Taux directeur: Statu quo, le scénario le plus probable

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 22 Décembre 2010.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Taux directeur: Statu quo, le scénario le plus probable


    · Niveaux de croissance et d’inflation, jugés satisfaisants

    · Retour à l’équilibre des liquidités depuis 4 ans

    Il n’y aura probablement pas de surprise. Le Conseil de Bank Al-Maghrib qui se tient aujourd’hui, ne devrait pas toucher au taux directeur qui restera à 3,25% pour les trois prochains mois au moins. Selon bon nombre de professionnels, tous les indicateurs qui pourraient pousser BAM à agir sur son taux dans un sens ou dans l’autre sont bien orientés en cette fin d’année. «Cela permettra de démarrer l’année 2011 sur de bonnes bases», explique un opérateur du marché. Cette décision pourrait être, en partie, motivée par une bonne prévision de croissance pour 2010 de l’ordre de 5%. Un niveau qui est jugé «très intéressant» pour le marché. Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire de doper davantage l’économie par le cash.
    Même constat pour le taux d’inflation, à la lecture des derniers chiffres disponibles, il n’y a pas de pression inflationniste palpable. A ce titre, l’indice de prix à la consommation (HCP) qui prend en compte les produits alimentaires volatiles ressort à 1,8% et celui de l’inflation sous-jacente (exclu les composantes volatiles) de la banque central n’affiche que 0,5%. A l’horizon d’une année, il existe, toutefois, quelques perspectives de hausse notamment liée au cours du pétrole, de l’énergie mais cela ne serait pas significatif de pression inflationniste majeure. «Du coup, la hausse du taux directeur de BAM paraît improbable», soutient-on au sein du marché. Et pour cause, une révision à la hausse du taux n’intervient qu’en cas de forte volatilité des prix qui engendrerait une grande pression inflationniste persistante et durable sur plus de 3 mois.
    A l’inverse, la baisse du taux de la banque centrale est justifiable pour donner l’impulsion à une économie agonisante, comme se fut le cas dans les pays industrialisés pendant la crise, avec des taux qui variaient entre 0 et 1%. «Or au Maroc, nous restons éloignés de cette configuration», assure un professionnel.
    Au niveau de la dette, le Trésor se finance correctement, selon les professionnels, en dépit d’un retour en force sur le marché à travers les dernières levées. A noter que le besoin du Trésor pour décembre se chiffre à 10,5 milliards de DH. Cependant, le marché reste plus au moins équilibré. «Contrairement au passé, l’argent ne pose pas problème aujourd’hui», indique-t-on auprès du marché. D’autant plus que la manne de près de 8 milliards de DH issue du de la cession de 40% de Méditel est en cours d’injection. Par conséquent, ce montant va certainement détendre la situation des liquidités. En effet, le déficit qui culmine depuis l’encaissement par le Trésor de 1 milliard d’euros issus de l’Eurobond à 10 milliards de DH va être quasiment résorbé. «Une situation d’équilibre que l’on n’a plus vue depuis 4 ans», affirme-ton au sein du marché. De quoi réjouir BAM qui n’aura plus à injecter davantage d’argent. En outre, peu de probabilité de revirement de la politique monétaire dans une conjoncture plutôt bien maitrisée.

    M.A.B.


    Source : l'Economiste


     

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