Sucre: La facture s’annonce salée

Discussion dans 'Scooooop' créé par @@@, 8 Juin 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

    J'aime reçus:
    252
    Points:
    83
    [​IMG]


    Les cours mondiaux flambent de 45% depuis le début de l’année

    · Le déficit potentiel de production estimé entre 5 et 8 millions de tonnes

    Forte flambée des cours mondiaux du sucre. A fin avril dernier, la valeur des achats du sucre a augmenté de près de 89% par rapport à la même date de l’année précédente. Cependant, le volume des importations n’a progressé que de 50% passant de 301.000 tonnes à 452.000. Mais la facture s’est aggravée de quelque 718,2 millions de DH. Selon l’Office des changes, elle a presque doublé: 1,5 milliard de DH au lieu de 808,2 millions de DH à la même période en 2008. Du coup, la valeur de la tonne importée s’est élevée à 3.373 DH contre 2.682. Certes, la hausse était prévisible, mais nul ne pouvait se prononcer sur son niveau et encore moins en préciser la date. C’est ce qui explique que le Maroc a anticipé sur les importations bien que le pays se trouve en pleine campagne d’usinage de betterave et canne à sucre.

    quelles conséquences pour le Maroc?
    Avec la flambée qui prend de l’ampleur chaque jour, le système de tarification douanière risque de s’avérer inadapté. Va-t-on procéder de la même manière qu’en 2006? Pour rappel, le gouvernement de l’époque avait tout simplement suspendu les équivalents tarifaires et droits de douane à l’importation pour maintenir le prix cible à 4.700 DH/tonne. Ceci, quel que soit le niveau des cours sur le marché international. Car, l’enjeu est de garantir l’approvisionnement du marché local, mais aussi de protéger la production nationale. Pour le moment, la consommation porte sur 1,2 million de tonnes dont 55% proviennent du sucre brut d’importation et 45% des plantes sucrières produites localement. A ce niveau, pas moins de 80.000 familles de producteurs sont concernées. Et le plan d’investissement en cours de réalisation par le principal opérateur vise justement la mise à niveau de l’amont agricole dans l’objectif d’augmenter la part de la production locale. En s’abstenant d’augmenter le prix du sucre, l’Etat devrait donc supporter le poids de la hausse à l’international.


    http://www.leconomiste.com/
     

Partager cette page