Syrie : 1.300 personnes tuées dans une attaque chimique

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 21 Août 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Syrie : l'opposition accuse l'armée
    d'avoir tué 1.300 personnes dans une attaque chimique
    [​IMG]
    Shaam News Network/AFP

    Les forces fidèles à Bachar al-Assad auraient mené mercredi un raid meurtrier dans la banlieue de Damas, lors duquel du gaz neurotoxique aurait été utilisé, affirment plusieurs activistes proches de l'opposition, ainsi que des sources médicales. Au moins 213 personnes auraient été tuées, 650 selon l'opposition. Le régime a démenti dans la foulée. Des inspecteurs de l'ONU sont arrivés en Syrie pour enquêter sur le possible usage d'armes chimiques dans le conflit.

    Selon l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme (OSDH), organisation d'activistes basée à Londres, le bombardement mené mercredi par l'armée syrienne contre des positions rebelles dans la Ghouta de Damas, à l'est de la capitale, est le plus violent depuis le début du conflit syrien, en 2011.

    Selon plusieurs activistes, les forces fidèles au président Bachar al-Assad auraient fait usage pendant ce bombardement d'armes chimiques, un gaz neurotoxique très puissant. Au moins 213 personnes, dont des dizaines de femmes et d'enfants, auraient été tuées, selon des sources médicales sur le terrain. L'opposition syrienne, elle, évoque le chiffre ahurissant de 650 tués, au moins.

    Le régime dément

    Si les faits étaient clairement avérés, il s'agirait d'un cas flagrant de violation du droit international ; pour l'instant, l'utilisation d'agents chimiques pendant le conflit n'a pas été démontré.


    Peu après la révélation de cette attaque, le régime syrien a démenti, sur la télévision d'État, avoir utilisé du gaz neurotoxique. Ces informations sont "totalement fausses" affirme l'agence de presse officielle Sana, accusant les chaînes satellitaires comme Al-Jazeera et Al-Arabiya de diffuser des informations "infondées".

    L'ONU a envoyé des inspecteurs

    À ce propos, les preuves n'ont pas été clairement apportées. Les États-Unis, notamment, affirment que l'armée a franchi ce que Barack Obama a qualifié de "ligne rouge". Mais sans que cela change les plans de la communauté internationale.

    En mai dernier, le témoignage de deux reporters du Monde avait poussé la France à reconnaître que du gaz sarin avait bien été utilisé. Les Nations Unies, de leur côté, restent prudentes. Des inspecteurs sont arrivés dimanche dernier, avec l'autorisation de Damas d'enquêter sur différents sites, pour déterminer si oui ou non des armes chimiques ont été utilisées depuis le début du conflit.

    Les militants de l'OSDH demandent désormais à l'ONU de se déplacer sur les lieux du bombardement, afin de coordonner l'aide humanitaire et "lancer une enquête afin de déterminer qui est responsable du bombardement et leur demander des comptes". Une demande relayée par la Ligue arabe, et par la France ; François Hollande a évoqué la situation lors du Conseil des ministres ce mercredi. La Grande-Bretagne, de son côté, en appelle au Conseil de sécurité de l'ONU.


    Le Mercredi 21 Août 2013 à 08:00 mis à jour à 13:03 - Par Yann Bertrand
    http://www.franceinfo.fr/monde/syri...tilise-des-armes-chimiques-1113975-2013-08-21

    Le Mercredi 21 Août 2013 à 08:00 mis à jour à 15:37 - Par Yann Bertrand
     
  2. islam99

    islam99 Accro

    J'aime reçus:
    1420
    Points:
    113
    لا حول و لا قوة الا بالله .. لا حول و لا قوة الا بالله ...لا حول و لا قوة الا بالله
    [03c]
     
    titegazelle aime ça.
  3. Admin

    Admin Administrator Membre du personnel

    J'aime reçus:
    539
    Points:
    113
    hadchi kaybakki [03c]
     
    titegazelle aime ça.
  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Syrie: l'opposition accuse le régime d' attaque chimique



    L'opposition syrienne a affirmé mercredi que le régime avait tué 1.300 personnes dans une attaque chimique près de Damas mais la Russie, allié de Bachar al-Assad l'a accusée d'avoir monté une provocation.

    Même si le régime a catégoriquement démenti avoir utilisé des armes chimiques et que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a évoqué un bilan d'au moins 136 morts, l'attaque est l'une des plus violentes du conflit et a suscité une vague de condamnations internationales.

    Réunis mercredi à huis clos, les membres du Conseil de sécurité (France, États-Unis, Royaume-Uni, Luxembourg et Corée du Sud) veulent "faire la lumière" sur les accusations d'utilisation d'armes chimiques près de Damas et "saluent la détermination" de l'ONU à enquêter, a déclaré mercredi la présidente du Conseil, l'ambassadrice argentine Maria Cristina Perceval. Mais ils n'ont pas adopté de déclaration formelle sur la question, la Russie et la Chine y étant opposées, selon des diplomates.

    De nombreux pays ainsi que la Ligue arabe ont demandé que les experts des Nations-unies, arrivés dimanche en Syrie pour enquêter sur l'usage éventuelle de telles armes dans le conflit, se rendent immédiatement sur les lieux.

    Les États-Unis ont également réclamé mercredi un "accès immédiat" de l'ONU au site d'une attaque chimique à grande échelle dénoncée par l'opposition en Syrie, mais ont refusé de parler d'une "ligne rouge" qui aurait été franchie par Damas.

    Les accusations sur ce massacre présumé, photos de cadavres de jeunes enfants à l'appui, ont été proférées un an et un jour après que le président américain Barack Obama eut prévenu que le recours par le régime de Bachar al-Assad à son stock d'armes chimiques constituerait une "ligne rouge".

    Des vidéos diffusées par des militants montrent des enfants inanimés étendus sur le sol à côté de corps d'hommes qui ne portent aucune trace de sang. Sur l'une d'elles, du personnel soignant tente de mettre aux enfants des masques à oxygène pour les aider à respirer, alors que des médecins essaient de ranimer d'autres qui semblent inconscients.

    Une autre vidéo montre une fillette d'une dizaine d'années étendue sur une civière et répétant, les mains sur le visage et paniquée: "Je suis vivante, je suis vivante..."

    Un des chefs de l'opposition, George Sabra, a avancé devant la presse à Istanbul le chiffre de 1.300 morts dans plusieurs localités autour de Damas et a estimé que ce carnage rendait toute solution politique impossible.

    Selon lui, "le régime syrien se moque de l'ONU et des grandes puissances quand il frappe près de Damas avec des armes chimiques alors que la commission d'enquête internationale se trouve à quelque pas des victimes et des régions sinistrées".

    M. Sabra a aussi accusé la communauté internationale de complicité: "L'indécision américaine nous tue. Le silence de nos amis nous tue (...). L'indifférence des Arabes et des musulmans, l'hypocrisie du monde que nous croyions libre, nous tuent".

    Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, qui n'a pas confirmé l'usage d'armes chimiques, a fait état d'au moins 136 morts, tout en assurant ce bilan risquait d'augmenter compte tenu de la violence du bombardement qui a continué dans la journée.

    L'opération s'est concentrée sur Mouadamiya al-Cham, au sud-ouest de la capitale, que l'armée cherche à reprendre, a précisé l'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales.

    Plusieurs experts interrogés par l'AFP se sont montrés prudents. Paula Vanninen, directrice de Verifin, l'Institut finnois pour la vérification de la convention des armes chimiques, a déclaré "n'être pas totalement convaincue" qu'il s'agisse d'une attaque au gaz innervant.

    "Les personnes qui aident les victimes ne portent pas de vêtements de protection ni de masques et si c'était le cas, elles auraient été contaminées et victimes des mêmes symptômes", a-t-elle relevé sur les vidéos.

    Pour Gwyn Winfield, directeur du magazine CBRNe Wold, spécialisée dans les armes chimiques, "il n'existe aucune information indiquant que les médecins ou des infirmières ont succombé, ce qui laisse à penser que ce n'est pas ce que nous considérons comme du gaz sarin militaire, mais pourrait être un gaz sarin dilué", a-t-il indiqué à l'AFP

    Le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon, a pour sa part affirmé qu'il s'agissait bien d'une attaque chimique et que ce n'était "pas la première fois".

    Les autorités syriennes ont cependant dénoncé des accusations "nulles et non avenues et totalement infondées", selon un communiqué de l'armée lu par un officier à la télévision.

    Le ministère syrien des Affaires étrangères a estimé que "ces mensonges (...) visent à faire dévier la commission d'enquête de sa mission".

    Le Russie a elle aussi accusé l'opposition d'avoir "planifié à l'avance une provocation".

    Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a cependant espéré que les alliés de M. Assad se "réveillent" et "réalisent sa nature criminelle et barbare", tandis que le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se disait "scandalisé" et la chancelière allemande Angela Merkel évoquait "un crime effroyable".

    "Si le gouvernement syrien n'a rien à cacher (...), il facilitera l'accès immédiat et sans entraves de l'ONU au site" de l'attaque présumée, a insisté un porte-parole de la Maison blanche.

    L'accord entre Damas et l'ONU limite la mission d'enquête à Khan al-Assal (près d'Alep), Ataybé, près de Damas, et à Homs (centre). Mais selon un porte-parole de l'ONU à New York, les inspecteurs étaient mercredi "en discussion" avec les autorités syriennes à propos d'autres accusations, dont celles de mercredi.


    Mise à jour : jeudi 22 août 2013 06:15 | Par AFP
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/syrie-lopposition-accuse-le-régime-d-attaque-chimique-1
     
  5. islam99

    islam99 Accro

    J'aime reçus:
    1420
    Points:
    113
    Moustahil Bachar ola Hizbollah idir hadchi moustahiiiil, makay9balhach la39al.

    Surement chi had akhor moura hadchi.
     
  6. popo40

    popo40 Accro

    J'aime reçus:
    384
    Points:
    83
    Le régime syrien à l'appui de de la chine et la Russie, ces deux pays bloquent toutes résolutions pour des fins économiques : ventes d'armes et rétribution du pétrole ...et allez y savoir si ces manœuvres ne sont pas orchestrées avec d'autres pays membres de L’ONU?
     
  7. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Armes chimiques :
    la Russie rejette tout recours à la force en Syrie


    La Russie s'est dite opposée vendredi à tout recours à la force en Syrie, où la communauté internationale réclame que l'ONU puisse enquêter au plus vite sur des attaques présumées à l'arme chimique près de Damas, imputées au régime.


    La réaction de Moscou intervient alors que le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a estimé jeudi que si l'utilisation d'armes chimiques par le régime était avérée, il fallait "qu'il y ait une réaction", "une réaction qui peut prendre la forme d'une réaction de force".

    Une offensive a eu lieu mercredi dans la Ghouta orientale et à Mouadamiyat al-Cham, des secteurs aux mains des rebelles situés respectivement à la périphérie est et ouest de Damas, faisant un nombre de victimes encore indéterminé.

    L'opposition a évoqué 1.300 morts et accusé le régime d'avoir mené ces attaques avec des gaz toxiques.

    L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un large réseau de militants et médecins, a lui comptabilisé 170 morts et n'a pu confirmer l'utilisation d'armes chimiques. Cette ONG a cependant affirmé que le régime avait violemment bombardé cette région mercredi, puis jeudi.

    Les autorités syriennes ont catégoriquement démenti les allégations d'utilisation d'armes chimiques, un haut responsable de la sécurité estimant qu'avoir recours à ces armes, alors même que des experts de l'ONU se trouvent en Syrie, aurait été "un suicide politique".

    Le chef de la diplomatie britannique William Hague a affirmé pour sa part que "la seule explication possible à ce que nous avons pu voir est qu'il s'agissait d'une attaque chimique", orchestrée par le "régime d'Assad". La Suède s'est aussi dite quasi certaine que le régime syrien avait employé de telles armes.

    Le président américain Barack Obama a jugé dans un entretien télévisé que les nouvelles allégations sur l'utilisation d'armes chimiques par l'armée syrienne étaient "sérieusement" préoccupantes.

    Pour sa part, Moscou a estimé que cette attaque était "clairement une provocation" des rebelles et jugé que "les appels de quelques capitales européennes à faire pression sur le Conseil de sécurité de l'ONU et à décider dès maintenant de recourir à la force (étaient) inacceptables", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

    Dans le même temps, la Russie a appelé son allié syrien à coopérer avec les experts de l'ONU et réclamé aux rebelles de "garantir" leur accès sur les lieux des attaques.

    "Crime contre l'humanité"

    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a aussi demandé que les inspecteurs de l'ONU puissent enquêter au plus vite, avertissant que l'utilisation d'armes chimiques constituerait un "crime contre l'humanité" aux "graves conséquences pour celui qui l'a perpétré".

    Les experts de l'ONU sont arrivés dimanche, avec un mandat se limitant à déterminer si des armes chimiques avaient été utilisées dans le passé à Khan al-Assal (nord), Ataybé (près de Damas) et Homs (centre).

    Mais selon l'ONU, le chef de l'équipe, Ake Sellström, a entamé des négociations avec le régime pour pouvoir enquêter sur les attaques de mercredi.

    Interrogé par l'AFP sur le programme des inspecteurs, un haut responsable des services de sécurité à Damas a indiqué ne pas avoir d'informations à ce sujet, se contentant de dire: "ils travaillent selon un plan convenu à l'avance avec des modalités précises".

    "Sur le plan international, il y a de plus en plus la conviction que s'il y a eu attaque à l'arme chimique, celle-ci a été perpétrée par les terroristes", a-t-il en outre estimé, ajoutant que ces allégations pouvaient aussi n'être qu'une "immense comédie".

    L'envoyé spécial de la Ligue arabe et de l'ONU, Lakhdar Brahimi, a souligné que le conflit syrien était "la plus grande menace" actuelle contre la paix mondiale, et lancé un appel aux différentes parties à venir s'assoir à la table des négociations.

    La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a de son côté exhorté la communauté internationale à "agir avec le sens de l'urgence" et à "montrer un visage uni" face à la crise syrienne.

    A l'appui de leurs accusations, les militants anti-régime ont diffusé des vidéos de personnes inanimées ne portant aucune trace de sang ou de médecins administrant de l'oxygène à des hommes ou des enfants pour tenter de les aider à respirer, des images qui ont provoqué l'indignation du monde entier.

    Les enfants paient un lourd tribut dans ce conflit, qui a fait plus de 100.000 morts dont 7.000 enfants en deux ans et demi selon l'ONU, et poussé à la fuite des millions de Syriens.

    L'Unicef estime que le nombre d'enfants syriens réfugiés à l'étranger a atteint le million, tandis que deux autres millions ont été déplacés dans le pays.

    Dans le même temps, les violences continuaient de faire rage, comme à Alep, la métropole du Nord divisée entre quartiers rebelles et pro-régime.

    Selon l'OSDH, six civils, dont un journaliste de la télévision officielle al-Ikhbariya, ont été tués et 19 autres blessés, lorsque un kamikaze s'est fait exploser dans un restaurant d'un quartier tenu par les forces loyalistes.


    Mise à jour : vendredi 23 août 2013 17:04 | Par AFP
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite...ie-rejette-tout-recours-à-la-force-en-syrie-1
     
  8. popo40

    popo40 Accro

    J'aime reçus:
    384
    Points:
    83
    La marine américaine est en manœuvre et la diplomatie française s'active, à moins que tout ce manège ne soit qu'une sorte de distraction et un coup de bleuf.
    Le grand gagnant dans cette affaire est le régime iranien, ce dernier à réussit à tenir tête au reste du monde tout en leur agitant son allier au Liban : un coup de maître, tandis que le reste de ces voisins paniquent et leurs seuls soucis et l’implosion interne qu'ils essayent par tout les moyens de contenir..
     
  9. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    Syrie : l'ONU commencera à enquêter
    lundi sur les armes chimiques


    Le régime syrien, sous pression des pays occidentaux qui l'accusent d'avoir utilisé des armes chimiques au point d'examiner une option militaire, a donné dimanche son feu vert à l'ONU pour une enquête à partir de lundi près de Damas.

    [​IMG]

    Face à la menace d'intervention militaire, la Russie, puissant allié du régime syrien, a appelé Washington à ne pas commettre d'"erreur tragique", alors qu'un responsable américain a affirmé qu'il restait "très peu de doutes" sur l'usage d'armes chimiques en Syrie, longtemps considéré par Washington comme une "ligne rouge".

    Après l'attaque meurtrière de mercredi près de Damas, où l'opposition syrienne a affirmé que le régime avait utilisé des armes chimiques pour tuer des centaines de civils, l'ONU a confirmé que ses experts se rendraient lundi sur les lieux, en donnant une "priorité absolue" à cette enquête.

    Mais le responsable américain a estimé que l'accès proposé par Damas était "trop tardif pour être crédible", tandis que Moscou a appelé l'opposition syrienne à permettre aux experts d'enquêter "en toute sécurité".

    Parallèlement, la communauté internationale menait des contacts de haut niveau pour préparer une "réponse sérieuse" contre Damas, Washington et Londres examinant même des options militaires.

    "Un accord a été conclu aujourd'hui à Damas entre le gouvernement syrien et les Nations unies durant la visite de la haute représentante de l'ONU pour le désarmement, Angela Kane, pour permettre à l'équipe des Nations Unies, dirigée par le professeur Aake Sellström, d'enquêter sur les allégations d'usage d'armes chimiques dans la province de Damas", a annoncé le ministère syrien des Affaires étrangères.

    Selon le chef de la diplomatie syrienne Walid al-Mouallem, le régime veut "coopérer avec l'équipe des inspecteurs pour prouver que les allégations des groupes terroristes sur l'utilisation par les troupes syriennes d'armes dans la région de la Ghouta orientale (étaient) mensongères".

    Jeudi, alors que les États-Unis sont à la tête des pays réclamant le départ de M. Assad, le secrétaire d’État américain John Kerry avait exceptionnellement téléphoné à M. Mouallem pour réclamer "un accès immédiat et sans entrave" au site des attaques pour les experts de l'ONU, arrivés quelques jours plus tôt pour enquêter sur de précédentes allégations d'attaques chimiques.

    Le régime, qui assimile la rébellion à du "terrorisme", a nié à plusieurs reprises avoir eu recours à des armes chimiques et a en revanche accusé cette même rébellion d'avoir fait usage samedi de gaz toxique à Jobar, un quartier périphérique de la capitale, ce que l'opposition a démenti en bloc.

    Forces américaines prêtes

    Dans la foulée de ces accusations mutuelles, le président français François Hollande a estimé qu'il y avait "un faisceau d'évidences" indiquant que l'attaque était "de nature chimique" et que "tout conduisait à considérer" que le régime en était "responsable". Samedi, son chef de la diplomatie Laurent Fabius, avait jugé qu'une fois les faits établis, il devrait y avoir une "réaction forte de la communauté internationale".

    Le président américain Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron qui s'étaient inquiétés lors d'un entretien téléphonique samedi "des signes de plus en plus importants (indiquant) qu'une attaque significative aux armes chimiques avait été menée par le régime syrien", ont estimé que cela "mériterait une réponse sérieuse de la communauté internationale".

    Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a déclaré que les forces américaines étaient prêtes à agir contre le régime syrien si nécessaire. "Nous avons préparé toutes les options (si M. Obama) décidait de choisir l'une d'elles", a-t-il dit.

    Menaces de l'Iran

    La Russie a cependant rejeté toute précipitation: "Nous appelons vigoureusement ceux qui, en essayant à l'avance d'imposer aux experts de l'ONU les résultats de leur enquête, évoquent la possibilité de mener une opération militaire en Syrie, à faire preuve de bon sens et à ne pas commettre d'erreur tragique", a déclaré le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandre Loukachevitch.

    Et l'Iran, allié du régime syrien et bête noire de Washington, a une nouvelle fois menacé les États-Unis de "dures conséquences" en cas d'intervention.

    Le Front jihadiste al-Nosra, lié à Al-Qaïda, a promis de se venger après cette attaque chimique présumée, en s'en prenant aux villages alaouites, la confession du président syrien et de la plupart des cadres de son régime.

    Médecins sans frontières a fait état samedi du décès de 355 patients "présentant des symptômes neurotoxiques" dans la région de Damas depuis mercredi, sans pouvoir "confirmer scientifiquement la cause de ces symptômes ni établir la responsabilité de cette attaque".

    Les équipes de MSF ont été en contact avec le personnel médical de trois hôpitaux qui ont "reçu, en moins de trois heures le mercredi matin 21 août, environ 3.600 patients présentant des symptômes neurotoxiques" (convulsions, hyper salivation, pupilles contractées, vision trouble et détresse respiratoire).

    Se basant sur des rapports médicaux, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a comptabilisé plus de 300 morts par gaz toxique, dont des dizaines de rebelles.

    A Rome, le pape François a appelé dimanche à faire "cesser le bruit des armes" en Syrie, où le conflit a fait selon l'ONU plus de 100.000 morts en près de deux ans et demi.



    Mise à jour : dimanche 25 août 2013 17:01 | Par AFP
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/syrie-lonu-commencera-à-enquêter-lundi-sur-les-armes-chimiques
     
  10. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4153
    Points:
    113
    mafhamtsh hadou les soldats quie xécutent les ordres ashno f 9loubhoum
     
    titegazelle aime ça.
  11. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Un soldat est tenu d'obéir aux ordres de ses supérieurs parce que s'il ne le fait pas, il passe en cour martiale.
    Mais, tout soldat qu'il est, il peut enfreindre ces ordres si ceux-ci lui posent un cas de conscience - Convention de Genève ou pas - même s'il sait déjà qu'il doit rendre compte de ses actes et de ce qui s'ensuivra.
     
    Dernière édition: 26 Août 2013
  12. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4153
    Points:
    113

    ces soldats ne savent pas qu'ils sont nombeux et que leur supérieurs ne peuvent rien s'ils s'unissent contre eux, et que sans eux, leurs supérieurs sont dans la *****
     
    Dernière édition par un modérateur: 26 Août 2013
    titegazelle aime ça.
  13. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    C'est une question d'éthique.
    Pour que cela arrive, il faudrait qu'il y ait parmi eux plusieurs qui ont le sens de la valeur morale.
    Je ne me rappelle plus qui a dit :
    ""La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal.""
    Dans le contexte de guerre ou pas, l'action d'un soldat est conditionnée par les règles auxquelles il doit obéir impérativement. Action oui mais ceci ne l' empêche pas de réfléchir au cas où il ait un retour de conscience...
    Si conscience il y a...
     
    RedEye aime ça.
  14. popo40

    popo40 Accro

    J'aime reçus:
    384
    Points:
    83
    L’armée est comme tout le reste qui compose ces pseudo-états, rien de régulier et ou l’intérêt perso ,ethniques et religieux priment au dessus de tout bafouant ainsi toutes les valeurs morales , humaines nul besoin de parler de conscience ni raison.
    Le malheur des uns fait le bonheur des autres, ces âmes avides et dépourvues de toutes les valeurs subissent inconsciemment l'emprise des enjeux de pays étrangers ( y compris ceux de même confessions), qui par crainte d'implosion interne alimentent le brasier : syrien , égyptien...
    pour défendre à leurs tours des intérêts perso , tribales , ethniques...
    Une chose est sûre ces pays sont devenus des labo à ciel ouvert pour tester toutes sortes d'armes les cibles ne manquent, le lobby des armes se frotte les mains et il n'est pas exclut d'entendre parler un jour des rétrocommissions pour les commanditaires.
    Chère titegazelle, malheureusement il me semble que la conscience est à des années lumières de ces assassins .
     
    titegazelle et RedEye aiment ça.
  15. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    Syrie :
    les experts de l'ONU ont besoin de 4 jours


    Les experts des Nations unies, qui enquêtent en Syrie sur une attaque présumée aux armes chimiques, nécessitent quatre jours pour achever leur travail sur place, a déclaré mercredi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.

    "Laissez les terminer leur travail en quatre jours", a déclaré Ban Ki-moon au cours d'une conférence de presse à La Haye. Un porte-parole de Ban Ki-moon a par la suite précisé qu'il s'agissait de quatre jours de travail sur place à partir du début de la mission, soit lundi.

    Malgré des tirs sur leur convoi, les experts s'étaient rendus lundi sur les lieux de l'attaque présumée, près de Damas, où ils ont procédé, selon l'ONU, à une collecte "productive" de preuves. Ils devaient continuer mardi, mais leur mission avait été repoussée à mercredi faute, selon Damas, de garanties des rebelles sur leur sécurité. Les insurgés ont nié ces accusations.

    "Ensuite, les experts devront faire des analyses scientifiques, puis nous devrons faire un rapport au Conseil de sécurité afin qu'il entreprenne les actions qu'il juge nécessaires", a ajouté le secrétaire général.

    Quant à la légalité d'une éventuelle intervention militaire, sujet de dissensions entre la Russie et l'Occident, Ban Ki-moon a répondu, prudent, que "c'est la charte des Nations unies qui détermine le cadre des actions qui peuvent être engagées pour préserver la paix et la sécurité internationales".

    L'attaque chimique présumée du 21 août près de la capitale syrienne, qui a causé la mort de plusieurs centaines de personnes, a aggravé les divisions russo-occidentales sur le conflit syrien : les Occidentaux ont accusé le régime syrien alors que la Russie estime que ce sont des rebelles qui ont utilisé des armes chimiques pour discréditer le gouvernement.

    Les Etats-Unis et leurs alliés se disent prêts à mener une action militaire contre la Syrie, qu'ils ont accusée d'avoir commis ce massacre aux armes chimiques.

    La Russie estime de son côté qu'une solution militaire en Syrie déstabiliserait le pays et le Moyen-Orient. Moscou bloquerait toute initiative au Conseil de sécurité en vue d'une action de représailles contre son allié.


    Mise à jour : mercredi 28 août 2013 15:51 | Par AFP
    http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/syrie-les-experts-de-lonu-ont-besoin-de-4-jours
     

Partager cette page