Taounate : une production oléicole record de 220.000 tonnes

Discussion dans 'Info du bled' créé par titegazelle, 22 Janvier 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    La province de Taouante a réalisé, durant la saison agricole 2013-2014, une production oléicole record de 220.000 tonnes contre 88.800 tonnes en 2012-2013.

    Selon des données de la délégation provinciale de l'Agriculture (DPA), la superficie globale de la filière oléicole au niveau de la province est estimée 147.000 ha, dont la superficie productive est de 130.800 ha. La production oléicole annuelle moyenne dans la province s’élève à 180.000 tonnes, soit un taux moyen de rendement de 1,5 T/ha.

    La productivité de la même filière durant l’actuelle saison agricole est de 17 q/ha contre 7q/ha en 2012-2013 et 12 q/ha en 2011-2012.

    Cette production est "jugée faible" par la DPA de Taounate comparativement avec les potentialités et les atouts agricoles dont regorge la province.

    Réputée à l’échelle nationale pour sa production oléicole de qualité, la province de Taounate dispose de plus de 3.060 unités de transformation d’olives, dont 3.000 unités traditionnelles de trituration avec une capacité totale de 20.000 tonnes.

    Elle dispose également de 40 unités modernes de trituration d’huile avec une capacité totale de 80.000 tonnes, outre une unité de conserve des olives réalisée dans le cadre du programme "Millenium Challenge Accounts (MCA)" au profit d’une coopérative féminine.


    La DPA de Taounate estime que les unités existant au niveau de la province sont insuffisantes pour transformer toute la production de la filière oléicole de la région, soulignant l’impératif d’investir davantage dans le domaine afin de développer et moderniser la récolte oléicole de la province.


    Menara / avec MAP / 22.01.2014 : 14h57

    Taounate: une production oléicole record de 220.000 tonnes | Portail Menara.ma
     
  2. RedEye

    RedEye - أبو عبدالرحمن - Membre du personnel

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    shkoun elli men tawnate yjib lina shi zwiita?? :p
     
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  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    ma shi ana [22h]
     
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  4. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    ... pour la qualité des eaux et l’environnement


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    Première partie
    -Par Mohamed TOUZANI- Fès, 23 janv. 2014 (MAP) - Les margines, générées par le processus d’extraction de l’huile d’olive, pèsent une sérieuse menace sur la qualité des eaux dans la province de Taounate, au point de constituer un sujet de préoccupation majeure pour les autorités et les acteurs impliqués dans la préservation de l’environnement.

    La culture de l’olivier constitue en effet la principale activité des populations rurales de Taounate, avec une production moyenne estimée à 180.000 tonnes d’huile d’live pour une superficie totale de l’ordre de 147.000 ha. Durant la saison 2013/2014, la province a enregistré une production record de 220.000 tonnes grâce notamment aux importantes précipitations enregistrées durant la campagne écoulée.

    Le traitement de cette production est assuré par 3.000 unités traditionnelles (maâsras) dont la majorité est à l’arrêt et qui disposent d’une capacité de trituration ne dépassant pas les 20.000 tonnes d’olives par an, ainsi que par 24 unités semi-modernes (20.000 tonnes par an) et par 40 unités modernes qui ont une capacité d’extraction de 80.000 tonnes.

    L’extraction de l’huile d’olive engendre la production de deux types de résidus, le grignon et les margines qui posent un sérieux problème lors de leur évacuation vers des milieux naturels tels que les cours d’eau. Les eaux réceptrices deviennent en effet fortement chargées en matières organiques et en polluants et perdent leur capacité de s'auto-épurer. Une étude menée depuis plusieurs années par le département de l’environnement estime à plus de 250.000 m3 la production annuelle du Maroc en margines et à 45.000 m3 celle de la province de Taounate, ce qui en fait le facteur de dégradation le plus inquiétant et le plus agressif. A Taounate, comme partout au Maroc, les margines sont dans la plupart des cas déversées brutes dans le milieu naturel, sans aucune mesure de traitement préalable, ce qui contribue fortement à l’acidi?cation du milieu naturel, la destruction de la microflore bactérienne du sol, la pollution des nappes phréatiques et des eaux des barrages et la disparition de la vie aquatique.

    L’impact très fort des margines sur la qualité des eaux du barrage Sahla est le plus problématique.

    De par sa position à l’aval de la ville, ce barrage, qui contribue à la satisfaction des besoins en eau de la population de la province et à la réduction de l’envasement du grand barrage Al Wahda, est exposé à une forte pollution par le rejet des margines provenant de l’unique secteur industriel de la ville de Taounate qui est l’extraction de l’huile d’olive.

    Depuis la mise en œuvre du barrage en 1994, l’Office national de l’eau potable (ONEP) a relevé une dégradation continue de la qualité de ses eaux, avec pour conséquence le développement du processus d’eutrophisation et la rupture de l’équilibre environnemental de l’hydro-système de la retenue.

    MT---BR. - HS.



    Deuxième partie

    Conscientes du danger, les autorités locales, en collaboration avec les départements ministériels concernés, ont décidé de prendre à-bras-le corps ce problème en lançant une vaste réflexion devant aboutir à la réduction des effets néfastes des rejets des margines, à défaut de pouvoir enrayer le phénomène.

    Une journée d’études organisée en septembre 2012 avait débouché sur plusieurs décisions portant sur la mise à niveau de l’industrie oléicole, un contrôle renforcé des unités traditionnelles de trituration et le lancement d’une étude d’impact environnemental.

    Quelques mois plus tard, une commission provinciale, mise en place à l’effet d’assurer le suivi de ces mesures, a décidé la fermeture de 7 unités de trituration qui ne répondent pas aux normes sur les plans environnemental et de l’urbanisme.

    La commission n’a pas relâché sa pression sur les propriétaires de ces unités. Ces derniers ont été sommés avant le début de la saison de récolte des olives 2013/2014 de construire des bassins modernes pour la collecte et l’évaporation des margines, de respecter la quantité d’olives maximum autorisée pour le traitement et d’améliorer les conditions d’hygiène dans leurs entreprises.

    Mais pour les défenseurs de l’environnement, ces mesures, aussi importantes soient-elles, resteront limitées et ne réussiront pas à lutter de manière efficace contre les effets néfastes des rejets des margines sur le cadre de vie et la qualité des eaux.

    Ce qu’il faut, selon eux, c’est de concevoir une stratégie de dépollution industrielle en accompagnant les propriétaires de ces unités à adopter des procédés écologiques dans l’extraction de l’huile d’olive pour l’élimination des margines. Plusieurs systèmes sont utilisés actuellement dans le monde, mais c’est celui dit "à deux phases" qui est le plus écologique et le plus en vogue dans les grands pays producteurs d’olives, comme l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou la France.

    Ce procédé, qui implique le séchage des grignons, utilise très peu d’eau et ne produit donc pratiquement pas de margines. Le Fonds de dépollution industrielle (FODEP) prévoit d’importantes subventions pour aider les propriétaires d’huileries d’olive à changer de technologie et à opter pour l’utilisation des procédés écologiques d’extraction sans production de margines.

    En attendant, les autorités sont appelées à redoubler de vigilance.

    Outre un travail continu de sensibilisation sur l’importance du système écologique, elles doivent sévir contre le rejet des margines dans les égouts, les oueds et les barrages, et ne plus autoriser l’ouverture de nouvelles unités utilisant des systèmes d’extraction pollueurs et consommateurs d’eau, donc grands producteurs de margines.

    MT---BR. - HS.

    MAP / 23.01.2014 : 09h30
    Les margines, une grande menace pour la qualité des eaux et l’environnement à Taounate/ 2 | Portail Menara.ma
     
  5. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    A PROPOS DES MARGINES

    Les margines ou eaux de végétation sont des effluents issus de l'extraction de l'huile d'olive. Elles sont constituées par l'eau contenue dans les cellules de la drupe, les eaux de lavage et celles liées au processus de traitement (qui dans les installations traditionnelles représentent de 40 à 120 litres par quintal -100 kg- d'olives traité).
    À cause de leur charge organique très élevée et de leur teneur en phénols et polyphénols difficilement dégradables, ces effluents posent d'importants problèmes pour leur élimination. (Wikipédia)

    ____________________

    Au cas où vous voulez en savoir plus sur le :
    Traitement et valorisation des margines
    Réalisé par: Hicham Habibou et Asmaa Maghfour
    http://www.fstm.ac.ma/cours/conference4.pdf

    C'est quoi la margine ?
    Samia Margines 4 du 27 janvier 2012.docx - Google Drive
     

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