Tétouan: Les comètes sous-marines attaquent nos plages

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 29 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    De quoi s’agit-il au juste ? De méduses acalèphes Aurelia aurita (4 bras et 8 échancrures) ou Rhizostomes (8 bras complexes et 60 cm de diamètre), de leptoméduses (4 à 16 tentacules), de trachyméduses (4 à 32 tentacules) ou de stauroméduses (forme fixée de 3 à 4 cm de hauteur).

    Les analyses du laboratoire national des recherches halieutiques n’ont pas encore révélé les origines et provenance de ces envahisseurs des côtes tétouanaises. Ces méduses sont-elles pélagiques (libres et reproductrices) ou végétatives (fixées et bourgeonnantes) ?

    Dans le premier cas, il s’agit d’un phénomène naturel cyclique dû à des changements climatiques, aux vents et marées. Dans le second, la naissance de ces polypes a lieu sur place, auquel cas il conviendrait de trouver la solution idoine pour parer, dans l’avenir, aux débordements nuisibles.

    Néanmoins, nous penchons vers la probabilité de l’espèce Aurelia aurita qui correspond à des méduses acalèphes abondantes dans l’Atlantique, mesurant près de 20 cm de diamètre et dont les gonades sont visibles par transparence ; et de l’espèce leptoméduses, de petite taille, à tentacules longs, souples et rétractiles entrant dans l’écosystème de la Méditerranée.

    L’hypothèse est d’autant plus vérifiée que les espèces échouées sur les plages donnent l’illustration de ces deux espèces.

    On sait que ces comètes sous-marines en forme de cloche ou d’ombrelle aux longs tentacules (4 à 32) dotées de millions de cellules possédant une vacuole remplie de venin et dans laquelle est enroulé un flamant garni d’épines qui se projette vers l’extérieur au moindre contact, palpitent cet été dans nos baies, et peuvent infliger des brûlures cuisantes (urticantes) aux baigneurs mal avertis.


    Il faut maintenant convaincre les élus locaux et les ministères de tutelle (Tourisme, Affaires maritimes, Ecologie) que l’intérêt de la zone dépend des mesures réalistes à prendre pour sauver la période des grandes vacances ou, du moins, ce qu’il en reste.

    De Fnideq à Oued Laou et Jebha, en passant par Azlah et Tamarnout, relevant des provinces de Tétouan et Chefchaouen, l’on peut déjà évaluer les effets de la prolifération des méduses, ces bestioles marines de l’embranchement des cnidaires qui ont infesté nos paisibles et accueillantes baies et plages, sur certaines zones particulièrement touristiques le long du cordon littoral abritant, par milliers, des constructions d’accueil des baigneurs régionaux, nationaux et même venant d’outre-mer.

    A la mi-juillet, les propriétaires d’habitations dans les grandes agglomérations comme Martil, Oued Laou ou Kaâ Asras, invoquent déjà un manque de demandes en location des appartements et autres bicoques offerts aux estivants pour les séjours d’été, principales ressources économiques locales.

    Les mouvements pendulaires villes-plages sont à cette date compromis par le phénomène, et nous souhaitons que les autorités focalisent leurs interventions sur le traitement écologique des eaux et des plages, tout en favorisant les animations et divertissements de plein air afin de stimuler le tourisme en baisse à mi-parcours de l’été, et de permettre aux nombreux visiteurs venus de partout de profiter pleinement de leurs vacances dans le grand Nord.

    Dans les milieux qui augurent une reprise en août, l’impression générale actuelle est la désolation.

    C’est un triste constat qui est fait, et c’est nécessaire d’agir sans attendre de tout connaître. La synergie malfaisante de la communication et des ouïe-dire y a été pour quelque chose.

    L’opinion publique ayant été alertée par la presse et la télévision sur l’état de nos plages infestées de ces méduses communément dites comètes sous-marines, les racontars se sont plu à rapporter des histoires effrayantes, qui auraient eu lieu par-ci ou par-là, à couper l’envie de se mettre dans l’eau. En conséquence, les rivages de la mer, naguère paisibles et synonymes de bonne santé pour les estivants, sont désertés au bénéfice du salut.

    Les plus attentionnés s’abstiennent de plonger dans les eaux et préfèrent n’y mettre que les pieds ou s’adonner à des activités sportives et intellectuelles usuelles. C’est d’ailleurs une bonne idée que de se détendre et de se rafraîchir au bord de la mer sans se tremper, en attendant des jours meilleurs.

    Tout au moins, un message à tous : N’interrompez pas vos vacances. Visitez le Nord ! En chantier d’aménagement, de réfection et d’embellissement, il y fait frais et l’ambiance y est en couleurs, malgré tout.

    Par: Hammou SRIRI

    Source: L'OPINION.
     

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