Sexe sans frontières

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par shenoah, 27 Juin 2009.

  1. shenoah

    shenoah jebliya Membre du personnel

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    Les plates-formes téléphoniques à destination de la France, de la Belgique et de l’Espagne emploient plus de 25 000 personnes au Maroc. Elles ont trouvé un nouveau créneau avec les services érotiques.

    “On te voit le bout des seins à travers le chemisier ?” Henri, un Français d’une cinquantaine d’années vivant à Lyon, envoie ce SMS à un numéro de téléphone abrégé. Cela lui coûte 1 euro. Son destinataire est une belle brune qui vient de lui transmettre par MMS une photo d’elle vêtue d’un haut blanc très moulant. Henri entame alors une conversation érotique, via des textos tapés sur le clavier de son téléphone, avec une femme qu’il croit être une Française de 32 ans, nommée Sylvie et habitant près de sa ville. Mais Sylvie n’existe pas. A l’autre bout du fil, ou plus exactement d’un clavier d’ordinateur, c’est un jeune Marocain de 22 ans, Reda, qui alimente ses fantasmes. Il travaille comme téléopérateur érotique à Casablanca. A ses côtés, une vingtaine de garçons et de filles du même âge sont engagés dans des conversations similaires avec des clients qui se trouvent en France et en Belgique.

    Il y a une dizaine d’années, la baisse du prix des télécommunications et les faibles salaires au Maroc ont poussé les sociétés qui offrent des services téléphoniques – renseignements, vente par correspondance et autres – à déménager leurs plates-formes dans ce pays. Selon des sources proches de cette industrie, elles réduisaient ainsi leurs coûts de 30 % à 40 %. Les premiers à débarquer ont été les mastodontes français du secteur. Puis les espagnols Atento et Grupo Konect ont ouvert des sièges à Tanger, à Tétouan et à Casablanca. Aujourd’hui, on trouve au Maroc 140 plates-formes, qui génèrent 25 000 emplois.

    Les téléopérateurs sont payés 1,90 euro de l’heure

    Il y a quelques années sont venues très discrètement de France d’autres sociétés du même secteur, mais spécialisées dans ce que les Français appellent la “messagerie rose”. Elles se sont enregistrées comme fournisseurs de services téléphoniques, sans préciser qu’elles se consacraient à la messagerie érotique. Il ne leur a pas été facile de recruter des salariés dans un pays musulman, où elles ne pouvaient pas passer d’annonces dans la presse. “C’est par le bouche-à-oreille que j’ai appris qu’elles embauchaient”, se souvient Reda, étudiant en économie, engagé il y a deux ans. “On m’a proposé de passer un test pour un emploi dans les télécommunications culturelles, mais il était très clair qu’il s’agissait seulement de parler de sexe, poursuit-il, bien qu’aujourd’hui nos services se soient étendus à l’astrologie et à la voyance par SMS.” Reda, un garçon costaud et jovial, et Samira, une frêle étudiante en pharmacie de 23 ans, sont les seuls téléopérateurs qui aient accepté de me parler. Mais à condition que je ne publie pas leur vrai nom ni celui de leur entreprise. Les contrats qu’ils ont signés interdisent de divulguer le contenu de leur travail, que leurs parents ignorent aussi. “Je ne l’ai dit à personne, même pas à mes meilleures amies, avoue Samira. J’ai honte.”

    “Pour le téléopérateur, c’est comme s’il était sur Messenger, explique Reda. Il y a des filles et quelques garçons virtuels, avec un profil préétabli incluant un nom, un âge, un lieu de résidence, des mensurations et, bien entendu, des photos de gens séduisants, mais pas trop beaux, pour rester crédibles. Les clients s’adressent à eux et nous leur répondons comme si nous étions dans leur peau.” Il faut leur envoyer au moins 150 SMS par heure pour exciter leur libido “et obtenir le taux de réponse le plus élevé possible – il ne dépasse jamais 90 % –, faire durer la conversation et se débrouiller pour qu’ils demandent, par exemple, qu’on envoie sur leur portable des vidéos où leur interlocutrice fait un strip-tease”, au prix de 3 euros l’unité. “Les clients sont de tout type, en majorité des hommes frustrés ou immatures, qui cherchent du sexe virtuel, mais aussi parfois de la tendresse, précise Samira. Il y a aussi des gays et quelques femmes qui, souvent, se sentent seules. Ce sont les seules qui préfèrent se connecter à notre salon ‘soft’ pour des discussions moins crues.”

    “Beaucoup finissent par demander notre numéro de portable pour avoir un contact plus direct et certains sont si mordus qu’ils vont jusqu’à se déclarer à la fille virtuelle, poursuit Samira. Cela me donne encore plus mauvaise conscience de faire ce travail.” Les garçons et les filles de la plate-forme s’occupent indifféremment d’utilisateurs des deux sexes, “bien que la plupart d’entre nous préfèrent les hommes, parce qu’ils sont faciles à exciter”, ajoute Reda. La durée de travail est de huit heures au maximum par jour et, lorsque le service est terminé, “un collègue prend la relève avec le client échauffé”. Dans le duplex de Casablanca où la plate-forme a été installée travaillent 150 jeunes téléopérateurs, dont seulement un tiers de femmes. Mais il n’y en a jamais plus de 25 à la fois. Ils répondent aux SMS vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept sous la supervision de chefs français. Selon Reda et Samira, il y a à Casablanca deux autres centres de messagerie rose, plus petits.

    Les téléopérateurs sont payés l’équivalent de 1,90 euro l’heure de jour et 2,55 euros l’heure de nuit. Une personne travaillant quarante heures par semaine gagne un peu plus de 330 euros par mois, le tiers de ce qu’elle gagnerait en France. Les revenus de Reda avoisinent cependant les 500 euros. “Je me suis reconverti dans les nouveaux produits, la voyance et l’astrologie, qui sont mieux rémunérés”, explique-t-il.

    Comment les filles vivent-elles le fait d’avoir cette “spécialisation” dans un pays musulman ? “Pour la majorité, ce n’est qu’une source de revenus, et il y en a même parmi nous qui portent le hidjab [voile islamique], répond Samira. Mais il y en a aussi qui ne l’ont pas supporté et qui sont parties. Pendant la pause, sur la plate-forme, nous nous racontons parfois ce que nous ont sorti les clients. Mais, à l’extérieur, nous faisons abstraction de notre profession.”


    source: http://www.courrierinternational.com/
     
  2. lenovo

    lenovo Bannis

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    Lfa9r bab mabin l2abwab elli kat2adi ila lkoufr… Falaw waffarna lhad chabab fouras dial l3amal charifa farah maghadich yltaj2ou lhad annou3 dial lmihan assa9ita wa lkhabita.

    Lihoum youm had chafara elli ghtanaw b taf9ir lmouwatinin… O lihoum youm had rejjala elli tkhallaw 3la roujoulthoum o wallaw chikhat kaychoufou mizaniytohoum katanheb o kayb9aw saktin.
     
  3. blanca

    blanca Accro Membre du personnel

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    1 9aba7 laho al fa9r hadi ma 3ndna ma ndiro
    2 comme le fait qu'ils soient acceptés dans ce centre ca veut dire qu'ils peuvent l'etre dans d'autres centres il suffit juste de faire une ptite recherche et ils peuvent facilement touver un emploi
    3 ou howa al aham koun kanet 3ndhoum chi karama mn lewel ils vont pas accepter ce genre de boulot li 7ta leurs parents ma 3arfinch ach kaydiro mais houma khtaro had le chemin
     
  4. lenovo

    lenovo Bannis

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    1. Je passe.
    2. Ch7al 9adhoum mayab9aw ydirou la recherche o chnou elli dmen lihoum annahoum ghadi yal9aw oula ella... Rah l2awda3 khyabet o lkhadma à Casa mab9ach sahl tal9aha comme c'était le cas ch7al hadi.
    3. Lkarama f moujtama3 mabni 3la lmadiyat hiya laflouss... O had annass rah mal9awch lbadil... Nhar ywafar lihoum nidam fourace dial l3amal fi l7alal o bmadkhoul mounassib li massarif had zaman o kaytmacha m3a lghala2 lma3ichi farah la a3ta9id annahoum ghadi ykhalliw tri9 l7alal o yamchiw ykhadmou f l7aram.

    3iwad man7atou allouma 3la had chabab khasna nwajhou ellouma li annidam (7oukouma wa cha3b) elli madar walou lhad chabab bach yab9a 3la sirat lmousta9im o mayadtarch yakhdem f had lmounkar bach yabni mousta9balou.
     

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