l'ambassade de la France, ça devient trop abusif.
     
  6. angelman

    angelman Bannis

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    Khamenei soutient Ahmadinejad et défend la validité du vote

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    L'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la révolution iranienne, a apporté vendredi son soutien au président Mahmoud Ahmadinejad et accusé les "ennemis de l'Iran" d'attaquer la légitimité du pouvoir islamique en remettant en cause le résultat du scrutin présidentiel du 12 juin.

    Mettant en garde contre les tentations "extrémistes" qui ne peuvent conduire qu'à des effusions de sang et au "chaos", il a demandé aux candidats battus l'arrêt des manifestations de rue et appelé la nation au calme, après une semaine de troubles qui ont fait au moins sept morts, un mouvement de protestation sans précédent depuis 1979 et l'avènement de la République islamique.

    "Les résultats de l'élection sortent des urnes, ils ne se décident pas dans la rue", a-t-il martelé dans sa première allocution à la nation depuis le scrutin contesté.

    "Les ennemis (de l'Iran) prennent pour cible la légitimité du pouvoir islamique en remettant en cause l'élection et sa validité, avant et après" le scrutin, a-t-il ajouté en dénonçant les ingérences de "certaines puissances étrangères" et en disant n'avoir aucune leçon à recevoir des Etats-Unis en matière de droits de l'homme.

    Il a démenti toute scission au sein des instances dirigeantes et a tenu à souligner que ses propres vues, tant en matière de politique étrangère que de politique intérieure, étaient plus proches de celles du président réélu Mahmoud Ahmadinejad que de n'importe quel autre responsable politique du pays.

    "NE LAISSEZ PAS L'ÉTRANGER ÉCRIRE NOTRE HISTOIRE"

    Des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées en début de matinée sur le campus de l'Université de Téhéran, où Ali Khamenei a pris la parole.

    Des photos de Khamenei, d'Ahmadinejad et de feu l'ayatollah Ruhollah Khomeini, père de la révolution islamique de 1979, étaient brandies par la foule, au milieu de drapeaux iraniens.

    "Ne laissez pas l'histoire de l'Iran être écrite avec le stylo des étrangers", pouvait-on lire sur une pancarte.

    La plus haute autorité de la République islamique a soutenu ouvertement le président ultraconservateur sortant pendant la campagne et invité les Iraniens à l'union derrière Mahmoud Ahmadinejad.

    Mais les partisans de Mirhossein Moussavi, le candidat des réformateurs, dénoncent une fraude électorale d'une vaste ampleur.

    La contestation de l'élection a mis en lumière comme jamais auparavant les luttes internes au sein du pouvoir religieux et politique.

    L'ancien président Mohammad Khatami a pris fait et cause pour le principal candidat des réformateurs, comme un autre ex-chef de l'Etat, Akhbar Hashemi Rafsanjani, très critique envers Ahmadinejad.

    Le pouvoir cherche à reprendre la main en Iran. Aussi le sermon de l'ayatollah Khamenei, prononcé à l'occasion du jour hebdomadaire des prières, était-il très attendu, au lendemain d'une sixième journée de manifestations massives.

    PLUS DE 600 RECOURS À L'ÉTUDE

    Plusieurs dizaines de milliers de partisans de Mirhossein Moussavi sont encore descendus dans les rues de la capitale jeudi en hommage aux victimes des violences post-électorales.

    Les médias publics iraniens ont rapporté que sept ou huit personnes, selon les sources, avaient été tuées en marge des manifestations qui se répètent quotidiennement depuis la proclamation des résultats de la présidentielle, samedi dernier.

    Ce mouvement de contestation, d'une ampleur inégalée en Iran depuis la révolution islamique, a été durement réprimé et plusieurs dizaines de réformateurs ont été arrêtés.

    La lauréate du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi a affirmé qu'un demi-millier de personnes avaient été arrêtées et a appelé à leur libération immédiate. Elle a en outre souhaité l'organisation d'un nouveau scrutin sous l'égide de l'Onu.

    Ebrahim Yazdi, ancien ministre des Affaires étrangères qui anime le Mouvement de la liberté, organisation d'opposition tolérée par le régime, a en revanche recouvré la liberté, a-t-on appris dans son entourage. Il avait été arrêté mercredi alors qu'il passait des examens médicaux dans un hôpital de Téhéran.

    Les journalistes des médias étrangers ont reçu l'ordre de ne pas quitter leur bureau pour couvrir les événements et les médias iraniens font l'objet d'une étroite surveillance.

    Comme les deux autres candidats malheureux, le réformateur Mehdi Karoubi et le conservateur Mohsen Rezaï, Mirhossein Moussavi devrait être reçu samedi par le Conseil des gardiens, principal organe législatif d'Iran.

    Cette instance a été saisie de 646 recours dont elle a dit avoir commencé un "examen minutieux". Manques de bulletins, pressions sur les électeurs et entraves à l'observation des dépouillements sont quelques-unes des fraudes dénoncées.

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  7. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    ma3endouch lewjeh 3lash ye7chem
     
  8. angelman

    angelman Bannis

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    Il faut qu’ils commencent à voir loin et qu’ils trouvent une solution à tout ça avant que ça soit trop tard et que les partisans d’Ahmadinejad, qui gardent le silence à l’heure actuelle, répondent par une nouvelle réaction sociale. Et deux réactions sociales antagonistes, c’est la division et la guerre interne. Et combien de pays étrangers aimerait bien voir les iraniens en guerre interne !
     
  9. ID^^

    ID^^ Accro

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    baghine l2infita7 3ala lgharb pfff ma3reftch ach zadna 7na lli mnfat7ine 3lih ...
     
  10. يحيى عـيّـاش

    يحيى عـيّـاش لا إله إلا الله

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    @ID :zadna lgam7 emn mirikane o minijupes & compagnies men franssa :D

    ps: pr revenir au sujet les media internationaux on trop gonflé c manifs et cette histoire pr dire jamais vous ne pouvez etablire la democracie chez vs kom on l a chez nous
     
  11. angelman

    angelman Bannis

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    Je suis partiellement d’accord avec toi. Les médias cherchent à faire passer l’Iran comme un pays non-démocratique mais pas pour dire au monde : les systèmes islamiques ne peuvent jamais établir une démocratie comme la nôtre. Elles font ça pour offrir aux USA une raison légitime pour envahir l’Iran et mettre fin à ce système d’Ahmadinejad qui terrorise leur présence et représente un danger futur à leur suprématie militaire.
     
  12. angelman

    angelman Bannis

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    Moussavi est «prêt au martyr»

    Le principal opposant à Mahmoud Ahmadinejad est descendu dans la rue pour s'adresser à ses partisans. La police réprime elle violemment les manifestations.

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    Mir Hossein Moussavi, qui serait le réel vainqueur de l'élection présidentielle du 12 juin, est descendu ce samedi dans la rue, à Téhéran, pour s'adresser à ses partisans: «Je me suis lavé et suis prêt au martyr», a expliqué le candidat réformateur, selon une source proche de son entourage. Sur son site Internet, Moussavi a également accusé sans le nommer l'ayatollah Ali Khamenei de menacer le caractère républicain de la République islamique et de viser l'imposition d'un nouveau système politique. Ces déclarations semblent indiquer que Moussavi ne cédera pas face à Mahmoud Ahmadinejad, et que l'on se trouve désormais quasiment dans une situation de guerre entre les deux factions.

    Au huitième jour du bras de fer entre le pouvoir et l'opposition, la police anti-émeute a d'ailleurs réprimé à la matraque, au canon à eau et au gaz lacrymogène des milliers de manifestants qui bravaient à Téhéran l'interdiction de protester contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Plus tôt dans la journée, les autorités avaient en effet annoncé qu'elles «réprimeraient fermement» toutes les manifestations, au lendemain de l'appel du guide suprême Ali Khamenei à y mettre fin.

    Cortèges séparés

    Plusieurs cortèges de quelques milliers de manifestants ont ainsi tenté de se rejoindre, mais ils en ont été empêchés par les forces de police. Selon un témoin, «la police interdit aux gens d'approcher» de la place Enqelab et «bloque les gens sur les trottoirs, les pousse sur la chaussée et les frappe». Au moins un homme a été blessé par balle à l'épaule selon un témoin, qui a dit entendre encore des tirs. D'après une personne citée par l'AFP, des milliers d'autres manifestants se trouvaient près de la place Azadi, à environ quatre km de la place Enqelab.

    Par ailleurs, un «terroriste» - terme utilisé par le chef adjoint de la police, cité par des médias locaux - a fait exploser la bombe qu'il transportait au mausolée de l'imam Khomeiny, père de la révolution islamique, à Téhéran, blessant un pèlerin.

    Moussavi veut l'annulation du scrutin

    En marge de ces manifestations, deux des trois perdants du scrutin, Mir Hossein Moussavi et le réformateur Mehdi Karoubi, ont boycotté une réunion prévue avec le Conseil des gardiens, chargé de valider l'élection et d'examiner leurs plaintes. Le Conseil s'est dit ce samedi prêt à recompter les voix dans 10% des urnes prises «au hasard». Une annonce bien insuffisante pour Moussavi, d'autant que plusieurs urnes ont disparu. Celui-ci a répété que les autorités devaient annuler «pour irrégularités» l'élection qui a reconduit Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, dans une lettre sur le site internet de sa campagne samedi.

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  13. angelman

    angelman Bannis

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    Les Moudjahidine du peuple iranien croient leur heure venue

    Dans un invraisemblable meeting politique aux allures de kermesse géante, en banlieue parisienne, les Moudjahidines du peuple iranien, opposés au régime de Téhéran, ont tenté de récupérer à leur profit le soulèvement en cours en Iran. Venues de toute l'Europe, des milliers de personnes ont acclamé samedi après-midi la leader en exil du Conseil national de la résistance iranienne, Maryam Radjavi, qui a également accordé une interview à Rue89. (voir la vidéo)

    Ces Iraniens en exil renvoient Mir Hossein Moussavi et Mahmoud Ahmadinedjad dos à dos, au nom de la « troisième voie : un changement démocratique et l'instauration de la souveraineté populaire par le peuple iranien et sa résistance ». Mais par « résistance » il faut comprendre combattants, armés et classés jusqu'à janvier dernier comme organisation terroriste par l'Union Européenne (et toujours actuellement par les Etats-Unis).

    Une mise en scène bien huilée

    Le mouvement, autrefois qualifié d« islamo-marxiste », qui a participé au renversement du régime du Shah avant de s'élever contre le régime des mollahs, serait la principale force d'opposition en exil, d'abord en France puis longtemps protégé par l'Irak de Saddam Hussein, aujourd'hui en situation plus incertaine. Chaque année, sa direction, basée à Auvers-sur-Oise, organise un grand rassemblement de la diaspora.

    « Il y a plus de monde que d'habitude, 90 000 personnes sont passées dans cette halle parc des expositions de Villepinte », nous assure Afchine Alavi, l'homme qui supervise les relations avec les journalistes, et vérifie bien que chacun est guidé vers les « bonnes » personnes et ne s'attarde pas trop parmi un public très éclectique et plus clairsemé que ce qu'on nous dit (à vue d'œil, il y aurait sans doute dix fois moins de monde qu'annoncé).

    On nous parle de « 1000 cars » venus de toute l'Europe soutenir la cause. On croise bien des Russes, des Allemands, qui ne captent pas un mot du discours mais agitent vaillamment leur petits drapeaux pour dire « non au terrorisme et non à Moussavi ».

    Des associations de femmes africaines venues de Sarcelles « par solidarité avec les martyrs d'Achraf », ce camp situé en Irak qui accueille 3500 combattants iraniens, récemment désarmés.

    Pas mal de militants marxistes se reconnaissent aussi dans ces « résistants », comme Bernard Fortin, retraité, qui voit dans Maryam Radjavi une « vraie démocrate dotée d'un grand charisme et qui mérite de gouverner ». Et même des jeunes Somaliens de Londres embringués par des amis Iraniens, car « pour 30 livres le week-end, c'était abordable ».

    Un podium bien gardé

    Maryam Radjavi, appelée « Soleil de la révolution » a tout du chef d'Etat qu'elle rêverait d'être. L'arrivée de son cortège de limousines filmée par une myriade de caméras est retransmise sur écran géant, ses gardes du corps pléthoriques veillent à ce qu'on ne l'approche pas de trop près, et partout des porte-parole distillent le discours des martyrs, photos à l'appui.

    Comme Hassan Habibi, qui se présente comme responsable du bureau de Paris du comité international de soutien à la révolte en Iran, et nous vante la diversité de cette coalition qu'est le Comité National de la Résistance Iranienne (dont les Moudjahidines sont la principale composante) :

    « Vous voyez ici des filles en mini-jupe et des femmes voilées, des gens de droite et de gauche, nous sommes tous laïcs et démocratiques. Nos mots d'ordre “à bas la dictature” sont ceux qu'on entend dans les rues de Téhéran. Tout le monde se rend compte aujourd'hui de l'importance de nos capacités d'organisation ici et là-bas. »

    « Le peuple iranien qui est dans la rue est sympathisant de notre but »
    Quel rôle jouent exactement les Moudjahidines dans la révolte en cours ? Bien difficile de le dire. Lors de l'interview privée que ses proches nous ont organisée après le discours sur l'estrade, Maryam Radjavi s'est montrée évasive sur cette question :

    « C'est un peu secret, mais je pense que maintenant le peuple iranien qui est dans la rue est sympathisant de notre but ». (voir la vidéo)

    Le député communiste de Montreuil Jean-Pierre Brard, venu témoigner en voisin de son amitié au peuple iranien, qui a eu droit comme de nombreux élus venus de toute l'Europe, de monter sur scène, nous décrivait ainsi sa vision des choses :

    « Le régime essaie de se survivre en remplaçant un assassin par un autre, mais le peuple ne veut pas de ça, c'est le moment de le soutenir. Le peuple va renverser le régime comme chez nous pendant la Révolution et après il y aura des élections libres. »

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  14. angelman

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    Plus les jours passent, plus l’Iran avance vers une réelle guerre interne qui va affaiblir le système qui terrorise l’USA et l’entité sioniste.
     
  15. angelman

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    Les Gardiens de la Révolution se font menaçants en Iran

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    La police iranienne a dispersé un rassemblement à Téhéran alors que les Gardiens de la Révolution ont menacé d'écraser les manifestants, qu'ils qualifient d'émeutiers opposés à la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

    A New York, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé lundi à un arrêt immédiat des "arrestations, menaces et recours à la force" contre des civils, exhortant les autorités iraniennes à respecter les droits politiques et civils élémentaires.

    A la tombée de la nuit, des partisans de Mirhossein Moussavi, candidat battu à la présidence iranienne, s'étaient hissés sur des toits aux cris de "Allahu Akbar" (Dieu est Grand), comme d'autres l'avaient fait durant la révolution islamique de 1979.

    Au cours de la journée, policiers anti-émeutes et membres de la milice chiite des Bassidji s'étaient déployés massivement dans le centre de la capitale, où des témoins ont signalé la présence d'un millier de manifestants d'opposition sur la place Haft-e Tir malgré l'avertissement des Gardiens.

    D'après la télévision publique iranienne Press TV, le rassemblement a été dispersé.

    De son balcon, un témoin a vu des opposants qui scandaient des slogans se faire attaquer par des Bassidji après avoir été contraints de sortir d'une maison où ils s'étaient réfugiés.

    "Les Bassidji étaient vraiment agressifs, ils m'ont ordonné de rentrer à l'intérieur", a dit le témoin. "J'ai eu peur qu'ils fassent irruption chez moi aussi."

    Le centre de Téhéran a été le théâtre de manifestations de l'opposition depuis la proclamation des résultats de la présidentielle du 12 juin, officiellement remportée par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad.

    "VANDALES"

    La milice Bassidj est affiliée aux Gardiens de la Révolution, force d'élite du régime chiite qui a averti lundi qu'elle réprimerait par la force toute nouvelle manifestation d'opposants.

    "Dans la situation sensible qui prévaut actuellement (...) les Gardiens affronteront vigoureusement, dans un esprit révolutionnaire, les émeutiers et ceux qui violent la loi", dit un communiqué diffusé sur le site des Gardiens.

    Le mouvement de contestation auquel a donné lieu l'issue du scrutin présidentiel est le plus large observé dans le pays depuis la révolution de 1979 qui évinça le chah d'Iran.

    Selon la télévision nationale iranienne, dix personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées au cours de manifestations qui ont lieu à Téhéran samedi envers et contre une mise en garde lancée par le guide suprême du pays, l'ayatollah Ali Khamenei.

    Le parquet général a imputé les accrochages mortels du week-end à des "vandales inconnus" ayant ouvert le feu sur des civils, a rapporté Press TV.

    Certains Iraniens avaient appelé sur les réseaux sociaux d'internet à assister aux obsèques de "Neda", jeune femme tuée par balles samedi lors des manifestations d'opposition. Cette femme est devenue depuis lors un emblème de la contestation.

    Mais selon des témoins, des responsables de la sécurité ont empêché le déroulement de ses obsèques lundi en bloquant les rues menant à la mosquée du centre de Téhéran où devait avoir lieu la cérémonie.

    "La police aspergeait de peinture les voitures de ceux qui insistaient pour se rendre vers la mosquée", a dit un témoin.

    Les autorités iraniennes ont accusé les pays occidentaux de soutenir les manifestants et n'ont pas exclu l'expulsion de certains ambassadeurs européens.

    La Suède, qui va prochainement assurer la présidence tournante de l'Union européenne, a déclaré que les membres de l'UE devaient réfléchir à un dispositif prévoyant d'accueillir et de fournir aide et assistance aux manifestants dans leurs ambassades à Téhéran.

    L'Italie a dit être prête à ouvrir les portes de sa représentation aux manifestants blessés.

    Le gouvernement danois va convoquer l'ambassadeur d'Iran à Copenhague pour protester contre les violences, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.

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  16. angelman

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    Iran: le Conseil des gardiens n'annulera pas les résultats de la présidentielle

    Le Conseil des gardiens, la plus haute instance juridique d'Iran, a totalement exclu d'annuler les résultats de l'élection présidentielle contestée du 12 juin qui a vu la victoire du président conservateur sortant Mahmoud Ahmadinejad, a annoncé la télévision d'Etat, mardi.

    Un porte-parole du Conseil des gardiens, Abbas Ali Khadkhodaei, cité par le service en langue anglaise de la télévision publique, a souligné que l'instance n'avait constaté "aucune fraude ou irrégularité majeure" lors du scrutin. "Il n'y a donc aucune possibilité d'annulation", a-t-il ajouté.

    Le 16 juin dernier, le Conseil des gardiens s'était déclaré prêt à recompter une partie des bulletins de la présidentielle.

    Les résultats ont été dénoncés par le candidat réformateur Mir Hossein Moussavi qui a lancé des accusations de fraude.

    Alors que selon Reporters sans Frontières (RSF) au moins 34 journalistes ont été arrêtés depuis le début des protestations, le Comité pour la protection des journalistes (CPJà basé à New York, a fait savoir lundi soir que 13 étaient encore entre les mains des forces de l'ordre, dont le correspondant du magazine Newsweek Maziar Bahari. Le CPJ réclame leur libération, esitmant que ces arrestations ainsi que "les mesures arbitraires (...) qui restreignent le flux de l'information (...) indiquent que le gouvernement a quelque chose à cacher". AP

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  17. angelman

    angelman Bannis

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    En Iran, le «coup d'Etat» des Pasdarans

    Dans quelques jours, on écrira peut-être que c'est au sein de ce petit cénacle qu'auront pris fin les espoirs, nourris par des millions d'Iraniens, d'une réforme du régime iranien. Mardi matin, un porte-parole du conseil des gardiens de la constitution, Abbas Ali Khadkhodaei, a affirmé que l'instance n'avait constaté «aucune fraude ou irrégularité majeure dans l'élection» présidentielle iranienne. «Par conséquent, il n'y pas de possibilité d'une annulation», a-t-il conclu. Le nouveau président et son gouvernement allaient être investis entre le 26 juillet et 19 août. Lundi, les gardiens de la révolution (les Pasdarans) avait fait savoir qu'ils entendaient mettre tout ce qui était en leur pouvoir rétablir l'ordre. «Les Gardiens de la révolution, les bassidji et les autres forces de l'ordre et de sécurité sont prêts à mener une action décisive et révolutionnaire pour (...) mettre un terme au complot et aux émeutes», selon un communiqué cité par l'agence iranienne Mehr. Lire la suite l'article

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  18. angelman

    angelman Bannis

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    Une quarantaine de journalistes arrêtés en Iran, selon le CPJ

    Les autorités iraniennes ont arrêté une quarantaine de journalistes depuis l'élection présidentielle contestée du 12 juin, à l'origine de manifestations de rue durement réprimées par le pouvoir, a annoncé jeudi le Comité de protection des journalistes (CPJ), dont le siège est à New York.

    Parmi les journalistes et employés des médias interpellés figurent, selon cette ONG, quelque 25 membres du personnel du journal réformateur "Kalameh Sabz", propriété de Mirhossein Moussavi, candidat malheureux au scrutin du 12 juin entaché, selon lui, de "fraude massive".

    Les bureaux de son journal ont fait l'objet d'une perquisition lundi à Téhéran.

    Un étranger figure parmi les journalistes appréhendés depuis la répression des manifestations - Iason Athanasiadis, envoyé spécial grec du quotidien américain Washington Times.

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  19. angelman

    angelman Bannis

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    Iran. Exclus à vie de la sélection pour avoir joué avec le brassard vert !

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    En Iran, s’opposer publiquement au nouveau président, ça a un prix. C’est, en tous cas, ce qu’a clairement fait savoir le gouvernement.

    Relayant une information publiée par un journal iranien pro-gouvernemental, le Guardian indique en effet que quatre joueurs ont été suspendus à vie de la sélection nationale de football. Ces quatre joueurs avaient portés un brassard vert, couleur de l’opposant Moussavi, lors d’une récente rencontre de football diffusée à la télévision. Par ailleurs, le sort de deux autres joueurs est également en suspend.

    Parmi les joueurs exclus, figure la star nationale Ali Karimi. Le site internet décalé So Foot rappelle aussi que Mehdi Mahdavikia, qui figure dans la liste, fut le héros du match USA-Iran lors de la Coupe du monde 1998.

    Le 17 juin, ils avaient déjoué la censure de la télévision nationale, qui retransmettait la rencontre en direct. En seconde période, ils avaient laissé leurs bracelets au vestiaire, sans qu’aucune explication ne soit donnée... Le vert est devenu un signe de ralliement à Mir Hossein Moussavi dans les manifestations qui dénoncent la fraude qui aurait conduit à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

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  20. angelman

    angelman Bannis

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    En Iran, un compromis pour sortir de la crise ?

    MEDIAPART-. À Téhéran, les millions de manifestants qui battaient le pavé depuis le 13 juin sont rentrés chez eux, par crainte des représsailles des Bassidji, ces miliciens liés aux gardiens de la révolution. Alors que le camp conservateur demeure divisé, le conseil des gardiens de la constitution a obtenu un nouveau délai de cinq jours pour examiner les preuves des fraudes lors du scrutin présidentiel présentées mercredi 24 juin par le candidat conservateur Mir Hossein Moussavi. Pour la chercheuse Fariba Adelkah, le régime iranien pourrait négocier une sortie de crise en promulguant une nouvelle loi électorale, sans pour autant remettre en cause la victoire de Mahmoud Ahmadinejad. «Depuis le début de la révolution, la population iranienne a doublé, et s'est considérablement rajeunie. L'Iran compte un tiers de provinces de plus qu'en 1979, etc. Lancer une réforme permettrait au pouvoir de reconnaître une partie des fraudes et de repartir à zéro tout en conservant le résultat de l'élection. Je ne vois pas d'autre solution aujourd'hui.» Lire la suite l'article

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