Typhon aux Philippines : Bilan revu à la baisse

Discussion dans 'Faits divers' créé par titegazelle, 9 Novembre 2013.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Typhon aux Philippines :
    Bilan revu à la baisse



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    Le passage sur les Philippines d'un des plus puissants typhons à avoir jamais touché terre a probablement provoqué la mort de plusieurs centaines de personnes dans une des villes les plus touchées, a déclaré samedi un ministre, en visite sur les lieux.

    Interrogé sur le nombre de personnes qui ont péri dans la ville côtière de Palo et ses environs, dans la partie orientale de l'archipel, le ministre de l’Énergie Jericho Petilla a répondu: "des centaines je pense".

    Palo et Tacloban, la capitale de la province de Leyte, sur l'île du même nom, sont parmi les villes les plus touchées par le super typhon Haiyan, qui a balayé vendredi le centre de l'archipel, arrivant côté est, avant de repartir samedi au-dessus de la mer de Chine du Sud.

    Il se dirigeait vers le Vietnam, où les autorités ont évacué quelque 100.000 personnes, avant l'arrivée de la tempête dimanche.

    Plus tôt dans la journée, les autorités locales ont fait état de plus de cent morts à Tacloban, une ville de 220.000 habitants.

    Le ministre de l’Énergie, originaire de la région, a été envoyé sur place par le président Benigno Aquino, et a survolé la zone en hélicoptère.

    "Palo, Ormoc, Burauen, Carigara... C'est partout la même chose. Les logements ont perdu leur toit et les arbres jonchent le sol", a-t-il déclaré à la télévision ABS-CBN, énumérant les localités de l'île de Leyte. Mais le nombre des victimes est certainement le plus élevé à Palo, a-t-il ajouté.

    Avec des vents atteignant des pointes de 315 km/heure, Haiyan est le typhon le plus violent de l'année dans le monde et l'un des plus forts à jamais avoir atteint les terres depuis des décennies.

    Plus de quatre millions de personnes vivent sur les zones qu'il a survolées, a précisé le gouvernement philippin.

    Plusieurs des régions les plus touchées par la tempête restaient coupées du monde samedi, les réseaux d'électricité et de téléphonie ayant été détruits. Mais les premières informations recueillies évoquent une situation d'urgence.

    Ainsi, le directeur de l'aéroport de Tacloban a communiqué par radio un bilan d'au moins 100 morts, gisant au bord des routes, et une centaine de blessés, a déclaré John Andrews, vice-directeur général de l'autorité de l'aviation civile du pays.

    "Le terminal, la tour de contrôle et tous les équipements de communications sont détruits", a-t-il précisé à l'AFP, citant le responsable local, qui a établi une liaison radio.

    Des zones entières de Tacloban, la capitale, sont rasées, a témoigné un photographe de l'AFP. La ville se trouvait sur la trajectoire du typhon lorsqu'il était à son maximum, peu après avoir atteint les terres.

    Les arbres et les pylônes électriques jonchaient le sol et de nombreuses voitures étaient renversées. Des habitants, hébétés, parcouraient les décombres en réclamant de l'eau aux journalistes parvenus sur place.

    Huit corps reposaient dans la chapelle de l'aéroport de la ville, très endommagé.

    Des vagues de trois mètres se sont abattues sur les côtes, a indiqué la Croix Rouge.

    Pourquoi tant de victimes ?

    Le gouvernement a dépêché 15.000 soldats vers les zones les plus dévastées. Il a notamment envoyé des avions C130 chargés de matériel de secours et de communication, des hélicoptères et des unités d'infanterie par camion et à pied, a indiqué à l'AFP Ramon Zagala, porte-parole de l'armée.

    Les informations provenant de Tacloban et de Palo faisaient craindre le pire pour d'autres localités de la région, pour beaucoup injoignables.

    Le gouvernement a ainsi exprimé son inquiétude, alors que 800.000 personnes avaient été évacuées dans des abris à l'approche de la tempête. "Le président demande pourquoi il y a tant de victimes", a déclaré à la presse Rene Almendras, secrétaire du cabinet du président Benigno Aquino.

    Aucun contact n'a par exemple été établi avec la ville portuaire de Guiuan (40.000 habitants), point d'entrée du typhon sur les Philippines vendredi à l'aube.

    "Nous avons des informations faisant état d'immeubles effondrés, de maisons rasées et de glissements de terrain", a déclaré à l'AFP le chef de la Croix Rouge des Philippines, Gwendolyn Pang. "Mais nous ne pouvons pas dire avec certitude l'étendue des dégâts".

    Chaque année, les Philippines sont balayées par une vingtaine de grosses tempêtes ou typhons, entre juin et octobre. L'archipel est la première terre que rencontrent ces tempêtes qui se forment au-dessus du Pacifique.

    Le typhon le plus violent de 2012, Bopha, avait frappé lui aussi les Philippines, faisant quelque 2.000 morts ou disparus sur Mindanao, une île du sud du pays.




    Mise à jour : samedi 9 novembre 2013 13:02 | Par AFP
    Typhon aux Philippines: probablement des centaines de mort, - M6info by MSN

     
    Dernière édition: 13 Novembre 2013
  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Typhon aux Philippines :
    peut-être 1.200 morts selon la Croix-Rouge

    Le passage aux Philippines du typhon Haiyan, l'un des plus puissants à s'être jamais produits sur la planète et qui se dirigeait désormais vers le centre du Vietnam, pourrait avoir fait environ 1.200 morts, selon la Croix-Rouge locale.

    "C'est une évaluation. D'autres (les autorités) doivent faire le comptage" précis des pertes humaines provoquées par cette tempête accompagnée de vagues et de vents d'une force inouïe, a déclaré samedi à l'AFP la secrétaire générale de la Croix-Rouge philippine Gwendolyn Pang.

    Le bilan officiel fourni par le gouvernement philippin était dans le même temps de 138 morts.

    L'étendue des dommages aux Philippines restait inconnue et les zones les plus touchées demeuraient coupées du monde, les réseaux d'électricité et de téléphonie ayant été mis hors d'état de fonctionner.

    Aucun contact n'avait ainsi pu être établi avec la cité portuaire de Guiuan (40.000 habitants), point d'entrée du typhon dans ce pays, vendredi à l'aube.

    Par ailleurs, 800.000 personnes étaient toujours dans des abris.

    "Ce sont des destructions massives (...) La dernière fois que j'ai vu quelque chose de cette ampleur, c'était à la suite du tsunami dans l'Océan indien" qui avait fait 220.000 morts en 2004, a cependant affirmé Sebastian Rhodes Stampa, chef de l'équipe de l'ONU chargée de la gestion des désastres.

    Il a fait ces déclarations à Tacloban, la capitale en ruines de la province de Leyte, qui figure avec Palo, dans la même province, parmi les villes plus touchées par le typhon ayant balayé le centre de l'archipel philippin.

    "Les destructions sont énormes", a renchéri le secrétaire philippin aux Affaires intérieures Manuel Roxas.

    Le ministre de l’Énergie Jericho Petilla, envoyé sur place par le président Benigno Aquino, a évoqué des "centaines" de morts dans la seule agglomération côtière de Palo et ses environs, après avoir survolé en hélicoptère cette région de l'est où vivent plus de quatre millions de personnes.

    Les autorités locales ont fait état de plus de 100 morts à Tacloban.

    Avec des vents ayant atteint les 315 km/heure et des vagues de trois mètres de haut au cours de son passage aux Philippines, Haiyan est le typhon le plus puissant à être survenu cette année sur le globe et le plus violent depuis des décennies.

    Les journalistes de l'AFP présents à Tacloban ont vu des survivants hagards déambulant parmi les décombres et réclamant de l'eau, d'autres ramassant ce qu'ils pouvaient dans ce qu'il restait de leurs habitations.

    "Ma famille a évacué la maison. Je pensais que nos voisins avaient fait de même, mais cela n'a pas été le cas", a raconté en pleurs Dominador Gullena, un des 220.000 habitants de cette ville qui s'est retrouvée sur la trajectoire du typhon lorsqu'il était à son maximum.

    Huit corps reposaient dans la chapelle de l'aéroport, lui aussi très endommagé, selon un photographe de l'AFP. Une mère à genoux sur le sol trempé tenait la main d'un garçon dont le corps avait été déposé sur un banc en bois.

    Des quartiers entiers de Tacloban sont détruits, a témoigné un photographe de l'AFP. Les arbres et les pylônes électriques sont couchés sur le sol et de nombreuses voitures sont renversées.

    Le gouvernement a dépêché 15.000 soldats dans les zones les plus dévastées, des avions chargés de matériel et des hélicoptères, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée.

    Mais, pour le secrétaire aux Affaires intérieures, "quelle que soit l'aide apportée, ce ne sera pas assez".

    De son côté, le PAM (Programme alimentaire mondial), une agence de l'ONU, est en train d'organiser le transfert de 40 tonnes d'aide alimentaire.

    Et "la Commission européenne a déjà envoyé une équipe pour assister les autorités, et nous sommes prêts à contribuer (aux secours) par une aide d'urgence si cela est requis", a fait savoir son président, José Manuel Barroso

    Quant au pape François, il a appelé dans un tweet les catholiques à prier pour les victimes, tandis que le président français François Hollande a fait part de "tout son soutien" aux Philippins.

    Chaque année, les Philippines sont touchées par une vingtaine de grosses tempêtes ou de typhons, entre juin et octobre. Cet archipel est la première terre que rencontrent ces tempêtes se formant au-dessus du Pacifique.

    Le typhon le plus violent de 2012, Bopha, avait lui aussi frappé les Philippines, y faisant quelque 2.000 morts ou disparus sur Mindanao, une île du sud.

    Au Vietnam, des évacuations de masse ont commencé dans au moins quatre provinces côtières, selon le site officiel internet d'information VNExpress. "Plus de 200.000 personnes ont été évacuées vers des abris, dont certains sont déjà surpeuplés".

    Quelque 170.000 soldats ont été mobilisés pour participer aux secours après l'arrivée du typhon, prévue pour dimanche matin.

    Haiyan devrait avoir un peu perdu de sa vigueur lorsqu'il frappera le Vietnam, mais il pourrait néanmoins y occasionner de graves dégâts, a averti le Premier ministre Nguyen Tan Dung.

    Le centre de ce pays a récemment été la proie de deux autres typhons, Wutip et Nari, qui avaient fait des inondations et endommagé des centaines de milliers de maisons.

    "Haiyan est deux ou trois fois plus puissant que Wutip ou Nari et devrait faire plus de dégâts", a déclaré à l'AFP Michael Annear, représentant de la Croix-Rouge au Vietnam où quelque 6,5 millions de personnes pourraient être affectées.

    Tous les navires ont été rappelés dans les ports et la sécurité renforcée aux barrages hydroélectriques.


    Mise à jour : samedi 9 novembre 2013 19:41 | Par AFP
    Typhon aux Philippines : peut-tre 1.200 morts selon la Croix-Rouge - M6info by MSN
     
  3. titegazelle

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    Typhon aux Philippines :
    les autorités craignent plus de 10.000 morts

    Le bilan d'un des plus violents typhons à avoir touché terre s'est brusquement aggravé dimanche, les autorités philippines évoquant désormais plus de 10.000 morts et 2.000 disparus, faisant de Haiyan la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l'histoire récente du pays.
    Deux îles du centre de l'archipel, qui se trouvaient pile dans la trajectoire de Haiyan quand il a frappé vendredi à l'aube, sont particulièrement affectées: les autorités craignent 10.000 morts sur Leyte et ont confirmé 300 décès sur Samar, un bilan qui pourrait s'alourdir puisque 2.000 habitants sont portés disparus.



    Après avoir semé la désolation aux Philippines, Haiyan volait vers le Vietnam, qu'il devrait atteindre lundi matin. Mais le typhon s'est affaibli au-dessus de la mer de Chine du Sud et pourrait être rétrogradé en niveau 1 avant son arrivée sur la côte nord du pays.

    Hanoi n'en a pas moins conduit une des opérations d'évacuation les plus importantes de son histoire, selon la presse officielle.

    Quelque 600.000 habitants des zones les plus vulnérables ont été déplacés vers des abris situés en hauteur. 200.000 ont finalement été autorisés à rentrer chez eux en raison du changement de la trajectoire de Haiyan.

    Aux Philippines, un haut responsable de la police à Tacloban, une des villes les plus touchées, a évoqué le chiffre de 10.000 morts sur Leyte. "Nous avons eu une réunion avec le gouverneur la nuit dernière, et en nous basant sur les estimations du gouvernement, il y a 10.000 victimes (décès)", a déclaré à la presse Elmer Soria.

    Sur Samar, 300 personnes sont confirmées mortes à Basey, une petite ville, et 2.000 sont portées disparues dans toute l'île, a indiqué Leo Dacaynos, membre du conseil de gestion des catastrophes, à la radio DZBB.

    Maisons rasées, pylônes électriques arrachés, voitures renversées et survivants hébétés dans les rues: après le passage de Haiyan, accompagné de vagues de plusieurs mètres et de vents atteignant des pointes à 315 km/h, le paysage évoquait pour certains les destructions causées par le tsunami en Asie en décembre 2004.

    "Ce sont des destructions massives (...) La dernière fois que j'ai vu quelque chose de cette ampleur, c'était à la suite du tsunami dans l'océan Indien" qui avait fait 220.000 morts, a déclaré à Tacloban Sebastian Rhodes Stampa, chef de l'équipe de l'ONU chargée de la gestion des désastres.

    Plusieurs provinces ont été traversées par la tempête, sur un front de 600 km, et de nombreuses localités restaient coupées du monde dimanche.

    L'inquiétude était vive notamment concernant le sort des 40.000 habitants de Guiuan, sur Samar, point d'entrée du typhon dans ce pays vendredi. Aucun contact n'a pu être établi.

    Typhons, séismes, volcans...

    Face à l'ampleur de la catastrophe, plusieurs pays ont proposé leur aide.

    Les États-Unis vont fournir des hélicoptères, des avions, des navires et des équipements destinés à la recherche et au sauvetage, après une demande de Manille, a annoncé le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagels.

    L'Australie et la Nouvelle-Zélande ont accordé dimanche une aide de près d'un demi-million de dollars US (370.000 euros), alloués à la Croix Rouge de l'archipel.

    De son côté, le PAM (Programme alimentaire mondial), une agence de l'ONU, est en train d'organiser le transfert de 40 tonnes d'aide alimentaire. L'UNICEF, l'agence onusienne pour l'enfance, a déjà préparé 60 tonnes de matériels de santé et de survie qui partiront d'un de ses centres de logistique à Copenhague et devraient arriver aux Philippines mardi.

    La Commission européenne "a déjà envoyé une équipe pour assister les autorités, et nous sommes prêts à contribuer (aux secours) par une aide d'urgence si cela est requis", a fait savoir son président, José Manuel Barroso.

    Le pape François a appelé dans un tweet les catholiques à prier pour les victimes et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est dit "profondément attristé par l'ampleur des pertes humaines".

    Chaque année, les Philippines sont touchées par une vingtaine de grosses tempêtes ou de typhons, entre juin et octobre. L'archipel est la première terre que rencontrent ces phénomènes météorologiques qui se forment au-dessus du Pacifique.

    Typhon, séismes, volcans... le pays subit régulièrement les foudres de la nature, avec presque à chaque fois un bilan d'autant plus meurtrier que la nation est pauvre et gangrénée par la corruption.

    Si le bilan des 10.000 morts se vérifie, Haiyan sera la catastrophe naturelle la plus grave de l'histoire récente des Philippines. La précédente date de 1976, lors qu'un séisme et un tsunami avaient causé la mort d'entre 5 et 8.000 personnes sur Mindanao, une île du sud.


    Mise à jour : dimanche 10 novembre 2013 09:13 | Par AFP
    Typhon aux Philippines: les autorits craignent plus de 10.000 morts - M6info by MSN
     
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    Typhon aux Philippines :

    milliers de morts, aide difficile, pillages


    Le bilan d'un des plus violents typhons à avoir touché terre s'est brusquement aggravé dimanche, les autorités philippines évoquant désormais des milliers de morts et de disparus, alors que des rescapés dépouillent les morts et attaquent des magasins, dans l'attente d'une aide difficile à acheminer.

    Deux îles du centre de l'archipel, Leyte et Samar, qui se trouvaient pile dans la trajectoire de Haiyan quand il a frappé vendredi à l'aube, sont particulièrement affectées.

    A Tacloban, une ville côtière de Leyte, Edward Gualberto titube sur des cadavres pour récupérer dans les décombres d'une maison effondrée des boites de conserves. Plus loin, une boucherie miraculeusement épargnée par la tempête est attaquée par la foule, devant son propriétaire impuissant.

    Et un convoi d'aide de la Croix-Rouge a été pillé, à proximité de la ville. Les forces de l'ordre sont quasiment absentes.

    Dans un décor de fin du monde, des files d'hommes, de femmes et d'enfants avancent le long des routes, le nez recouvert d'un tissu pour masquer l'odeur pestilentielle des cadavres.

    Un haut responsable de la police de Tacloban, Elmer Soria, a évoqué dimanche devant la presse le nombre de 10.000 morts sur Leyte. Sur Samar, point d'entrée du typhon dans le pays vendredi à l'aube, 300 décès sont confirmés dans la petite ville de Basey, et 2.000 personnes sont portées disparues dans toute l'île, a indiqué Leo Dacaynos, membre du conseil de gestion des catastrophes, à la radio DZBB.

    Des dizaines de morts ont également été annoncées dans d'autres villes et provinces ravagées par le super typhon, qui s'avançait sur un front de 600 kilomètres.

    De nombreuses localités restaient coupées du monde, alors que les autorités semblaient dépassées par l'ampleur de la catastrophe et le nombre de survivants à secourir.

    Un paysage qui évoque le tsunami de 2004

    Quartiers rasés, terrains jonchés de débris, pylônes électriques arrachés, voitures renversées, corps gisant sur le sol et survivants hébétés dans les rues : le paysage évoquait pour certains les destructions causées par le tsunami en Asie en décembre 2004.

    "Ce sont des destructions massives (...) La dernière fois que j'ai vu quelque chose de cette ampleur, c'était à la suite du tsunami dans l'océan Indien" qui avait fait 220.000 morts, a déclaré à Tacloban Sebastian Rhodes Stampa, chef de l'équipe de l'ONU chargée de la gestion des désastres.

    L'aide tarde à arriver. A Tacloban, Emma Bermejo, propriétaire d'une petite pâtisserie, évoque des scènes d'"anarchie".

    "Il n'y a aucun membre des forces de l'ordre, l'aide met trop de temps à arriver. Les gens sont sales, affamés et assoiffés. Encore quelques jours et ils vont commencer à s'entretuer", assure-t-elle.

    Face à l'ampleur de la catastrophe, plusieurs pays ont proposé leur secours, des États-Unis à l'Australie, en passant par la Communauté européenne et l'ONU. Le pape a recommandé des prières mais aussi "une aide concrète". Il a demandé le silence aux 60.000 fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre dimanche.

    Chaque année, les Philippines sont frappées par une vingtaine de grosses tempêtes ou de typhons, entre juin et octobre. L'archipel est la première terre sur la trajectoire de ces phénomènes météorologiques qui se forment au-dessus du Pacifique.

    Typhons, séismes, éruptions volcaniques... le pays subit régulièrement les foudres de la nature, avec presque à chaque fois un bilan d'autant plus meurtrier que la nation est pauvre et gangrénée par la corruption.

    Si le bilan des plus de 10.000 morts se vérifie, Haiyan sera la catastrophe naturelle la plus grave de l'histoire récente des Philippines. La précédente date de 1976, lorsqu'un séisme et un tsunami avaient causé la mort d'entre 5.000 et 8.000 personnes sur Mindanao, une île du sud.

    Après avoir semé la désolation aux Philippines, Haiyan volait vers le Vietnam, qu'il devrait atteindre lundi matin. Mais le typhon s'est affaibli au-dessus de la mer de Chine du Sud et pourrait être rétrogradé en niveau 1 avant son arrivée.

    Le Vietnam n'en a pas moins évacué plusieurs centaines de milliers de personnes, dans le centre du pays, puis plus au nord dimanche après un changement de trajectoire de la tempête qui pourrait aussi provoquer pluies diluviennes et inondations dans la capitale.




    Mise à jour : dimanche 10 novembre 2013 16:13 | Par AFP
    Typhon aux Philippines: milliers de morts, aide difficile, pillages - M6info by MSN
     
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    Philippines :
    le typhon Haiyan balaye les îles



    Des scènes de pillage signalées à Tacloban


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    ASSOCIATED PRESS


    Le super typhon Haiyan, l'un des plus puissants sans doute jamais enregistrés, a fait au moins 10.000 morts dans la province de Leyte, dans le centre des Philippines.

    Très durement touchée, la ville de Tacloban (220.000 habitants) est désormais en proie a des pillages. De telles scènes ont été signalées dans plusieurs magasins. Le président Benigno Aquino a indiqué que 300 soldats et policiers avaient été déployés pour rétablir l'ordre et il envisageait de décréter la loi martiale ou l'état d'urgence dans la ville.

    Un typhon meurtrier


    Le super typhon de force 5 a détruit 70 à 80 % des régions qu'il a traversées vendredi et samedi, faisant au moins 10.000 morts.

    Ni l'agence nationale des secours ni le gouvernement n'ont confirmé le nouveau décompte pour le moment. Le précédent bilan fourni par les autorités faisait état de plus de 1.200 morts, dont 1.000 dans la seule province de Leyte.

    Des villages engloutis

    Des vagues hautes de cinq à six mètres charriant des débris ont rasé des maisons et noyé des centaines de personnes. Certains villages ont même été totalement engloutis. Les vents, quant à eux, ont atteint 275 km/h.

    Direction le Vietnam

    Le typhon, qui a traversé d'est en ouest l'archipel philippin, a perdu de sa force. Il se dirige ce dimanche, vers les côtes du Vietnam. Au moins 600.000 évacuations ont été ordonnées.
     
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    ASSOCIATED PRESS, le 10.11.13
     
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    la 7awla wa la 9owata illa bi La8
     
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    Typhon aux Philippines :
    des milliers de morts, évacuation au Vietnam


    Le bilan d'un des plus violents typhons à avoir touché terre se chiffrera peut-être à plus de 10.000 morts aux Philippines, tandis que le Vietnam était à son tour atteint lundi aux premières heures par Haiyan.

    Le typhon Haiyan est en train de toucher terre au Vietnam à environ 160 km au sud-est de la capitale Hanoï, a indiqué le JTWC dans un rapport publié vers 21h00 GMT.

    Au moment de toucher terre, la tempête, qui a nettement perdu en intensité après avoir frappé les Philippines durant le week-end, avançait encore avec des vents de 120 km/h, selon le JTWC, un centre de prévision météorologique de la marine et des forces aériennes américaines situé à Pearl Harbor à Hawaï.

    Plus de 600.000 personnes avaient été évacuées préventivement dans ce pays avant l'arrivée du typhon, qui pourrait être le plus dévastateur de l'histoire des Philippines, si le bilan des plus de 10.000 morts avancé par des responsables dimanche est confirmé.

    Deux îles du centre de l'archipel des Philippines, Leyte et Samar, qui se trouvaient pile dans la trajectoire de Haiyan quand il a frappé vendredi à l'aube, sont particulièrement affectées.

    Dans l'attente des secours et de l'aide internationale difficile à acheminer dans les zones sinistrées, les scènes de pillage se sont multipliées dimanche.

    Ainsi à Tacloban, une ville côtière de Leyte, un homme titube sur des cadavres pour récupérer dans les décombres d'une maison effondrée des boîtes de conserves. Plus loin, une boucherie miraculeusement épargnée par la tempête est attaquée par la foule, devant son propriétaire impuissant.

    Un convoi d'aide de la Croix-Rouge a été pillé, à proximité de la ville.

    Dans un décor de fin du monde, des files d'hommes, de femmes et d'enfants avancent le long des routes, le nez recouvert d'un tissu pour masquer l'odeur pestilentielle des cadavres.

    Un haut responsable de la police de Tacloban, Elmer Soria, a évoqué dimanche devant la presse le nombre de 10.000 morts sur Leyte. Sur Samar, point d'entrée du typhon dans le pays vendredi à l'aube, 300 décès sont confirmés dans la petite ville de Basey, et 2.000 personnes sont portées disparues dans toute l'île, a indiqué Leo Dacaynos, membre du conseil de gestion des catastrophes, à la radio DZBB.

    Des dizaines de morts ont également été annoncées dans d'autres villes et provinces ravagées par le super typhon, qui s'avançait sur un front de 600 kilomètres.

    De nombreuses localités restaient coupées du monde, alors que les autorités semblaient dépassées par l'ampleur de la catastrophe et le nombre de survivants à secourir.

    Policiers et soldats en renfort

    Le président des Philippines, Benigno Aquino, qui s'est rendu à Tacloban dimanche, a souligné que les pillages étaient devenus un grave problème alors que seuls 20 des 390 membres de la force de police de la ville ont pu prendre leur service dimanche.

    "Aussi nous allons envoyer quelque 300 policiers et soldats en renfort pour prendre la place des absents et rétablir l'ordre et la paix", a-t-il indiqué.

    Face à l'ampleur de la catastrophe, plusieurs pays ont proposé leur secours, des Etats-Unis à l'Australie, en passant par la Communauté européenne et l'ONU. Le pape a recommandé des prières mais aussi "une aide concrète".

    Chaque année, les Philippines sont frappées par une vingtaine de grosses tempêtes ou typhons entre juin et octobre. L'archipel est la première terre sur la trajectoire de ces phénomènes météorologiques qui se forment au-dessus du Pacifique.

    Au Vietnam, au moins quatre personnes ont été tuées en se préparant au typhon, selon des responsables vietnamiens, en coupant des arbres ou consolidant leurs maisons.

    Cependant quelque 200.000 des personnes évacuées dans les provinces du centre ont été autorisées à rentrer chez elles en raison d'un changement de trajectoire du typhon vers le nord, qui a forcé à l'évacuation dimanche de 52.000 nouvelles personnes, selon le site d'informations officiel VNExpress.

    Mais selon la Croix-Rouge, le changement de trajectoire risque d'"élargir la zone de la catastrophe de neuf à au moins quinze provinces", forçant à disperser les opérations de secours.

    Un représentant de la Croix-Rouge au Vietnam, a noté qu'avec le changement de trajectoire, les pluies diluviennes et les inondations pourraient également toucher la capitale.

    Selon les commentaires postés sur les réseaux sociaux, de nombreux habitants de Hanoï ont commencé à stocker de la nourriture et de l'eau. Tous les bateaux ont d'autre part été rappelés dans les ports et la compagnie aérienne nationale Vietnam Airways a annulé 62 vols.


    Mise à jour : lundi 11 novembre 2013 09:11 | Par AFP
    Typhon aux Philippines: des milliers de morts, vacuation au Vietnam - M6info by MSN
     
  15. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Philippines : au milieu des décombres,
    une naissance miraculeuse


    [​IMG]
    AFP

    Allongée sur une simple planche de bois, au milieu des débris dans un centre médical de fortune, Emily Sagalis a donné naissance à une petite fille, qui portera le nom de sa grand-mère, disparue depuis le passage du typhon Haiyan sur le centre des Philippines.

    La petite est née lundi, dans un bâtiment de l'aéroport de Tacloban, une des villes les plus touchées par la tempête. Le local a été transformé à la hâte en centre médical mais le sol est jonché de débris, bouts de métal tordus, bris de verre, morceaux de bois...

    "Elle est si belle. Je vais l'appeler Bea Joy, en l'honneur de ma mère, Beatriz", chuchote Emily Sagalis, 21 ans, quelques heures après avoir donné naissance.

    Sa mère a été emportée lorsque des vagues de plusieurs mètres de haut générées par Haiyan se sont abattues sur la maison familiale près de Tacloban, capitale de l'île de Leyte, située sur la partie orientale du centre de l'archipel. La jeune femme n'a pas revu sa mère depuis, dit-elle.

    Les autorités craignent quelque 10.000 morts sur Leyte et plusieurs centaines sur les îles voisines. Si ce bilan provisoire se vérifie, Haiyan sera la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l'histoire récente des Philippines.

    Elle s'accroche à des objets qui flottent

    Pour Emily, sa fille symbolise le renouveau. "Elle est mon miracle. J'ai pensé que j'allais mourir, et elle avec moi dans mon ventre lorsque les vagues sont arrivées pour nous prendre", raconte-t-elle. Le bébé dort dans les bras de son père, très ému, tandis qu'un volontaire maintient au-dessus de la jeune mère le tuyau de perfusion.

    La première vague a emporté leur maison de bois plusieurs mètres à l'intérieur des terres, et éjecté à l'extérieur les occupants, raconte le mari, Jobert. Leur village a été quasiment détruit et n'est plus qu'un champ de ruines jonché de cadavres boursouflés de personnes et d'animaux.

    Jobert a retrouvé sa femme accrochée à des objets qui flottaient, à la surface de l'eau. La volonté de Dieu, selon lui. Ils sont restés dans l'eau pendant des heures leur semblait-il, avant que l'eau se retire et qu'ils parviennent à se réfugier, sans trop savoir comment, dans une école qui abritait d'autres rescapés.

    Ils se sont terrés là pendant trois jours, tenant le coup grâce à des bouteilles d'eau retrouvées parmi les débris.

    Quand Emily a senti les premières douleurs, ils sont sortis et ont marché plusieurs kilomètres, jusqu'à ce qu'un camion les prenne à bord.

    La jeune femme avait perdu les eaux lorsqu'elle est arrivée dans le centre médical improvisé, a indiqué le médecin militaire qui l'a assistée, Victoriano Sambale. L'accouchement a été difficile et la mère a fait une hémorragie.

    "C'est le premier bébé que nous accueillons ici. Le bébé va bien et nous avons réussi à stopper les saignements de la mère", dit-il. Mais les médecins sont très inquiets des risques d'infection dans ce local, où rien n'est stérile. Si la jeune mère souffrait d'une infection, l'équipe médicale ne pourrait pas faire grand chose, pense-t-il.

    A cause de l'environnement, "nous devons lui donner des antibiotiques par intraveineuse. Mais nous n'avons même plus d'antibiotiques à prendre par voie orale depuis hier".



    Mise à jour : lundi 11 novembre 2013 10:16 | Par AFP
    Philippines: au milieu des dcombres, une naissance miraculeuse - M6info by MSN
     
  16. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Philippines :
    première aide américaine,
    l'armée mobilisée contre les pillages

    Les secours peinaient lundi à apporter de l'aide au centre des Philippines, ravagé par un des typhons les plus puissants à avoir touché terre, tandis que montait le désespoir des rescapés affamés, acculés au pillage.

    L'état de catastrophe nationale a été déclaré, l'ampleur des dégâts émergeant peu à peu, quatre jours après le passage de Haiyan, dont les autorités craignent qu'il ait causé la mort de milliers de personnes. Des vents dépassant les 300 km/heure et une succession de vagues géantes ont dévasté des zones entières, notamment sur les îles de Leyte et Samar.

    "Tout est détruit", a simplement décrit le général américain Paul Kennedy, arrivé lundi sur Leyte avec quelque 90 Marines et deux avions C-130 remplis de vivres et de matériel, avant-garde d'une aide américaine qui devrait compter une quinzaine d'appareils.

    Les secours s'efforçaient d'acheminer tentes, vivres et matériel médical à Tacloban, capitale de Leyte et ville côtière de 220.000 habitants qui n'est plus qu'un champ de débris et un charnier à ciel ouvert, où flotte dans l'air l'odeur des corps en décomposition.

    Mais leur travail était rendu difficile par les pillages et l'extrême nervosité des habitants affamés, privés d'eau et d'électricité. Des magasins d'alimentation et un convoi de la Croix-Rouge ont été attaqués.

    Des centaines de militaires et policiers ont été dépêchés sur place lundi pour rétablir l'ordre.

    "Ramasser les cadavres"


    Près de l'aéroport dévasté de Tacloban s'étirait une longue file de rescapés qui ont parcouru des kilomètres dans la boue pour parvenir sur les lieux où, espèrent-ils, seront distribués des secours.

    "Nous voulons une équipe organisée pour ramasser les cadavres, apporter à manger et mettre fin aux pillages", a dit à l'AFP Joan Lumbre-Wilson, 54 ans, l'un des nombreux rescapés réunis autour d'un des rares centres d'aide de la ville.

    "Nous sommes émotionnellement et physiquement épuisés. De nombreux bébés et enfants ont besoin d'aide", a-t-il ajouté.

    Selon l'Unicef, jusqu'à 4 millions d'enfants philippins pourraient être touchés par les conséquences du typhon.

    "Nous nous dépêchons d'envoyer des secours essentiels aux enfants, qui sont les premières victimes de cette crise", a déclaré le représentant aux Philippines de l'agence de l'ONU pour l'enfance, Tomoo Hozumi. "Mais atteindre les zones les plus touchées est très difficile. Nous travaillons 24 heures sur 24".

    Lundi, les secouristes et les journalistes regroupés à l'aéroport dévasté de Tacloban ont assisté avec émotion à la naissance d'une petite "Bea Joy", baptisée ainsi en mémoire de sa grand-mère emportée par les flots.

    Le nombre des morts restait lundi difficile à déterminer, en raison du chaos provoqué par la tempête et de l'isolement de plusieurs zones, dont on reste sans nouvelle.

    Un typhon imprévisible?

    Un haut responsable de la police de Tacloban, Elmer Soria, a évoqué dimanche le nombre de 10.000 morts sur Leyte. Le gouverneur de Samar, point d'entrée du typhon, a confirmé la mort de 433 personnes, un bilan probablement largement sous-estimé.

    Des dizaines de morts ont également été annoncées dans d'autres villes et provinces ravagées par le super typhon, qui avait avancé sur un front de 600 kilomètres.

    Une situation qui a poussé lundi le président Benigno Aquino à annoncer l'état de catastrophe nationale qui permet d'imposer le contrôle des prix et d'accélérer le déblocage de fonds.

    Le délégué des Philippines à la conférence internationale sur le climat à Varsovie a de son côté annoncé qu'il s'abstiendrait de manger jusqu'à la fin de la réunion le 22 novembre. "Par solidarité avec mes compatriotes, qui luttent pour trouver de la nourriture (...), je vais commencer un jeûne volontaire pour le climat", a déclaré Naderev Sano.

    Face à l'ampleur du cataclysme, en plus des Etats-Unis, plusieurs pays et organisations, dont l'Union européenne et l'ONU ont proposé leur aide financière ou matérielle, qui pourrait être nécessaire pendant des années.

    Haiyan est considéré comme un des typhons les plus violents à jamais avoir touché terre. De catégorie 5 lorsqu'il a frappé les Philippines vendredi à l'aube, son intensité avait faibli à la catégorie 1 à son arrivée au Vietnam lundi matin.

    Malgré tout, les autorités vietnamiennes avaient évacué plus de 800.000 personnes en prévision de son arrivée, qui a provoqué des pluies diluviennes, y compris dans la capitale Hanoï. Trois personnes étaient portées disparues.

    Le typhon a également provoqué la mort d'au moins six personnes en Chine.

    Aux Philippines, le ministre de l’Énergie Jericho Petilla a estimé que les autorités n'avaient pas les moyens matériels et humains suffisants face à un typhon d'une telle puissance.

    "On n'avait jamais connu une tempête de cette intensité. Vous pouvez prendre autant de mesures préventives que vous voulez, elles ne serviront pas à grand chose face à quelque chose d'aussi violent", a-t-il déclaré à la chaîne ABS-CBN, alors que certains experts mettaient en lumière des problèmes structurels d'urbanisme et de construction.

    Les Philippines se préparaient lundi à l'arrivée d'une dépression tropicale qui pourrait apporter de nouvelles inondations. Elle est attendue sur le sud de l'archipel mardi, avant de se diriger vers le centre.



    Mise à jour : lundi 11 novembre 2013 19:40 | Par AFP
     
    Dernière édition: 11 Novembre 2013
  17. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Philippines : sur les ruines
    de la première ville frappée par le typhon


    Le port de pêche de Guiuan, où le typhon Haiyan a touché terre, dans le centre des Philippines, n'est plus désormais qu'un amas de ruines où des survivants traumatisés semblent prêts à tuer pour trouver à manger.

    Guiuan, première ville des Philippines dans laquelle avait débarqué l'explorateur portugais Ferdinand Magellan en 1521, sur l'île de Samar, était connue pour ses plages et sa riche histoire coloniale.

    Elle restera aussi dans l'histoire comme la première à avoir subi de plein fouet vendredi l'un des plus puissants typhons à avoir jamais touché terre, laissant la population privée de tout, eau, nourriture, électricité.

    Pendant plus de deux jours, le sort des 47.000 habitants de la ville coupée du monde était inconnu de tous. Mais lundi, des hélicoptères transportant soldats et journalistes sont enfin arrivés, permettant de découvrir l'étendue du cataclysme qui l'a frappée, les maisons rasées, les arbres arrachés et les survivants traumatisés.

    "C'est terrifiant ici. Il y a des voleurs armés qui rodent. S'ils savent que vous avez stocké de la nourriture, ils vont entrer de force dans votre maison et vous voler, sous la menace d'une arme", raconte un habitant terrorisé à un journaliste de l'AFP.

    D'autres résidents confirment l'existence de ces hommes armés de pistolets à la recherche non pas d'argent, mais de riz, devenu une denrée de luxe dans une ville dévastée.

    Arbres, poteaux électriques, maisons, stade, système d'approvisionnement en eau, télécommunications, rien ou presque n'a résisté au typhon et à ses vents dépassant les 300 km/heure. Pas même l'église du XVIIIe siècle qui a perdu son toit.


    "Nous sommes si peu, ils sont si nombreux"


    Dans un entrepôt, un des rares bâtiments encore debout, la foule pille tout ce qu'elle peut trouver: nourriture bien sûr, mais aussi vêtements, jouets, et autres babioles.

    "Nous ne pouvons rien faire ici", se désole un policier. "Nous sommes si peu, et ils sont si nombreux".
    Seuls quelques-uns de ses 35 collègues viennent encore travailler, poursuit-il. Les policiers aussi font partie des victimes, certains aident leur famille, d'autres sont portés disparus.

    Sur l'île de Leyte, qui a reçu une grande partie de l'attention du gouvernement et de l'aide ces derniers jours, les autorités craignent la mort de plus de 10.000 personnes. Mais à Samar, le bilan officiel, bien que probablement sous-évalué, est pour l'instant beaucoup moins lourd, le gouverneur de l'île ayant confirmé 433 morts.

    Et à Guiuan, les habitants estiment, eux aussi, que les morts seront relativement peu nombreux. "Moins d'une centaine", assure un homme aux vêtements en lambeaux.

    La ville a surtout été victime du vent, et pas des vagues géantes qui ressemblaient plus à un tsunami qu'à une tempête, qui ont ravagé Leyte. Mais il faudra du temps pour avoir une idée du véritable bilan humain, si c'est un jour possible.
    "Il y avait quelques corps ici. Et quelques autres là-bas", explique un homme en montrant des débris ajoutant "il y avait peut-être une cinquantaine de morts, mais nous les avons déjà enterrés".




    Mise à jour : lundi 11 novembre 2013 20:26 | Par AFP
    Philippines: sur les ruines de la premire ville frappe par le typhon - M6info by MSN
     
    Dernière édition: 11 Novembre 2013
  18. titegazelle

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    Le typhon Haiyan
    met les Philippines à genoux


    La facture économique de Haiyan pourrait culminer à 14 milliards de dollars américains. Manille prépare un plan d'investissements dans les infrastructures. Les aides peinent encore à arriver.

    Les Philippins se souviendront longtemps de Yolande, le prénom qu'ils ont donné au typhon Haiyan, certainement l'un des plus violents jamais connus. Les aires côtières des Visayas orientales, une région de l'est du pays, et la ville principale de la région, Tacloban (220.000 habitants), ont été frappées de plein fouet d'abord par le typhon puis par la muraille d'eau que le vent a levée. Selon plusieurs sources non officielles locales, le nombre de décédés pourrait ressortir de l'ordre de 10.000. Les déplacés, selon un premier comptage de l'ONU, s'élèveraient à plus de 620.000 personnes.

    Plus globalement, quelque 9,7 millions de Philippins (10 % de la population totale) de neuf régions du pays sont « affectés » par l'événement, ont ajouté les Nations unies. Des milliers d'habitations ont été balayées. Les voies de communication, le réseau électrique, toutes les infrastructures sont à terre. Rien ne fonctionne.

    Quatre jours après la catastrophe, les premières équipes de secours peinaient toujours à rejoindre les lieux. Les cadavres jonchaient encore les rues de Tacloban. Le risque d'épidémies s'aggrave d'heure en heure. Lundi, les Marines américains ont été les premiers étrangers à arriver à Tacloban à bord de leurs C130 pour prêter une aide aux sinistrés. Un débarquement qui sera rendu possible par la remise en fonction d'une partie de l'aéroport du chef-lieu. En attendant, le désordre règne. Les pillages se multiplient. Les rescapés errent dans les rues en quête de leurs chers disparus et de nourriture.

    État de calamité nationale

    Le président Benigno Aquino a décrété l'état de calamité nationale. Les troupes philippines ont commencé lundi à faire affluer des ravitaillements par voie aérienne. La problématique de la pénurie de nourriture risque de durer longtemps. Le département américain à l'Agriculture estime que 131.000 tonnes de riz ont été perdues, soit une réduction de près de 2 % de la production du dernier trimestre. Entre 50.000 et 120.000 tonnes de sucre pourraient avoir subi le même sort ainsi que 4.000 tonnes de maïs.

    Du coup, le gouvernement va être obligé d'accroître sensiblement les importations de riz, notamment américain. A eux seuls, les États-Unis pourraient livrer aux Philippines plus de 1,1 million de tonnes de cette céréale. Selon certains opérateurs sur ce marché, le pays aurait un niveau relativement faible de stocks de riz : 1,8 million de tonnes aujourd'hui, contre 2,6 millions en décembre 2012.

    La facture économique de Haiyan pourrait culminer à 14 milliards de dollars américains, d'après une estimation faite par l'agence Bloomberg sur la base des données de Kinetic Analysis. La présidence philippine envisage de plus que doubler les dépenses publiques pour les infrastructures et les services, à 19 milliards de dollars. Alors que les critiques à l'encontre de l'exécutif fusent, Benigno Aquino tente ainsi de reprendre la main dans une situation qui a failli lui échapper. L'objectif affiché est de renforcer les moyens pour prévenir ce type de catastrophe désormais trop fréquente.




    Mise à jour : lundi 11 novembre 2013 21:15 | Par lesechos.fr
    Le typhon Haiyan met les Philippines genoux - MSN Finances
     
  19. titegazelle

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    Philippines :
    l'ONU appelle aux dons,
    les rescapés à court de vivres

    L'ONU a réclamé mardi 301 millions de dollars pour soutenir les Philippines ravagées par le typhon Haiyan, tandis que des navires américains et britannique voguaient vers l'archipel pour venir en aide aux innombrables rescapés à court d'eau et de nourriture.


    [​IMG]
    AFP

    Quatre jours après le passage de l'un des plus puissants typhons à avoir jamais touché terre, accompagné par des vents dépassant les 300 km/heure et des vagues de plus de 5 mètres, l'ampleur du cataclysme est encore difficile à saisir réellement.

    Certaines zones des deux îles les plus touchées, Leyte et Samar, offrent des spectacles d'horreur avec des villes quasiment rasées, des corps qui continuent à joncher les débris et une odeur de décomposition dans l'air.

    "Nous nous attendons au pire. Au fur et à mesure que l'accès à certains sites se débloque, nous découvrons toujours plus de cadavres", a commenté John Ging, directeur des opérations du bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU.

    Le dernier bilan officiel provisoire du gouvernement fait état de 1.774 morts, mais les Nations unies ont évoqué la mort possible de 10.000 personnes dans la seule ville de Tacloban, capitale de la province de Leyte.

    Plus de 11 millions d'habitants, soit plus de 10% de la population du pays, ont été affectés par cette catastrophe, dont 673.000 ont été déplacés.

    Et malgré la difficulté à évaluer les besoins précis, l'ONU a lancé mardi un appel aux dons de 301 millions de dollars (environ 225 millions d'euros) pour financer un plan d'action courant jusqu'à fin mai 2014 et axé sur "la nourriture, la santé, l'assainissement, les abris, le retrait des débris et la protection des plus vulnérables".

    "J'espère vraiment que nos donateurs seront généreux", a déclaré la chef des opérations humanitaires des Nations unies Valerie Amos à Manille.

    Cette demande d'aide d'urgence intervient alors que les autorités se sont montrées jusqu'ici incapables de fournir eau, nourriture, médicaments ou abris aux nombreux survivants désespérés, dont certains cherchent désormais à prendre la fuite.

    "s'il vous plaît, s'il vous plaît"

    "Il n'y a plus rien pour nous ici. Nous n'avons plus de maison, plus d'argent, plus de papiers", se désolait Carol Mampas, 48 ans, en tenant son fils de trois ans en proie à la fièvre.

    "S'il vous plaît, s'il vous plaît, dites aux autorités de nous aider. Où est la nourriture? Où est l'eau? Où sont les soldats pour rassembler les cadavres?", a-t-elle lancé à un journaliste de l'AFP en attendant un vol pour quitter la ville, comme des centaines de survivants qui ont passé la nuit dans l'aéroport endommagé de Tacloban.

    L'inquiétude était grande également concernant les conditions de sécurité dans certaines zones où des survivants ont pris les armes pour piller les bâtiments encore debout.

    Pour décourager les maraudeurs, les autorités ont instauré un couvre-feu à Tacloban, déployé quatre véhicules blindés et des centaines de soldats et de policiers à travers la ville, et mis en place des barrages routiers.

    "La présence de policiers, de soldats (...) va sans aucun doute améliorer les choses (mais) cela ne se fera pas en une nuit", a espéré le ministre de l'Intérieur, Mar Roxas.

    Face à cette tragédie, le président philippin Benigno Aquino avait déclaré lundi l'état de catastrophe nationale. "Dans les jours qui viennent, soyez en certains, l'aide va vous arriver de plus en plus vite", avait-il promis.

    De nombreux pays, agences et ONG ont déjà promis aide matérielle ou financière.

    Le porte-avions américain George Washington et plusieurs autres navires de la Marine américaine ont ainsi quitté le port de Hong Kong mardi, avec 7.000 marins à bord, pour se rendre au plus vite vers l'archipel et fournir notamment ravitaillement et aide médicale.

    Londres a également annoncé l'envoi d'un avion de transport et d'un navire militaires. Mais il faudra plusieurs jours à certains éléments de cette armada pour atteindre les régions dévastées.

    Un avion de l'Unicef avec 60 tonnes d'aide, dont des tentes et des médicaments, devait également arriver mardi aux Philippines, suivi d'équipements de purification d'eau.

    Même la Chine, pourtant en froid avec les Philippines auxquelles elle conteste la souveraineté d'îles et de zones maritimes en mer de Chine méridionale, a promis 100.000 dollars.

    Changement climatique ?

    Le pays est frappé chaque année par une vingtaine de typhons ou tempêtes tropicales et la violence de Haiyan a renforcé les questions liées au changement climatique.

    Le délégué philippin à la conférence internationale sur le climat à Varsovie a annoncé qu'il s'abstiendrait de manger pendant la réunion jusqu'au 22 novembre. "Par solidarité avec mes compatriotes, qui luttent pour trouver de la nourriture" et "pour le climat", a expliqué Naderev Sano.

    Après les Philippines, le typhon largement affaibli a frappé le Vietnam, où plus de 800.000 personnes avaient été évacuées, et la Chine, où au moins sept personnes auraient été tuées.


    Mise à jour : mardi 12 novembre 2013 17:04 | Par AFP
    Philippines : l'ONU appelle aux dons, les rescaps court de vivres - M6info by MSN
    _________________________________________

    Typhon Haiyan :
    l'urgence humanitaire

    [​IMG]
    ASSOCIATED PRESS


    Il y a urgence. L'ONU lance un appel aux dons à hauteur de 301 millions de dollars (225 millions d'euros) afin de venir en aide aux Philippines après le passage du super typhon Haiyan. Au moins 10.000 personnes auraient été tuées.

    Si l'archipel est habitué à ce type de tempêtes, le typhon Haiyan est d'une puissance sans précédent depuis des décennies. La ville de Tacloban, notamment, est coupée du monde, sans nourriture, ni eau, ni électricité. Des soldats ont été déployés pour tenter de contenir les risques de débordements et de pillage.

    Sur place, la situation est dramatique mais l'aide humanitaire s'organise. Les ONG se coordonnent avec les associations locales qui ont souvent une bonne connaissance du terrain. Mais l'acheminement des premiers secours et des vivres est très difficile alors que dans certaines zones, il ne reste plus de routes ni de ponts.

    Les rescapés de la catastrophe ont besoin d'eau potable, de nourriture, de médicaments, de soins mais aussi d'abris, puisqu'Haiyan a tout emporté sur son passage.

    Si vous le souhaitez, vous pouvez faire un don auprès de différentes associations et ONG :

    Médecins sans frontières

    Quatre jours après le passage destructeur et meurtrier d'Haiyan, Médecins sans frontières a déjà envoyé plus de 300 tonnes de médicaments, tentes, et produits d'hygiène aux Philippines.


    Pour leur envoyer vos dons :

    Rendez-vous sur le site Internet de Médecins sans frontières : Médecins sans frontières, association humanitaire internationale d'aide médicale
    Ou par courrier à : MSF - 8 rue Saint Sabin - 75011 - Paris

    Action contre la faim
    Action contre la faim a pour le moment envoyé 17 personnes sur place. Une autre équipe devrait arriver d'ici la fin de la semaine.
    Vous pouvez vous rendre sur le site d'Action contre la faim.
    Action Contre La Faim - Mission humanitaire, association contre la faim dans le monde |

    Le Secours populaire
    Le Secours populaire invite à soutenir ses initiatives. Vous pouvez adresser vos dons à :


    "Urgence Typhon Haiyan". Secours populaire français :
    9/11, rue Froissart - BP 3303 - 75123 Paris Cedex.
    Ou via le site Internet du Secours populaire :
    Secours populaire: Accueil

    La Croix-Rouge française
    La Croix-Rouge française a envoyé une équipe sur place. Vous pouvez faire un don sur leur site Internet ou l'envoyer à :
    Croix-Rouge française "Urgence typhon Haiyan" - 75 678, Paris cedex 14.
    Croix-Rouge française

    Médecins du Monde
    L' ONG est déjà présente sur les lieux. Pour faire un don de 40, 80 ou 160 euros, rendez-vous sur leur site Internet :
    Association - ONG - Médecins du Monde - ONG de solidarité internationale - Accueil
    Ou bien vous pouvez envoyer votre participation à :
    Médecins du Monde - 62, Rue Marcadet - 75018 Paris

    Handicap International
    Handicap International insiste sur la fragilité encore plus grande des personnes handicapées dans ce type de crise. Si vous souhaitez donner, allez sur leur site Internet.
    Handicap International
    Ou par courrier :
    Handicap International - 69363 LYON Cedex 07

    La Fondation de France
    L' association a débloqué une enveloppe de 200.000 euros pour les sinistrés. Elle encourage le public à un geste de générosité. Si vous souhaitez faire un don, allez sur le site de la Fondation de France.

    Ou par chèque bancaire à :
    Fondation de France - Solidarité Philippines - BP 22 - 75008 PARIS


    Mise à jour : mardi 12 novembre 2013 16:25 | Par La Rédaction, M6info by MSN
     
  20. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Des secours envoyés
    du monde entier aux Philippines

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    Croix rouge taiwanaise/AFP

    Les Nations unies devaient lancer mardi un appel urgent aux dons pour les victimes du typhon qui a ravagé des îles et régions côtières des Philippines vers lesquelles convergeaient plusieurs navires des Marines américaine et britannique.


    La chef des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, était attendue dans la capitale de l'archipel pour lancer cet appel alors que son organisation craint désormais 10.000 morts dans la seule ville portuaire de Tacloban (centre).

    Voici un point sur l'aide internationale mardi vers 05H00 GMT :

    - Après avoir mobilisé 90 militaires et deux avions KC-130J Hercules stationnés au Japon, le Pentagone a décidé d'envoyer sur zone le porte-avions George-Washington, qui était à Hong Kong avec ses 5.000 marins et plus de 80 aéronefs et devrait arriver d'ici jeudi ou vendredi. Des croiseurs et destroyers ont aussi reçu l'ordre de partir.

    - L'agence humanitaire USAID du département d'Etat américain a débloqué au total 20 millions de dollars d'aide d'urgence.

    - Le Canada a annoncé lundi l'envoi d'une équipe de 35 à 50 sauveteurs militaires à bord d'un appareil C-17 et promis 5 millions de dollars aux ONG qui porteront secours aux survivants.

    - Le Royaume-Uni va envoyer le destroyer HMS Daring depuis Singapour ainsi qu'un C-17 de transport militaire. Londres va aussi apporter de 6 à 10 millions de livres (7-12 millions d'euros).

    - Le Japon a mobilisé une équipe de 25 secouristes et médecins.

    - Le Programme alimentaire mondial (PAM) a envoyé une équipe d'évaluation des besoins à Tacloban. Elle organisait également le transfert de 40 tonnes d'aide alimentaire sous forme de biscuits protéinés.

    - Un avion cargo de l'UNICEF, avec à son bord 60 tonnes de produits dont des tentes et des médicaments, devait arriver aux Philippines ce mardi. Le Fonds de l'ONU pour l'enfance enverra aussi des équipements sanitaires et des purificateurs d'eau. Le HCR doit envoyer des kits d'urgence contenant notamment du savon, des couvertures et des sous-vêtements.

    - La Commission européenne a débloqué 3 millions d'euros pour les opérations de secours.

    - L'Allemagne a annoncé l'envoi de 23 tonnes d'équipement.

    - L'Australie a promis 10 millions de dollars australiens (7 millions d'euros).

    - La Nouvelle-Zélande a anoncé une aide de 2,15 millions de dollars NZ (1,3 million d'euros).

    - Médecins sans Frontières a envoyé 200 tonnes de médicaments, tentes, et produits d'hygiène qui devraient arriver en milieu de semaine. Un cargo devait partir de Dubaï lundi et un autre de Belgique mardi.

    - L'ONG britannique Oxfam a annoncé l'envoi d'une équipe de secouristes.

    - Le Vietnam, lui-même touché par le typhon qui n'y a toutefois fait que des dégâts mineurs, a offert 100.000 dollars.

    - Le Pape François, "profondément attristé" par le désastre, a demandé dimanche aux catholiques de fournir "une aide concrète" à ce pays et pris la tête d'une prière pour les Philippines.
     

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