Tanger : la capitale du Détroit se paye un lifting

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 30 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Tanger est sur le point de connaître le lancement d’un véritable «new deal». Un vaste programme de mise à niveau de la ville, lancé par la wilaya en concertation avec les assemblées élues, démarrera en octobre prochain. Il touche principalement la corniche, les espace verts, la propreté et les façades. L’objectif étant de rendre la ville agréable à vivre et surtout à visiter.

    Le nouveau wali, Mohammed Hassad, caresse en ce sens le projet de planter 700.000 fleurs dans la ville. Une pour chaque habitant. Une première expérience ayant porté sur un lot de 40.000 plantes semble avoir réussi. En outre, et pour ce qui de l’aménagement de l’espace urbain, le projet de restructuration de la corniche annoncé, il y a peu, débutera dans un mois. Les appels d’offres ont déjà été lancés et un budget de 35 millions de dh a été mobilisé. Deux places emblématiques de la ville seront également restructurées. La place des Nations sera complètement réaménagée, mise en valeur et son espace vert étendu. Le projet nécessitera une enveloppe budgétaire de 10 millions de dh et revêt un caractère prioritaire.
    Prioritaire est également la restructuration de la place du Gran Socco et des jardins de la Mandoubia. Un espace qui, une fois aménagé, donnera un nouveau visage à l’entrée de la médina. Médina qui verra également sa grande place de la Kasbah refaite et un programme de réhabilitation doté d’une enveloppe de 18 millions de dh lancé incessamment. Un autre programme de réfection des trottoirs de la ville et de renforcement de la voierie dans certains quartiers sera également initié à partir d’octobre prochain.
    Ce large programme de mise à niveau globale, à court terme, ne concernera pas uniquement, comme il était de coutume, le centre-ville mais s’étendra également à l’un des quartiers les plus défavorisés de la ville. Ainsi, une partie de cet effort de mise à ce niveau sera particulièrement concentrée sur le quartier de Béni Makada. Deux autres quartiers populaires ont été choisis pour abriter les projets de la première phase de l’INDH. Mesnana et Bir Chifa ont ainsi bénéficé d’une enveloppe budgétaire proposée dans le cadre de l’Initiative nationale de développement humain. Et le choix leur est laissé, souligne M. Hassad, d’élire les projets qui leur semblent les plus appropriés et les plus adaptés à leurs besoins et d’en assurer la réalisation. L’intervention de l’autorité se limitera au contrôle et à l’expertise. D’autres quartiers encore plus défavorisés profiteront d’un projet colossal de raccordement au réseau d’eau potable. A Tanger, ils sont en effet plus de 50.000 foyers dans les quartiers informels à ne pas encore disposer d’eau courante.
    En effet, un programme de branchement social a été préconisé en partenariat avec Amendis, la société de distribution d’eau et d’électricité. Ce programme est estimé à 800 millions de dh dont la moitié sera financée par Amendis et une participation de la population concernée.
    Le reste sera réuni grâce à un montage financier ingénieux. La Banque mondiale a déjà promis un don de 20 millions de dh et, explique le wali, l’on pourrait mettre à contribution le Conseil de la ville qui, rappelle-t-il, consacre déjà annuellement près de 10 millions de dh à la consommation des bornes fontaines. Ainsi, souligne-t-il, si l’on peut arriver à réunir une somme de 30 à 40 millions de dh par an, le problème sera résolu. Ce qui ne résout pas pour autant les autres problèmes des quartiers informels. Aussi, affirme le wali, si l’on commence à considérer ces agglomérations comme des médinas et les traiter en tant que telles, on pourrait imaginer un processus de réhabilitation de ces quartiers et la plupart de leurs problèmes seront résolus dans un délai de 5 à 6 ans. Mais, encore faut-il limiter leur extension. Sur ce point, le wali est intransigeant. Les lois de l’urbanisme seront appliquées avec fermeté. Cette mesure concernera toute forme de construction.
    L’urbanisation est l’une des prioritaires du nouveau wali. Des consignes ont été données pour que soit garantie la stricte application des réglementations en vigueur. Aucune dérogation ne sera permise, promet-il, encore moins aux dépens des espaces verts. Si un quelconque promoteur se permet d’enfreindre la loi, la sanction sera immédiate : la démolition. Et ce, sans même passer par le tribunal, parce qu’aujourd’hui la loi le confirme. Une brèche reste néanmoins ouverte, il peut y avoir certaines dérogations si l’intérêt général en dicte la nécessité, mais pour les lotissements, par exemple, aucune exception ne sera tolérée.
    L’investissement ne sera pas en reste, assure le wali. Et la première des priorités en ce domaine, est certes le tourisme.
    Il s’agit de porter, dans de brefs délais, la capacité hôtelière de la ville à au moins 15.000 lits contre les 3.000 actuels. Tous les projets en cours ont été débloqués et les retards d’ordre administratif supprimés. La construction du projet Ghandouri, dont l’aménagement est achevé, devrait être lancée incessamment. Il a été décidé que c’est l’Etat qui ouvrira le bal. La CDG qui est chargée de 40% du projet démarrera ses travaux dès le mois d’octobre prochain.
    Le projet du complexe touristique situé près de la Forêt diplomatique et dont l’aménagement est confié à une société qatarie, sera entamé un peu plus tard, en février 2006.
    Une mise en valeur du tissu industriel sera également initiée. Un recensement des lots industriels non encore employés ou sur lesquels leurs propriétaires n’ont prévu aucune activité industrielle dans les zones de Moghogha et Gzenaya vont être réaffectés. Il s’agit au total de quelque 80 lots qui vont être retirés à leurs actuels occupants pour les octroyer aux entrepreneurs plus sérieux.
    A moyen terme enfin, la ville connaîtra des projets plus ambitieux. Il s’agit, souligne le wali Mohammed Hassad, d’injecter dans différents aménagements dans la ville d’une enveloppe annuelle de 100 à 150 millions de dh et ce, au cours des 3 à 4 années à venir.

    Par:Tahar Abou El Farah


    Source: LIBERATION
     
  2. omis

    omis Accro

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    Re : Tanger : la capitale du Détroit se paye un lifting

    wa hchouma 3lik a sahbi rah 3adna ghir 2 3winat ila hafinahom fhad sujet bach nchouffou chi lkhouuur
     

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