Suicide dans une école primaire à Paris devant une dizaine d'enfants

Discussion dans 'Scooooop' créé par RedEye, 17 Mai 2013.

  1. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    Un quinquagénaire s'est suicidé dans le hall d'une école primaire privée, jeudi matin à Paris, à l'aide d'un fusil à canon scié, choquant une dizaine d'enfants qui ont assisté à la scène.

    Le désespéré, qui serait extérieur à l'établissement selon plusieurs sources, "a pénétré de force dans le hall" de l'école à 11H30, a expliqué sur place le recteur de l'académie de Paris, François Weil, précisant que deux adultes avaient tenté de l'en empêcher, sans succès.

    Il s'agirait de gardiennes de l'école, selon Anne Hidalgo, adjointe PS au maire de Paris, qui s'est rendue sur place.

    Les enfants de CP présents ont été pris en charge pour un suivi psychologique par le Samu, a précisé M. Weil. Les autres enfants ont été progressivement évacués, leurs parents ayant été contactés par l'école de la rue Cler (VIIe arrondissement) pour qu'ils puissent venir les chercher, selon un journaliste de l'AFP sur place.

    De source proche de l'enquête, l'homme, qui serait connu des services de police pour violences intra-familiales, n'est pas entré par la cour principale mais dans un bâtiment en brique adjacent, d'où il a accédé directement au hall d'accueil.

    Un fusil et quelques papiers à la main, l'homme, très agité, s'est dégagé des deux personnes qui tentaient de le neutraliser avant de placer le canon de son fusil sous sa mâchoire. Il a tiré et est mort sur le coup, la décharge ayant fait éclater une partie de sa tête, a précisé cette source.

    Les enquêteurs n'avaient pu immédiatement établir son identité, ni les raisons qui l'ont poussé à ce geste dans l'enceinte de cet établissement privé catholique sous contrat avec l'Etat.

    Mesures de sécurité

    En début d'après-midi, le corps du suicidé était encore sur place pour procéder à des constatations, selon une source proche de l'enquête.

    De la rue Cler, on aperçoit une cour ouvrant à gauche sur une petite église et à droite sur ce bâtiment en briques de cinq étages.

    Une mère de famille, venue chercher sa fille en maternelle, attendait la fin de la classe pour éviter de l'affoler. "Il n'y aucune mesure de sécurité", a-t-elle regretté auprès de l'AFP, précisant qu'une "dame" seule était chargée de filtrer les entrées de l'école.

    "Il faut attendre qu'il y ait du sang pour qu'on prenne les mesures de sécurité", a-t-elle ajouté, visiblement secouée, ne souhaitant pas donner son nom.

    L'école fait partie d'un ensemble scolaire, La Rochefoucauld, qui comprend une école maternelle, une école élémentaire, un collège et un lycée dans le quartier huppé du Gros Caillou, à deux pas des Invalides et de la Tour Eiffel.

    Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a exprimé sa "grande émotion" dans un communiqué, affirmant son "entier soutien à l'ensemble des petits Parisiens présents sur place" et à leurs parents, avant de se rendre sur les lieux.

    Anne Hidalgo, candidate à sa succession, également sur place, a estimé que tout le monde avait "réagi avec rapidité".

    A ses côtés, Rachida Dati, maire UMP du VIIe arrondissement, a insisté sur le fait que "ce drame ne s'est pas déroulé dans la cour, (l'homme) a été empêché d'entrer". "L'école n'est pas ouverte en permanence, c'était à l'heure du déjeuner, les enfants qui ont pu voir la scène sont des enfants ou qui se rendaient chez eux, ou qui se rendaient à la cantine, donc sur le passage", a-t-elle dit.

    François Fillon, député de Paris, a également fait une brève apparition.

    Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, a abrégé une visite à Bruxelles et s'est lui aussi rendu sur place dans l'après-midi.




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  2. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    Suicide dans une école primaire : ce que l'on sait

    Suicide dans une école primaire : ce que l'on sait


    Après le suicide jeudi 16 mai d'un homme devant des enfants dans l'école primaire parisienne du 11 rue Cler à Paris (7e arrondissement) - et non maternelle, contrairement à ce qui avait été annoncé plus tôt -, le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon s'est rendu sur place après être rentré "en urgence" de Bruxelles. Sur BFMTV, on a également aperçu l'arrivée du maire de Paris Bertrand Delanoë. D'après la chaîne, l'homme qui a mis fin à ses jours se trouvait dans une situation personnelle "compliquée", en raison notamment d'un divorce. Selon les premiers éléments de l'enquête, cités par RTL, l'homme était connu des services de police pour des faits de violences conjugales et de violences sur ses propres enfants. Il habitait le 7e arrondissement de Paris. Contactée par RTL, l'ex-femme du défunt a déclaré l'avoir eu en ligne mercredi et avoir senti qu'il "n'allait déjà pas bien".


    Que s'est-il passé ?

    L'école fait partie d'un ensemble scolaire, La Rochefoucauld, qui comprend une école maternelle, une école élémentaire, un collège et un lycée dans le quartier huppé du Gros Caillou, à deux pas des Invalides et de la Tour Eiffel. A 11h30, l'homme "a pénétré de force dans le hall" de l'école, a expliqué sur place le recteur de l'académie de Paris, François Weil, précisant que deux adultes avaient tenté de l'en empêcher, sans succès. Il s'agirait de gardiennes de l'école, selon Anne Hidalgo, adjointe PS au maire de Paris, qui s'est également rendue sur place.

    Un fusil à canon scié et quelques papiers à la main, l'homme, très agité, s'est dégagé des ces deux personnes qui tentaient de le neutraliser avant de placer le canon de son arme sous sa mâchoire. Il a tiré et est mort sur le coup, la décharge ayant fait éclater une partie de sa tête, a précisé une source proche de l'enquête.

    Les documents qu'il a jetés avant de tirer auraient un rapport avec les "procédures judiciaires" liées à ses problèmes conjugaux, selon Christophe Crépin, de l'Unsa-Police, interrogé par "20 minutes". Un peu plus tôt, les informations d'Europe 1 évoquaient qu'il s'agissait de "coupures de presse".

    Selon une information révélée par RTL, l'homme "a jeté des feuilles contenant des mots tels que 'Cahuzac' ou 'Montgolfier', avant de retourner son fusil à canon scié contre lui".

    En début d'après-midi, le corps du suicidé était encore sur place pour procéder à des constatations, selon une source proche de l'enquête. Sur les images tournées par "le Nouvel Observateur", François Weil, confirme que le désespéré "s'est introduit de force en bousculant le personnel de l'école", alors qu'un élève choqué témoigne avoir aperçu le corps.

    Cet homme avait-il un lien avec l'école ?

    Christine, l'ex-femme du défunt, contactée par RTL, a déclaré que son ex-mari n'était "pas dépressif", mais [qu']il n'[avait] jamais été bien dans sa peau". Concernant le fait que son ex-époux ait choisi le hall de cette école pour mettre fin à ses jours, elle "n'a pas été du tout étonnée" et évoque un "lieu symbolique", c'est-à-dire un quartier dans lequel ils ont vécu en couple pendant 22 ans. Christine conclut : "Je ne pense qu'aux enfants, aux parents, au personnel. C'est horrible."

    Les enquêteurs n'avaient pu immédiatement établir son identité, ni les raisons qui l'ont poussé à ce geste dans l'enceinte de cet établissement privé catholique sous contrat avec l'Etat.

    La question de savoir si le quinquagénaire désespéré était oui ou non extérieur à l'école n'est pas non plus tranchée. Christophe Crépin, de l'Unsa-Police, a révélé dans "20 minutes" la probabilité qu'un des enfants de cet homme soit "passé dans cette école".

    Comment l'homme a-t-il pu pénétrer dans l'école ?

    De source proche de l'enquête, le quinquagénaire serait connu des services de police pour violences intra-familiales. Il n'est pas entré par la cour principale mais dans un bâtiment en brique adjacent, d'où il a pu accéder directement au hall d'accueil. Selon Christophe Crépin, ce dernier aurait fait l'objet d'un "signalement aux services sociaux pour des problèmes avec sa femme".

    La question de la sécurité de l'établissement n'a pas manqué de s'inviter dans le débat : une mère de famille, venue chercher sa fille en maternelle, attendait la fin de la classe pour éviter de l'affoler. "Il n'y aucune mesure de sécurité", a-t-elle regretté auprès de l'AFP, précisant qu'une "dame" seule était chargée de filtrer les entrées de l'école. "Il faut attendre qu'il y ait du sang pour qu'on prenne les mesures de sécurité", a-t-elle ajouté, visiblement secouée, ne souhaitant pas donner son nom.

    Vincent Peillon a estimé pour sa part que "la question de la sécurité de l'école n'est pas en cause [...] Le personnel de l'école n'a rien à se reprocher, les deux femmes qui étaient à l'entrée ont tenté de l'empêcher d'entrer mais il était violent physiquement", a précisé le ministre, qui se réjouit qu'aucune enfant n'ait été atteint.

    Rachida Dati, maire UMP du 7e arrondissement, a insisté quant à elle sur le fait que "ce drame ne s'est pas déroulé dans la cour, (l'homme) a été empêché d'entrer". "L'école n'est pas ouverte en permanence, c'était à l'heure du déjeuner, les enfants qui ont pu voir la scène sont des enfants ou qui se rendaient chez eux, ou qui se rendaient à la cantine, donc sur le passage", a ajouté l'élue.

    Comment les enfants témoins sont-ils suivis ?

    Les élèves de CP présents ont été pris en charge pour un suivi psychologique par le Samu, a précisé François Weil. Vincent Peillon a précisé que "la cellule d'aide psychologique" resterait en place "plusieurs jours". Il a rappelé qu'il restait à "la disposition" du personnel et des enfants. Les autres enfants ont été progressivement évacués, leurs parents ayant été contactés par l'école pour qu'ils puissent venir les chercher, selon un journaliste de l'AFP sur place. "20 minutes" rapporte que François Fillon, député de la 2e circonscription de Paris, est venu chercher l'un de ses enfants, scolarisé dans l'établissement

    Le ministre de l'Education a également mis en garde contre l'instrumentalisation médiatique des enfants scolarisés dans l'école : "Il n'est pas bon que les enfants deviennent des objets médiatiques. Il faut avoir une certaine pudeur et ne pas instrumentaliser les enfants".

    Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a exprimé sa "grande émotion" dans un communiqué, affirmant son "entier soutien à l'ensemble des petits Parisiens présents sur place" et à leurs parents, avant de se rendre sur les lieux. Anne Hidalgo, candidate à sa succession, également sur place, a estimé que tout le monde avait "réagi avec rapidité".



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