suite lexiques d'economie partie 2

Discussion dans 'Economie' créé par kochlok03, 16 Février 2006.

  1. kochlok03

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    Demande effective : dans la terminologie keynésienne, désigne la demande globale perçue (anticipée) par les entrepreneurs, à partir de laquelle ils prennent leurs décisions de production et d’emploi.

    Demande globale : somme des demandes individuelles sur un marché (voire pour toute l'économie, en macroéconomie).

    Demande nette : synonyme d’excès de demande, c’est la différence entre la demande globale et l’offre globale.

    Défaillances du marché : situation dans laquelle l’efficacité maximale ne peut être atteinte par les mécanismes du marché, notamment en présence d’une situation de monopole ou d’oligopole, d’effets externes ou de biens publics.

    Déflation : diminution générale et durable du niveau général des prix.

    Délais de la politique économique : expression de Milton Friedman qui désigne la période comprise entre la décision de politique économique et ses effets.
    Friedman considère qu’il y a deux types de délais : les délais internes qui correspondent au délai compris entre la décision de politique économique et sa mise en oeuvre effective et les délais externes qui correspondent au délai compris entre la mise en place de la politique et ses premiers effets sur l’activité.
    Friedman considère que l’existence de ces délais rend néfastes les politiques conjoncturelles. En effet, selon lui, lorsque l’économie est en récession et que le gouvernement décide d’une politique de relance, lorsque cette politique prend effet, le cycle s’est retourné, on est naturellement en phase d’expansion. La politique économique a comme seule influence d’accentuer cette expansion et de créer une surchauffe de l’activité. Si, à ce moment là, le gouvernement prend des mesures pour ralentir l’activité, le phénomène symétrique apparaît : les effets la politique économique se manifestent lorsque l’économie est entrée en phase de contraction et ils accentuent le marasme économique.
    En fin de compte, la politique économique s’avère donc procyclique alors qu’elle a pour but d’être contracyclique

    Dépression : conjoncture caractérisée, baisse de l’offre globale (mesurée en pratique par le PIB).

    Dépréciation : en changes flexibles, baisse de la valeur d’une monnaie par rapport aux autres, par le jeu de l’offre et de la demande sur le marché des changes.

    Désinflation : baisse du taux d’inflation.

    Désinflation compétitive : politique économique qui consiste à s’appuyer sur un faible taux d’inflation pour rendre les entreprises nationales compétitives.
    Le processus recherché est le suivant : en maintenant un faible taux d’inflation, on conserve un taux de change relativement élevé. Cela a deux effets : d’une part, les exportations sont pénalisées, ce qui oblige les entreprises pour rester compétitives à faire des efforts sur les coûts (salariaux notamment) ; d’autre part, une monnaie forte réduit le coût des importations, ce qui est un avantage. Au total, les entreprises nationales sont plus compétitives. D’autre part, une faible inflation assure un niveau faible des taux d’intérêt à long terme, ce qui favorise l’investissement.

    Dévaluation : en changes fixes, décision d’un gouvernement de diminuer la valeur de sa monnaie par rapport aux autres monnaies.

    Diviseur monétaire : relation qui détermine la création monétaire dans une économie d’endettement. La base monétaire est déterminée par la quantité de crédit octroyée par les banques (qui se retournent ensuite vers la Banque Centrale pour leur refinancement, d’où la variation de la base monétaire). L'offre de monnaie est exogène. Cette relation est : dB = 1 / k dCr. Avec B la base monétaire, k le multiplicateur de crédit, 1 / k le diviseur et Cr le crédit distribué par les banques. Voir aussi multiplicateur monétaire.

    Duopole : situation de marché de concurrence imparfaite caractérisée par la présence de deux offreurs face à un grand nombre de demandeurs.


    Economie : selon Jean-Baptiste Say, il s’agit de la science qui étudie la production, la répartition, la distribution et la consommation des richesses dans la société.
    Selon Lionel Robbins, l’économie est la science qui étudie les comportements humains en tant que relation entre les fins et les moyens rares à usages alternatifs.
    D'un point de vue sémantique, l'Economie a pour particularité de porter le même nom que son objet d'étude.

    Economie de marché : économie caractérisée par :
    - la propriété privée des moyens de production ; - la recherche légitimée de l’intérêt personnel ; - l’allocation des ressources est guidée par les mécanismes de prix.

    On peut ajouter que la décentralisation des échanges est assurée par l’utilisation de la monnaie, quoique le troc est une forme possible d’économie de marché.

    Economies d’échelle : il y a économies d’échelle lorsque l’accroissement de la production permet de diminuer le coût moyen. Lorsqu’il y a économies d’échelle, il y a également rendements croissants. Le contraire est " dés économies d’échelle ".

    Effet de substitution et effet de revenu : dans une situation où le prix d’un bien A diminue par rapport à celui d’un autre bien B, deux réactions sont possibles pour un consommateur :
    - il peut choisir de consommer plus de A qui est devenu moins cher. On dit que l’effet substitution l’emporte ;
    - il peut consommer autant de A (ce qui lui coûte moins cher qu’avant) et utiliser les économies réalisées à consommer plus de B. On dit que l’effet revenu l’emporte.
    Le choix dépendra de la fonction d’utilité du consommateur, qui représente ses préférences en termes de quantités de A et B consommées.

    Effet d’annonce : effet recherché par les autorités de la politique économique lorsqu'elles annoncent des mesures à venir. Elles souhaitent ainsi influencer le comportement des agents économiques dans un sens souhaité. Exemple : en annonçant une faible progression de la masse monétaire, la banque centrale espère réduire les anticipations inflationnistes.

    Effet d’encaisse réelle : l’encaisse réelle d’un agent est le rapport de la somme de monnaie qu’il détient sur le niveau général des prix. Lorsque les prix augmentent, la perte de pouvoir d’achat des encaisses monétaires détenues (pour un motif de précaution) pousse les consommateurs à refaire leurs calculs de consommation, d’épargne et de demande de monnaie. Ils demandent plus de monnaie (en termes nominaux) et moins de biens. La demande de biens diminue, d’où une baisse du niveau général des prix qui conduit les agents à refaire de nouveau leurs calculs. Il demandent moins de monnaie puisque leurs encaisses réelles ont augmenté et plus de biens. On revient à la position initiale au bout d’un certain temps. Auteurs de référence : Knut Wicksell, A.C. Pigou, Don Patinkin. Voir aussi la question-réponse sur ce thème.

    Effet d’éviction : décrit le mécanisme par lequel la hausse des dépenses publiques induit une baisse équivalente (ou pas ) des dépenses privées d’investissement par la hausse du taux d’intérêt qu’elles provoquent sur le marché des fonds prêtables dans la théorie néoclassique et sur le marché de la monnaie dans le modèle IS-LM.

    Effet externe : il y a effet externe lorsque l’activité d’un agent a une influence sur la satisfaction d’un autre agent. Il existe des effets externes de consommation et de production ; des effets externes positifs et négatifs. Exemples : un individu écoute de la musique à proximité d’un autre individu qui n’a pas les mêmes goûts musicaux. Il y a effet externe négatif de consommation. Une entreprise rejette des déchets dans une rivière. Il y a effet externe négatif de production pour les riverains qui utilisent l’eau de la rivière. Une entreprise engage une agence de sécurité pour protéger le quartier dans lequel elle est située. Il y a effet externe de production (puisqu’il s’agit d’un acte lié à la production) et de consommation pour les particuliers qui sont eux aussi protégés. Dans tous les cas, celui qui subit ou bénéficie des effets externes n’est pas rémunéré pour les coûts encourus ou ne paie rien pour les avantages retirés. C’est une défaillance du marché qui, normalement, devrait rémunérer chacun selon les services rendus ou les coûts générés à autrui.

    Efficacité : Réalisation d'un objectif fixé.

    Efficacité marginale du capital : selon Keynes, il s’agit du rendement escompté d’un bien en capital, c’est-à-dire les revenus que l’utilisateur espère en retirer pendant la durée d’utilisation et la vente de sa production, déduction faite des dépenses courantes de production. C’est la comparaison avec le taux d’intérêt monétaire qui va déterminer si on réalise ou non un investissement : si l’efficacité marginale du capital est supérieure au taux d’intérêt, l’investissement est réalisé.

    Efficience : l’efficience caractérise une situation dans laquelle un objectif fixé est réalisé en utilisant pour cela le moins de ressources possibles.

    Elasticité : mesure la variation relative d’une variable en fonction de la variation relative d’une autre variable. Exemple : l’élasticité de la demande d’un bien par rapport à son prix, exprime de combien de pour cent la demande diminue lorsque le prix augmente de un pour cent. Mathématiquement, l’élasticité de x par rapport à y s’écrit : e (x/y) = (dx / x) / (dy / y)

    Encadrement du crédit : instrument de politique monétaire qui consiste pour les autorités monétaires à définir de manière réglementaire le volume de crédit qui sera émis par les banques. C’est une pratique qui n’est plus employée aujourd’hui.

    Endogène : se dit d’une variable qui est déterminée par le fonctionnement d’un modèle. Exemple : dans IS-LM, le taux d’intérêt d’équilibre (entre autres !) est endogène.

    Entrepreneur (Schumpetérien) : personnage central dans la théorie de la croissance de Joseph Schumpeter. Schumpeter distingue deux types d’entrepreneurs.
    L’entrepreneur innovateur est un individu qui crée des innovations (donc prend des risques) dans le but de s’octroyer une rente de monopole. L’entrepreneur imitateur est celui qui imite l’innovateur et accroît la production des biens issus de l’innovation.
    Selon Schumpeter, c’est le comportement de recherche de rente des entrepreneurs innovateurs qui permet à l’économie de sortir des phases de stagnation par la création de nouvelles innovations qui engendrent des périodes de croissance

    Entreprise : unité économique autonome combinant divers facteurs de production, produisant pour la vente des biens et des services et distribuant des revenus en contrepartie de l’utilisation des facteurs.
    L'entreprise est généralement associée, à juste titre, au motif de profit. Mais dans la réalité (entreprises publiques), comme dans la théorie (théories de l'entreprise managériale, par exemple), le motif du profit n'est pas une constante de la définition de l'entreprise.

    Epargne : on peut en donner plusieurs définitions :
    - partie du revenu qui n’est pas consacré à la consommation immédiate ;
    - renoncement à la consommation ou abstinence, d’où l’intérêt reçu.
    - excès du revenu sur la dépense de consommation. L’épargne est un résidu, un phénomène passif, pas un acte volontaire dans le but de l’abstinence. C’est la définition de John Maynard Keynes.

    Epistémologie : Etude critique des principes, des hypothèses et des résultats des diverses sciences destinée à déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée objective.

    Equation quantitative de la monnaie : elle est due à Irving Fisher (1907). Elle s’écrit : MV = PY . Avec M la masse monétaire, V la vitesse de circulation de la monnaie, P le niveau général des prix, Y le volume des transactions (ou de la production globale). En soit, c’est une équation comptable qui traduit l’équilibre monétaire d’une économie. Elle signifie que le volume de liquidités en circulation MV est équivalent à la production en valeur de l’économie PY et que toute inégalité est corrigée par la variation d’un ou de plusieurs des termes de l’équation. Cela dit, elle peut être interprétée selon différentes théories. La théorie quantitative de la monnaie énonce que lorsque M augmente, V et Y étant constants dans la construction quantitativiste (Néoclassiques et, en particulier, Monétaristes), P augmente d’autant, à long terme. Pour d’autres courants (Banking school et keynésiens) la conséquence d’une hausse de M peut être une hausse de Y ou une baisse de V, la hausse de P n’arrivant que lorsque l’offre est inélastique. A la limite, on peut la lire en sens inverse et dire que c’est la hausse de Y qui induit une hausse de M (Banking school).

    Equilibre économique : concept central en économie. Il s’agit d’exprimer la réalisation d’un état stationnaire (qui ne change pas) au niveau de l’optimum d’un agent (consommateur ou producteur), d’un marché (égalité offre / demande) ou d’une économie ( égalité offre / demande sur tous les marchés).

    Equilibre général walrasien : situation dans laquelle tous les agents maximisent leurs fonctions objectif (profit pour les producteurs, utilité pour les consommateurs) et où sur chaque marché l’offre est égale à la demande.

    Exogène : se dit d’une variable qui n’est pas déterminée par le fonctionnement d’un modèle. Exemple : dans IS-LM, les dépenses budgétaires et la masse monétaire sont des variables exogènes. On leur donne des valeurs pour voir quel est leur effet sur les variables endogènes.

    Expansion : phase du cycle économique durant laquelle la production croît.

    Externalité : synonyme d’effet externe.


    Facteurs de production : éléments dont la combinaison permet la production. On retient en général deux types de facteurs : le capital (auquel on adjoint parfois la terre) et le travail.

    Fait stylisé : constat d’ordre empirique, généralement non quantifié, mais jugé représentatif du fonctionnement de l’économie. Les faits stylisés sont au coeur des discussions sur la démarche de la science économique. Certains auteurs contemporains (Kaldor par exemple) voudraient que les hypothèses des modèles en économie soient basées sur des faits stylisés, alors que d’autres (Friedman notamment) défendent une position inverse : les hypothèses n’ont pas à être réalistes, seule compte la capacité de prédiction des modèles.

    Fonction de demande : relation entre la quantité d’un bien demandée et son prix, le prix des autres biens et le revenu d’un consommateur.

    Fonction de production : relation entre la quantité produite d’un bien et les quantités des différents facteurs nécessaires à l’obtention du bien. Mathématiquement : Y = F ( K, L). Avec Y la production, K le capital utilisé, L le travail utilisé.


    Globalisation : phénomène d’internationalisation des transactions commerciales et financières qui se caractérise par le jeu d’acteurs qui conçoivent leur activité et la recherche de l’efficience au niveau mondial.


    Heckscher-Ohlin-Samuelson (théorème de) : le théorème HOS énonce qu’un pays doit se spécialiser (dans le commerce international) dans la production du bien pour lequel il détient un avantage en dotation factorielle. Exemple : si un pays A détient relativement plus de capital qu’un pays B et relativement moins de travail, le pays A se spécialise dans la production des biens nécessitant plus de capital et le pays B dans la production nécessitant plus de travail.

    Homo-oeconomicus : sujet abstrait, symbole de la rationalité dans les théories classique et néoclassique.

    Homogénéité des produits : voir concurrence parfaite.

    Hyperinflation : inflation très élevée et dont le rythme s’amplifie généralement toujours au cours du temps.


    Illusion monétaire : appréciation erronée de l’évolution des variables réelles suite à la hausse ou la baisse des variables nominales. Exemple : il y a illusion monétaire lorsque l’inflation est de 5%, que les salaires augmentent de 5% et que les travailleurs pensent que leur revenu réel a augmenté.

    Impôt/Taxe Tobin : impôt proposé par James Tobin dont le principe est de taxer les flux de capitaux pour réduire les mouvements spéculatifs. En taxant à 0,5 % les flux de capitaux, il estime que l’on pourrait à la fois décourager les mouvements purement spéculatifs, ne pas empêcher les réalignements de parité fondés sur les fondamentaux de l’économie et ne pas dissuader les mouvements de capitaux liés aux échanges commerciaux ou à des investissements productifs (dont l’échéance lointaine rendrait négligeable l’impôt sur le mouvement de capitaux initial).

    Incertitude : état dans lequel il est impossible à un agent de formuler des prévisions sur le futur car il ne connaît pas la probabilité d'occurrence d’un évènement et / ou il ne connaît pas la totalité des évènements possibles dans le futur. Distinct du risque.

    Indexation : méthode consistant à faire évoluer contractuellement un revenu en fonction de l’évolution d’une autre variable. Exemple : jusqu’au milieu des années 80, les salaires étaient indexés en France sur le taux d’inflation.

    Indice des prix à la consommation : instrument pour mesurer l’évolution de l’ensemble des prix à la consommation. En économie, lorsqu’on parle du niveau général des prix, c’est à cet indice que l’on se réfère. Son principe de construction est le suivant : c’est une moyenne pondérée des prix des biens les plus consommés, chaque prix étant pondéré par l’importance relative du bien dans la consommation globale.

    Inflation : hausse continue du niveau général des prix.

    Institut d’émission : Banque Centrale (émet la monnaie).

    Institutionnalisme : courant de la pensée économique qui met l’accent sur le rôle des institutions comme déterminant des phénomènes économiques. Quelques noms : au début du siècle, Thorsten Veblen, aujourd’hui Oliver Williamson ou Robert Boyer (France).

    Institutions : ensemble de règles socio-historiques qui définissent le cadre dans lequel les agents économiques prennent leurs décisions d’allocation des ressources. Exemple : la monnaie est une institution car elle modifie la façon de procéder aux échanges par rapport au troc.

    Intermédiation : mise en relation d’offreurs et de demandeurs sur un marché par un tiers. Exemple : les banques collectent l’épargne de leur clients, la placent sur le marché financier. Du côté de l’épargnant comme du côté de l’entreprise financée, le seul interlocuteur est la banque.

    Investissement : au sens étroit, acquisition de biens de production en vue de l’exploitation d’une entreprise et de dégager un revenu ou augmentation de la capacité de production. Au sens large, acquisition d’un capital en vue d’en percevoir ou d’en consommer le revenu.

    Isoquant : ensemble des combinaisons de facteurs (substituables) qui conduisent au même niveau de production.

    Keynésianisme : doctrine issue de la théorie de John Maynard Keynes (1883-1946).

    Know-How : savoir-faire, connaissances techniques particulières nécessaires à la reproduction d’un procédé de fabrication ou de distribution.

    Krach : effondrement des cours boursiers apparaissant souvent à la suite de mouvements spéculatifs.


    Learning-by-doing : apprentissage par la pratique. L'un des mécanismes évoqués pour expliquer la croissance dans les théories de la croissance endogène.

    Libéralisme : pas forcément simple à définir. Doctrine économique qui prône la libre concurrence et qui s’oppose donc tant à l’intervention de l’Etat qu’à la constitution de monopoles ou d’oligopoles privés. Cette doctrine est fondée sur la conviction qu’il existe un ordre économique naturel réalisé par des mécanismes d’ajustement qui ne peuvent jouer que dans le libre jeu des initiatives individuelles sur des marchés.

    Libre-échange : situation dans laquelle les flux économiques internationaux sont libres. Par extension, doctrine de l’échange international qui stipule que chaque pays participant à l’échange international à intérêt à n’opposer aucune contrainte aux flux économiques (biens, services, facteurs de production) entre pays. Le libre-échange améliorant la situation de tous. C’est une extension du libéralisme à l’ensemble des économies nationales.

    Liquidité : propriété d’un bien à être utilisé plus ou moins rapidement dans un emploi donné. Exemple : la monnaie est l’actif liquide par nature pour opérer des transactions. Les liquidités d’une économie sont la somme des moyens de paiement disponibles dans cette économie.

    Logrolling : procédure de marchandage parlementaire, qui consiste pour des parlementaires à échanger des votes sur des projets différents.

    Loi d’Okun : relation mise en évidence par Arthur Okun (1962), qui exprime le taux d’évolution du taux de chômage comme une fonction décroissante du taux de croissance de l’économie. On en a déduit pour la France que si la croissance est situé entre 2,5 et 3%, le taux de chômage était stable dans les années 80. Depuis, il semblerait que ce chiffre soit plus proche de 2%.


    Macroéconomie : branche de l’économie qui étudie les mécanismes économiques du point de vue de grandeurs et de groupes d’agents agrégés. La macroéconomie a pour but de construire des fonctions de comportement globales ad hoc où à partir d’hypothèses concernant l’agrégation de comportement microéconomiques et d’en déduire des mécanismes explicatifs du fonctionnement de l’économie dans son ensemble.

    Main invisible : principe présenté par Adam Smith (1776) pour expliquer l’ordre naturel et le libéralisme économique. Par le jeu de la concurrence sur les marchés, la prospérité générale est assurée, pour peu que chacun ne se préoccupe que de son propre intérêt. Tout se passerait comme si une main invisible transformait la somme des intérêts individuels en un intérêt général.

    Marché : lieu de rencontre d’une offre et d’une demande, duquel émerge un prix pour le bien échangé. Le marché désigne aussi en économie l’économie de marché dans son ensemble en tant que système économique autorégulé et en tant qu’institution. Voir économie de marché.

    Marché à terme : marché sur lequel les échangeurs s’entendent par avance pour la livraison future d’un bien, service ou titre à un prix fixé par avance. Voir contrat à terme.

    Marché à terme : marché où s’échangent les devises. Ce n’est pas un marché réellement localisé, c’est un réseau entre les cambistes des banques du monde entier. Les échanges se font à l’aide des instruments de télécommunications.

    Marché financier : marché de la monnaie et des capitaux à long terme

    Marché monétaire : marché de l’argent à court terme où les intervenants formulent des demandes et des offres de liquidité pour de courtes périodes. Longtemps réservé en France aux seules institutions financières, il est ouvert aux autres agents depuis les années 80.


    Microéconomie : branche de l’économie qui s’applique à expliquer, sur la base de l’hypothèse de rationalité, le comportement d’agents isolés et d’en déduire les conditions de l’équilibre général walrasien.

    Modèle économique : représentation simplifiée de la réalité économique ayant pour but de mettre en relation les variables significatives pour la compréhension des mécanismes économiques.

    Monnaie : la monnaie peut se définir par les fonctions qu’elle remplit. Elles sont au nombre de trois :
    - unité de compte (numéraire) ;
    - instrument des échanges ;
    - réserve de valeur.
    Une bonne monnaie est celle qui remplit bien ces trois fonctions, les deux dernières étant les plus importantes.

    Monnaie fiduciaire : billets de banque émis par la Banque Centrale.

    Monnaie scripturale : ensemble des dépôts à vue dans les banques. Elle est créée et circule par des écritures, d’où le qualificatif de scripturale.

    Monopole : structure de marché dans laquelle un seul offreur est confronté à un grand nombre de demandeurs.

    Monopole bilatéral : structure de marché dans laquelle un seul offreur est confronté à un seul demandeur.

    Monopsone : structure de marché où un seul demandeur est confronté à un grand nombre d’offreurs.

    Multiplicateur keynésien : exprime la relation entre une variation de la dépense autonome (dépenses publiques, baisse d’impôts, exportations) et la variation du revenu (production) qu’elle entraîne. Supposons une dépense publique, une hausse du salaire des fonctionnaires, par exemple. Les fonctionnaires reçoivent un revenu supplémentaire. Ils en dépensent une partie (l’autre partie étant épargnée). Cette dépense est alors un revenu pour un autre agent dans l’économie qui a augmenté sa production. A son tour, cet agent consomme une partie de ce revenu vers un autre agent qui produit plus et dépense une partie de son revenu etc. Au final, il existe un effet multiplicateur de la dépense initiale qui a induit une production et des revenus supérieurs à sa valeur. Mathématiquement : Y = G / (1-c) Avec Y le revenu global, G les dépenses publiques et c la propension marginale à consommer le revenu. Comme 0 < c < 1, 1 / (1-c) > 1 et Y > G

    Multiplicateur monétaire : relation qui explique la création monétaire dans une économie de marchés financiers. La Banque Centrale décide du montant de la base monétaire et les banques de second rang offre la quantité de crédit qui correspond à cette base monétaire. Cette relation s’écrit dM = k dB, avec M la masse monétaire, k le multiplicateur de la base monétaire et B la base monétaire.

    Neutralité de la monnaie : hypothèse des théories classique et néoclassique selon laquelle la monnaie n’aurait pas, au moins à long terme, d’influence sur l’activité réelle. Toute augmentation de la masse monétaire en circulation ayant pour seule conséquence une hausse proportionnelle du niveau général des prix.

    Nouvelle économie : concept décrivant une nouvelle forme de fonctionnement de l'économie de marché depuis le milieu des années 1990, ou plus restrictivement, un ensemble d'activités aux caractéristiques de coûts communes, telles que l'informatique, les télécommunications etc. La nouvelle économie se caractérise par un ensemble de chocs techonologiques (technologies de l'information et de la communication, biotechnologies), un environnement économique ouvert (globalisation, dérégulations des activités économiques, privatisations et dérégulation des services publics) et des conditions financières nouvelles (disparition de l'inflation, réduction des déficits publics, développement des marchés financiers - dérivés en particulier).



    Offre : Volume de biens ou de services proposé à la vente sur un marché.


    Offre globale : Au niveau macroéconomique, c’est l’agrégation de toutes les offres de biens des différents marchés, sans distinction sur la nature du produit. On parle aussi d’offre agrégée.

    Oligopole : structure de marché caractérisée par un petit nombre d’offreurs (supérieur à un) confronté à un grand nombre de demandeurs.

    Oligopole bilatéral : structure de marché dans lequel un petit nombre d’offreurs sont confrontés à un petit nombre de demandeurs.

    Oligopsone : structure de marché dans laquelle un petit nombre de demandeurs sont confrontés à un grand nombre d’offreurs.

    Open market : technique d’intervention de la Banque Centrale sur le marché monétaire qui consiste à fournir ou reprendre des liquidités à ce marché en achetant ou vendant des titres. En anglais, open market désigne également le marché monétaire lui-même.

    Optimum : Niveau jugé le meilleur dans une optique déterminée. Ou valeur d’une grandeur ou d’un ensemble de grandeurs parmi diverses autres et considérée comme la plus adaptée à la réalisation d’un ou plusieurs objectifs, compte tenu d’un ensemble de contraintes.

    Optimum de Pareto : situation dans laquelle, on ne peut améliorer la situation d’un individu sans réduire la satisfaction d’au moins un autre individu.

    Option : produit financier qui représente le droit d'opérer une transaction à une date ultérieure ou non, à des conditions données aujourd'hui. Exemple : une option (de change) d'achat dollars contre euros à 3 mois, à un taux de 1 dollar contre 1 euro, portant sur 500 dollars, donne le droit, dans 3 mois, d'acheter 500 dollars avec 500 euros dans 3 mois. Une option permet soit de se couvrir contre un risque, soit de spéculer.
     
  2. simo4ever

    simo4ever Visiteur

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    Re : suite lexiques d'economie partie 2

    merci bien cher frere pour ces explications tres utiles
     
  3. LA_vie_en_rose

    LA_vie_en_rose Visiteur

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    finalement si on continue comme ca, ce ne se terminera jamais les mots techniques! mais bon, c'est bien quand meme!! merci!!!
     
  4. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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  5. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    thx a khay kochlok03 pr ces info ki ont tjrs une grande valeur
     

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