Syrie/Hariri: 33 mandats d'arrêt lancés

Discussion dans 'Info du monde' créé par @@@, 4 Octobre 2010.

  1. @@@

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    La justice syrienne a émis des mandats d'arrêt contre 33 personnalités dans le cadre d'une plainte déposée par l'ex-général libanais Jamil Sayyed contre de "faux témoins" dans l'affaire de l'assassinat de l'ancien dirigeant libanais Rafic Hariri, a indiqué aujourd'hui son avocat.

    "Le premier juge d'instruction (à Damas) a émis des mandats d'arrêt" contre des personnalités libanaises, arabes et étrangères", a déclaré Me Fassih Achi, l'avocat de Jamil Sayyed à Damas. Celui-ci "a été informé par son avocat en Syrie que le premier juge d'instruction à Damas avait émis 33 mandats d'arrêt à l'encontre de juges, officiers, hommes politiques, journalistes et d'autres personnalités libanaises, arabes et étrangères", a indiqué un communiqué publié hier par le bureau de l'ex-général libanais. Le communiqué cite les noms de l'ancien chef de la commission internationale d'investigation le juge Detlev Melis et son adjoint Gerhard Leman.

    Jamil Sayyed, ancien directeur de la Sûreté générale du Liban, est l'un des quatre généraux qui affirment avoir été détenus arbitrairement --entre le 30 août 2005 et le 29 avril 2009-- à la suite de dénonciations calomnieuses. L'ex-général, le Hezbollah et les alliés du parti chiite, accusent des proches du premier ministre Saad Hariri, fils de Rafic Hariri, d'avoir "fabriqué" des preuves à partir de faux témoignages. Jamil Sayyed avait intenté en 2008 et 2009 des procès contre le procureur général libanais Saïd Mirza pour avoir été, selon lui, "impliqué dans l'affaire des faux témoignages".




    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...369-syriehariri-33-mandats-d-arret-lances.php
     
  2. @@@

    @@@ Accro

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    Hariri: menaces du général Sayyed


    L'ex-général libanais Jamil Sayyed, à l'origine d'une enquête en Syrie visant 33 personnes pour faux témoignage, a mis en garde aujourd'hui contre "une instabilité politique, sécuritaire" si des membres du Hezbollah étaient accusés dans l'assassinat de l'ex-premier ministre Hariri.

    "Cela changera le Liban, le pouvoir en ce moment est basé sur une entente nationale", a déclaré l'ancien chef de la sûreté libanaise, réputé proche de la milice chiite pro-syrienne Hezbollah, au quotidien Libération.

    "Le système va s'effondrer de haut en bas et cela conduira à une instabilité politique, sécuritaire, et tout peut arriver", a-t-il ajouté.

    Le Hezbollah dit s'attendre à ce que le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) l'accuse "injustement", en principe en décembre, d'être impliqué dans l'assassinat de Rafic Hariri.

    La justice syrienne vient de son côté d'émettre des mandats d'arrêt contre 33 personnalités libanaises, arabes et étrangères après une plainte de Jamil Sayyed contre de "faux témoins" dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri en mars 2005.

    Parmi ces personnalités figurent des proches de Saad Hariri, actuel Premier ministre libanais et fils de Rafic Hariri, accusés par Jamil Sayyed d'avoir "fabriqué" des preuves à partir de faux témoignages.

    Dans cet entretien à Libération, l'ex-général libanais accuse les enquêteurs internationaux sur l'assassinat de Rafic Hariri d'avoir essayé de le convaincre de proposer un "deal" au président syrien Bachar al-Assad. Il met particulièrement en cause Gerhard Lehmann, l'assistant de Detlev Mehlis, premier chef de la commission d'enquête de l'ONU.

    "Alors qu'il ne possédait aucune preuve, il m'a dit que Damas était accusé et m'a demandé de proposer un deal au président syrien Bachar al-Assad", a-t-il affirmé. "L'idée était que la Syrie crée un comité de juges syriens, qu'ils enquêtent localement sur l'attentat, et trouvent quelqu'un qui avouerait avoir commis le crime en dehors du régime", a-t-il poursuivi.

    "Plus tard, cette personne serait victime d'un accident de la route ou se suiciderait", a-t-il ajouté.

    Selon Jamil Sayyed, "dès le départ, la commission d'enquête internationale n'a travaillé que dans une seule direction, la Syrie et les services de sécurité libanais, sans prendre en compte le fait que le crime profitait à l'autre camp: les Etats-Unis, Israël".


    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...WWW00414-hariri-menaces-du-general-sayyed.php
     

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