Tamesna : Les clients s’en remettent au Parlement

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 3 Novembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

    J'aime reçus:
    252
    Points:
    83
    · Si rien n’est fait, l’arbitrage royal sera sollicité

    · L’USFP exige la constitution d’une commission d’enquête parlementaire

    Imbroglio juridique à Tamesna! La holding Al Omrane a annoncé récemment s’être substituée à General Contractor Maroc (GCM) pour l’achèvement du projet d’habitat social Al Amal.
    Al Omrane a voulu ainsi couper l’herbe sous les pieds du repreneur de GCM «faute de garanties juridiques, professionnelles et financières». Contacté par L’Economiste, Nabil El Kerdoudi, président d’Al Omrane Rabat-Tamesna, déclare que «30 ha de terrains ont ainsi été récupérés par la holding afin d’éviter que GCM ne se réengage vis-à-vis des clients». Or, si l’on s’en tient à la déclaration de Fathallah Berrada, PDG de CGM , la procédure est loin d’être bouclée.

    En pratique, la holding doit d’abord lui adresser une mise en demeure par voie recommandée, avec accusé de réception, expliquant les motifs de la décision, et accorder à la société un délai de grâce de six mois pour se conformer aux prescriptions. Passé ce délai, la société dispose encore d’un mois supplémentaire pour remédier à la situation. Si le différend subsiste après ce délai, GCM et Al Omrane devront s’adresser à la Chambre de commerce internationale de Paris, conformément aux clauses de la convention signée entre les deux parties.

    Or, de sources sûres, Al Omrane a saisi GCM il y a un mois environ. Nous en sommes donc à la première étape de la procédure.
    D’ailleurs, à ce jour, les panneaux GCM sont toujours là et n’ont pas été remplacés par ceux d’Al Omrane.

    De plus, «il y a des terrains qui peuvent faire l’objet de résiliation selon une procédure claire et précise. Il s’agit de deux lots dans Oasis et de deux autres dans Hiba (soit une vingtaine d’hectares par rapport à une cinquantaine). Mais il y a tout le reste qu’il faut développer», précise Berrada. De leur côté, les clients lésés continuent à crier «à l’arnaque» malgré les garanties d’Al Omrane. Pour défendre leurs intérêts, les acquéreurs se sont constitués en association Tamesna Awalan (Tamesna d’abord).
    «Al Omrane n’a rien récupéré. Elle utilise la carte d’Al Amal pour détourner l’attention du public. De toute façon, la holding ne peut récupérer des terrains qui ne lui appartiennent plus», déclare Houcine El Hayani, président de l’association. Selon ce dernier, Tamesna Awalan représente plus de 250 acquéreurs. «Notre combat ne concerne plus GCM, mais plutôt Al Omrane.
    C’est la holding qui retarde les travaux alors que, par la force de la loi, elle est en mesure de défendre les intérêts des clients». L’association envisage maintenant de s’adresser au Parlement à travers ses deux chambres, avant de s’en remettre à l’arbitrage du Souverain. Par ailleurs, l’USFP vient de demander la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur les retards enregistrés par toutes les nouvelles villes, en particulier Tamesna.


    http://www.leconomiste.com/

     

Partager cette page