Tabagisme: Ça coûte cher à la Santé publique

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 8 Avril 2010.

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    · Les médecins tirent la sonnette d’alarme

    · 73% d’entre eux jugent le tabac comme la première cause de maladies


    Les professionnels de la santé s’impliquent davantage dans la lutte anti-tabac. Selon une étude lancée tout récemment par les laboratoires Pfizer(1), 73% du corps médical interrogé au Maroc considère la cigarette comme la menace la plus importante pour la santé publique.

    Et pour cause, l’usage du tabac dans le Royaume concerne près de 18% de la population. Un marocain sur cinq serait fumeur à l’heure où près de la moitié de la population serait exposée de façon passive à la fumée du tabac.

    Des chiffres qui ne laissent pas indifférents les professionnels de la santé. D’autant qu’ils concernent une population jeune (entre 20 et 38 ans).

    Ainsi, selon l’étude, 9 médecins sur 10 affirment discuter de façon régulière avec leurs patients, en dénonçant les risques que le tabac fait peser sur leur santé, alors que près des deux tiers des médecins interrogés pensent que c’est au corps médical d’œuvrer pour aider les fumeurs à arrêter.

    «Une simple discussion avec son médecin traitant peut parfois suffire pour convaincre un fumeur à stopper ou diminuer sa consommation de cigarettes», explique Gérard Dubois, professeur en santé publique et auteur du best-seller «Le rideau de fumée».

    Une réaction du corps médical, jugée «louable», et qui «commence d’ailleurs à porter ses fruits». En témoignent certains chiffres encourageants puisque, selon l’étude, 73% des fumeurs marocains sont désormais conscients des dangers liés à la cigarette et envisagent sérieusement d’arrêter de fumer, à l’heure où la quasi-majorité (97%) des personnes conseillées par leur médecin prend conscience que le sevrage dépend en premier lieu de la volonté.
    «D’où le rôle important du médecin qui peut attirer l’attention sur les nombreux traitements aujourd’hui disponibles pour aider les fumeurs à arrêter.

    Ces derniers se présentent sous forme de pharmacothérapies ou d’aides psychologiques», affirme Dubois. Et d’ajouter que «le danger de rechute existe toujours chez le fumeur et que le médecin est là pour jouer son rôle de proximité à long terme».

    Il faut dire que plus de la moitié (54 %) des fumeurs ayant participé à l’étude ont déjà essayé d’arrêter de fumer à 3 ou 4 reprises, mais ont fini par récidiver.

    Rappelons que selon l’Organisation mondiale de la santé, il y aurait actuellement 1,4 milliard de fumeurs dans le monde. Chaque année, le tabagisme enregistre le triste chiffre de 5 millions de décès. Une hécatombe qui se perpétue à hauteur de 9,5 morts chaque minute, et qui s’avère plus meurtrière qu’une guerre.

    Selon l’OMS, si les tendances actuelles se maintiennent, le nombre de décès suite au tabac pourrait atteindre les 10 millions par an en 2020.
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    (1) L’étude s’appelle «Stop Smoking» et a été menée auprès d’un échantillon représentatif de 699 médecins dans 7 pays: Algérie, Egypte, Tunisie, Maroc, Afrique du Sud, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis.





    http://www.leconomiste.com/
     

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