Syrie : selon l'ONU, les réfugiés traversent la pire crise depuis le génocide rwandais

Discussion dans 'Info du monde' créé par dul2, 16 Juillet 2013.

  1. dul2

    dul2 salam alikom

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    Au moins cinq mille personnes meurent chaque mois dans le conflit qui se déroule en Syrie depuis plus de deux ans, selon l'ONU, qui avance un bilan de près de 100 000 morts en 26 mois. Des responsables onusiens ont appelé le Conseil de sécurité, divisé sur la question syrienne en raison des blocages de la Russie et de la Chine, à prendre des mesures plus fortes pour endiguer "la totale détérioration de ce conflit". L'ambassadeur de la Syrie à l'ONU, Bachar Jaafari, a quant à lui contesté ces chiffres, "sourcés de manière non professionnelle" selon lui.


    A côté de ce siniste bilan, environ 6 000 personnes fuient le pays chaque jour, et l'ONU a recensé environ 1,8 million de réfugiés dans les pays voisins. "Nous n'avons pas vu un afflux de réfugiés grimper à un niveau aussi effrayant depuis le génocide rwandais il y a presque vingt ans", a souligné le Haut commissaire aux réfugiés, Antonio Guterres.
    La responsable des affaires humanitaires à l'ONU, Valerie Amos, a suggéré à la communauté internationale de mener des opérations transfrontalières pour acheminer l'aide à l'intérieur de la Syrie.
    Voir l'infographie : "Après deux ans de guerre, plus d'un million de réfugiés syriens"
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    UN FLUX DE RÉFUGIÉS QUI PÈSE SUR LES PAYS VOISINS
    En mai, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) estimait que les quelque 1,5 million de Syriens qui avaient alors trouvé refuge hors de leurs frontières se répartissaient ainsi :
    - 473 000 en Jordanie
    - 470 000 au Liban
    - 347 000 en Turquie
    - 147 000 en Irak
    - 67 000 en Egypte
    - 10 000 dans les pays d'Afrique du Nord.
    Le HCR précisait que le chiffre réel était bien plus élevé que ces estimations, et s'alarmait d'un fossé croissant entre les besoins et les ressources disponibles pour ces réfugiés.
    La situation est particulièrement pressante au Liban, petit pays de 4 millions d'habitants où 4 200 Syriens demandent chaque jour à être enregistrés auprès du HCR. Cet afflux représente une véritable bombe à retardement, dans un pays progressivement gagné par le conflit syrien, qui dessine de nouvelles fractures politiques entre ceux qui s'opposent à Bachar Al-Assad, et ceux qui, comme le Hezbollah, le soutiennent.

    A l'intérieur de la Syrie, dont la population était estimée à 22 millions de personnes avant le conflit, le plus grand nombre de déplacés se trouve à Alep, où l'ONU compte plus d'un million de personnes, puis dans la campagne autour de la capitale Damas, où il y aurait au moins 700 000 personnes.

    RISQUES SANITAIRES
    En mai, Oxfam lançait un appel aux dons pour pouvoir prendre en charge les réfugiés pendant l'été, craignant que leur situation ne s'empire avec la hausse des températures et la sécheresse. "Une hausse des cas de maladies liées à des questions de santé publique comme la diarrhée et les infections cutanées a déjà été enregistrée dans les communautés d'accueil et dans les installations provisoires où de plus en plus de réfugiés vivent désormais", notait l'association.
    Un mois plus tard, l'UE annonçait que l'aide européenne, demandée par l'ONU pour les réfugiés syriens, serait très en-deçà des attentes à cause des restrictions budgétaires.http://www.lemonde.fr/proche-orient...03_3218.html#ens_id=1481132&xtor=RSS-3208
     

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