SM le Roi préside à Fès la signature du contrat-programme relatif au Pacte national

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 13 Février 2009.

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    Fès - SM le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi au Palais Royal à Fès, la cérémonie de signature du contrat programme public-privé 2009-2015 relatif au Pacte National pour l'Emergence Industrielle et de cinq conventions liées à son exécution.

    Le contrat-programme est conclu entre l'Etat représenté par les départements de la Justice, de l'Intérieur, de l'économie et des Finances, de l'Agriculture et des Pêches Maritimes, de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, du Commerce Extérieur et des Affaires Economiques et Générales, d'une part, et le secteur privé représenté par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et le Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM), d'autre part.

    Lors de cette cérémonie, le ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, M. Ahmed Réda Chami, a présenté devant le Souverain les principales mesures du contrat programme du Pacte National pour l'Emergence Industrielle pour le développement du secteur industriel et de l'investissement au Maroc.

    Le contrat-programme va nécessiter des fonds de l'ordre de 12,4 milliards dhs, dont 34 pc dédiés à la formation et aux ressources humaines et 24 pc à l'incitation à l'investissement.

    En mobilisant et coordonnant les actions de l'Etat et des opérateurs économiques, le Pacte vise à construire un secteur industriel fort et à créer un cercle vertueux de croissance. Il consacre, en outre, les principes démocratiques du dialogue et de la transparence, l'importance des ressources humaines et la responsabilité sociale des entreprises.

    L'Etat et le secteur privé ont scellé ensemble ce Pacte en formalisant un contrat programme couvrant la période 2009-2015.

    Il a pour but la création d'emplois industriels pérennes et la réduction du chômage urbain et du déficit commercial, ainsi que l'augmentation du PIB industriel, l'appui à l'investissement industriel, tant national qu'étranger, et la contribution à la politique d'aménagement du territoire.

    Lors de la cérémonie, cinq conventions, liées à l'exécution du contrat programme, ont été signées devant Sa Majesté le Roi.

    La première convention, relative aux Plates-formes Industrielles Intégrées (P2I), qui a été signée par MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Salaheddine Mezouar, ministre de l'économie et des finances, Ahmed Réda Chami, Mustapha Bakkouri, Président du Conseil d'administration de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et Juan Marcos Fernandez Farrugia, Directeur général de la société "Edonia World", porte sur l'aménagement, le développement, la promotion, la commercialisation et la gestion de la Plate-forme Industrielle Intégrée de Kénitra.

    La deuxième convention, relative aux Métiers Mondiaux du Maroc(MMM), a été signée par MM. Salaheddine Mezouar, Ahmed Réda Chami, Othman Benjelloun, PDG du groupe Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE), Mohamed Benchaâboun, PDG du groupe Banques Populaires et Mohamed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafabank.

    La troisième convention, relative à la compétitivité des PME, concerne la mise en place des plates-formes de notation conventionnées entre l'Etat et les banques pour l'amélioration de l'appui et du financement des PME. Elle a été signée par MM. Salaheddine Mezouar, Ahmed Réda Chami, Abdellatif Maâzouz, ministre du commerce extérieur, Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM, Othman Benjelloun, Mohamed Benchaâboun et Mohamed El Kettani.

    La quatrième convention, portant sur la formation, concerne la création d'une Ecole d'Ingénieurs en partenariat avec l'Ecole Centrale de Paris. Elle a été signée par MM. Ahmed Akhchichine, ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, Ahmed Réda Chami et Hervé Biausser, Directeur de l'Ecole centrale de Paris et président du Groupe des Ecoles Centrales.

    La dernière convention, signée par MM. Mezouar, Chami, Jean Pierre Fine, Secrétaire Général de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie de France et Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du Groupement des industriels marocains aéronautique et spatial (GIMAS), concerne la mise en place, la gestion et le développement de l'Institut des Métiers de l'Aéronautique de Casablanca.


    Emergence industrielle: un ambitieux programme pour générer davantage de richesses et d'opportunités d'emploi


    L'exécution du contrat programme relatif au Pacte national pour l'émergence industrielle, dont la cérémonie de signature a été présidée par SM le Roi Mohammed VI, permettra, à l'horizon 2015, une augmentation du PIB industriel de 50 Milliards dhs additionnels.

    Ce plan ambitieux va permettre aussi la création de 220.000 emplois, la génération d'un volume supplémentaire d'exportations de 95 milliards dhs ainsi que 50 milliards dhs d'investissements privés dans l'activité industrielle.

    Le Pacte National pour l'Emergence Industrielle s'inscrit dans une logique d'action commune, acteurs publics et privés, pour créer les richesses et les emplois qui offriront aux Marocains de meilleures opportunités de développement humain.

    En vertu du contrat programme, la tâche sera consacrée aux métiers mondiaux, tels l'Offshoring, l'automobile, l'aéronautique et l'électronique, où le Maroc est compétitif, l'objectif étant d'attirer le plus grand nombre d'investisseurs étrangers.

    Ainsi, pour chaque secteur, ont été définies les incitations à mettre en place, les besoins en formation, les plates-formes industrielles intégrées à réaliser et la liste d'entreprises étrangères cibles à démarcher dans l'immédiat.

    Pour le "textile-cuir", les actions qui seront menées visent à développer autant l'export que le marché national. Ainsi, l'Etat accompagnera de manière volontariste les meilleurs acteurs marocains à développer des produits compétitifs.

    En parallèle, pour permettre aux entreprises marocaines d'être les plus réactives par rapport à la demande du marché européen, des zones logistiques dédiées seront notamment créées et des réformes tarifaires mises en place.

    Pour l'agroalimentaire, où le Maroc dispose de fondamentaux exceptionnels, l'Etat encouragera l'investissement dans les filières à forte valeur ajoutée (agrumes et huile d'olive par exemple), appuiera les meilleurs acteurs des produits de grande consommation (confiserie, biscuiterie..) et favorisera les projets intégrés dans les denrées de base (lait et viande par exemple).

    Pour la compétitivité des PME, il s'agit de mettre en place les bons outils publics et bancaires d'accompagnement des PME à toutes les phases de leur vie (création, développement et transmission), à savoir des aides directes de l'Etat aux meilleurs acteurs pour stimuler leur croissance (Programme Imtiaz) et à l'ensemble des PME pour améliorer leur productivité (Programme Moussanada).

    Le développement des fonds d'investissement en capital, amorcé par l'Etat, pour permettre l'émergence d'entreprises de taille plus importante et la mise en place des plates-formes de notation bancaire pour améliorer l'accès au crédit sont aussi envisagés.

    S'agissant de la formation, l'action se fera sur deux niveaux concernant la définition de plans de formation sectoriels précis à court et moyen termes et leur mise en oeuvre et la mise en place d'un mécanisme institutionnel annuel d'actualisation des plans de formation avec notamment le recueil des retours du secteur privé sur le nombre et la qualité des personnes formées.

    Pour le Climat des Affaires, le plan définit des actions ciblées correspondant aux besoins immédiatement adressables des investisseurs, notamment le recours plus massif à la médiation et à l'arbitrage comme moyens efficaces de gestion des conflits, l'harmonisation et l'amélioration continue des outils d'accueil des investisseurs notamment les CRI et l'Agence Marocaine de Développement des Investissements et la mise en place de guichets uniques complets au sein des Plates-formes Industrielles Intégrées (P2I), l'objectif étant d'améliorer la position du Maroc dans les classements internationaux (Doing Business par exemple).

    Ce plan prévoit également une gouvernance pour conduire les réformes de long terme, notamment dans le domaine du droit des affaires.

    Pour répondre aux besoins en capacité d'accueil des investisseurs et dépasser la problématique récurrente du foncier pour le secteur, vingt deux P2I, y compris les agropoles, s'étendant sur une superficie de plus de 2000 hectares, seront développées.

    Ces P2I assureront les meilleurs services aux investisseurs avec une couverture sectorielle large mais aussi territoriale pour tirer le meilleur parti des potentialités de chaque région.

    Le contrat programme est conclu entre l'Etat représenté par les départements de la Justice, de l'Intérieur, de l'économie et des Finances, de l'Agriculture et des Pêches Maritimes, de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies, du Commerce Extérieur et des Affaires Economiques et Générales, d'une part, et le secteur privé représenté par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc et le Groupement Professionnel des Banques du Maroc, d'autre part.



    Source: map.ma
     

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