tradition et origine

Discussion dans 'Amazigh' créé par izeli, 6 Janvier 2008.

  1. izeli

    izeli ●[●ЖΣΨ

    J'aime reçus:
    229
    Points:
    63
    ahidous

    Ahidous est une danse collective, de loin le moyen préféré des Imazighen du Maroc central pour faire la fête. Danse expressive d'une grande vitalité, Ahidous peut se pratiquer à n'importe quelle occasion. Mais c'est lors des fêtes familiales (circoncision, mariage, naissance), des moussems et de certaines fêtes nationales, qui rassemblent un grand nombre de personnes, que Ahidous présente sa meilleure image. En effet, les participants (hommes et femmes) se parent de leurs plus beaux vêtements traditionnels.
    Les danseurs d'Ahidous se mettent en cercle, en demi cercle ou en deux rangs qui se font face (cela dépend des régions) formés d'un homme d'une femme en alternance, épaule contre épaule. Au milieu de la scène, des joueurs de tambourins (allon) mènent la danse. L'un d'entre eux joue le rôle de chef d'orchestre, et dicte aux danseurs et aux danseuses l'exécution d'une chorégraphie où se succèdent mouvements latéraux, d'avant en arrière, fléchissement des jambes et toute une panoplie de gestes ordonnés. Dans certaines régions, chaque homme joue du allon , mais seul le chef d'orchestre se trouve au milieu de la scène.



    Tamawayt

    Tamawayt (pl. timawayin) est à l'origine une forme de courtes strophes d'un ou plusieurs vers échangés entre jeunes hommes et jeunes femmes. Echanges de courtoisie amoureuse, c'est de loin la forme la plus authentique de la poésie tamazight, qui se distingue par sa beauté poétique et sa richesse mélodique. Alors que la moyenne des gens peut imiter et reproduire plus ou moins bien les autres types de chants, tout le monde ne peut pas s'aventurer à chanter une tamawayt car cela demande des compétences particulières. Les femmes excèlent en général mieux que les hommes dans tamawayt, mais on peut mentionner, en plus des supperbes voix féminines comme celles de Chrifa et It't'o Tamhawect, des voix masculines comme celle de Meghni, tout aussi dignes d'éloges.


    Timedyazin & tiyeffarin

    Il est difficile de mettre le doigt sur ce qui différentie ces deux formes poétiques. Cependant, voici la définition de Miloud Taifi (cf Dictionnaire Tamazight/Français):


    Une tamedyazt: long poème chanté.


    Une tayeffart: poème chanté de plusieurs vers qui comporte des devinettes, des allègories...



    Nous rajouterons à cette définition que timedyazin et tiyeffarin sont chantées par imedyazen (inechaden, imhellel), des troubadours qui se déplacent de village en village. Le maître déclame les vers de la poésie aidé par ses accompagnateurs (ireddaden = répéteurs), avec un accompagnement musical (le violon, aghanim=la flutte traversière), ou sans instrument.


    Cette forme poétique connait un nouvel essor depuis quelques années et a repris sa place dans le paysage artistique du Maroc central. Comme signe de ce regain d'intérêt pour timedyazin et tiyeffarin, on la retrouve dans les fêtes et les célébrations. D'autre part, les imedyazen se sont constitués en troupes professionnelles qui enregistrent des cassettes disponibles dans le commerce. Cette production poétique a une clientelle nombreuse.


    Récemment, des chanteurs (comme Rouicha) ont chanté des tiyeffarin, ce qui leur donne une nouvelle forme d'expression.


    Ineccaden

    Ineccaden, pluriel de aneccad, signifie poète doué de l'art de l'improvisation. Parmi les nombreux artistes du Maroc central, vous pouvez d'ores et déjà en découvrir quelques uns. Une présentation plus exhaustive vous sera proposée dès qu'elle sera disponible, avec dans la mesure du possible une biographie de chaque artiste.

    C'est à Hemmu U Lyazid que l'on doit un grand hommage en ce qui concerne la chanson moderne du Maroc central. Il est à proprement parler une idole nationale dans le moyen altas, et la génération d'après l'indépendance du Maroc a été bercée par ses rythmes à la radio; les chanteurs d'aujourd'hui, qu'ils pratiquent le violon ou lut'ar, sont profondément influencés par l'héritage Hemmu U Lyazid. C'est, avec Elfennan Dris, Bennaser U Xuya, Ba3iza, et bien d'autres, une figure emblématique de la chanson tamazight. Nous lançons ici un appel à tous ceux qui pourraient nous fournir des photos ou des textes biographiques de Hemmu U Lyazid.


    Lut'ar

    Mohamed Rwicha, un véritable virtuose de lut'ar, est l'héritier par excellence de Hemmu U lyazid. Originaire de Khénifra, une ville à laquelle il a chanté son attachement, il a commencé à être connu au début des années 70. Il a ensuite connu une popularité foudroyante, qui l'a amené entre autre à chanter au théatre Med V de Rabat au début des années 80. Depuis, il reste le maître incontesté de lut'ar, instrument qu'il a fait évoluer de manière significative (passage de 3 à 4 cordes, enceinte plus importante...). Tamazight doit beaucoup à Rwica Mohamed, car grâce à l'engoument qu'il a suscité chez les jeunes pour l'instrument et la chanson, il a pour ainsi dire contribué à sa façon à préserver tamazight. De nombreux jeunes ayant grandi dans les villes où ils scolarisés et donc arabisés, se sont re-appropriés leur langue maternelle qu'est le tamazight

    Vient ensuite Meghni Mohammed, dont la voix et les rythmes expriment la véritable authenticité amazighe; Mais la liste est longue, et l'on peut mentionner aussi des chanteurs de la nouvelle génération comme Mostafa El3ekri, qui fait partie des surdoués de Lut'ar.



    Le violon

    De nombreux artistes ont brillé dans la pratique du violon. Parmi eux, il y a eu d'abord une première génération: Lghazi Bennaser, Muha U Baba, Echix U3ali, Hemmu U Lyazid, et bien d'autres. Puis une 2eme génération, celle des années 80 et 90 dont H'sayn n Bumiya, Bou3ezza, Amellal Qeddur,Houssa46,mustapha oumiel ... et plus récemment Ah'ouzzar.


    Les voix féminines de l'Atlas

    Hadda U3ekki est parmi les premières qui ont fait de la chanson une procession, suivre récemment par Chrifa. Mais de nombreuses voix sont restées dans le domaine amateur, comme Yamna 3eqqa, Baxxa, Itto Tamhawect..
     

Partager cette page