Sit-in des familles de détenus politiques à Tindouf

Discussion dans 'Info du bled' créé par BOLK, 18 Août 2006.

  1. BOLK

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    Les familles de plusieurs détenus politiques, arrêtés lors des violentes manifestations populaires de juin dernier dans les camps de Tindouf, observent depuis trois jours un sit-in devant le siège de la direction du polisario à Tindouf pour obtenir la libération immédiate de leurs proches, ont constaté plusieurs témoins oculaires.


    Les manifestants ont menacé de dresser des tentes devant ledit siège s'ils n'obtenaient pas la libération de neuf de leurs proches condamnés à des peines allant de 6 à 12 mois de prison ferme, à la suite des manifestations violemment réprimées par le polisario, début juin dernier.

    Il s'agit de Hadith ould Salama Ould Nafaa, Mohamed Lamine Ould Samaa Ould Nafaa, Abderrhamene Ould Mohamed Ould Hammoudi Ould Daf, Mustapha Ould Mohamed Lahbib, Alouat Ould Mohamed Samel Ould Ba Ali, Mohamed Bachir Ould Mokhtar, Hamoudi Ould Mustpaga Ould El Ouali, said Ould Mohamed Cheikh Ould Biadillah et Salah Ould Foukara.

    De violentes manifestations, rappelle-t-on, avaient éclaté dans les camps au mois de juin dernier pour protester contre l'agression sauvage de l'un des notables de la tribu R'guibat Laayaycha par la milice du polisario. L'agression avait suscité une vive protestation des membres de la tribu, qui ont saccagé plusieurs bâtiments administratifs, des écoles et des infrastructures et incendié plusieurs véhicules.

    Selon des témoignages en provenance des camps, ces manifestations avaient pris la dimension d'un vaste soulèvement populaire, qui avait semé la panique parmi les dirigeants du polisario et de l'encadrement algérien des camps.

    Les milices du polisario ont eu recours comme à l'accoutumée, à la force et la répression brutale des manifestants, y compris le chef de la tribu des R'guibat qui, violemment maltraité, avait été évacué vers un hôpital de Tindouf. Plusieurs arrestations, une quarantaine environ, avaient été opérées parmi les manifestants dont certains avaient été libérés après plusieurs et interminables séances de torture et d'interrogatoires.

    Ces violentes manifestations intervenaient, rappelle-t-on, suite aux échos favorables qu'ont suscités les initiatives de SM le Roi Mohammed VI de mettre en place un Conseil Royal Consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas) et aux espoirs nés de la proposition du souverain d'accorder une large autonomie aux provinces marocaines du sud pour le règlement définitif du dossier.

    Les manifestants exprimaient, outre le ras-le-bol, leur désaccord avec la direction du Polisario, qui est restée cantonnée dans de vieux schémas idéologiques, politiques et géostratégiques, inspirées par l'Algérie.

    Neuf autres manifestants avaient été présentés à un soi-disant tribunal pour être jugés et furent condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison ferme.

    Leurs familles ont décidé aujourd'hui de planter des tentes permanentes devant la soi-disant direction du polisario dans les camps et de tenir un sit-in permanent, pour exiger la libération immédiate de leurs proches et l'annulation des procès arbitraires et verdicts rendus contre leurs proches.



    MAP
     

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