Trois cents millions de dollars pour soutenir la croissance au Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 21 Mai 2005.

  1. Casawia

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    21.05.2005 | 19h18

    La Banque mondiale s'est félicitée de "l'Initiative nationale pour le Développement humain", annoncée par SM le Roi Mohammed VI dans le discours adressé, mercredi soir, à la Nation.
    Lors d'une réunion tenue, jeudi, à Washington, le Conseil d'administration de la BM a loué l'initiative Royale dont l'annonce coïncide avec l'approbation par l'institution financière internationale de la nouvelle stratégie de coopération avec le Maroc pour les quatre prochaines années

    Cette nouvelle stratégie vise à accélérer la croissance économique, encourager la création d'emplois, améliorer l'accès des couches défavorisées à des services de base et hisser le niveau de l'enseignement.

    Il est à rappeler que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a annoncé dernièrement son classement annuel par pays en matière de développement humain. Le Maroc en 2004 conservait sa place au 125e rang sur 177 Etats.

    De ce fait, notre pays demeure en deçà de la moyenne mondiale et se positionne loin de pays similaires comme les pays du Maghreb, du Moyen Orient et certains pays africains qui continuent de gagner annuellement des points.
    Ledit rapport a mentionné toutefois les réalisations accomplies en matière d'IDH, mais elles restent insuffisantes pour combler les déficits.

    En effet, le programme d'électrification rurale ou le programme de généralisation de l'accès en eau potable avancent à grands pas et devraient être finalisés en 2007.

    Les efforts déployés en matière d'alphabétisation et d'enseignement sont aussi encourageants, mais le déficit demeure. Le taux d'analphabétisme est très élevé.
    Le système éducatif national, souligne le rapport, fait face actuellement à de nouveaux défis.

    Le niveau d'efficacité interne est faible, reflété par les taux élevés d'abandon et de redoublement. Les disparités géographiques et entre les sexes sont également toujours très importantes à tous les niveaux de l'éducation.


    Les nouveaux défis auxquels le Maroc se trouve confronté sont notamment la croissance rapide de la demande dans l'enseignement collégial en conséquence de l'accès élargi à l'enseignement primaire. L'allocation budgétaire au secteur de l'éducation est déjà substantielle avec 6,6% du PIB, limitant les opportunités d'accroissement du système éducatif.

    L'économie nationale reste largement basée sur l'agriculture. Ce secteur, lui aussi, demeure, intiment lié aux aléas climatiques. Ce qui explique les fluctuations fréquentes de la croissance Le secteur emploie 50% de la population active et contribue à raison de 13% dans le PIB. Les effets d'entraînement sur les autres secteurs ne sont plus à démontrer.

    Mais cette dépendance risque à terme de peser lourdement sur l'économie nationale. La croissance du PIB non agricole est insuffisance pour absorber le chômage. Pour assurer une progression d'une façon permanente notre économie doit réaliser des taux de plus de 5% d'une façon continue.

    Il est à souligner que le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé, jeudi, à l'unanimité, la nouvelle stratégie de coopération avec le Maroc (CAS) pour les quatre prochaines années (2005-2009).

    Le CAS est un cadre de coopération qui définit les axes du programme de développement sur lesquels le gouvernement marocain, la Banque mondiale et les différents acteurs de développement au Maroc travailleront en partenariat.

    Ce cadre identifie les domaines où la contribution de la Banque mondiale aux priorités de développement économique et social du pays aura le meilleur impact sur "la réduction de la pauvreté et sur le développement humain", explique le communiqué de l'institution financière internationale.

    La nouvelle stratégie de coopération, qui couvre une période de quatre années, porte sur quatre axes stratégiques prioritaires de développement.

    Il s'agit de la relance d'une croissance soutenue et la création d'emploi, de l'amélioration de l'accès des pauvres et groupes marginalisés à des services de base de qualité, du perfectionnement de la gestion et l'efficacité du système éducatif marocain et de la promotion de la gestion de l'eau en encourageant un service et une utilisation efficiente et durable de cette ressource stratégique et rare.



    Le scénario du CAS

    Le CAS a été élaboré de manière participative à travers de larges consultations avec différents acteurs de développement au Maroc. Ces concertations ont permis l'échange de vues et l'engagement dans un processus de dialogue ouvert et constructif avec tous les acteurs économiques et sociaux sur une vision stratégique du développement du pays.

    Le CAS propose un scénario de financement d'une moyenne de 300 millions de dollars par an. Ce financement vient en appoint aux interventions de la Banque au Maroc, relatives principalement aux travaux d'assistance technique et de transfert de connaissances.

    La nouvelle stratégie de coopération avec le Maroc reflète le partenariat solide qui existe entre le gouvernement marocain et l'institution financière internationale qui souhaite poursuivre l'appui aux efforts de réformes dans le but de permettre au Royaume du Maroc de relever avec succès les défis de développement auxquels le pays fait face.

    Source: LeMatin.ma
     

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