Solution d’autonomie régionale au Sahara-De nouveaux atouts pour le Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par omarigno, 28 Mars 2006.

  1. omarigno

    omarigno Visiteur

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    Solution d’autonomie régionale au Sahara
    De nouveaux atouts pour le Maroc
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    Le Souverain marocain a entamé cette semaine une visite aux provinces sahariennes. Cet événement suscite d'autant plus d'intérêt, qu'il intervient à quelques jours de l'annonce prochaine des grandes lignes d'un plan d'autonomie pour le Sahara. On pourrait parler de certaines évolutions relatives à cette question, favorables au Maroc : à Madrid, où percent des signes en faveur de la position marocaine vis-à-vis de son Sahara, et à Washington qui fait preuve d'un intérêt particulier pour le projet d'autonomie présenté par Rabat.

    Certes, ladite visite peut paraître normale, puisque le Roi du Maroc peut à tout moment se rendre partout dans le royaume. Il s'agit donc, pour les Marocains, d'une région comme les autres relevant de la souveraineté marocaine, comme Tétouan, Figuig ou Al Hoceima. D'ailleurs, il s'agit du troisième déplacement du Souverain au Sahara depuis son accession sur le trône en 1999, après ceux effectués en novembre 2001 et en mars 2002. Il n'en demeure pas moins que cette dernière visite revêt une importance toute particulière. Elle vient, en effet, un mois avant que le Conseil de Sécurité de l'ONU ne se penche de nouveau sur le dossier du Sahara, pour arrêter sa position à propos de l'autonomie proposée par le monarque marocain, dont le contenu aura été déjà révélé lors de la visite royale aux provinces du sud. D'où l'intérêt que suscite ladite visite dans les différents milieux médiatiques, sur les deux plans national et international.


    Le PSOE veut aider les parties concernées

    La visite coïncide par ailleurs avec les déclarations de certains responsables espagnols, dont le but est d'ouvrir la voie à une solution politique. Ainsi donc, Madrid laisse percer quelques signes sur sa prédisposition à ne pas s'opposer au projet d'autonomie pour le Sahara. Mais, refusant de sacrifier son rôle d'intermédiaire impartial entre les parties concernées, l’Espagne se garde bien d'afficher ouvertement son soutien au projet. Selon l´agence Europa Press, ce sont des sources gouvernementales sous le couvert de l'anonymat, qui ont fait état de la nouvelle position de leur pays. «Le gouvernement espagnol, ont-ils précisé, ne se prononcerait ni pour, ni contre le projet d'autonomie que le Maroc entend présenter au Conseil de sécurité le mois prochain. Conséquente avec la position qu'elle a toujours adoptée, celle d'aider les différentes parties à trouver à ce problème une solution respectant la légalité internationale, l'Espagne se gardera bien de donner son avis sur le plan d'autonomie pour le Sahara. Par contre, elle n'hésitera pas à encourager les parties concernées à trouver une solution politique à ce conflit, au lieu de marquer le pas face à une situation de plus en plus insupportable.» Pour des sources diplomatiques espagnoles haut placées «ce sont les parties concernées qui doivent préciser au juste le contenu de l'autonomie prévue au Sahara, et non l'administration espagnole.» Est-ce ou non le signe d'un changement dans la position espagnole vis-à-vis de ce problème ? De l'avis de tous ceux que La Vérité a consultés, il s'agit effectivement d'une évolution de taille, loin des déclarations du ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos au Parlement espagnol, qui avait dit sans ambages que pour l'Espagne «l'autodétermination constitue la seule solution.» Mais ne pas se prononcer sur le plan d'autonomie, en évitant de le juger sur le plan politique, peut être interprété comme un signe d'approbation, d'autant que l'Espagne a toujours plaidé pour l'autodétermination au Sahara. «Le gouvernement espagnol, ont déclaré à La Vérité des sources proches du Parti socialiste ouvrier espagnol, cherche à aider véritablement les parties concernées à trouver une solution viable à ce problème, pour les sortir de l'impasse. Loin d'elle l'idée d'imposer quelque solution au Maroc ou au Polisario. Mais il faudrait qu'il y ait une vraie volonté d'instaurer une autonomie réelle au Sahara, qui n'a rien à voir avec ce qui est en vigueur aujourd'hui dans ce pays, où la région dispose de compétences dérisoires. Dans ce cas, Madrid se rangerait du côté de Rabat, pour lui fournir aide et assistance. Voyant que les provinces sahariennes jouissent des mêmes prérogatives que celles que connaissent les deux régions de la Catalogne et du Pays basque, même l'opinion publique espagnole sera plus encline à accepter la solution d'autonomie pour le Sahara. Dans tous les cas, c'est la position du Polisario qui devrait être prise en compte. »

    L’option marocaine conforte l’Amérique

    Pour certaines sources, Madrid serait déjà en possession d´une copie bien détaillé mais qui ne constitue pas la mouture finale du texte du plan de l'autonomie pour le Sahara. Certains responsables espagnols auraient même reconnu qu'il s'agit d'un grand pas en avant vers une véritable autonomie, à la différence du plan qui a été, en 2003, rejeté par l´envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, James Baker, sous prétexte que ce plan reste en deçà des aspirations des Sahraouis. Le nouveau Plan donne des compétences plus importantes aux Sahraouis dans les domaines de la justice, la sécurité régionale, la presse et même une certaine flexibilité en ce qui concerne les relations internationales surtout avec les entités autonomes espagnoles qui ont beaucoup appuyé le Polisario.
    Mais la surprise réside dans la réaction du Polisario. Mardi dernier, celui-ci a sommé Madrid de «dénoncer publiquement le projet marocain et de le considérer inacceptable.» Selon les observateurs ibériques, une telle réaction confirme la crainte des séparatistes non seulement de voir un tel projet avoir l’assentiment du Conseil de sécurité, mais aussi la possibilité d’un recentrage pro-marocain de la part du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero.
    Selon certaines sources médiatiques, Washington aurait, elle aussi, reçu une copie dudit plan. Elle aurait donc l'occasion de l'étudier à fond. Il y a de fortes chances qu'elle adopte, lors de la prochaine réunion du Conseil de sécurité prévue en avril pour débattre de cette question, une position favorable à notre pays. Or, dans son dernier ouvrage sur les relations hispano-marocaines, qui paraîtra dans les prochains jours, le journaliste espagnol Ignacio Cembrero, rappelle que c'était toujours James Baker qui dictait à la Maison blanche sa position vis-à-vis du problème du Sahara. Ce dernier, on le sait, préconisait l'autonomie en tant que solution au conflit, sans jamais réussir à en convaincre les parties concernées. Peut-être qu'aujourd'hui, voyant l'idée d'autonomie chère à son diplomate prendre corps, l'administration américaine voterait pour cette solution.

    Article propose para : MATAPAYOS
    Source : lobservateur.ma
     
  2. MATAPAYOS

    MATAPAYOS Citoyen

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    Re : Solution d’autonomie régionale au Sahara-De nouveaux atouts pour le Maroc

    YETOUB 3LIK  welahila katfehemni l article bel khder w el 7emer w la foto dial boutrfli9a w boumoutach "9aba7alahou sa3yah"
    je voulais souligner kelk paragraphes tres importants qui indique le changemet de lña politique de l espagne et des USA  en ce qui concerene le dossier di sahara

    Est-ce ou non le signe d'un changement dans la position espagnole vis-à-vis de ce problème ? De l'avis de tous ceux que La Vérité a consultés, il s'agit effectivement d'une évolution de taille, loin des déclarations du ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos au Parlement espagnol, qui avait dit sans ambages que pour l'Espagne «l'autodétermination constitue la seule solution.»

    Selon certaines sources médiatiques, Washington aurait, elle aussi, reçu une copie dudit plan. Elle aurait donc l'occasion de l'étudier à fond. Il y a de fortes chances qu'elle adopte, lors de la prochaine réunion du Conseil de sécurité prévue en avril pour débattre de cette question, une position favorable à notre pays. ...c'était toujours James Baker qui dictait à la Maison blanche sa position vis-à-vis du problème du Sahara. Ce dernier, on le sait, préconisait l'autonomie en tant que solution au conflit, sans jamais réussir à en convaincre les parties concernées. Peut-être qu'aujourd'hui, voyant l'idée d'autonomie chère à son diplomate prendre corps, l'administration américaine voterait pour cette solution
     

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