Tennis - Open d'Australie : Roddick fait craquer Djokovic

Discussion dans 'Tennis' créé par simo160, 27 Janvier 2009.

  1. simo160

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    Novak Djokovic a lutté jusqu'au quatrième set, puis, groggy par les coups du soleil et de l'Américain Andy Roddick conjugués, il a capitulé. Roddick s'est donc qualifié (6-7 (3/7), 6-4, 6-2, 2-1ab.) pour les demi-finales au détriment du tenant du titre ! Prochain adversaire : Federer ou Del Potro.

    Le slogan est tout trouvé : le roi est mort ! C'est sans doute excessif mais il a fini salement amoché. Et battu ! Novak Djokovic, sacré en Australie la saison dernière, a donc lâché sa couronne en quarts de finale cette année face à Andy Roddick sur abandon alors que le Serbe était mené deux sets à un et un break. Que le numéro 3 mondial ait cédé face à l'Américain n'a rien d'infâmant en soi. "J'ai travaillé très dur à l'intersaison et ça me sert lorsqu'il fait aussi chaud qu'aujourd'hui", expliquait l'ancien numéro un à la sortie d'un court chauffé à blanc (la météo australienne annonce les quatre jours les plus chauds de l'histoire du pays depuis 90 ans). A-Rod est dans une forme éblouissante, plus rapide que par le passé (grâce à une baisse de masse musculaire) et toujours aussi percutant (16 aces, 43 coups gagnants). Le Texan s'est même acheté un revers plus que décent. Ce Roddick-là en aurait estourbi plus d'un.

    C'est plutôt la façon dont Djokovic a chuté qui interpelle. En arrêtant le combat avant l'heure, le Serbe signe tout simplement son quatrième abandon en tournoi du Grand Chelem. Richard Gasquet, par exemple, s'est taillé une réputation autrement plus sulfureuse pour beaucoup moins que ça (un abandon et un forfait en tournoi majeur). D'autant que Djokovic n'hésite pas à régulièrement demander l'intervention du kiné ou à afficher ostensiblement ses difficultés, sans que personne ne sache vraiment la part de vérité dans ses difficultés physiques. La facilité serait de conclure sur une absence de courage du jeune homme de 21 ans. La vérité est sans doute plus complexe. Longtemps, Djokovic a souffert de problèmes respiratoires avant de se résoudre à se faire opérer des sinus. Aujourd'hui pourtant, l'homme de Belgrade continue de réguler son apport en oxygène, pour respirer... et se calmer ?

    Le "Djoker", si prompt à amuser la galerie avec ses imitations de joueurs hilarantes, serait alors victime de la pression ? Le Serbe revendique son ambition parfois dévorante. Très tôt, "Nole" a annoncé la couleur. Objectif : la place de numéro un. Pourtant, le troisième homme du tennis mondial a toujours calé au moment de grappiller simplement la deuxième place. À Hambourg, la saison passée, le Serbe pouvait la ravir à Rafael Nadal en demi-finale face au Majorquin. Un échec. Il y a quelques jours, à Sydney, pouvait cette fois la souffler à Roger Federer en accédant à la finale du tournoi. Il s'est arrêté en demie. À Melbourne, "Nole" a donc été victime à la fois de ses limites physiques sous la chaleur et de la double pression du classement et d'un premier titre majeur à défendre. Pour aller plus haut comme il y aspire tant, Djokovic va donc devoir apprendre à gérer tous ces éléments extérieurs. La première place est à ce prix.


    LA REACTION : Novak Djokovic
    "J'étais essoré. Avant le match, je n'avais rien senti de particulier, j'avais juste mal dormi. Mais là c'est le corps en général qui m'a lâché. J'ai commencé à avoir des crampes, je n'arrivais plus à bouger, je ne pouvais pas servir comme je voulais. Je suis très malheureux que le tournoi se termine comme ça pour moi."

    "J'ai fait de mon mieux mais les circonstances n'ont pas joué en ma faveur. J'avais terminé à 2h30 du matin il y a deux jours, je m'étais couché à 5h30, et je n'ai pas vraiment eu le temps de récupérer. Les conditions ont été extrêmes aujourd'hui et m'ont davantage gêné que lui. J'avais demandé à jouer le soir mais je n'ai pas été entendu. Je n'abandonne jamais sans raison ! Il n'y a aucun doute que j'étais motivé pour continuer, mon esprit me poussait à continuer, j'aurais d'ailleurs pu arrêter plus tôt. Mais mon corps m'a lâché."


    Eurosport
     

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