Tatouages des footballeurs

Discussion dans 'Football' créé par simo160, 30 Décembre 2010.

  1. simo160

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    Au-delà des discussions autour des origines de cette pratique, le tatouage a toujours été un mode de communication et il reste ancré dans notre époque, au cours de laquelle il a été élevé au rang d'art. Compte tenu du nombre de footballeurs arborant des dessins divers et variés sur leur peau, FIFA.com a décidé de s'arrêter un instant sur ce phénomène.

    Des mots à la religion
    "Se tatouer, c'est un peu comme raconter une histoire. Autrefois, on utilisait de l'encre et du papier, mais maintenant, nombre de personnes préfèrent se servir de leur peau", explique le tatoueur argentin Leonardo Miralles, très populaire chez les joueurs évoluant en Espagne et auquel Fernando Torres a réservé un studio dans son appartement en Angleterre.

    Le cas de Federico Marchetti illustre bien la description de Miralles. Après s'être miraculeusement tiré d'un accident de la circulation en 2005, il s'est fait tatouer les deux bras, le droit avec le texte du 'Je vous salue Marie', qu'il dit avoir vue en attendant d'être secouru, le gauche en hommage à ses amis décédés : "Andrea et Francy, pour toujours avec moi".

    Puisqu'il est question de Dieu, constatons que les footballeurs s'inspirent souvent de la religion pour leurs tatouages. David Beckham, que certains jugent à l'origine de la popularisation du phénomène, fait partie de ces tatoués dévots. En plus du Jésus qu'il arbore sur son flanc droit, il a ajouté deux anges : l'un sur son bras droit et l'Ange gardien sur son dos, auquel il a ajouté des ailes. Se serait-il décidé après avoir vu les spectaculaires motifs ailés de Djibril Cissé ou de l'Irlandais Stephen Ireland ?

    Le visage du Christ apparaît, entre autres, sur le corps de croyants comme l'Argentin Ezequiel Lavezzi et le Paraguayen Salvador Cabañas. La Crucifixion est en vedette sur les torses du Brésilien Naldo et du Serbe Ivica Dragutinović. Quant à l'Allemand Robert Huth, l'Irlandais Robbie Keane et le gardien belge Logan Bailly, ils ont adopté les croix comme simples détails décoratifs. Mais sur ce thème, ils sont rares à pouvoir égaler Guti, dont le bras gauche est décoré d'un dessin basé sur la Chapelle Sixtine !

    Dédicace…
    Quels sont les tatouages les plus fréquents chez les joueurs ? "Ceux que l'on me demande le plus, ce sont les portraits des enfants ou des épouses, ou les noms de membres de la famille", révèle Patricio Hinojosa, tatoueur de plusieurs Chiliens comme Arturo Vidal, qui porte avec lui le portrait de sa mère. Le Brésilien Dani Alves garde le visage de sa femme sur son épaule droite et le nom de ses enfants sur les avant-bras, comme le font énormément de footballeurs sur différentes parties de leur corps. En revanche, ils sont rares à s'être fait tirer le portrait sur le ventre, à la manière de Paolo Guerrero.

    Sergio Ramos, probablement par souci d'espace, a préféré se faire tatouer les initiales de son frère et de sa sœur sur le majeur de sa main gauche. L'Australien Tim Cahill, au contraire, a opté pour une retranscription de l'histoire de sa vie sur son bras droit : le dessin d'inspiration samoane représente ses grands-parents, ses proches et les clubs qu'il a connus au cours de sa carrière. "J'ai laissé un espace libre pour ce que me réserve l'avenir", explique-t-il sur son site internet.


    Un autre choix consiste à se faire tatouer son nom. Le Chilien Marco Estrada a fait écrire son nom de famille en caractères cursifs sur son épaule gauche. Quant à l'Espagnol José Fernando Marques, il a préféré imprimer son deuxième prénom. Son compatriote Fernando Torres, ainsi que l'Argentin Sergio Agüero ont fait preuve de davantage d'originalité en utilisant l'elfique, la langue tengwar inventée par J. R. R. Tolkien dans le Seigneur des Anneaux.

    Une inspiration sans borne
    Les chiffres et les dates ont aussi bonne cote. Il paraîtrait que le Mexicain Jesús Arellano a un jour perdu le "2" puis le "8" qui identifiaient son short. Il a alors décidé de se faire tatouer le "28" pour ne plus perdre son numéro. Déjà mentionnés, Torres et Ramos ont choisi des dates significatives : l'attaquant des Reds a opté pour le jour où il a embrassé sa compagne pour la première fois ; le défenseur madrilène a préféré rendre hommage aux victimes des attentats de New-York et de Madrid.

    Le défenseur italien Marco Materazzi, qui est sûrement l'un des spécimens les plus tatoués, n'a pas seulement fait inscrire la date et le lieu de sa victoire dans la Coupe du Monde de la FIFA 2006 ; il a aussi orné sa cuisse gauche de l'image du trophée suprême. Quant à son tibia droit, il témoigne du triomphe de l'Inter dans la Ligue des champions de l'UEFA. "J'ai encore de la place pour ajouter des choses ; il ne me reste plus qu'à les gagner", plaisante-t-il souvent.

    D'autres utilisent le tatouage pour déclarer leur patriotisme. Wayne Rooney possède le drapeau anglais sur son épaule gauche. Kevin-Prince Boateng est allé plus loin encore en se faisant dessiner le Ghana dans le continent africain sur l'un de ses biceps. L'Irakien Yunes Mahmud a pour sa part combiné la carte et le drapeau de son pays.

    Certains footballeurs se servent du tatouage pour prouver leur caractère. Citons par exemple les guerriers romains de Francesco Totti et Víctor Valdez ; le samouraï de Fabio Cannavaro ou le viking de Daniel Agger. Le Danois est d'ailleurs tatoueur certifié. Il avait promis un tatouage commun à toute l'équipe de Liverpool si elle remportait la Premier League en 2009, mais il a fait des économies d'encre...

    Les signes du zodiaque représentent aussi une source d'inspiration. Parmi les scorpions connus, citons Valdez, Jermaine Jones, Martín Palermo et Boris Zivkovic, qui y a ajouté un ballon. Le choix du Conejo (le lapin) Javier Saviola est quant à lui lié à un équipementier sportif qui a associé son logo au scorpion dans le cadre d'une campagne publicitaire.

    Le Chilien Gary Medel porte un pitbull en référence à son sobriquet, identique à celui du Portugais Petit. Les félins sont très prisés également, notamment la panthère, que l'on retrouve chez Humberto Suazo, Cicinho et Freddie Ljungberg, le léopard (David Odonkor) ou le lion (Elson Falcao da Silva). Les footballeurs chinois craquent pour d'autres animaux : Chen Tao arbore un aigle et Han Duan un dauphin…

    Pour terminer, signalons que les tatouages sont parfois à l'origine de situations embarrassantes, comme celle du Néerlandais Andy van der Meyde, grande promesse de l'Ajax. Le jeune homme était tellement sûr de son avenir qu'il s'était fait écrire le nom de son club sur une jambe. Il ignorait alors que quelques années plus tard, il signerait au PSV Eindhoven, l'éternel rival…


    FIFA.com
     

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