[Sujet unique] Syrie : Conflit entre régime et opposants

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 21 Janvier 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    [​IMG]

    A la veille de l'ouverture de la conférence de paix en Syrie mercredi en Suisse, Genève II semblait sauvé par l'exclusion de l'Iran sur décision du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

    L'opposition syrienne avait menacé de boycotter la conférence si l'Iran, allié de Bachar al-Assad, était présent. Dans un communiqué, la coalition de l'opposition a immédiatement "confirmé sa participation à Genève II, qui a pour objectif une transition politique en Syrie".

    Par contre, une des principales composantes de cette opposition, le Conseil national syrien (CNS), a annoncé son retrait de la Coalition pour protester contre sa participation à Genève II.

    Ban "a décidé que la réunion d'un jour à Montreux (Suisse) aura lieu sans la participation de l'Iran", selon son porte-parole Martin Nesirky.

    Genève II doit s'ouvrir mercredi par une session ministérielle à Montreux présidée par Ban Ki-moon et à laquelle sont conviés une quarantaine de pays, dont les grandes puissances et les autres pays de la région dont l'Arabie saoudite.

    Les délégations du gouvernement et de l'opposition doivent négocier ensuite à Genève, à partir de vendredi, sous l'égide du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi.

    Martin Nesirky a justifié la décision de M. Ban par le refus iranien de soutenir un gouvernement de transition en Syrie, comme le prévoit le "communiqué de Genève" signé par les grandes puissances le 30 juin 2012.

    Malgré des assurances verbales données par de hauts responsables iraniens à M. Ban, a-t-il expliqué, Téhéran a refusé d'entériner le communiqué, alors que celui-ci constitue "la base de discussions et l'objectif" de Genève II. Le ministère iranien des Affaires étrangères avait affirmé lundi que "l'Iran participerait à la conférence sans préconditions".

    Le communiqué de Genève parle d'instaurer un gouvernement de transition en Syrie ayant des "pleins pouvoirs exécutifs", ce qui laisse entendre que Bachar al-Assad pourrait perdre une bonne partie, voire la totalité de ses prérogatives. Toujours selon son porte-parole, M. Ban, qui devait arriver mardi en Suisse, a été "profondément déçu par les déclarations publiques de l'Iran aujourd'hui".

    Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, qui souhaitent le départ de Bachar al-Assad, avaient tous trois fait d'un soutien iranien à une transition démocratique une condition sine qua non de sa présence à Montreux. Un responsable du département d’État s'exprimant anonymement avait même enjoint l'ONU de "retirer" son invitation, annoncée à la presse par Ban Ki-moon lui-même dimanche soir.


    Après cette crise, la porte-parole du département d’État américain Jen Psaki a demandé lundi soir "à toutes les parties de se concentrer désormais sur la tâche à accomplir: mettre fin aux souffrances du peuple syrien et amorcer enfin une transition politique".

    De son côté, la Russie, autre fidèle allié de Damas, avait affirmé lundi par la voix de son ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov qu'exclure l'Iran serait "une erreur impardonnable".

    [​IMG]
    Préparatifs le 20 janvier 2014 du centre de conférence "Le Petit Palace" à Montreux
    qui doit accueillir la conférence internationale sur la Syrie



    [​IMG]
    Bachar al-Assad lors d'une interview à l'AFP au palais présidentiel à Damas,
    au cours du week-end du 18-19 janvier 2014

    Bachar al-Assad avait lui-même contribué à raidir les positions en affirmant, dans un entretien exclusif accordé dimanche à l'AFP, qu'il avait de "fortes chances" d'être candidat à sa succession cette année.

    Samedi soir, l'opposition syrienne en exil avait levé, après de difficiles tractations, la dernière hypothèque qui pesait sur Genève II en acceptant d'y envoyer une délégation. Mais l'invitation lancée par Ban Ki-moon à l'Iran dimanche avait rebattu les cartes, déclenchant d'intenses consultations dans une ambiance de crise.

    Les négociations en tant que telles entre le gouvernement de Bachar al-Assad et l'opposition doivent débuter vendredi à Genève mais les objectifs des deux camps semblent totalement inconciliables. Dans un entretien à l'AFP, le président syrien a en effet exclu de confier la direction d'un futur gouvernement à un opposant et a pronostiqué que sa guerre contre les rebelles prendrait "beaucoup de temps".

    Face à cette assurance, un haut responsable américain a indiqué lundi que Washington avait reçu de "nombreux messages" de la part de membres du régime de Damas "impatients de trouver une solution pacifique" à la guerre civile qui ensanglante le pays. Celle-ci a fait plus de 130.000 morts depuis mars 2011.

    Sur le terrain, un double attentat suicide à la voiture piégée a eu lieu lundi dans la ville frontière de Bab al Hawa, près de la frontière turque, tuant au moins cinq personnes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Et à la veille du début de la conférence de paix, le Guardian et CNN ont publié lundi un rapport dans lequel trois anciens procureurs internationaux accusent la Syrie de massacres à grande échelle et de tortures.

    Le rapport, commandé par le Qatar, pays qui soutient les rebelles syriens, est visible sur les sites du quotidien britannique et de la chaîne d'information américaine, et est basé sur le témoignage et des photos fournis par un déserteur anonyme pour raisons de sécurité.



    afp / 21.01.2014 : 05h20
    Syrie: Genève II sauvé provisoirement après le retrait de l'Iran | Portail Menara.ma
     
  2. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4153
    Points:
    113
    hadeshi ghiiiiir tfalia il n'aidera en rien le peuple syrien
     
    titegazelle aime ça.
  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    En politique, il n'y a que des intérêts sordides
     
    RedEye aime ça.
  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Genève II :
    Kerry exclut toute participation d'Al Assad
    au gouvernement de transition



    Montreux (Suisse), 22 janv. 2014 (MAP) - Le président syrien Bachar Al Assad "ne prendra pas part au gouvernement de transition" à mettre en place en Syrie, a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry à l'ouverture, mercredi à Montreux, de la conférence de paix Genève II.

    "Bachar Al Assad ne prendra part au gouvernement de transition. Il est impossible, inimaginable que cet homme qui a mené une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner", a-t-il clamé devant les représentants du régime syrien et de l’opposition qui se rencontrent pour la première fois.

    Et de marteler qu'"un seul homme et tous ceux qui le soutiennent ne peuvent plus tenir une nation et une région en otage" et que "le droit de gouverner un pays ne peut pas être fondé sur la torture, les barils d'explosifs ni sur les missiles Scud".

    Pour le chef de la diplomatie américaine, ce droit émane plutôt "du consentement du peuple et il est difficile d'imaginer comment ce consentement puisse se poursuivre en ce moment important".

    Dans la Syrie d'après Genève II, il ne peut y avoir de place pour "les milliers d'extrémistes violents qui répandent leur idéologie haineuse et aggravent les souffrances du peuple", a lancé M. Kerry.

    Et de noter que le communiqué appelant à la mise en place d'un gouvernement de transition, adopté en juin 2012, lors de la première conférence de Genève sur la Syrie, représente "une feuille de route pacifique vers la transition". "L'unique obstacle sur cette route" est un "homme et sa famille qui s'obstinent à s'accrocher au pouvoir", a-t-il fustigé, faisant référence au président Al Assad.

    Le ministre syrien des Affaires étrangères a réagi à aux critiques du chef de la diplomatie américaine en martelant que personne, à part le peuple syrien, ne peut décider qui est président.

    Genève II, préparée par les ministres américain et russe des Affaires étrangères, se tient après plusieurs mois de tergiversations, les protagonistes du conflit ayant longuement buté sur la question du rôle du président Al Assad dans la phase de transition.

    Le Maroc est représenté à cette conférence internationale par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar.

    Y prennent part le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al Arabi, les chefs de la diplomatie des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité et d’une quarantaine d’autres Etats du monde, y compris ceux voisins de la Syrie.

    Genève II a pour fondement l’accord baptisé du même nom, conclu le 30 juin 2012, lequel préconise la création d’une autorité de transition qui engagerait un processus constitutionnel couronné par des élections, afin qu’il y ait un véritable changement de régime avec un transfert complet des pouvoirs.


    MY---REW.

    MAP / 22.01.2014 : 11h30
    Genève II: Kerry exclut toute participation d'Al Assad au gouvernement de transition | Portail Menara.ma
     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Début tendu de la conférence sur la Syrie

    [​IMG]
    AFP

    La première rencontre entre dignitaires du régime syrien et opposants en exil visant à enrayer le cycle des violences en Syrie a été marquée mercredi par une guerre des mots et par une impossibilité à se mettre d'accord sur le sort de Bachar al-Assad.
    Accusations de "trahison", passes d'armes entre le secrétaire général de l'ONU et le chef de la diplomatie syrienne : la conférence de paix de Genève II à Montreux a connu un début difficile dans un climat tendu.



    Réunis sur les bords suisses du Lac Léman, la quarantaine de représentants de pays et d'organisations n'ont pas attendu longtemps avant de constater que le fossé restait gigantesque entre le régime de Bachar al-Assad et l'opposition syrienne en exil.

    Rencontre synonyme "d'espoir"

    Ouvrant la conférence, prélude à des négociations entre les seules délégations syriennes dès vendredi à Genève, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a rappelé à tous l'enjeu de la rencontre, synonyme "d'espoir" après trois ans d'affrontements meurtriers.

    "Tous les Syriens ont les regards tournés vers vous aujourd'hui", a-t-il dit en s'adressant aux deux délégations syriennes qui se faisaient face à quelques mètres de distance.

    La Russie et les États-Unis, qui ont œuvré en coulisses pour la tenue de cette conférence, ont également appelé les Syriens à saisir une opportunité "historique", le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov prévenant que les négociations ne seraient "ni simples, ni rapides".

    Mais avec l'intervention du secrétaire d’État américain John Kerry, le ton a changé. "Bachar al-Assad ne prendra pas part au gouvernement de transition. Il est impossible, inimaginable, que cet homme qui a mené une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner", a-t-il lancé.

    Piqué au vif, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem lui a répondu vertement: "Monsieur Kerry, personne au monde n'a le droit de conférer ou de retirer la légitimité à un président (...) sauf les syriens eux-mêmes".

    Le sort de M. Assad au centre des débats

    La question du sort de M. Assad, au centre de tous les débats depuis le début du mouvement de contestation en mars 2011, a plané sur toute la conférence.

    Russes et Américains continuent ainsi de s'opposer sur l'interprétation des principes édictés en juin 2012 lors de la conférence de Genève I. Les Occidentaux parlent de formation d'un gouvernement de transition sans Bachar al-Assad, une condition que réfutent les Russes et les Syriens pro-Assad.

    Se joignant à l'appel de John Kerry, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a martelé que la conférence n'avait pas pour but de parler de "terrorisme", comme le souhaite Damas, mais d'un "gouvernement de transition".
    "Il s’agit (...) non pas de prononcer des discours en répétant le mot terrorisme. Il s'agit de rechercher un accord politique pour la Syrie concernant cette autorité de transition dotée des pleins pouvoirs exécutifs",
    a déclaré M. Fabius.

    Faisant irruption dans la salle de presse où travaillent des centaines de journalistes après les commentaires des Occidentaux exigeant le départ d'Assad, le ministre syrien de l'Information a martelé le credo du régime. "Assad ne partira pas", a lancé Omrane al-Zohbi.

    Le discours de Walid Mouallem a aussi été l'occasion d'une vive passe d'armes entre le secrétaire général de l'ONU et le ministre syrien des affaires étrangères.

    Le responsable syrien, à l'instar du chef de l'opposition, avait dix minutes de temps de parole. Mais après 20 minutes de discours, Ban Ki-moon s'est décidé à interrompre M. Mouallem qui restait sourd aux sonnettes répétées lui demandant de conclure.

    "Vous vivez à New York et moi je vis en Syrie, j'ai le droit de donner la version syrienne ici devant ce forum", a lancé M. Mouallem au patron des Nations unies.

    La remarque n'a pas plu au secrétaire général de l'ONU qui rappellera à M. Mouallem, enfin silencieux après 35 minutes de discours, que son intervention était contraire à "l'atmosphère constructive" qu'il avait appelée de ses vœux à l'ouverture de la conférence.

    Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a également qualifié les représentants de l'opposition assis en face de lui de "traîtres" et d'"agents à la solde des ennemis" de la Syrie.

    Le choix de cette "rhétorique incendiaire" par le régime syrien a été rapidement dénoncé par un communiqué de la porte-parole du Département d’État, Jen Paski.

    Pour sa part le chef de la délégation de l'opposition, Ahmad Jabra, a appelé le président Bachar al-Assad à remettre son pouvoir à un gouvernement de transition conformément à la déclaration de Genève I.



    Mise à jour : mercredi 22 janvier 2014 16:47 | Par AFP

    Genve II: dbut tendu de la confrence sur la Syrie - M6info by MSN
     
  6. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    La guerre en Syrie fait peser la menace terroriste
    sur toute la région (ministres canadien des AE)



    Montréal, 22 jan. 2014 (MAP)- La guerre en Syrie a engendré une menace terroriste qui risque de s'étendre à toute la région, a prévenu mercredi le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird.

    M. Baird, qui intervenait à Montreux en Suisse à l'ouverture de la conférence de paix sur le conflit syrien a accusé le président syrien, Bachar Al-Assad, d'avoir sciemment ouvert la porte aux terroristes pour l'aider à protéger son pouvoir.

    "La priorité en Syrie est de mettre fin à la violence", a-t-il indiqué, soulignant qu’un accord politique serait le seul moyen de faire cesser les combats et commencer le long processus de reconstruction de la Syrie, ravagée par près de trois années de guerre.

    Dans ce sens, M. Baird a appelé les différents groupes syriens à entamer cette démarche en négociant des cessez-le-feu locaux, procéder à des échanges de prisonniers et à permettre l’accès aux organisations d'aide humanitaire.

    "Nous appelons l'opposition syrienne à rejeter sans équivoque l'extrémisme et à adhérer aux valeurs de démocratie et aux principes de la tolérance", a-t-il soutenu lors de son allocution.

    A la veille de la conférence, M. Baird avait réaffirmé que le président Al-Assad doit partir, soulignant que "le moment est venu pour les dirigeants de la Syrie de mettre l’intérêt de la population syrienne au tout premier rang. Ceux qui participent aux pourparlers de paix de Genève II doivent le faire honnêtement, ouvertement et dignement, en gardant à l’esprit d’abord et avant tout le peuple de la Syrie, et faire de cette préoccupation le point central de tous nos efforts", a-t-il déclaré dans un communiqué.

    Évoquant les images montrant de présumés actes de tortures et de meurtres contre des civils syriens, M. Baird a qualifié ces images de "profondément troublantes, d’épouvantables et d’effrayantes".
    "Ces photographies constituent une preuve accablante et sont un triste rappel de la guerre et de la terreur qu’Al-Assad fait subir à ses propres citoyens. Ces comportements horribles et inhumains, y compris la torture, la mutilation et le meurtre de prisonniers, ne sont pas nouveaux pour le régime syrien, mais leur ampleur et leur brutalité demeurent scandaleux",
    a-t-il déploré.

    "Le Canada condamne avec la plus grande fermeté ces traitements odieux infligés aux prisonniers, a-t-il martelé.

    Plus de 2,3 millions de Syriens se sont réfugiés dans d’autres pays, et quelque 9,3 millions de citoyens du pays ont besoin d’aide humanitaire.

    Depuis le début du conflit en mars 2011, plus de 130.000 personnes sont mortes en Syrie selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.(MAP).

    HL---BI

    MAP / 22.01.2014 / 20h15

    La guerre en Syrie fait peser la menace terroriste sur toute la région (ministres canadien des AE) | Portail Menara.ma
     
  7. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    Dialogue de sourds sur le sort d'Assad et de la Syrie

    [​IMG]
    AFP
    La première rencontre entre dignitaires du régime syrien et opposants en exil visant à enrayer le cycle de violences en Syrie a été marquée mercredi par une guerre des mots et par l'impossibilité de se mettre d'accord sur le sort de Bachar al-Assad.

    "Rhétorique incendiaire", "élucubrations agressives", accusations de "trahison": la conférence de paix de Genève II à Montreux s'est déroulée dans un climat tendu. Et les délégations syriennes n'ont pas montré de signe de volonté de compromis de nature à être optimiste avant les négociations de vendredi.


    Réunis dans la petite ville suisse, la quarantaine de représentants de pays et d'organisations n'ont pas attendu longtemps avant de constater que le fossé restait gigantesque entre le régime de Bachar al-Assad et l'opposition syrienne en exil.

    Lors de cette conférence, prélude aux négociations entre les seules délégations syriennes dès vendredi à Genève, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a rappelé à tous l'enjeu de la rencontre, synonyme "d'espoir" après trois ans d'affrontements meurtriers.

    "Notre but était d'envoyer un message aux deux délégations syriennes et au peuple syrien pour dire que le monde veut une fin immédiate du conflit", a déclaré M. Ban. "Trop, c'est trop, il est temps de négocier", a-t-il martelé.
    "Tous les Syriens ont les regards tournés vers vous aujourd'hui", a-t-il dit aux deux délégations syriennes qui se faisaient face à quelques mètres de distance.

    La Russie et les États-Unis, qui ont œuvré en coulisses pour la tenue de cette conférence, ont également appelé les Syriens à saisir une opportunité "historique", le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov prévenant que les négociations ne seraient "ni simples, ni rapides".

    Mais avec l'intervention du secrétaire d’État américain John Kerry, le ton a changé. "Bachar al-Assad ne prendra pas part au gouvernement de transition. Il est impossible, inimaginable, que cet homme qui a exercé une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner", a-t-il lancé.

    Il a également indiqué étudier "différents moyens de pression" sur le régime de Damas, notamment en amplifiant l'aide à l'opposition syrienne.

    Piqué au vif, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem lui a répondu vertement: "Monsieur Kerry, personne au monde n'a le droit de conférer ou de retirer la légitimité à un président (...) sauf les Syriens eux-mêmes".

    La question du sort de M. Assad, au centre de tous les débats depuis le début du mouvement de contestation en mars 2011, a plané sur la conférence.

    Russes et Américains continuent ainsi de s'opposer sur l'interprétation des principes édictés en juin 2012 lors de la conférence de Genève I. Les Occidentaux parlent de formation d'un gouvernement de transition sans Bachar al-Assad, une condition que réfutent les Russes et les Syriens pro-Assad.

    "Traîtres et agents à la solde de l'ennemi"

    Le discours de Walid Mouallem a aussi été l'occasion d'une vive passe d'armes entre le secrétaire général de l'ONU et le ministre syrien des affaires étrangères.

    Le responsable syrien, à l'instar du chef de l'opposition, avait dix minutes de temps de parole. Mais après 20 minutes de discours, Ban Ki-moon s'est décidé à interrompre M. Mouallem qui restait sourd aux sonnettes répétées lui demandant de conclure.

    "Vous vivez à New York et moi je vis en Syrie, j'ai le droit de donner la version syrienne ici devant ce forum", a lancé M. Mouallem au patron des Nations unies.

    Après le discours de M. Mouallem, Washington a dénoncé une "rhétorique incendiaire" tandis que Paris dénonçait les "élucubrations longues et agressives" du ministre syrien.

    Paris a en revanche loué la position "responsable et démocratique du chef de la délégation de l'opposition, Ahmad Jarba, qui a appelé le président Bachar al-Assad à remettre son pouvoir à un gouvernement de transition conformément à la déclaration de Genève I.

    "C'est la première fois qu'on les réunit. Il faut encourager les parties à parler dès que possible", a estimé M. Ban, en clôture de la réunion.

    Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a annoncé qu'il rencontrerait jeudi les deux parties pour discuter de la prochaine étape des négociations. "Demain, je vais les rencontrer séparément et voir quelle est la meilleure manière d'aller de l'avant", a-t-il dit.
    "Allons-nous nous réunir dans une même salle et entamer les discussions ou parlerons-nous séparément un peu avant ? Je ne sais pas encore", a ajouté M. Brahimi.

    Sur le terrain, les forces gouvernementales ont bombardé des secteurs rebelles autour de Damas, Homs et Alep, où un missile a tué 10 personnes.




    Mise à jour : mercredi 22 janvier 2014 23:08 | Par AFP
    Genve II: dialogue de sourds sur le sort d'Assad et de la Syrie - M6info by MSN
     
  8. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Réunion à huis clos régime-opposition
    au lendemain d’un face-à-face tendu


    Montreux (Suisse), 23 janv. 2014 (MAP) -
    Les délégations du régime de Damas et de l’opposition syrienne en exil se retrouvent jeudi à huis clos pour préparer l’agenda des négociations à venir, au lendemain d’un premier face-à-face tendu à Montreux (Suisse).

    Les deux camps ont formellement adhéré, mercredi, au principe d’un round de négociations à Genève dès la fin de la semaine en présence du médiateur des Nations unies et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi.

    A l’ONU, on s’est contenté de dire que l’émissaire international devait discuter avec les délégations syriennes de "la meilleure manière d’aller de l’avant".

    Toutefois, un représentant de la coalition nationale syrienne, Hadi al-Bahra a affirmé que les représentants des parties syriennes ne seront pas assis à la même table et qu’il revient aux facilitateurs internationaux de faire la navette entre elles.

    A l’issue d’une première journée particulièrement difficile, aucun point d’accord n’a émergé, tant les divergences entre opposition et régime semblent plus que jamais inconciliables. La question du sort de Bachar al Assad a suscité une vive polémique lors de la séance d'ouverture, mouvementée par une guerre des mots qui donne la mesure du grand fossé entre les belligérants.

    Les chefs de la diplomatie russe et américaine, Sergueï Lavrov et John Kerry ont rappelé leurs positions. "Bachar al-Assad ne prendra pas part au gouvernement de transition". Leur homologue français, Laurent Fabius, a dénoncé "les élucubrations longues et agressives" du chef de la délégation du gouvernement syrien.

    Les Occidentaux évoquent la formation d'un gouvernement de transition sans Bachar al-Assad, une condition que réfutent les Russes et les Syriens pro-Assad. "Les vues qui semblent irréconciliables mais il faut dire que la conférence de Montreux est une bonne manière de préparer les discussions de vendredi à Genève", a déclaré un diplomate occidental à la MAP sous couvert d'anonymat.

    Mais à défaut d’un compromis sur l’épineuse question du sort d’Al-Assad, M. Brahimi a indiqué que les délégations se pencheront d’abord sur l'acheminement de l'aide humanitaire, le cessez-le-feu dans des endroits localisés, notamment à Alep, et l'échange de prisonniers.

    Le régime de Damas et l’opposition en exil se réunissent pour la première fois pour des pourparlers directs après trois ans d'une guerre civile qui a fait au moins 130.000 morts et des millions de déplacés.

    Genève II, censée œuvrer à une solution politique à la crise syrienne, réunit une quarantaine de pays ainsi que les représentants du régime de Damas et de l'opposition syrienne pour tenter d'avancer vers une solution politique du conflit syrien.(MAP).

    CB---BI. / KJ.

    MAP / 23.01.2014 : 11h30

    Syrie: Réunion à huis clos régime-opposition au lendemain d’un face-à-face tendu | Portail Menara.ma
     
  9. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Brahimi rencontre dignitaires et opposants

    [​IMG]
    Le médiateur de l'ONU pour le conflit syrien, Lakhdar Brahimi,
    lors d'une conférence de presse sur la réunion de Genève II, le 22 janvier 2014 à Montreux | afp



    Le médiateur de l'ONU pour le conflit syrien, Lakhdar Brahimi, rencontre jeudi à huis clos dignitaires et opposants syriens pour les convaincre de négocier dès vendredi à Genève

    La première rencontre mercredi entre des représentants du président Bachar al-Assad et des membres de l'opposition en exil, devant une quarantaine de pays et d'organisations internationales, a tourné au dialogue de sourds entre "rhétorique incendiaire", "élucubrations agressives" et accusations de "trahison".

    Mais c'est véritablement vendredi à Genève que les diplomates de l'ONU, Lakhdar Brahimi en tête, et les deux camps syriens vont entrer dans le vif du sujet.

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déjà prévenu : les négociations ne seront "ni simples ni rapides".

    [​IMG]
    Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem
    lors des discussions de Genève II, le 22 janvier 2014 à Montreux


    Pour l'heure, difficile de dire si les deux délégations seront assises à la même table ou si l'ONU, initiatrice de la rencontre avec l'aides des "parrains" internationaux, la Russie et les États-Unis, devra faire la navette entre les deux délégations.

    M. Brahimi a indiqué qu'il allait rencontrer jeudi les deux délégations "séparément et voir quelle est la meilleure manière d'aller de l'avant". "Allons-nous nous réunir dans une même salle et entamer les discussions ou parlerons-nous séparément un peu avant ? Je ne sais pas encore".

    Un membre de la délégation de l'opposition, Hadi Bahra, a confirmé à l'AFP les "réunions préparatoires et séparées" à Genève, "en préambule aux négociations" de vendredi.
    "Ce qui s'est passé hier a été évidemment dans notre intérêt et nous avons reçu des échos très positifs de l'intérieur de la Syrie et pour la première fois nous sentons que les Syriens appuient la coalition", a déclaré M. Bahra, fustigeant la délégation de Damas qui s'est conduit, selon lui, "comme une mafia, avec un style très éloigné de la diplomatie".


    afp / 23.01.2014 : 16h54
    Syrie: Brahimi rencontre dignitaires et opposants | Portail Menara.ma
     
  10. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Premières négociations de paix à Genève
    entre émissaires d'Assad et opposants

    [​IMG]
    AFP - Le leader de la Coalition de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba,
    lors d'une conférence de presse, le 23 janvier 2014 à Genève.


    Après presque trois ans de conflit en Syrie, émissaires du président Bachar al-Assad et membres de l'opposition en exil vont s'assoir à la table des négociations à Genève pour des premiers pourparlers de paix aux chances minimes de succès.

    Arrivés jeudi à Genève après une conférence sous tension à Montreux qui réunissait une quarantaine de pays et d'organisations, les deux délégations vont enfin entrer dans le vif du sujet pour tenter de mettre fin au chaos meurtrier qui a déjà fait plus de 130.000 morts en Syrie et a forcé des millions de civils à abandonner leurs maisons ou à s'exiler.

    Diplomates et observateurs se font peu d'illusions sur l'issue de ces négociations mais rappellent que le simple fait que les deux camps acceptent de se trouver ensemble dans une même pièce est en soi un événement.

    Débuts difficiles

    Le maître d’œuvre de ce délicat exercice de diplomatie, l'émissaire de l'ONU pour le conflit syrien, Lakhdar Brahimi va entrer en scène à 11h locales (10H GMT). Et le ton des Syriens ces deux derniers jours, notamment celui de Damas accusant les opposants d'être des "traîtres" et des "agents" à la solde de l'étranger, laisse augurer de débuts difficiles.

    Selon plusieurs sources diplomatiques, M. Brahimi réunira les deux délégations dans une même pièce au siège de l'ONU en Europe. "Il s'exprimera pendant une trentaine de minutes en introduction", selon une source diplomatique occidentale. Les Syriens, eux, ne parleront pas.

    Dans un second temps, chaque délégation sera conduite dans sa propre salle où Lakhdar Brahimi viendra discuter du cadre des négociations.

    Selon cette source diplomatique occidentale, M. Brahimi pourrait tenter dès vendredi ou samedi de réunir une nouvelle fois les deux délégations dans la même salle où les négociateurs se parleront "par Brahimi" interposé.

    Le premier cycle de négociations est censé durer "jusqu'à la fin de la semaine prochaine", soit le 31 janvier. "Mais tout peut très bien s'arrêter dès vendredi", rappelle, prudent, une source diplomatique occidentale.

    "Nous savons que cela prendra du temps, et si cela doit prendre un jour de plus, cela prendra un jour de plus. Nous savions que ce ne serait pas un processus facile", a également indiqué un haut responsable du Département d’État américain.

    Le sort d'Assad, principal motif de désaccord

    La délégation de Damas est conduite par le très chevronné ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem. Si Ahmad Jarba est le chef de la délégation de l'opposition, il ne devrait pas en être le négociateur en chef. Le nom du négociateur de l'opposition doit être annoncé vendredi, a indiqué à l'AFP Monzer Aqbiq, porte-parole de la délégation.

    La question du sort de Bachar al-Assad reste le principal motif de désaccord, l'opposition posant comme principe son départ et la constitution d'un gouvernement transitoire où il ne jouerait pas de rôle, le régime rejetant cette idée.

    Faute de consensus sur cette question centrale, Lakhdar Brahimi pourrait se concentrer, ainsi que les Occidentaux et les Russes, sur la recherche de premières mesures visant à soulager la population.

    M. Brahimi a évoqué des "indications" sur une disponibilité des délégations à discuter de l'acheminement de l'aide humanitaire, de cessez-le-feu localisés, notamment à Alep, et d'échanges de prisonniers.

    Selon une source diplomatique, l'opposition pourrait mettre sur la table l'idée d'"aide humanitaire couplée à des cessez-le-feu localisés" dès le début de la négociation.

    Une partie de l'équation tient également à la capacité des "parrains" des deux camps, les États-Unis pour l'opposition et la Russie pour le président Bachar al-Assad, à peser et à manœuvrer en coulisses.

    Mercredi à Montreux, le chef de la diplomatie américaine John Kerry n'a pas mâché ses mots contre Damas et réitéré son exigence qu'Assad quitte le pouvoir. La Russie pour sa part a montré un soutien ferme mais sobre au régime. Et nul ne sait comment dans ce "grand jeu" de luttes d'influence et de bluff diplomatique, Occidentaux, Russes, monarchies du Golfe et Syriens vont avancer leurs pions.



    Mise à jour : vendredi 24 janvier 2014 10:06 | Par AFP
    Syrie: premires ngociations de paix Genve entre missaires d'Assad et opposants - M6info by MSN
     
  11. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113


    Les négociations de paix
    concentrées sur l'avenir de Homs

    [​IMG]
    AFP

    Les négociateurs du régime syrien et de l'opposition sont entrés samedi à Genève dans le vif du sujet en discutant de l'envoi de convois humanitaires à Homs, une première "mesure de confiance" réclamée par l'opposition.

    Les deux camps ennemis, réunis par le médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi au siège de l'ONU, ont également convenu de discuter dimanche, pour la deuxième journée de négociations, du problèmes des milliers de prisonniers, disparus et civils enlevés en Syrie depuis que le mouvement de contestation de mars 2011 a tourné à la guerre civile sanglante.

    Pour ce tout premier round de pourparlers, une courte introduction le matin de l'émissaire de l'ONU et deux heures de discussions l'après-midi, Lakhdar Brahimi a estimé qu'il s'agissait d'un "bon début", tout en reconnaissant: "nous n'avons pas obtenu beaucoup de résultats".

    "Nous avons discuté longuement de la situation à Homs et dans la vieille ville de Homs", a déclaré M. Brahimi. Et "nous espérons qu'au final, des convois d'aide, avec de la nourriture et des médicaments, seront autorisés à entrer dans la vieille ville", a-t-il ajouté.

    Ville industrielle, au carrefour entre Damas et le nord de la Syrie, Homs est une ville stratégique pour le pouvoir comme pour l'opposition. Souvent considéré comme le "cœur" de la contestation, la ville a payé au prix fort son opposition au président Bachar al-Assad. Les quartiers rebelles sont assiégés depuis juin 2012 par l'armée régulière qui les bombarde régulièrement .

    Les milliers de Syriens assiégés dans ces quartiers y vivent dans des conditions épouvantables et manquent de nourriture et de médicaments.

    "La situation est catastrophique dans la vieille ville de Homs", a indiqué à l'AFP le chef des opérations pour le Proche-Orient du Comité internationale de la Croix Rouge (CICR), Robert Mardini. Le CICR, précise-t-il, n'a pas pu entrer dans dans la vieille ville de Homs depuis novembre 2012 et la situation y était déjà "désastreuse".

    L'opposition a estimé que la demande faite à Damas d'autoriser des convois humanitaires constituait un "test" du sérieux du régime dans les négociations qui se déroulent à Genève jusqu'à la fin de la semaine prochaine.

    "Homs, c'est un test : si le régime n'ouvre pas des corridors pour des gens qui meurent de faim, cela veut dire que le régime veut une solution militaire et non pas de solution politique", a estimé Louai Safi, un porte-parole de la Coalition de l'opposition et membre de la délégation à Genève.

    La question des prisonniers au menu

    "Beaucoup ont perdu la liberté, sont prisonniers, kidnappés, les nonnes (enlevées) à Maloula, les deux évêques, les centaines, peut-être les milliers de personnes qui ont disparu, qui ont peut-être été kidnappées", a-t-il dit faisant allusion aux disparitions de Syriens dans les zones rebelles comme dans les zones contrôlées par le régime.

    Revenant sur le rythme et le ton des négociations, M. Brahimi s'est montré prudent, estimant que les pourparlers avançaient "à pas minuscules".

    Pour l'heure, les négociateurs sont certes assis face à face mais ne se parlent pas directement. Ils négocient par "Brahimi interposé".

    "Nous avons des sentiments mitigés", a confessé Anas al-Abdé, un des négociateurs de l'opposition à l'issue de la réunion. "Ce n'était pas facile pour nous de nous asseoir avec la délégation qui représente les tueurs à Damas", a-t-il ajouté.

    Pour une fois, le régime syrien partageait le même sentiment que son ennemi. "Peut-être ravalons nous-notre rancœur, mais nous sommes là, nous sommes sérieux, nous avons des instructions claires", a déclaré à l'AFP le négociateur en chef du régime, Bachar al-Jaafari.

    Genève I bientôt au menu des négociations

    Les négociations auraient dû commencer vendredi, mais l'ONU et les Syriens avaient perdu 24 heures après le refus de l'opposition de s'asseoir à la même table que le régime tant que ce dernier n'aura pas accepté ce qui constitue une ligne rouge pour l'opposition et les Occidentaux: la reconnaissance par le régime du principe d'un "organe" de transition conformément au texte adopté en 2012 lors de la conférence de Genève I.

    Après d'intenses discussions avec les deux délégations, Lakhdar Brahimi avait finalement convaincu les protagonistes d'être présents samedi.

    Régime et opposition divergent sur l'interprétation de Genève I : les opposants à Bachar al-Assad réclament que celle-ci implique nécessairement un départ du président, tandis que Damas rejette ce scénario et parle d'un gouvernement d'union.

    L'opposition affirme que les négociations politiques sur Genève I se dérouleront lundi et mardi. "Le motif de notre présence n'est pas d'ouvrir un corridor ici ou là, il est de parler de l'avenir de la Syrie", a souligné M. Safi.

    Sur le terrain, l'armée syrienne a mené des raids aériens sur des zones rebelles dans les provinces de Damas et d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).





    Mise à jour : samedi 25 janvier 2014 22:00 | Par AFP
    Syrie: les ngociations de paix concentres sur l'avenir de Homs - M6info by MSN
     
  12. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Deuxième jour des négociations de paix à Genève

    [​IMG]

    AFP

    Les négociateurs du régime syrien et de l'opposition se retrouvent ce dimanche à Genève pour un second round de négociations, après être parvenus samedi à entrer dans le vif du sujet en discutant de l'envoi de convois humanitaires à Homs.

    Les deux camps ennemis, réunis par le médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi au siège de l'ONU, doivent évoquer au cours de cette deuxième journée de négociations, le problèmes des milliers de prisonniers, disparus et civils enlevés en Syrie depuis que le mouvement de contestation de mars 2011 a tourné à la guerre civile sanglante.

    "Beaucoup ont perdu la liberté, sont prisonniers, kidnappés, les nonnes (enlevées) à Maloula, les deux évêques, les centaines, peut-être les milliers de personnes qui ont disparu, qui ont peut-être été kidnappées", a estimé Louai Safi, un porte-parole de la Coalition de l'opposition et membre de la délégation à Genève, faisant allusion aux disparitions de Syriens dans les zones rebelles comme dans les zones contrôlées par le régime.

    La veille, après une courte introduction le matin de l'émissaire de l'ONU et deux heures de discussions l'après-midi, Lakhdar Brahimi avait estimé qu'il s'agissait d'un "bon début", tout en reconnaissant: "nous n'avons pas obtenu beaucoup de résultats".

    "Nous avons discuté longuement de la situation à Homs et dans la vieille ville de Homs", a déclaré M. Brahimi. Et "nous espérons qu'au final, des convois d'aide, avec de la nourriture et des médicaments, seront autorisés à entrer dans la vieille ville", a-t-il ajouté.

    Ville industrielle, au carrefour entre Damas et le nord de la Syrie, Homs est une ville stratégique pour le pouvoir comme pour l'opposition. Souvent considéré comme le "coeur" de la contestation, la ville a payé au prix fort son opposition au président Bachar al-Assad. Les quartiers rebelles sont assiégés depuis juin 2012 par l'armée régulière qui les bombarde régulièrement .

    Situation catastrophique

    Les milliers de Syriens assiégés dans ces quartiers y vivent dans des conditions épouvantables et manquent de nourriture et de médicaments. "La situation est catastrophique dans la vieille ville de Homs", a indiqué à l'AFP le chef des opérations pour le Proche-Orient du Comité internationale de la Croix Rouge (CICR), Robert Mardini. Le CICR, précise-t-il, n'a pas pu entrer dans dans la vieille ville de Homs depuis novembre 2012 et la situation y était déjà "désastreuse".

    L'opposition a estimé que la demande faite à Damas d'autoriser des convois humanitaires constituait un "test" du sérieux du régime dans les négociations qui se déroulent à Genève jusqu'à la fin de la semaine prochaine. "Homs, c'est un test: si le régime n'ouvre pas des corridors pour des gens qui meurent de faim, cela veut dire que le régime veut une solution militaire et non pas de solution politique", a assuré de son côté M. Safi.

    Revenant sur le rythme et le ton des négociations, M. Brahimi s'est montré prudent, estimant que les pourparlers avançaient "à pas minuscules". Pour l'heure, les négociateurs sont certes assis face à face mais ne se parlent pas directement. Ils négocient par "Brahimi interposé".

    "Nous avons des sentiments mitigés", a confessé Anas al-Abdé, un des négociateurs de l'opposition à l'issue de la réunion. "Ce n'était pas facile pour nous de nous asseoir avec la délégation qui représente les tueurs à Damas", a-t-il ajouté. Pour une fois, le régime syrien partageait le même sentiment que son ennemi. "Peut-être ravalons nous notre rancœur, mais nous sommes là, nous sommes sérieux, nous avons des instructions claires", a déclaré à l'AFP le négociateur en chef du régime, Bachar al-Jaafari.

    Genève I bientôt au menu des négociations

    Les négociations auraient dû commencer vendredi, mais l'ONU et les Syriens avaient perdu 24 heures après le refus de l'opposition de s'asseoir à la même table que le régime tant que ce dernier n'aura pas accepté ce qui constitue une ligne rouge pour l'opposition et les Occidentaux: la reconnaissance par le régime du principe d'un "organe" de transition conformément au texte adopté en 2012 lors de la conférence de Genève I.

    Après d'intenses discussions avec les deux délégations, Lakhdar Brahimi avait finalement convaincu les protagonistes d'être présents samedi.

    Régime et opposition divergent sur l'interprétation de Genève I : les opposants à Bachar al-Assad réclament que celle-ci implique nécessairement un départ du président, tandis que Damas rejette ce scénario et parle d'un gouvernement d'union. L'opposition affirme que les négociations politiques sur Genève I se dérouleront lundi et mardi. "Le motif de notre présence n'est pas d'ouvrir un corridor ici ou là, il est de parler de l'avenir de la Syrie", a souligné M. Safi.

    Sur le terrain, l'armée syrienne a mené des raids aériens sur des zones rebelles dans les provinces de Damas et d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).



    Mise à jour : dimanche 26 janvier 2014 09:43 | Par AFP

    Syrie: deuxime jour des ngociations de paix Genve - M6info by MSN
     
  13. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    La transition politique
    remise sur la table des négociations


    Le médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi veut remettre mardi sur la table des négociations la question cruciale de la transition politique, "ligne rouge" pour les délégations du régime et de l'opposition réunies à Genève, après un premier échec lundi menant au blocage des discussions sur la Syrie.

    "Demain (mardi), nous remettrons sur la table la déclaration de Genève elle-même", a déclaré Lakhdar Brahimi au terme d'une journée difficile où les négociations entre les deux camps ennemis ont achoppé dès le matin sur le menu des pourparlers.

    La déclaration de Genève I, adoptée en juin 2012 par les grandes puissances, fait polémique entre partisans et opposants au président Bachar al-Assad depuis le début.

    L'opposition considère qu'elle prévoit un "gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs" ce qui implique le départ du président al-Assad, au pouvoir depuis 2000. Le régime considère, quant à lui, que cela ouvre la voie à un gouvernement d'union élargi mais il écarte le scénario d'un départ d'al-Assad.

    Le troisième jour de négociations à Genève était justement consacré à cette déclaration de Genève après un week-end consacré à des questions humanitaires, comme la situation à Homs et le problème des milliers de prisonniers et de disparus du conflit. Sur toutes ces questions, les négociations n'ont permis aucun progrès.

    Mais lundi matin, Lakhdar Brahimi a dû rapidement lever la séance après le refus des délégations d'aller plus avant. L'opposition a en effet violemment réagi quand le régime a soumis une "feuille de travail" en cinq points, dont un appel aux pays qui financent les groupes "terroristes" (rebelles) à cesser leur soutien, une allusion à l'Arabie saoudite, au Qatar et à la Turquie, principaux appuis de la rébellion.

    "Les discussions n'ont pas été constructives aujourd'hui (lundi) en raison de l'attitude du régime qui a voulu dévier des discussions qui devaient porter sur l'application de Genève I", a accusé Rima Fleyhane, membre de la délégation de l'opposition.
    Les délégations ont néanmoins affirmé qu'elles ne quitteraient pas Genève.

    Sortir de Homs

    Parallèlement, M. Brahimi a admis que la situation n'avait pas évolué quant à l'envoi de convois humanitaires dans le centre assiégé de Homs, comme promis samedi par le régime. "Il n'y a pas eu de décision de les laisser entrer", a-t-il dit.

    Il avait également obtenu du régime syrien la promesse de laisser partir les femmes et les enfants, assiégés depuis 600 jours dans les quartiers rebelles de Homs.

    Mais, lundi, le chef des opérations au Proche-Orient du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Robert Mardini, a affirmé à l'AFP qu'aucune "mesure concrète" n'avait été prise pour l'instant par Damas.

    L'annonce de M. Brahimi avait été déjà accueillie avec scepticisme dans les quartiers rebelles de la troisième ville de Syrie, l'opposition réclamant des "garanties" que les civils ne soient pas arrêtés par le régime en sortant de la ville.

    Souvent considérée comme le foyer de la contestation, Homs a payé au prix fort son opposition à Bachar al-Assad. Les quartiers rebelles sont assiégés depuis juin 2012 par l'armée régulière qui les bombarde régulièrement et des milliers d'habitants y vivent dans des conditions épouvantables, manquant de nourriture et de médicaments.

    Influence de Moscou et Washington

    Dimanche, les négociateurs s'étaient penchés sur le problème des prisonniers et des disparus, un phénomène qui s'est amplifié depuis que le soulèvement de mars 2011 s'est transformé en guerre civile, faisant plus de 130.000 morts, et des millions de réfugiés et de déplacés.

    L'opposition affirme avoir établi une liste de 47.000 personnes détenues dans les prisons du régime et a présenté à Genève une première liste avec les noms de 2.300 femmes et enfants. Le régime réclame de son côté à l'opposition de s'enquérir auprès des rebelles sur les disparus, militaires et civils, mais n'a pas présenté de liste.

    Depuis samedi, les deux délégations se parlent toujours par médiateur interposé. Et multiplient les déclarations fort peu diplomatiques auprès de la presse. M. Brahimi a tenu à rappeler à chacun ses devoirs et appelé les membres des délégations à être "responsables" et à respecter "la confidentialité des discussions".

    Il a également appelé "ceux qui ont de l'influence à user de leur influence pour nous aider à aller de l'avant". En coulisse, diplomates russes et américains fournissent en effet conseils et appuis à leurs protégés pour les négociations.

    Parallèlement aux discussions de Genève, les opérations de destruction de l'arsenal chimique syrien se poursuivent.

    Le MV Cape Ray, un cargo militaire américain équipé pour la neutralisation de ces armes chimiques les plus dangereuses, a appareillé lundi de son port de Norfolk (Est des Etats-Unis) en direction de Gioia Tauro, en Italie.

    Il devrait rallier le port de la région calabraise d'ici "deux à trois semaines", selon le colonel Steven Warren, un porte-parole du Pentagone.



    Mise à jour : mardi 28 janvier 2014 09:31 | Par AFP
    Syrie: la transition politique remise sur la table des ngociations - M6info by MSN
     
  14. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113


    Impasse dans les négociations
    Damas s'en prend à Washington


    Les négociations de paix à Genève entre régime syrien et opposition ont été interrompues plus tôt que prévu mardi après un communiqué de la délégation de Damas accusant Washington de vouloir saboter les pourparlers.

    Malgré les efforts déployés par le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi pour le cinquième jour consécutif, le blocage reste entier sur la question explosive de la transition politique en Syrie, pays ravagé par une guerre qui a fait en trois ans près de 130.000 morts.

    L'opposition a d'emblée accusé le régime de ne pas coopérer sur la question de la transition, ni sur celle des aides humanitaires, notamment pour les quartiers rebelles assiégés de Homs (centre).

    "C'est moi qui ai décidé l'interruption de la réunion, il ne faut pas les critiquer", a affirmé M. Brahimi, qui a souhaité que ce temps accordé permette aux deux délégations de mieux préparer la réunion de mercredi matin. "J'espère que nous aurons une meilleure session demain", a-t-il dit.

    Il a réitéré qu'il ne s'agissait pas d'"une négociation facile", reconnaissant "n'avoir obtenu aucune avancée".
    "Nous y travaillons et en ce qui me concerne c'est déjà bien", a souligné le diplomate, ajoutant: "Personne ne part en courant, ne se retire".

    Selon Rima Fleyhane, membre de la délégation de l'opposition, celle-ci a présenté sa "vision" d'une "nouvelle Syrie démocratique et pluraliste", mais le "régime n'a rien présenté et refusé toute discussion".

    Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, a quant à lui expliqué aux journalistes que sa délégation avait présenté un communiqué, obtenu par l'AFP, qui affirme que "les États-Unis ont pris la décision de recommencer à armer les groupes terroristes en Syrie", terme utilisé par Damas pour désigner les rebelles.

    Il a indiqué que l'opposition s'était refusée à condamner cette décision, rapportée par certains médias et qualifiée par le régime de "tentative directe d'empêcher toute solution politique en Syrie"

    Répondant aux questions des journalistes, M. Brahimi s'est borné à dire qu'il ne s'agissait pas d'une déclaration du gouvernement américain.

    Le secrétaire d’État américain John Kerry avait déclaré le 22 janvier à Montreux (Suisse) que les États-Unis cherchaient "différents moyens de pression" sur le régime de Damas, en augmentant leur aide à l'opposition syrienne.

    "Dire que nous soutenons le terrorisme est ridicule. C'est le régime (du président syrien Bachar al-Assad qui attire le terrorisme comme un aimant", a réagi de son côté un prote-parole du département d’État t américain.

    Le communiqué dit de "Genève I", adopté en juin 2012 par les grandes puissances, est au centre des discussions à Genève.

    Il prévoit la mise en place d'une autorité gouvernementale de transition dotée des pleins pouvoirs, ce qui pose la question du devenir du président Assad, "ligne rouge" pour l'opposition et pour le gouvernement, qui paralyse la discussion.

    "S'il n'y a pas de progrès dans les prochains jours, le processus va devenir de plus en plus fragile", a constaté un diplomate occidental.

    Urgence à Homs

    Aucun progrès n'a par ailleurs été noté au niveau de l'arrivée des aides aux quartiers assiégés par l'armée à Homs, où l'opposition demande l'entrée de convois humanitaires dans ces zones où sont bloqués 3.000 personnes depuis 600 jours.

    Or le régime propose d'abord de laisser sortir les femmes et les enfants, affirmant que l'entrée des aides est menacée par les rebelles.

    "Il y a des tireurs embusqués qui empêchent l'entrée de l'aide (...) même les volontaires ont peur d'entrer", a affirmé mardi le ministre syrien de l'Information, Omrane al-Zohbi.

    M. Brahimi a confirmé que "le convoi est prêt mais attend toujours l'autorisation (ndlr: des autorités) de rentrer. Nous n'y avons pas renoncé".

    Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies et le Fonds pour l'Enfance (UNICEF) ont confirmé mardi avoir "des camions en attente (...) attendant un feu vert".

    Des contacts sont en cours entre le représentant de l'ONU à Damas et les rebelles, selon le gouverneur de Homs, Talal al-Barazi.

    La France a de son côté accusé le régime d'"affamer" la population à Homs.

    Responsables humanitaires et diplomates rappellent que selon le droit humanitaire, on ne peut forcer une population à évacuer, elle doit d'abord être assistée et prendre ensuite la décision de partir ou pas.

    Sur le terrain, les troupes syriennes ont progressé à la lisière sud-est d'Alep, près de l'aéroport international, provoquant la fuite de nombreux habitants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Depuis le 15 décembre, la grande métropole du nord, divisée depuis 2012 entre quartiers pro et anti-régime, et sa province sont la cible d'une vaste offensive de l'armée de l'air qui a fait des centaines de morts, dont une majorité de civils.



    Mise à jour : mercredi 29 janvier 2014 00:53 | Par AFP
    Syrie: impasse dans les ngociations, Damas s'en prend Washington - M6info by MSN
     
  15. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    Les pourparlers continuent à Genève sous l'égide de l'ONU

    [​IMG]
    Le médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi lors d'un point de presse sur l'avancée des discussions,
    le 29 janvier 2014 à Genève | afp


    Les discussions continuent jeudi entre représentants de l'opposition et du gouvernement syriens sous l'égide du médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi.

    L'opposition syrienne a évoqué un "pas en avant", mais M. Brahimi a averti qu'il ne fallait pas s'attendre à un résultat d'ici vendredi, date prévue pour la fin de ce premier round de pourparlers.

    "Pour parler franchement, je ne m'attends pas à réussir quoi que ce soit de substantiel. J'espère que la deuxième session sera plus structurée et plus productive que la première", a déclaré mercredi M. Brahimi.

    "Je ne suis pas déçu, je n'attendais pas un résultat, mais que nous nous parlions ( ...) je suis satisfait que nous continuions à discuter, que la glace soit en train de se briser", a souligné le diplomate octogénaire.

    [​IMG]
    Le porte-parole de la Coalition nationale de l'opposition syrienne, Louay Safi,
    fait une déclaration à la presse, le 29 janvier 2014 à Genève


    La session actuelle, entamée samedi, doit s'achever vendredi avec la fixation de la date des pourparlers suivants, probablement une semaine plus tard.

    Régime et opposition se rencontrent pour la première depuis le début de la guerre il y a près de trois ans et qui continue de faire rage en Syrie.

    Mercredi, 13 personnes ont été tuées par l'aviation du régime qui a lâché des barils d'explosifs sur des secteurs rebelles d'Alep, dans le nord.

    En outre, l'armée turque a ouvert le feu mardi dans le nord de la Syrie sur un convoi de véhicules appartenant à l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe jihadiste proche d'al-Qaïda, a annoncé mercredi soir l'état-major turc.

    Encore un grand écart

    [​IMG]
    Bouthaina Chaabane, conseillère politique et médiatique du président Bachar al-Assad,
    à Genève le 29 janvier 2014


    En Suisse, l'opposition a indiqué que le régime avait "finalement accepté de parler dans le cadre" de Genève I, document signé en juin 2012 par les grandes puissances et qui prévoit une autorité gouvernementale de transition en Syrie.

    "Je pense que nous avons accompli quelques progrès aujourd'hui en mettant les négociations dans la bonne voie", a estimé un membre de la délégation de l'opposition, Louai Safi.
    "Mais il y a encore un grand écart entre nous et le régime sur ce dont nous devons parler d'abord", a-t-il ajouté.

    L'opposition veut en effet se concentrer d'abord sur la mise en place de l'autorité gouvernementale de transition, comme le prévoit la résolution 2118 du Conseil de sécurité endossant le communiqué de Genève I, cette autorité ayant la charge de rétablir la paix.

    La délégation du régime a confirmé que les discussions "positives aujourd'hui" ont porté sur l'accord dit de Genève I.

    Mais pour elle, les pourparlers se sont concentrés sur la fin de la violence en Syrie et la lutte contre le "terrorisme", la seule priorité affichée du régime depuis le début des discussions.
    Damas assimile les rebelles à des "terroristes" financés par l'étranger.

    [​IMG]
    Des habitants devant un immeuble touché par une attaque aérienne de l'armée syrienne,
    le 29 janvier 2014 à Alep


    Pour Bouthaina Chaabane, conseillère politique et médiatique du président Bachar al-Assad, "la seule différence entre nous et eux, et elle est de taille, c'est que nous voulons discuter de Genève I point par point en commençant par le premier point", qui porte sur l'arrêt de la violence.

    Le régime de Damas n'a jamais reconnu la contestation dans le pays, au départ pacifique avant de se transformer, sous la répression, en une guerre sanglante qui a fait plus de 130.000 morts depuis mars 2011.

    Quant aux mesures destinées à établir un climat de confiance entre les parties, notamment l'envoi d'un convoi d'aide pour la population assiégée par l'armée dans les quartiers rebelles de Homs (centre), rien n'a avancé depuis le début de la semaine. Les discussions continuent, a simplement indiqué M. Brahimi. La fourniture d'une aide est bloquée par l'absence de feu vert des autorités aux organisations humanitaires.

    En coulisses, les co-parrains de la réunion, la Russie et les États-Unis, appuyés en parallèle par la France et un groupe de pays "amis de la Syrie", essayent de faire avancer le processus.

    Dans un entretien avec la RTS, la télévision suisse, Mme Chaabane a accusé la France d'avoir "vendu sa position à l'Arabie Saoudite", un des principaux soutiens aux rebelles, contre de substantiels contrats commerciaux.

    "Quand le président (François) Hollande s'"est rendu le mois dernier en Arabie Saoudite, il a dit qu'ils ont signé des contrats (...) et après cela le gouvernement français a pris des positions beaucoup plus dures contre le gouvernement syrien, a soutenu des terroristes qui sont armés, financés et encouragés par l'Arabie Saoudite", a affirmé la conseillère du président.

    Par ailleurs la Syrie n'a évacué de son territoire que moins de 5% de son arsenal chimique le plus dangereux, a-t-on appris mercredi de sources proches de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), assurant que Damas serait sommé de procéder plus rapidement.

    Seuls deux chargements d'agents chimiques ont quitté la Syrie, les 7 et 27 janvier, via le port de Lattaquié pour être détruits en mer.


    afp / 30.01.2014 : 07h55
    Syrie: les pourparlers continuent à Genève sous l'égide de l'ONU | Portail Menara.ma
     
  16. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Genève,
    régime et opposition ont affiché leurs désaccords


    [​IMG]
    الابراهيمي خلال مؤتمر صحافي في ختام جلسات التفاوض في جنيف | afp


    Opposition et régime syriens ont affiché leurs profonds désaccords au terme d'une semaine de discussions à Genève et la délégation du gouvernement a laissé planer un doute sur la suite.

    Pendant ce premier face-à-face d'une semaine depuis le début de la guerre il y a près de trois ans, les deux parties ont campé sur leurs positions, le régime insistant sur le fait qu'il ne voulait pas céder sur la transition politique et l'opposition clamant que Damas était "contraint à négocier" sur cette question centrale.

    Ces pourparlers, lancés sous la pression des États-Unis, alliés de l'opposition, et de la Russie, soutien du régime, devraient reprendre "en principe" le 10 février, selon l'émissaire international, Lakhdar Brahimi, par l'intermédiaire duquel les deux parties ont "dialogué" pour la première fois dans une même salle depuis le 25 janvier.

    Alors que ces discussions, souvent stériles, se déroulaient, environ 1.900 personnes ont été tuées durant cette période dans les bombardements et les combats dans différentes provinces syriennes, selon une ONG.

    Lakhdar Brahimi a affirmé que la conférence dite de Genève II était un "début très modeste, mais c'est un début (...) sur lequel on peut construire", au cours d'une conférence de presse vendredi. Relevant "quelques points de convergence" et soulignant que "les deux parties ont pris l'habitude de s'asseoir dans la même pièce", M. Brahimi a toutefois reconnu que "ce fut un démarrage très difficile" et qu'il n'y avait "pas de doute que les positions importantes étaient très éloignées".

    [​IMG]
    Le secrétaire d’État John Kerry le 31 janvier 2014 à Berlin


    Du côté des États-Unis, le secrétaire d’État américain John Kerry a souligné que Damas devait respecter "ses obligations globales, légales et internationales". "Le monde est témoin d'une catastrophe humaine qui se déroule chaque jour sous nos yeux", a-t-il insisté.

    En outre, les onze principaux pays du Groupe des Amis de la Syrie (Égypte, France, Allemagne, Italie, Jordanie, Qatar, Arabie Saoudite, Turquie, Émirats arabes unis, Grande-Bretagne, États-Unis), qui soutiennent l'opposition syrienne, ont accusé vendredi le régime de Damas d'être "responsable de l'absence de réel progrès" et d'avoir pratiqué "l'obstruction", dans un communiqué publié à Paris. "Nous sommes scandalisés par la poursuite du régime de sa stratégie "mourrez de faim ou rendez vous" qui empêche des centaines de milliers de personnes à Damas, Homs ou ailleurs de recevoir de la nourriture ou des médicaments", ajoute le communiqué.

    [​IMG]
    Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem le 31 janvier 2014 à Genève


    "Nous avons demandé des instructions pour savoir si nous retournerons à Genève", a déclaré à la presse le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem. "Le président Bachar al-Assad lira d'abord notre rapport, il discutera avec nous et le gouvernement et ensuite nous prendrons la décision", a affirmé le ministre.

    Mais d'ores et déjà, les deux parties ont réaffirmé leurs positions presque irréconciliables, notamment sur la transition politique en Syrie.

    Pas de concession, clame le régime

    "Ni dans ce round, ni dans le prochain, ils (les adversaires du régime) ne pourront obtenir de la délégation syrienne aucune concession", a ainsi clamé le ministre de l'Information, Omrane al-Zohbi, devant quelque 250 manifestants pro-régime rassemblés devant le siège de l'ONU à Genève.

    Walid Mouallem a dit ne pas avoir "obtenu de résultats tangibles" et il a mis en cause le "manque de responsabilité et de sérieux" des dirigeants de l'opposition et "leur volonté de faire imploser la conférence, comme si nous venions là pour une heure et devions tout leur céder". "Personne ne peut remplacer la direction syrienne", a insisté M. Mouallem faisant allusion au président Assad.

    [​IMG]
    Le chef de la coalition nationale syrienne Ahmad Jarba le 31 janvier 2014 à Genève


    Le chef de l'opposition syrienne, Ahmad Jarba, a accusé pour sa part le régime de ne pas tenir d'"engagement sérieux" dans les négociations, prévenant que la rébellion armée se poursuivra tant que le pouvoir continuera d'"agresser" la population syrienne.

    Les discussions ont la plupart du temps tourné en rond, le régime affirmant que la priorité était de combattre le "terrorisme", la rébellion selon sa terminologie, tandis que l'opposition maintenait que la transition politique aboutissant au départ du président Assad était la voie à suivre pour arrêter la violence.

    La conférence de Genève II est jusqu'à présent la tentative la plus sérieuse de la communauté internationale pour mettre un terme au bain de sang en Syrie, où plus de 130.000 personnes sont mortes et plus de neuf millions sont des réfugiés et des déplacés depuis près de trois ans.

    La patronne des opérations humanitaires de l'ONU Valerie Amos s'est déclarée "très déçue" que la première série de négociations se soit terminée sans amélioration de l'accès humanitaire aux Syriens pris aux piège des combats.

    Pour certains experts, cependant, la conférence a été au minimum une victoire symbolique pour l'opposition. "Cela a été un succès pour l'opposition, qui a réussi à se présenter comme organisée et raisonnable", affirme Peter Volker, de l'Institut allemand des affaires internationales et de sécurité.

    M. Brahimi a quitté vendredi soir Genève pour Munich pour des consultations avec le Secrétaire général de l'ONU et les chefs de la diplomatie américaine et russe qui participent à une conférence internationale sur la sécurité.




    afp / 01.02.2014 : 07h30
    Syrie: à Genève, régime et opposition ont affiché leurs désaccords | Portail Menara.ma
     
  17. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Plus de 136.000 morts
    en près de trois ans de conflit

    [​IMG]
    AFP

    Le conflit entre régime et rebelles a fait plus de 136.000 morts depuis près de trois ans en Syrie où les combats ne connaissent aucun répit avec leur lot quotidien de victimes, a rapporté samedi une ONG syrienne.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)basé en Grande-Bretagne mais qui s'appuie sur un large réseau de sources médicales et de militants à travers la Syrie, la guerre qui fait rage entre régime et rebelles a tué au moins 136.227 personnes, dont 47.998 civils parmi lesquels plus de 7.300 enfants.


    "Janvier a été l'un des mois les plus sanglant depuis le début du conflit" le 15 mars 2011, a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "Nous continuerons d'appeler la communauté internationale à remplir son devoir humanitaire et moral en insistant pour que le dossier syrien soit présenté à la Cour pénale internationale".

    L'OSDH souhaite "le procès des meurtriers du peuple syrien, et de ceux qui ont collaboré avec eux", a-t-il dit, alors que soldats et rebelles sont accusés par des organisations des droits de l'Homme de crimes de guerre.

    Dans son précédent bilan, publié le 31 décembre, l'organisation dénombrait 130.433 morts, mais les violents combats qui ont éclaté entre rebelles et soldats ainsi qu'entre insurgés et jihadistes ont fait quelque 6.000 morts depuis.

    Parmi l'opposition au président à Bachar al-Assad, le bilan s'élève à 31.629 morts, dont plus de 8.000 jihadistes.

    Du côté des forces du régime, 53.167 soldats et membres de milices gouvernementales sont morts, ainsi que 271 membres du Hezbollah chiite libanais et 338 membres d'autres groupes chiites étrangers pro-régime.

    Le bilan inclut également 2.824 victimes non identifiées par l'ONG.

    L’Observatoire affirme que le bilan réel est en réalité supérieur, mais qu'en raison du black-out imposé par les deux bords, elle n'a pas été en mesure de le documenter.

    Le soulèvement au départ pacifique qui a démarré contre le régime s'est militarisé au fil des mois face à une répression féroce, jusqu'à se transformer en une complexe guerre civile. Outre les combats régime et opposants, des heurts opposent désormais des factions jihadistes à des rebelles.

    Ainsi à Alep (nord), sept personnes, dont un commandant de brigade, sont mortes dans un double attentat à la voiture piégée visant un quartier rebelle et mené par l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda), selon l'OSDH.

    Ailleurs dans la ville d'Alep, des raids aux barils d'explosifs lancés par l'armée ont fait 9 morts, a ajouté l'OSDH.

    La veille le ministre de la Défense Fahd el-Freij s'est rendu dans la province d'Alep pour "saluer les combattants héroïques de l'armée" pour leurs "grandes victoires et la libération de nombreuses zones d'Alep, dont l'aéroport international", selon l'agence Sana.

    L'aéroport, fermé pendant près d'un an en raison des combats, a rouvert le 22 janvier.

    Autour de Morek, dans la province de Hama (centre), les forces du régime ont perdu au moins 12 hommes lors de la prise de la ville par des groupes rebelles dont le front Al-Nosra affilié à Al-Qaïda.

    Cette ville est stratégique car elle est située sur la route menant de la ville de Hama aux deux bases militaires de Wadi Deif et Hamidiyé, dans la province d'Idleb.

    Enfin, dans le sud de Damas, l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a annoncé avoir procédé au troisième jour de distribution de nourriture aux quelques 18.000 Palestiniens du camp de Yarmouk, assiégé par l'armée depuis plus d'un an.




    Mise à jour : samedi 1 février 2014 22:22 | Par AFP
    Syrie: plus de 136.000 morts en prs de trois ans de conflit - M6info by MSN
     
  18. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    Des barils d'explosifs largués
    par le régime font 85 morts à Alep


    [​IMG]

    AMC/AFP

    Le régime syrien a mené ce week-end son raid aérien le plus sanglant contre les quartiers rebelles d'Alep, faisant 85 morts, et s'en est violemment pris à l'opposition, au lendemain de la fin des pourparlers de Genève.

    Le conflit, qui s'apprête à entrer dans sa quatrième année, a une nouvelle fois eu des répercussions au Liban voisin samedi, un attentat suicide faisant quatre morts à Hermel (est), un fief du mouvement chiite libanais Hezbollah engagé aux côtés des troupes syriennes de Bachar al-Assad.

    Dans l'est d'Alep, "au moins 85 personnes ont été tuées (samedi) par des barils d'explosifs lancés par des hélicoptères militaires sur des quartiers tenus par les rebelles", a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Il faut remonter au 15 décembre pour trouver un bilan presque aussi lourd, avec 76 morts.

    Parmi les victimes figurent 65 civils, dont 13 enfants, tués notamment dans les quartiers de Tariq al-Bab, Salhine, Ansari et Marjé, a précisé l'OSDH. Par ailleurs, dix jihadistes du Front Al-Nosra, branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie, ont été tués dans un de leurs quartiers généraux à Chaar, tandis que dix corps n'ont pu être identifiés.

    Parallèlement, l'armée cherchait à pénétrer dans les quartiers de l'est de la ville, aux mains des rebelles depuis juillet 2012. Le ministre syrien de la Défense, le général Fahd Jassem al-Freij, s'est d'ailleurs rendu dans le secteur vendredi, une première car l'aéroport d'Alep était fermé durant un an, a rapporté l'agence officielle Sana.

    Selon le quotidien Al-Watan, proche du pouvoir, l'armée a "nettoyé" la majorité du quartier de Qaram al-Tarab à l'est et celui de Bani Zeid au nord. Elle veut désormais avancer vers trois quartiers à l'est et trois autres au nord pour prendre la ville en tenailles.

    Dans le centre de la Syrie, près de la frontière avec le Liban, se déroulaient par ailleurs de "vastes opérations militaires" destinées, selon le journal, à s'emparer de Zara, une localité majoritairement turkmène, situé près du célèbre château croisé du Krak des Chevaliers.

    Le régime dénonce les "mensonges" de l'opposition

    Alors que les pourparlers organisés en Suisse durant dix jours entre l'opposition et le régime syriens se sont achevés vendredi sans résultats concrets, le vice-ministre des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, s'est déchaîné dimanche contre l'opposition, l'accusant de "mensonges et d'hypocrisie à l'égard du peuple syrien et du monde entier" depuis trois ans.

    Après avoir traité, selon Sana, les membres de l'opposition de "mercenaires manipulés par des forces étrangères", il leur a fait "porter la responsabilité totale de l'absence de résultats à Genève à cause de leur refus de s'engager sur des principes qu’aucun Syrien ne peut refuser: l'unité de la Syrie, son indépendance et sa souveraineté".

    L'ambassadeur syrien à l'ONU et négociateur en chef à Genève, Bachar Jaafari, n'a pas été en reste, leur reprochant leur "absence de vision ou de programme politiques". "Ils ne voulaient discuter que du gouvernement de transition comme le leur avaient demandé ce qui pensent pour eux, car ils sont d'une totale pauvreté intellectuelle", a-t-il martelé.

    Pour Al-Watan, "la guerre maintenant n'est plus militaire mais s'est transférée sur les terrains politique et diplomatique", "des terrains que les Syriens maîtrisent bien". "La Syrie possède une puissante armée de diplomates et d'hommes politiques capables de défaire tous ceux qui osent lui faire face", a ajouté le journal.

    Les Occidentaux veulent accroître la pression sur Damas pour obtenir un meilleur accès humanitaire et accélérer l'élimination des armes chimiques, selon des diplomates à l'ONU.

    Un projet de résolution au Conseil de sécurité est en préparation pour réclamer que les humanitaires puissent accéder à Homs (centre) et à d'autres villes assiégées, selon ces sources.

    La guerre en Syrie, qui a fait en trois ans plus de 136.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés, a de sanglantes répercussions au Liban voisin, où les attentats à la voiture piégée se multiplient.

    Un nouvel attentat suicide a ainsi tué quatre personnes samedi à Hermel, le quatrième à viser en un mois un fief du mouvement chiite Hezbollah, engagé aux côtés des troupes syriennes.

    L'attaque a été revendiquée par le "Front al-Nosra au Liban", un groupe apparu récemment et qui porte le même nom que la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie. On ignore néanmoins les liens entre les deux groupes.




    Mise à jour : dimanche 2 février 2014 - 14:18 | Par AFP

    Syrie: des barils d'explosifs largus par le rgime font 85 morts Alep - M6info by MSN
     
  19. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113
    "La Syrie possède une puissante armée de diplomates et d'hommes politiques capables de défaire tous ceux qui osent lui faire face"
    inna Allah youm8il wa la You8mil
     
  20. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

    J'aime reçus:
    4181
    Points:
    113

    Sept mois d'enfer
    dans le camp de Yarmouk à Damas


    Poussant ses enfants hors du camp palestinien de Yarmouk à Damas, Khouloud Chehab, 32 ans, montre ses mains flétries et crevassées pour expliquer l'enfer qu'elle a vécu depuis les sept mois de siège imposés par l'armée syrienne privant la population de vivres.

    "Regardez-les et vous pourrez imaginer ce qui se passe à l'intérieur. C'est catastrophique. Les gens meurent littéralement de faim", dit-elle à une journaliste de l'AFP.

    Vêtue d'une robe grise et coiffée d'un foulard blanc et vert, cette petite femme, aux yeux noirs et à la peau claire, semble à bout de force. En sortant, elle a perdu dans la cohue son mari et un autre de ses enfants.

    "Nous faisions bouillir des herbes et des feuilles de cactus ramassées dans les vergers près de notre maison", assure Khouloud qui va s'installer chez sa sœur, non loin du camp.

    Elle a traversé un champ de ruines, contrôlé en très grande partie par les rebelles syriens alliés à des groupes palestiniens. Ils se battent dans les maisons démolies de cet ancien quartier résidentiel et commercial, contre des combattants palestiniens loyaux au régime de Bachar al-Assad.

    L'armée syrienne a imposé depuis sept mois un siège hermétique à ce camp de 2 km2 situé dans le sud de Damas et selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) 87 personnes y sont mortes de faim et par manque de soin.
    "Pour moi, voir la route ouverte est la meilleure chose qui me soit arrivée depuis longtemps. Je suis ravie de sortir et j'espère que les autres pourront suivre", dit-elle en arrivant sur la place Batiha, au nord de Yarmouk, sous contrôle de l'armée syrienne.

    "Je voulais absolument sortir"

    Dimanche, l'Agence des Nations-Unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a distribué des rations alimentaires pour la quatrième journée consécutive.

    Selon son porte-parole, Chris Gunness, depuis le 18 janvier, 3.420 rations alimentaires ont été délivrées aux quelque 18.000 Palestiniens qui s'y trouvent encore, contre 150.000 avant le début du soulèvement en mars 2011.

    Dans le même temps, les autorités syriennes ont laissé sortir 450 personnes, explique à l'AFP le responsable de l'OLP, Anouar Abdel Hadi

    Selon lui, cette initiative découle d'un accord conclu fin décembre par le "comité de réconciliation" local.

    "Jusqu'à présent 450 sont sortis mais nous espérons qu'au total 2.000 pourront partir".

    Il y a peu d'hommes parmi eux, il s'agit surtout de femmes, d'enfants, de personnes âgées, désignés par un médecin se trouvant à l'intérieur en raison de leur situation humanitaire.

    "Je ne sais pas où je vais aller mais je voulais absolument sortir même si je dois dormir dans la rue", assure Oum Alaa, la quarantaine, avec ses cinq enfants.

    Sa priorité est d'aller à l'hôpital pédiatrique de Mazzé, un quartier de Damas, pour soigner un de ses fils atteint d'une atrophie musculaire causée par la malnutrition.

    Samedi alors que les civils sortaient, il y a eu des tirs et les forces du régime se sont déployées dans les ruelles afin, selon eux, d'"empêcher une infiltration des rebelles".

    Des ambulances du Croissant rouge palestinien (CRP) ont pu pénétrer dans le camp pour évacuer des blessés ou les personnes ne pouvant pas marcher.

    Sur la place Batikha, 15 bénévoles du Croissant rouge palestinien ont distribué à ceux qui sont sortis des kaak (biscuits aux graines de sésame) et de l'eau tout en prenant leur noms.

    Les plus fragiles sont transférés à l'hôpital Jaffa à Mazzé. Il s'agit notamment d'enfants déshydratés à cause des diarrhées, de femmes enceintes et de personnes souffrant de diabète ou d'hypertension, explique Dr Artef Ibrahim du CRP.

    A l'extérieur du camp, des proches les attendent.

    Parmi eux, Afaf Shehabi cherche sa fille Aala al-Aidi et son petit-fils âgé de deux ans.

    Aala et son fils finissent par arriver. Elle est veuve maintenant, son mari a été tué par la chute d'un obus.



    Mise à jour : lundi 3 février 2014 13:10 | Par AFP
    Syrie: sept mois d'enfer dans le camp de Yarmouk Damas - M6info by MSN
     

Partager cette page