Syrie : Paris n'est pas "isolé" et attendra le rapport de l'ONU avant toute opération

Discussion dans 'Info du monde' créé par dul2, 7 Septembre 2013.

  1. dul2

    dul2 salam alikom

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    Après le sommet du G20 qui a vu son agenda écrasé par le dossier syrien, François Hollande a annoncé, vendredi 6 septembre, que la France attendrait le rapport des inspecteurs de l'ONU sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie avant de déclencher une éventuelle opération militaire contre le régime de Bachar Al-Assad.

    M. Hollande a cependant rappelé que ce document, qui est attendu pour mi-septembre, serait de toutes façons "limité", car il ne porterait que sur l'utilisation de ces armes, sans identifier ceux qui les ont utilisées. Paris et Washington affirment avoir des preuves de la culpabilité du régime de Damas, ce que Moscou ne reconnaît pas.
    "Le rapport des inspecteurs doit être délivré le plus tôt possible et ce sera un élément d'appréciation. Le mieux serait que le Conseil de sécurité puisse être le cadre de cette condamnation puisque la mission des inspecteurs est une mission des Nations unies.

    Sinon une large coalition devra se former, se forme en ce moment même, pour rassembler tous les pays qui n'acceptent pas qu'un pays, qu'un régime puisse utiliser des armes chimiques. Ceux qui imaginent qu'on peut faire une solution politique avec un régime qui massacre, qui gaze [...], en laissant faire, ça continuera dans toute la région, ce à quoi je me refuse."


    "Nous ferions en sorte, pour la France, de ne viser que des cibles militaires, pour éviter qu'Assad puisse laisser penser qu'il y aurait des victimes civiles", a encore dit le président français. M. Hollande a aussi précisé qu'il s'"[adresserait] à la nation pour faire connaître [ses] décisions", laissant entendre qu'il pourrait ne pas consulter directement le Parlement.

    APPEL À UNE "RÉPONSE INTERNATIONALE FORTE"


    Le chef de l'Etat a estimé que la position de la France était "comprise" par les autres pays européens, dont les vingt-huit ministres des affaires étrangères sont actuellement réunis à Vilnius (en Lituanie). Paris n'est pas "isolé", a-t-il assuré, brandissant le communiqué signé par onze pays présents au G20, qui appellent à une "réponse internationale forte".

    Les signataires, qui incluent l'Australie, le Canada, l'Italie, le Japon, la Corée du sud, l'Arabie saoudite, l'Espagne et la Turquie, assurent que des indices montrent "clairement" la responsabilité du régime de Damas dans l'utilisation d'armes chimiques. L'Allemagne, qui n'en fait pas partie car elle veut "avant toute chose trouver une position européenne commune", a pressé l'ONU d'accélérer la publication du rapport de ses experts.

    Lire aussi : "Syrie : les lignes ne bougent pas entre les Etats-Unis et la Russie"

    KERRY EN TOURNÉE EUROPÉENNE

    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est lui aussi rendu à Vilnius vendredi soir, y entamant une brève tournée dans l'UE afin de tenter de convaincre ses homologues européens du bien-fondé d'éventuelles frappes "ciblées et limitées" contre la Syrie.

    La plupart des pays de l'Union sont en effet réticents face à la perspective de cette opération armée, qui se ferait sans l'aval de l'ONU. Aux yeux de Washington toutefois, "la voie des Nations unies est bloquée" et la communauté internationale doit donc agir en dehors de ce cadre, a précisé un diplomate américain. Parmi les pays européens alliés des Etats-Unis dans la crise syrienne, ce responsable a cité le Danemark et la Bosnie, et salué "la France qui a dit vouloir se joindre à une riposte internationale".

    François Hollande a également annoncé qu'il attendrait l'issue du vote du Congrès américain – qui doit se réunir à partir du 9 septembre – et qu'il n'agirait pas "seul" en cas de refus d'une intervention militaire par les parlementaires américains. Si le Congrès se prononçait contre une intervention, la France "aurait à prendre une autre décision" et devrait "amplifier" son soutien à la Coalition nationale syrienne.

    Regarder la carte interactive Intervention en Syrie : le tour du monde des divisions

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    L'opinion publique opposée à une intervention


    Dans un sondage IFOP réalisé début septembre pour Le Figaro, 64 % des Français se déclarent opposés "à une intervention militaire internationale en Syrie". L'opinion publique apparaît de moins en moins favorable à cette eventualité puisque de février 2012 à août 2013, précise le quotidien, ce même chiffre oscillait entre 49 % et 41 %.




    De plus, si une coalition de pays venait à se mettre d'accord pour intervenir militairement contre le régime de Damas, 68 % des Français seraient contre une participation de la France.

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...57_3218.html#ens_id=1481132&xtor=RSS-3208
     

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