Sida: 16000 séropositifs au Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 24 Novembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Les chiffres sont accablants : prés de 16000 marocains vivent avec le Vih avec une prévalence de 1 pour cent chez la population carcérale avertit un rapport publié lundi 21 novembre par l’Onusida (Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida) et l’OMS (Organisation mondiale de la santé).Une amére réalité qui pose d’insistantes interrogations quant à la stratégie nationale de prévention et aux efforts à entreprendre afin de freiner l’hémmoragie et surtout, de garantir l’accés aux soins à tous.

    Le seuil des 40 millions de personnes vivant avec le virus du sida a été franchi, . La lutte contre le sida, dont plus de 3 millions de personnes sont mortes en 2005, est encore loin d’être à la hauteur, et des "efforts accrus de prévention s’imposent". Chaque jour, quelque 14 000 personnes sont contaminées par le sida, dont près de 2 000 enfants de moins de 15 ans. Le sida a tué plus de 25 millions de personnes dans le monde depuis son identification en 1981.

    "Malgré des diminutions des taux d’infection dans certains pays, le nombre global de personnes vivant avec le VIH a continué de s’accroître dans toutes les régions du monde, à l’exception des Caraïbes", indique le rapport. Ce point sur l’épidémie, qui insiste cette année sur la prévention, est rendu public en prévision de la Journée mondiale du sida le 1er décembre. Parmi les personnes vivant avec le virus, plus de dix millions ont entre 15 et 24 ans. En 2005, cinq millions de nouvelles infections ont eu lieu.

    Selon le rapport, les augmentations les plus marquées sont survenues en Europe orientale, en Asie centrale et en Asie de l’Est. "Mais l’Afrique subsaharienne est toujours la région la plus touchée de la planète - avec 64 % des nouvelles infections. L’épidémie de sida continue à surpasser les efforts déployés pour la contenir aux niveaux mondial et national," estime le docteur Peter Piot, directeur exécutif de l’Onusida. "Il est clair qu’un accroissement rapide de l’étendue et de la portée des programmes de prévention du VIH est requis de toute urgence", ajoute-t-il, estimant qu’il s’agit maintenant de passer à des stratégies à long terme.


    Mais les discriminations et l’opprobre qui accompagnent le sida constituent l’obstacle majeur à la maîtrise de l’épidémie, selon l’Onusida.

    A l’échelle mondiale, moins d’une personne sur cinq exposée au risque de s’infecter peut accéder à des services de prévention de base. Parmi les personnes séropositives, une sur dix seulement a fait un test et sait si elle est infectée. L’accès aux traitements du VIH s’est certes amélioré : "plus d’un million de personnes" dont la survie en dépend, en bénéficient désormais dans les pays à faibles et moyens revenus. Pourtant, "la majorité en sont exclus" avec, en moyenne, "au mieux, une personne sur dix en Afrique et une sur sept en Asie" qui y accèdent. Cette "injustice sociale", cette "discrimination grandissante liée à l’indifférence ne se limite pas au problème Nord-Sud, car on la retrouve de plus en plus parmi les laissés-pour-compte" des pays aisés, selon le docteur Piot.

    Le rapport estime néanmoins que "250 000 à 350 000 décès ont été évités cette année" grâce à l’élargissement de l’accès au traitement. Fin juin, l’OMS et l’Onusida jugeaient "peu probable" d’atteindre l’objectif, fixé fin 2003, de traiter 3 millions de malades des pays pauvres d’ici à la fin 2005.

    Le seuil des 40 millions de personnes vivant avec le virus du sida a été franchi Jamais le monde n’avait abrité autant de personnes porteuses du VIH, le virus du sida : 40,3 millions, dont une part sans cesse croissante de femmes, qui représentent 43 % des séropositifs. Dans le rapport sur l’état de la pandémie de sida en 2005, rendu public lundi 21 novembre, l’Onusida indique qu’avec 4,9 millions le nombre de nouvelles infections reste égal à celui de 2004.

    Seules notes optimistes : jamais autant de malades des pays du Sud n’avaient eu accès aux traitements et, selon le rapport, "de nouvelles données montrent maintenant que les programmes de prévention lancés depuis un certain temps contribuent enfin à abaisser la prévalence du VIH au Kenya et au Zimbabwe, ainsi que dans les zones urbaines d’Haïti".

    L’extension de la pandémie n’a pas cessé en 2005. Au contraire, "le nombre de personnes vivant avec le VIH a augmenté dans toutes les régions, sauf une au cours des deux dernières années. Aux Caraïbes, deuxième région la plus touchée au monde, la prévalence globale du VIH n’a pas changé en 2005 par rapport à 2003", précise le rapport. Cette augmentation aurait pu constituer une bonne nouvelle si elle avait résulté d’une diminution des décès. Mais ceux-ci n’ont pas diminué.

    Sans surprise, l’Afrique subsaharienne reste la plus touchée, avec 25,8 millions de séropositifs, soit près d’un million de plus qu’en 2003. Deux tiers de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH et 77 % de toutes les femmes séropositives se trouvent dans cette région. En 2005, 2,4 millions d’habitants de l’Afrique subsaharienne sont morts de maladies liées au sida et 3,2 millions ont été infectés.

    L’Afrique australe continue d’atteindre les niveaux d’infection les plus élevés du continent : dans six pays de cette région, au moins 20 % et jusqu’à 30 % des femmes enceintes vivent avec le VIH.

    L’épidémie s’étend aussi dans deux zones, Europe orientale et Asie centrale, d’une part, et en Asie de l’Est, d’autre part. Dans la première zone, les séropositifs sont désormais 1,6 million (+ 25 % depuis 2003). Au cours des deux années écoulées, les décès y ont été multipliés par deux pour atteindre 62 000 en 2005. En Asie de l’Est, les séropositifs sont 870 000 (+ 20 % entre 2003 et 2005).

    Année après année, l’épidémie touche de plus en plus les femmes : 17,5 millions de séropositives en 2005, soit un million de plus qu’en 2003. A côté des 13,5 millions de femmes d’Afrique subsaharienne, la région la plus atteinte sont l’Asie du Sud et du Sud-Est, où vivent près de 2 millions de femmes porteuses du VIH.

    L’Onusida constate que "dans toute l’Asie les épidémies sont alimentées par l’association entre consommation de drogues injectables et commerce du sexe.

    Seuls quelques pays déploient des efforts suffisamment sérieux pour introduire des programmes axés sur ces comportements à risque à une échelle suffisante. Il en est de même en Europe orientale et en Asie centrale" ainsi que "dans les Amériques, où un nombre croissant de femmes, notamment celles qui visent dans la misère, est touché".

    Le rapport réaffirme le principe de l’accès universel aux traitements anti-VIH. Le 1er décembre 2003, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Onusida avaient lancé l’initiative "3 ¥ 5", visant à parvenir, à la fin 2005, à un total de 3 millions de malades des pays du Sud sous traitement.

    Un objectif ambitieux, puisque, à la fin de l’année 2003, 400 000 malades avaient accès au traitement, mais aussi limité car l’OMS et l’Onusida évaluaient à 6 millions le nombre de malades ayant un besoin urgent de médicaments contre le VIH.

    Un bilan sera rendu public courant janvier 2006. Aujourd’hui, seulement 1,5 million de malades des pays pauvres bénéficient de traitements.

    Hafid FASSI FIHRI
    L'Opinion
     

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