Slimani «chargé» par son comptable

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 1 Octobre 2005.

  1. Casawia

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    Affaire de détournement de deniers publics et corruption


    Le procès Slimani pour «détournement et usurpation de deniers publics, corruption, concussion, faux dans les écritures publiques, bancaires et commerciales, usage de faux, trafic d'influence, destruction de documents administratifs et d'écritures bancaires, abus de confiance et complicité» a repris, hier vendredi, à la cour d'appel de Casablanca. Au programme de cette audience, l'interrogatoire de Khalil Doghmi, agent comptable à la commune des Roches Noires. Il est accusé d'avoir fermé les yeux sur un montage financier fictif ayant débouché sur le détournement de 19 millions de DH.


    L'accusé s'est défendu de toutes ces accusations en déclarant que son travail consistait uniquement à vérifier l'authenticité des comptes approuvés par le conseil de Roches Noires. «Ma mission consiste à vérifier que les comptes sont exacts. Ce n'est pas à moi de vérifier où va cet argent, mais d'exécuter les ordres de paiement émanant de l'ordonnateur du budget, en l'occurrence le président de la commune».

    A la question de savoir si les marchés de Oulad Ziane et de Fouarat sont légaux, l'accusé a répondu que, pour lui, toute la procédure de lancement et d'exécution de ces deux appels d'offres est légale.

    Interrogé sur la nature de sa relation avec Boujmaâ El Youssefi, le promoteur qui a bénéficié de largesses de la part des responsables de la commune des Roches Noires, Doghmi a nié toute relation avec ce dernier et précisé que tout ce qui se dit à ce sujet n'est que pure rumeur

    Notons que Doghmi est revenu également sur les aveux qu'il a faits devant la police judiciaire et au juge d'instruction en affirmant qu'il les a faites sous pression.

    Les malversations et les détournements de fonds durant l'ère Slimani-Lâafoura ont pratiquement touché tous les secteurs. Les projets Oulad Ziane, Fouarat, les nouveaux abattoirs constituent l'illustration la plus éloquente de la corruption du système qui a prévalu à leur époque à Casablanca.

    Au moment de la déposition de ces plaintes, personne n'imaginait une seconde que l'empire bâti par ces deux hommes allait s'écrouler subitement. Mais voilà que ces plaintes les plus ordinaires allaient devenir le procès de ce début de siècle au Maroc, vu l'importance et la gravité des faits délictueux qui sont reprochés aux accusés.

    Plus de 100 personnes ont été appelées par la cour pour témoigner dans cette affaire qui sent le soufre. Parmi les personnalités qui ont défilé devant la barre, on peut citer, entre autres, Abderrazak Affilal, patron de UGTM et ex-président de la commune de Aïn Sebaâ, Mohamed Kemou, ex-président de la commune de Hay Hassani, Ben Chahla, président de Aïn Sebaâ.

    De toute façon, c'est au fur et à mesure du déroulement de la procédure judiciaire que de nouveaux détails seront révélés au grand public qui espère que la lumière soit faite sur cette affaire.

    Abderrahman Ichi
    Le Matin
     

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