[Sujet unique] Ukraine : événements

Discussion dans 'Info du monde' créé par titegazelle, 25 Janvier 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Un embrasement aux causes profondes

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    VASILY FEDOSENKO Newscom RTR

    Depuis dimanche, Kiev, la capitale ukrainienne, est le théâtre de scènes de guérilla urbaine extrêmement violentes. Des milliers de manifestants occupent la place de l'Indépendance et réclament le départ du président Viktor Ianoukovitch. Pourquoi ce conflit ? Que réclament les manifestants et pourquoi le risque d'embrasement est réel ? Voici cinq clés pour comprendre la situation en Ukraine.


    Quand les troubles ont commencé ?

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    AFP Getty Images

    Si les manifestations ont repris de l'ampleur ces derniers jours, le mouvement de protestation a débuté en novembre dernier. Plusieurs manifestations, notamment en décembre, ont fait descendre jusqu'à 200.000 Ukrainiens dans la rue, dans une ambiance plutôt bon enfant.

    Depuis, une poignée d'irréductibles est toujours sur la place de l'Indépendance dans le centre de Kiev. Et si le mouvement a repris avec force dimanche dernier, c'est après le vote jeudi 16 janvier de lois liberticides au Parlement ukrainien. Lors d'une séance extrêmement tendue, les députés ont voté des textes restreignant sévèrement la liberté d'expression, de manifestation et d'association. Ces lois, spécialement destinées aux manifestants de la place de l'Indépendance, ont mis le feu aux poudres. Les morts par balles dans le camp des protestataires ont encore radicalisé le mouvement.


    Que veulent les manifestants ?


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    AFP Getty Images

    Le point de départ de la contestation est la volte-face de l'Ukraine en novembre dernier, lorsque le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a décidé de ne plus signer l'accord de libre-échange et d'association avec l'Union européenne.

    Au lieu de ça, le pouvoir ukrainien a choisi de se rapprocher de la Russie vie un accord dont les termes restent flous. Ce qui est sûr, c'est que Moscou a accepté de fournir une quinzaine de milliards de dollars à l'Ukraine en difficultés financière. Pour les manifestants, c'est le signe d'un assujettissement certain du pays, qui rappelle le temps où l'Ukraine n'était qu'un satellite de Moscou. Pour eux, c'est un choix de civilisation. Beaucoup craignent l'établissement d'un pouvoir autoritaire, une régression dans un pays qui goûte au pluralisme démocratique depuis la Révolution orange de 2004.


    Pourquoi cette radicalisation du conflit ?

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    ASSOCIATED PRESS

    Les manifestations géantes de décembre dernier étaient plutôt familiales, même si, déjà, des jeunes jusqu’au-boutistes faisaient entendre leur voix. Deux mois après, c'est l'exaspération. Non seulement l'Ukraine continue de se rapprocher de la Russie mais les lois liberticides votées le 16 janvier semblent encore plus éloigner le rêve européen.

    Du coup, les leaders du mouvement, comme l'ancien boxeur Vitali Klitschko, ont perdu beaucoup de crédibilité. Une partie des manifestants leur reproche leur manque de pugnacité et les radicaux semblent vouloir aujourd'hui aller jusqu'au bout. Casqués et armés de pavés et de coktails molotov, ils cherchent la confrontation avec les forces de l'ordre parce qu'ils jugent que c'est le seul moyen de faire plier le gouvernement. Face à eux, Viktor Ianoukovitch joue lui aussi la fermeté. En 2004, il avait dû plier face à la mobilisation populaire de la Révolution orange. Là, il semble décidé à rester en place.


    Qui est Victor Ianoukovicth ?

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    AFP Getty Images

    Pour les manifestants, il est l'ennemi juré. Déjà en 2004 avec la Révolution orange, il était au coeur de la contestation, symbole pour les manifestants de la corruption du régime ukrainien. Élu lors d'un scrutin contestable, il avait alors dû reculer sous la pression de la rue. Un mois plus tard, une nouvelle élection l'avait écarté du pouvoir.

    Mais de 2005 à 2010, les leaders de la Révolution ne sont pas parvenus à s'imposer. La dernière élection a vu Victor Ianoukovitch être réélu, laissant un goût d'amertume à beaucoup d'Ukrainiens...


    Que dit l'Europe ?
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    c Sergii Kharchenko Demotix Co

    Pour le moment, l'Union européenne préserve l'avenir et se borne à exprimer sa 'profonde inquiétude' et à appeler le gouvernement à trouver une 'solution démocratique' à ses troubles intérieurs. Un accord d'association avec l'Ukraine doit même être remis sur la table en mars prochain. Mais en interne, certains pays européens réclament des sanctions. Si le pouvoir va trop loin dans la répression, cette option risque bien d'être privilégiée par la diplomatie européenne.

    Quant à la Russie, elle réfute en bloc les accusations d'interventionnisme : « Nous ne pensons pas avoir le droit d'intervenir dans les affaires intérieures de l'Ukraine de quelque manière que ce soit. C'est absolument inacceptable pour nous de nous ingérer dans les affaires intérieures » d'un autre pays, a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole du président russe Vladimir Poutine, dans une interview publiée jeudi sur le site du quotidien populaire Komsomolskaïa Pravda.




    Mise à jour : jeudi 23 janvier 2014 18:52 | Par La rédaction, M6info

    Un embrasement aux causes profondes - Ukraine : 5 cls pour comprendre le conflit - M6info by MSN
     
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  2. titegazelle

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    Les manifestations virent à l'affrontement

    La tension est toujours vive

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    ASSOCIATED PRESS

    Alors que la contestation s'étend dans le pays, le président ukrainien a annoncé qu'il était prêt à faire des concessions, notamment amender les lois répressives et effectuer un remaniement de son gouvernement. Mais, il s'est cependant montré très ferme. Si un accord n'est pas trouvé avec l'opposition, il aurait recours à "tous les moyens légaux", laissant craindre de nouveaux épisodes de violence.

    Pas sur que ces annonces apaisent les manifestants qui occupent, déterminés, le centre de Kiev depuis deux mois, et qui se sont radicalisés ces derniers jours, depuis l'adoption des lois controversées. L'opposition demande la démission pure et simple du gouvernement de Viktor Ianoukovitch.

    Une vidéo qui crée la polémique

    Parallèlement, les autorités ukrainiennes se sont excusées après la diffusion d'une vidéo particulièrement humiliante. On y voit un manifestant, nu dans la neige, brutalisé par un policier. L'homme est également pris en photo avec un téléphone portable, pelle à la main, par un autre membre des forces de l'ordre.

    5 morts parmi les manifestants

    Depuis dimanche, les affrontements ont fait 5 morts et 300 blessés.
    Tôt mercredi matin, les affrontements ont pris un tour extrêmement violent. Les forces de l'ordre ont donné l'assaut contre les quelques milliers de protestataires. La police a détruit les barricades près du Parlement et du siège du gouvernement, tiré avec des balles en caoutchouc et lancé des grenades assourdissantes.
    Les manifestants, eux, ripostaient à coup de cocktails molotov.

    Une loi met le feu aux poudres

    Mardi 21 janvier, les autorités ukrainiennes ont promulgué des lois qui durcissent les sanctions contre les opposants au président Viktor Ianoukovitch. Les manifestants encourent désormais des peines encore plus lourdes, jusqu'à cinq ans de prison pour trouble à l'ordre public.

    Ce sont justement ces lois, annoncées par le gouvernement en fin de semaine dernière, qui avaient déclenché une nouvelle vague de protestation. Dimanche, plus de 100.000 personnes se sont réunies sur la place de l'Indépendance à Kiev pour les dénoncer.

    Des pro-Européens dans la rue

    En novembre dernier, la révolte a duré plusieurs semaines. Les pro-Européens reprochaient au président sa volte-face lorsqu'il a brusquement renoncé à signer un accord d'association avec l'UE au profit d'un rapprochement avec la Russie. Si Viktor Ianoukovitch appelle au 'compromis', il dénonce des 'troubles massifs'(...) 'accompagnés de violences et d'incendies criminels'.

    Condamnation internationale

    Les Américains et les Européens ont exprimé leur inquiétude face à la montée des violences en Ukraine, en faisant porter la responsabilité aux autorités ukrainiennes en raison de l'adoption de ces lois jugées 'répressives.

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    ASSOCIATED PRESS


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    Getty


    Les opposants menacent d’une offensive

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    Reuters

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    Reuters


    De violents affrontements mercredi 22 janvier

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    ASSOCIATED PRESS



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    ASSOCIATED PRESS



    Mise à jour : vendredi 24 janvier 2014 23:46 | Par La rédaction, M6info
    La tension est toujours vive - Ukraine : les manifestations virent l'affrontement - M6info by MSN
     
  3. titegazelle

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    Le président propose à l'opposition
    de diriger le gouvernement

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    (Deuxième à gauche)
    Pool Présidence/AFP


    Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a proposé samedi à deux chefs de file de l'opposition de diriger en tandem le gouvernement, dont les pouvoirs seraient renforcés, des concessions sans précédent après plus de deux mois de contestation.

    Arséni Iatséniouk, à la tête du parti de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, s'est vu offrir le poste de Premier ministre et l'ex-boxeur Vitali Klitschko celui de vice-Premier ministre chargé des Affaires humanitaires, a précisé la présidence après trois heures de négociations à Kiev.

    Le gouvernement est actuellement dirigé par Mykola Azarov, à Davos ces derniers jours pour le forum économique organisé dans les Alpes suisses.

    L'opposition n'avait pas encore réagi à cette ouverture majeure qui intervient à l'issue d'une semaine marquée par des violences dans la capitale ayant fait au moins trois morts parmi les manifestants et par un renforcement de la contestation dans les régions.

    La tension était remontée samedi entre policiers et manifestants et le ministère de l'Intérieur avait sommé l'opposition de quitter le centre de Kiev, entraînant des appels au dialogue de la part des pays de l'Union européenne, mais aussi dans le propre camp de M. Ianoukovitch.

    La présidence a affirmé que pouvoir et opposition s'étaient accordés pour que "les protestataires et les forces de sécurité quittent progressivement" la place de l'Indépendance et des rues avoisinantes, où ils sont toujours barricadés par des températures qui atteignaient samedi moins vingt degrés.

    M. Ianoukovitch a accepté la création d'un groupe de travail chargé de "modifier la législation sur les référendums et peut-être, via ce mécanisme, de proposer des amendements à la Constitution", toujours selon le communiqué.

    L'opposition demande un retour à la Constitution de 2004, compromis majeur accepté par le pro-occidental Viktor Iouchtchenko, sorti vainqueur de la Révolution orange qui avait fait de l'Ukraine une république parlementaire avec un puissant Premier ministre.

    La Constitution avait plus tard été de nouveau révisée, donnant l'essentiel du pouvoir au chef de l'Etat.

    L'opposition est mobilisée depuis le refus du président Ianoukovitch fin novembre de signer un accord avec l'Union européenne, y préférant un rapprochement avec la Russie.

    La contestation s'est radicalisée la semaine dernière avec l'adoption de lois controversées prévoyant des peines plus sévères, allant jusqu'à la prison ferme, pour les manifestants.

    Viktor Ianoukovitch, qui recevait samedi soir les ténors du parti au pouvoir, a aussi promis de revenir sur ces lois et de négocier avec l'opposition pour trouver un "compromis sur ces lois", a précisé la présidence.

    Influent soutien du pouvoir, Rinat Akhmetov, l'homme le plus riche d'Ukraine et proche du président, avait plaidé pour une solution pacifique.

    "Tout emploi de la force, tout recours aux armes est inacceptable", avait mis en garde le milliardaire, originaire comme Viktor Ianoukovitch de Donetsk, ville industrielle de l'Est russophone, longtemps considéré comme le principal bailleur de fonds du Parti des régions (au pouvoir).

    Mais, signe qu'il y a sans doute des dissonances dans l'entourage du chef de l'Etat, le ministre de l'Intérieur Vitali Zakhartchenko avait jugé "vaines" les tentatives de parvenir à un accord politique, affirmant que l'opposition avait perdu le contrôle de manifestants "radicaux".

    "Laissez les radicaux, (...) et partez dans un endroit sûr", a demandé ce responsable, expliquant que deux policiers avaient été séquestrés par des militants de l'opposition, puis libérés avec des traces de "tortures".

    Le bilan officiel des affrontements de la semaine a atteint samedi trois morts avec le décès à l'hôpital d'un homme de 45 ans. Selon le parti d'opposition Svoboda, il avait été blessé par balle à la poitrine mercredi.

    L'opposition fait état de six morts


    Après deux jours de retour de calme, la situation s'est de nouveau tendue dans la nuit de vendredi à samedi rue Grouchevski à Kiev, théâtre de récentes scènes de guérilla urbaine.

    Les manifestants ont lancé des cocktails Molotov et des pavés en direction des policiers antiémeute, qui ont répliqué avec des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc.

    Hors de Kiev, les administrations de la plupart des régions de l'Ouest, davantage tournées vers l'Europe, sont occupées par des milliers de manifestants qui réclament le départ des gouverneurs nommés par le président.

    Fait nouveau samedi, ce mouvement s'est propagé à certaines régions du Nord (Tcherniguiv) et de l'Est (Poltava).

    A Donetsk, fief de Viktor Ianoukovitch dans le bassin minier du Donbass (est) où le chef de l'Etat bénéficie d'une importante base électorale, des manifestations de soutien au pouvoir ont en revanche eu lieu ces derniers jours.

    M. Ianoukovitch est aussi sous la pression de l'Union européenne, qui avait demandé samedi des "gestes concrets" en vue d'un retour au calme.

    Mme Catherine Ashton, le chef de la diplomatie européenne, est attendue à Kiev jeudi et vendredi.

    D'ici là, mardi, un sommet doit réunir l'UE et la Russie, que les Européens accusent d'avoir usé de son influence pour convaincre l'Ukraine de renoncer à un accord d'association avec Bruxelles.

    Des manifestations de soutien à l'opposition ukrainienne ont eu lieu samedi dans plusieurs capitales européennes, notamment à Paris, Varsovie, Vilnius, Riga, Prague et Londres.




    Mise à jour : samedi 25 janvier 2014 21:44 | Par AFP

    Ukraine: le prsident propose l'opposition de diriger le gouvernement - M6info by MSN
     
  4. titegazelle

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    Les opposants veulent poursuivre leur mouvement

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    Vitali Klitschko - AFP


    Plusieurs dirigeants de l'opposition ukrainienne ont annoncé samedi soir devant les manifestants à Kiev qu'ils entendaient poursuivre leur mouvement de protestation, après les propositions faites par le président Viktor Ianoukovitch en vue de tenter de régler la crise.

    Sans se prononcer explicitement sur la proposition de nommer deux d'entre eux à la tête d'un gouvernement aux pouvoirs élargis, ils ont assuré qu'ils resteraient mobilisés jusqu'à ce que toutes leurs exigences soient satisfaites, en premier lieu la convocation d'une élection présidentielle dès cette année et non l'année prochaine comme cela est actuellement prévu.

    "La lutte continue", a lancé l'opposant nationaliste Oleg Tiagnybok devant des dizaines de milliers de personnes réunies place de l'Indépendance.

    "Nous sommes déterminés et nous ne reculons pas", a affirmé de son côté Vitali Klitschko, auquel le chef de l'Etat a proposé de devenir vice-Premier ministre, tout en reconnaissant que "Ianoukovitch a satisfait un grand nombre de nos exigences".

    "Les négociations se poursuivent", a ajouté l'ancien boxeur. "Nous exigeons l'organisation de l'élection présidentielle cette année".

    Arséni Iatséniouk, auquel il a été proposé samedi par le président d'être le chef du gouvernement, s'est dit "prêt à prendre ses responsabilités", mais a ajouté ne "pas croire un mot" de ce qu'affirme le pouvoir.

    "Nous n'allons pas bouger de notre position", a martelé le leader du parti Baktivchtchina de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.

    Les trois opposants ont en outre rappelé qu'ils exigeaient l'abolition des lois répressives adoptées le 16 novembre et qui ont entraîné une nette radicalisation du mouvements.




    Mise à jour : samedi 25 janvier 2014 23:46 | Par AFP

    Ukraine: les opposants veulent poursuivre leur mouvement - M6info by MSN
     
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    Les opposants, soutenus par Kerry,
    craignent une intervention de l'armée

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    Pool/AFP

    Les Occidentaux ont assuré de leur soutien samedi à Munich les dirigeants de l'opposition ukrainienne, qui les ont alertés sur les risques d'une intervention de l'armée à Kiev.

    Les chefs de file de l'opposition, Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk, ont mené une vaste campagne de sensibilisation rencontrant tour à tour le secrétaire d’État américain, John Kerry et ses homologues français Laurent Fabius et allemand Frank-Walter Steinmeier, réunis pour la Conférence annuelle sur la sécurité de Munich.
    "Les Etats-Unis et l'Union européenne se tiennent au côté du peuple ukrainien dans son combat" pour se rapprocher de l'Europe, a assuré M. Kerry, dont c'est la prise de position la plus forte à ce jour en faveur de l'opposition.

    Les opposants ont de leur côté mis en garde contre le risque d'un recours à la force à Kiev.

    "Le gouvernement a préféré emprunter la voie de l'escalade", a dénoncé Vitali Klitschko. "Cette voie n'est pas acceptable pour nous", a ajouté l'ancien boxeur, très applaudi lors de son intervention devant les conférenciers.

    Présent à ses côtés pour débattre, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Leonid Kojara, a appelé l'opposition "à partager les responsabilités". "Si vous dirigez l'opposition, assumez vos responsabilités", a-t-il dit à M. Klitschko, rappelant les récentes concessions du président Viktor Ianoukovitch comme l'abrogation de certaines lois répressives.

    Arseni Iatseniouk a exigé du gouvernement qu'il "mette fin à toute implication de l'armée ukrainienne dans ce conflit".

    Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a déclaré, après avoir rencontré les dirigeants de l'opposition, que "la situation ukrainienne donne des signes inquiétants de dégradation" et condamné "les appels gouvernementaux à mettre en place l'état d'urgence".

    A Kiev, le parti de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko a indiqué à l'AFP que le pouvoir ukrainien était en train de préparer l'instauration de l'état d'urgence pour mettre fin à plus de deux mois de contestation.

    L'armée avait exigé vendredi des mesures d'urgence, affirmant que l'escalade de la contestation menaçait "l'intégrité territoriale" de l'ancienne république soviétique.

    En rencontrant les principaux dirigeants de l'opposition, les Occidentaux montrent qu'ils les considèrent comme des interlocuteurs à part entière qui ne peuvent plus être écartés.

    Dans une claire allusion à la Russie, M. Kerry a affirmé que les Ukrainiens "considèrent que leur avenir ne dépend pas d'un seul pays et certainement pas sous la contrainte".

    Touchés au vif, les Russes ont d'abord tenté d'ironiser sur ces réunions entre opposants et Occidentaux.

    "En quoi les encouragements à des manifestations de rue de plus en plus violentes sont-ils liés à la promotion de la démocratie?", s'est interrogé Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères.

    En marge de la conférence, M. Lavrov a néanmoins discuté des solutions à la crise avec ses homologues américain, français et allemand.

    Le mouvement de contestation né du refus de Viktor Ianoukovitch fin novembre de signer un accord d'association avec l'UE, y préférant un rapprochement avec Moscou, s'est transformé en une crise profonde qui inquiète de plus en plus à l'étranger.

    La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a pour sa part annoncé qu'elle se rendrait à nouveau à Kiev la semaine prochaine pour tenter d'aider à résoudre le conflit qui a fait au moins quatre morts et plus de 500 blessés.

    Vitali Klitschko a dénoncé samedi "les pressions" du pouvoir sur le militant Dmytro Boulatov, hospitalisé après avoir été enlevé et torturé pendant une semaine.

    "C'est étrange : il revient à peine après avoir été enlevé et la police le place en résidence surveillée", a-t-il relevé.

    Mais, selon Berlin, M. Boulatov pourrait être autorisé à quitter l'Ukraine pour se faire soigner en Allemagne s'il le souhaite.




    Mise à jour : samedi 1 février 2014 21:41 | Par AFP
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  6. titegazelle

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    L'opposition veut une réforme
    constitutionnelle urgente

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    AFP

    L'opposition ukrainienne a demandé mardi au président de mettre un terme à la "dictature" en réduisant ses pouvoirs par une réforme constitutionnelle "urgente", alors que le pouvoir a fait miroiter la possibilité d'élections anticipées.

    De telles élections sont réclamées depuis longtemps par l'opposition, mais une réforme constitutionnelle présente l'avantage d'une voie beaucoup plus réaliste.

    A l'issue d'une journée riche en déclarations politiques, les chefs de l'opposition devaient dîner avec le chef de la diplomatie de l'UE, Mme Catherine Ashton, arrivée en début de soirée à Kiev.

    Le Parlement dominé par les alliés du président Viktor Ianoukovitch n'a pas avancé sur cette réforme réclamée par l'opposition comme un élément clé pour sortir de la crise politique alors que le pays est frappé par une vague de contestation sans précédent depuis plus de deux mois.

    L'un des dirigeants de l'opposition, Vitali Klitschko, s'est rendu auprès du chef de l'Etat pour lui demander une solution "immédiate". Mais celui-ci lui a expliqué que la réforme accordant davantage de pouvoirs au gouvernement et au Parlement pourrait prendre "jusqu'à six mois".

    "Cela fera seulement monter la fièvre dans la société", a lancé l'ex-boxeur devant les députés --qui doivent reprendre leurs travaux mercredi à 08H00 GMT-- à l'issue de son entretien avec M. Ianoukovitch.

    Le mouvement né fin novembre de la volte-face pro-russe du pouvoir au détriment d'un rapprochement avec l'Union européenne s'est radicalisé et transformé en contestation radicale du régime de Viktor Ianoukovitch dont les manifestants réclament le départ.

    Élections anticipées possibles

    Avant les débats, le représentant du président au Parlement, Iouri Mirochnitchenko, a créé la surprise en évoquant la possibilité d'élections anticipées.

    Selon lui, M. Ianoukovitch a évoqué ce scénario au cours d'une rencontre avec les députés de son parti la semaine dernière, comme une solution alternative si un autre scénario, à savoir l'amnistie des manifestants arrêtés en échange de l'évacuation des bâtiments publics occupés, échouait.

    L'opposition a dénoncé comme "inacceptable" cette proposition d'amnistie qui donne aux opposants 15 jours pour libérer les bâtiments occupés. Elle demande la libération inconditionnelle des militants arrêtés.

    "Dé-poutiniser" l'Ukraine

    "Nous devons mettre fin à la dictature", a déclaré mardi M. Klitschko avant de proposer le retour à la Constitution de 2004. Issu de la Révolution orange pro-occidentale, ce texte qui donnait beaucoup moins de pouvoirs au chef de l’État a été annulé après l'élection de M. Ianoukovitch en 2010.

    Intervenant ensuite, le chef du parti nationaliste Svoboda, Oleg Tiagnybok, a accusé le pouvoir de suivre les ordres de Moscou et appelé à "dé-poutiniser" la vie politique ukrainienne.

    Le chef de la fraction du Parti des régions de M. Ianoukovitch, Olexandre Efremov a dénoncé de son côté "l'extrémisme" des manifestants et le chaos dans les rues.

    Le débat animé au Parlement s'est déroulé à quelques heures de l'arrivée à Kiev de Mme Ashton qui devrait discuter avec le pouvoir et l'opposition de l'aide financière que l'UE et les Etats-Unis pourraient apporter à l'Ukraine, au bord de la cessation de paiements.

    Mme Ashton sera reçue mercredi matin par le président Ianoukovitch, selon la représentation de l'UE en Ukraine.

    L'aide occidentale, encore à l'étude, dépendra de l'évolution politique en Ukraine et de la composition du futur gouvernement devant remplacer celui de Mykola Azarov qui a démissionné la semaine dernière. Les opposants voudraient y occuper des postes clés, une fois les changements constitutionnels obtenus.

    Cet hypothétique appui américain et européen pour Kiev se ferait "quand le pays reprendra la voie de la reprise économique, via le FMI", le Fonds monétaire international, a précisé le porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki. Dans le passé, Kiev a refusé de se plier aux conditions très rigoureuses du FMI.

    De l'avis de diplomates occidentaux, l'aide occidentale ne pourra pas égaler la proposition russe - promesse de 15 milliards de dollars de crédits, dont trois milliards ont déjà été versés et baisse de 30% du prix du gaz.

    Moscou a de son côté laissé entendre que la suite de la mise en œuvre de son assistance dépendrait de la couleur du gouvernement ukrainien à venir.


    Mise à jour : mardi 4 février 2014 21:27 | Par AFP
    Ukraine: l'opposition veut une rforme constitutionnelle urgente - M6info by MSN
     
  7. titegazelle

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    Pourquoi l'embrasement ?

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    Des manifestants transportent un blessé lors des affrontements avec la police à Kiev le 20 février 2014 | afp

    Suscité il y a trois mois par un rapprochement des autorités ukrainiennes avec la Russie au détriment d'un accord avec l'UE, le mouvement de contestation à Kiev a débouché sur des affrontements

    Voici quelques repères pour suivre les événements.

    Comment ont repris les violences ?

    La reprise des violences, après une accalmie de plusieurs semaines, a eu lieu mardi matin. Les manifestants se dirigeaient vers le Parlement, où devaient être discutés des amendements à la Constitution. Des contestataires ont lancé des pavés et des cocktails Molotov vers les policiers --qui ont répliqué avec des grenades assourdissantes-- avant de prendre d'assaut le siège du Parti des Régions du président Viktor Ianoukovitch.

    Les forces antiémeute ont le soir même donné l'assaut et partiellement réoccupé Maïdan, la place de l'Indépendance, transformée en camp retranché par les opposants.

    Jeudi matin, après une nuit de trêve, les manifestants ont repoussé les policiers. Ces derniers ont affirmé avoir été visé par un sniper et ont riposté en tirant à balles réelles, faisant des dizaines de morts.

    Comment en est-on arrivé à l'embrasement actuel ?

    L'opposition est mobilisée depuis la décision surprise du pouvoir fin novembre de renoncer à un accord économique avec l'Union européenne, en préparation depuis plusieurs années, au profit de relations resserrées avec la Russie.

    La contestation s'est intensifiée après la dispersion musclée des premières manifestations à Kiev, les opposants exigeant alors le départ du président. A plusieurs reprises en décembre, l'opposition a mobilisé des centaines de milliers de personnes à Kiev.

    Le mouvement s'est radicalisé en l'absence d'avancée obtenue par les leaders de l'opposition, notamment le boxeur Vitali Klitschko. Les groupes radicaux, pour certains d'extrême droite comme Pravy Sektor (Secteur Droit) ou anarchistes comme Spilna Sprava (Cause commune), ont pris une importance croissante, poussant à l'occupation de certains bâtiments publics.

    Que font les Européens ?

    Avec les États-Unis, l'UE a proposé sa médiation, dépêchant plusieurs hauts diplomates à Kiev, dont la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, ce qui lui a valu des accusations d'ingérence de la Russie.

    Après avoir semblé hésiter sur le sujet, l'UE a haussé le ton ces derniers jours et menacé de sanctions les responsables des violences. Aucun consensus n'a cependant été trouvé au sein des 28 sur la nature et la portée de ces sanctions, ni sur les personnes qu'elles viseraient.

    Les États-Unis ont de leur côté révoqué les visas de plusieurs Ukrainiens impliqués selon eux dans des violences contre les manifestants.

    Appelés à l'aide par l'opposition, l'UE et les États-Unis ont indiqué préparer une aide financière à Kiev, au bord de la faillite, avec le Fonds monétaire international. Là encore, les détails sont restés flous.

    Quelle est la position de la Russie?

    Refusant officiellement jusqu'à présent toute ingérence, la Russie a décidé jeudi d'envoyer un représentant à Kiev pour une médiation.

    Moscou voit d'un très mauvais œil la tentation de cette ancienne république soviétique de se rapprocher de l'UE, qui de son côté l'accuse de chantage économique sur l'Ukraine.

    Après le rejet par Kiev du pacte proposé par Bruxelles, la Russie a accordé un prêt de 15 milliards de dollars à l'Ukraine et une réduction des prix du gaz représentant plusieurs milliards de dollars. L'opposition a accusé le pouvoir de vendre le pays à Moscou.

    Après avoir versé trois milliards de dollars fin décembre, Moscou suspend désormais son aide à un retour au calme.

    Le Kremlin a assuré que le président Vladimir Poutine, qui a eu un entretien avec son homologue ukrainien dans la nuit de mardi à mercredi, ne donnait pas de conseils à Viktor Ianoukovitch.



    afp / 20.02.2014 :17h05
    Ukraine: pourquoi l'embrasement? | Portail Menara.ma
     
  8. titegazelle

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    L'opposition s'empare des leviers du pouvoir,
    Ianoukovitch invisible


    L'opposition a commencé samedi à s'emparer des leviers du pouvoir en Ukraine, appelant le Parlement à voter la destitution du président Viktor Ianoukovitch, qui a quitté Kiev et dont la chute semble de plus en plus inéluctable.

    Les députés ont voté la libération de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, dont deux proches ont été désignés à la tête du Parlement et du ministère de l'Intérieur.

    La police avait affirmé auparavant être "aux côtés du peuple" et partager ses aspirations "aux changements rapides", dans un communiqué sur le site du ministère de l'Intérieur.

    Les défections s'enchaînaient ainsi samedi dans le camp du chef de l’État, au lendemain de la signature d'un accord entre l'opposition et le président prévoyant d'importantes concessions de la part de ce dernier, sous pression des Européens, après le bain de sang dans le centre de Kiev qui a coûté la vie à près de 80 personnes en trois jours.

    Viktor Ianoukovitch se trouve actuellement à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine. "Le président va s'exprimer aujourd'hui à la télévision à Kharkiv", a déclaré une de ses conseillères, Ganna German.

    C'est dans cette ville industrielle que s'est ouvert samedi un congrès des régions ukrainiennes pro-russes, en présence de députés et gouverneurs russes, mais auquel Viktor Ianoukovitch ne devrait pas participer, selon sa conseillère.

    Près de 4.000 délégués participent à ce congrès dont le but est d'"éviter un bain de sang dans les régions", a indiqué le gouverneur de la région de Kharkiv Mikhaïlo Dobkine en ouvrant la réunion.

    Environ 10.000 partisans du président Ianoukovitch se sont rassemblés devant le congrès en brandissant des affiches sur lesquelles on pouvait lire "Les mineurs du Donbass contre l'extrémisme" ou "nous sommes contre le fascisme".

    Présidentielle d'ici le 25 mai

    A Kiev, des journalistes de la télévision Kanal 5 ont raconté samedi matin être entrés sans difficulté dans la résidence du président, placée d'habitude sous très haute protection, dans la banlieue de Kiev.

    Et des manifestants ont pénétré sans résistance dans l'enceinte de la présidence, dans le centre de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

    "Nous tenons le périmètre de l'administration pour protéger la propriété", a déclaré Mykola Velitchkovich, responsable adjoint du Groupe d'autodéfense du Maïdan. Aucun policier ni soldat n'était en vue.

    Au Parlement aussi, la situation évoluait rapidement. Un vote sur la destitution du président pourrait avoir lieu dans l'après-midi.

    "Nous exigeons une présidentielle anticipée d'ici au 25 mai", a lancé Vitali Klitschko dans une ambiance électrisée. "Nous devons fixer (la date) ici" au Parlement, a-t-il insisté.

    "Le Parlement doit adopter une résolution exigeant que Ianoukovitch donne sa démission", a-t-il dit.

    Situation économique épouvantable

    Sur le Maïdan (place de l'Indépendance), transformée en quasi-zone de guerre, au cœur de Kiev, depuis le début de la crise il y a trois mois, des milliers de personnes étaient toujours rassemblés dans la matinée de samedi, se restaurant auprès des tentes ou portant du matériel destiné aux barricades. Nul signe de démontage des installations n'était visible.

    Pour Serguiy Horachko, un ouvrier rencontré sur le Maïdan, Ianoukovitch "a tué beaucoup de gens. Il doit démissionner, c'est tout".

    L'accord avait été signé vendredi soir sous la pression des Européens. Il prévoit une élection présidentielle anticipée, au plus tard en décembre, la formation d'un gouvernement de coalition d'ici à dix jours et un retour à la Constitution de 2004, voté dans la foulée par le Parlement ukrainien.

    L'accord a été conclu après des affrontements qui ont fait près de 80 morts depuis mardi à Kiev et des centaines de blessés, un niveau de violence inédit pour ce jeune pays issu de l'ex-URSS.

    Les Européens, dont les ministres des Affaires étrangères polonais, allemand et français ont été les principaux artisans du compromis, ont dépeint des négociations musclées.

    "Soyons prudents", a jugé le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, "car la situation économique reste épouvantable".

    L'Ukraine se trouve actuellement au bord de la faillite, et la Russie a promis l'octroi d'un crédit de 15 milliards de dollars et un important rabais du prix du gaz.

    Elle a versé trois milliards de dollars fin décembre, mais annulé cette semaine un nouveau versement de deux milliards et le versement du reste de l'aide promise est désormais très incertain.

    L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a prévenu vendredi que si la Russie revenait sur son soutien, l'Ukraine, qui doit rembourser 13 milliards de dollars de dette cette année, ferait défaut.

    Et si l'Union européenne a promis une assistance financière, elle sera loin de pouvoir atteindre ce niveau, le chiffre très inférieur de 610 millions d'euros ayant été évoqué.

    Européens et Américains avaient fait monter la pression sur le régime de M. Ianoukovitch tout au long de la semaine en décidant de priver de visas et de geler les avoirs de responsables ukrainiens et en menaçant de sanctions supplémentaires.



    Mise à jour : samedi 22 février 2014 14:55 | Par AFP
    Ukraine: l'opposition s'empare des leviers du pouvoir, Ianoukovitch invisible - M6info by MSN
     
  9. titegazelle

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    Ambiance de fin de règne en Ukraine

    - EN DIRECT -


    14:44 GMT - PAS DE COUP D'ETAT A KIEV, selon le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski. "Les bâtiments gouvernementaux ont été abandonnés. Le président du Conseil élu légalement. Le président Ianoukovitch a 24 heures pour signer l'entrée en vigueur de la Constitution de 2004", écrit le ministre sur son compte Twitter.

    [​IMG]
    AFP


    13:16 GMT - L'opposition ukrainienne s'empare des leviers du pouvoir, appelant le Parlement à voter la destitution du président Ianoukovitch, qui a quitté Kiev et, promis, selon l'opposition, de donner sa démission.

    - Les défections s'enchaînent dans le camp du chef de l'Etat, au lendemain de la signature d'un accord entre l'opposition et le président prévoyant d'importantes concessions de la part de ce dernier, sous pression de l'UE.

    - Le bain de sang dans le centre de Kiev a coûté la vie à près de 80 personnes et fait des dizaines de blessés depuis mardi, un niveau de violence inédit pour ce jeune pays issu de l'ex-URSS.

    13:30 GMT - LE POINT SUR LA SITUATION - Le vice-président du Parlement ukrainien a annoncé, en séance, que le président du Parlement, Volodymyr Rybak, proche du président Ianoukovitch, a donné sa démission.

    - La police a affirmé être "aux côtés du peuple" et partager ses aspirations "aux changements rapides".

    - Les députés ont voté la libération de l'opposante et ex-Premier ministre emprisonnée Ioulia Timochenko, dont deux proches ont été désignés à la tête du Parlement et du ministère de l'Intérieur.

    - Un vote sur la destitution du président pourrait avoir lieu au Parlement dans l'après-midi.

    13:34 GMT - "Au nom du Maïdan" - Le président Ianoukovitch a promis de démissionner lors d'une conversation téléphonique avec l'un des leaders de l'opposition Arseni Iatseniouk, affirme le député d'opposition Mykola Kateryntchouk.

    "Iatseniouk a exigé au nom du Maïdan (haut lieu de la contestation) que Ianoukovitch donne sa démission. Ianoukovitch a promis de le faire. Nous attendons la confirmation écrite", indique M. Kateryntchouk devant la presse.

    En fuite

    13:45 GMT -
    Respecter l'accord - Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, appelle gouvernement et opposition à respecter l'accord de sortie de crise.

    Signé vendredi au palais présidentiel en présence des médiateurs européens, l'accord prévoit une élection présidentielle anticipée, au plus tard en décembre, la formation d'un gouvernement de coalition d'ici à dix jours et un retour à la Constitution de 2004.

    13:48 GMT - "Ils se sont enfuis" - "Plusieurs dirigeants ont disparu, effrayés, ils se sont en fait enfuis", affirme le nouveau président du Parlement ukrainien, Olexandre Tourtchinov, bras droit de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, dont les députés viennent de voter la libération.

    M. Tourtchinov affirme également que l'objectif de l'opposition est désormais le retour au "fonctionnement normal des institutions".

    14:04 GMT - Luxueuse résidence - Des milliers d'Ukrainiens affluent pour apercevoir la luxueuse résidence présidentielle, témoigne Max Delany de l'AFP. L'opposition a établi un périmètre de sécurité afin d'éviter les pillages. L'accès est proscrit, mais on peut, en jetant un œil par les fenêtres, distinguer l'opulence des marbres et les ors des salons.

    14:05 GMT - IANOUKOVITCH DÉNONCE "UN COUP D’ÉTAT"

    14:08 GMT - "JE N'AI PAS L'INTENTION DE DE DONNER MA DÉMISSION", AFFIRME IANOUKOVITCH. "Je suis un président élu de manière légitime. Je n'ai pas l'intention de quitter le pays", déclare-t-il dans une allocution télévisée.

    14:17 GMT - "Choquée" - Kilomètres de parcs bordés d'eau, rare collection de faisans, somptueux espaces de réception pour banquets, héliport et véhicules militaires datant de l'ère soviétique: la résidence présidentielle est un musée de coûteuses curiosités.

    "Je suis choquée", s'indigne Natalia Rudenko, une militaire à la retraite. "Dans un pays qui connaît une telle pauvreté, comment une personne peut-elle posséder autant?", dit-elle.

    14:23 GMT - Double appel - Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, et son homologue français Laurent Fabius appellent le gouvernement et l'opposition à respecter l'accord de sortie de crise, dans deux déclarations distinctes à Berlin et Paris.

    14:29 GMT - IANOUKOVITCH JUGE LES DÉCISIONS DU PARLEMENT "ILLÉGITIMES"

    14:34 GMT - Zoo - Matt Frei (@mattfrei), journaliste de la chaîne britannique Channel Four News, tweete des photos de ce qui semble être un zoo au sein de la résidence présidentielle. On peut y voir un large éventail d'animaux: cochons, antilopes, moutons, faisans...


    14:35 GMT - L’ARMÉE "NE VA PAS S'IMPLIQUER DANS LE CONFLIT". "Les militaires restent fidèles au peuple ukrainien", indique le communiqué qui se termine par la phrase "Gloire à l'Ukraine!", slogan favori des manifestants.

    14:38 GMT - "Vandalisme, banditisme, coup d’État" - "Ce qui se passe aujourd'hui est du vandalisme, du banditisme, un coup d’État", dénonce le président Ianoukovitch qui dit ne pas avoir "l'intention de quitter le pays".

    "Je n'ai pas peur"
    Le président, qui s'exprime sur une télévision régionale de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine russophone, affirme également que sa voiture a été visée par des coups de feu à Kiev. "Mais je n'ai pas peur".

    14:40 GMT - Menace - Moscou dénonce l'opposition et une menace sur la souveraineté de l'Ukraine.

    "L'opposition n'a non seulement pas rempli une seule de ses obligations mais avance de nouvelles exigences, se soumettant aux extrémistes armés et aux pillards dont les actes constituent une menace directe pour la souveraineté et l'ordre constitutionnel de l'Ukraine", déclare le ministère russe des Affaires étrangères.



    Mise à jour : samedi 22 février 2014 16:58 | Par AFP
    Ambiance de fin de rgne en Ukraine - EN DIRECT - M6info by MSN
     
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    Ianoukovitch destitué,
    une nouvelle ère commence



    Une nouvelle ère s'ouvre dimanche en Ukraine après la folle journée de la veille, marquée par la destitution de facto du président Viktor Ianoukovitch et la libération de l'opposante Ioulia Timochenko.

    Tôt dans la matinée, le centre de Kiev, métamorphosé en quasi-zone de guerre après trois mois de crise aigüe, semblait renouer avec un semblant de normalité, tandis que l'on ignorait toujours où se trouvait le président destitué.

    Sur le Maïdan (place de l'Indépendance), l'heure était au soulagement et au recueillement. Tôt dimanche matin, quelques centaines de personnes y étaient rassemblées, chantant la main sur le coeur l'hymne national, conclu par de tonitruants "Gloire à l'Ukraine !"

    D'autres déambulaient, des fleurs à la main, ou prenaient des photos des barricades et des opposants casqués sirotant du thé autour des braseros. A proximité, les magasins, restés fermés ces derniers jours, avaient rouvert dimanche.

    Les affrontements ont fait près de 80 morts cette semaine, un niveau de violence inédit pour ce jeune pays issu de l'ex-Union soviétique.

    Mais si l'extrême tension des derniers jours est retombée, les inquiétudes au sujet du sort de ce pays de 46 millions d'habitants restent très vives. Il apparaît en effet à la fois profondément divisé et au bord de la faillite financière.

    L'Ukraine s'est imposée comme thème lors de la réunion du G20 dimanche à Sydney: "Plusieurs pays se sont mis d'accord pour évoquer leur soutien" à l'Ukraine, a déclaré le ministre français de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici.

    La communauté internationale a en outre clairement fait part de ses craintes que la crise n'ait encore creusé le fossé entre l'Est russophone et russophile, majoritaire, et l'Ouest nationaliste et ukrainophone.

    Le Premier ministre polonais Donald Tusk a estimé samedi soir qu'il existait des forces menaçant l'intégrité territoriale de l'Ukraine, sans en préciser leur nature.

    - Paysage politique chamboulé -

    La représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé les responsables politiques ukrainiens à agir "de manière responsable" pour maintenir l'"intégrité territoriale" et l'"unité" du pays.

    A Kharkiv, ville de l'est du pays, des responsables locaux des régions pro-russes de l'est ont remis en cause samedi la "légitimité" du Parlement ukrainien, qui selon eux travaille actuellement "sous la menace des armes". "L'intégrité territoriale et la sécurité de l'Ukraine se trouvent menacées", ont-ils estimé.

    Le paysage politique de l'Ukraine a été totalement chamboulé en l'espace de 24 heures avec la libération de l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko, emprisonnée depuis 2011. Elle apparaît dès à présent comme une candidate de poids à l'élection présidentielle anticipée fixée au 25 mai.

    A peine sortie de prison, l'égérie de la Révolution orange en 2004 s'est rendue sur le Maïdan où elle a salué les "héros" de l'Ukraine et leur a demandé de poursuivre le combat.

    "Si quelqu'un vous dit que c'est terminé et que vous pouvez rentrer chez vous, n'en croyez pas un mot, vous devez finir le travail", leur a-t-elle lancé.

    - "Coup d’État" -

    Sa libération immédiate avait été votée samedi par le Parlement au cours d'une journée échevelée. Peu après, les députés votaient ce qu'ils ont présenté comme une vacance du pouvoir justifiant une destitution de facto du chef d’État et l'organisation d'une présidentielle anticipée le 25 mai.

    "Le président Ianoukovitch s'est écarté du pouvoir et ne remplit plus ses fonctions", selon la résolution adoptée par le Parlement. L'intéressé, élu en 2010 et dont le mandat court jusqu'en mars 2015, a cependant assuré qu'il n'avait nullement l'intention de démissionner.

    "Le pays assiste à un coup d’État (...) Je suis un président élu de manière légitime", a-t-il souligné dans une allocution télévisée non datée, diffusée par une chaîne régionale à Kharkiv (est).

    Selon le nouveau président du Parlement, Olexandre Tourtchinov, il aurait cependant tenté samedi de fuir en Russie à bord d'un avion mais en a été empêché par les gardes-frontières. Ces derniers ont indiqué par la suite que M. Ianoukovitch avait tenté en vain de les corrompre pour qu'ils laissent son avion décoller.

    On ignorait dimanche où il se trouvait.

    "Ianoukovitch a été mis KO", s'est réjoui l'un des principaux responsables de l'opposition ukrainienne, le champion du monde de boxe poids-lourds, Vitali Klitschko, qui pourrait être amené à jouer un rôle politique important dans les prochains mois.

    Un nouveau gouvernement intérimaire pourrait être nommé dans la journée de dimanche.

    La Russie a accusé samedi l'opposition ukrainienne de ne pas avoir "rempli une seule des obligations" figurant dans l'accord signé vendredi avec le président et dénoncé "les extrémistes armés et les pillards dont les actes constituent une menace directe (pesant) sur la souveraineté de l'Ukraine".

    Côté européen, le ton était radicalement différent. "Il n'y a pas de coup d’État à Kiev. Les bâtiments officiels ont été abandonnés. Le président du Parlement a été légitimement élu", a twitté le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, qui a participé cette semaine aux négociations entre opposition et pouvoir.

    La Maison Blanche a pour sa part salué la libération de Ioulia Timochenko et rappelé qu'il revenait aux Ukrainiens de "déterminer leur propre avenir".




    Mise à jour : dimanche 23 février 2014 11:05 | Par AFP
    Ukraine: Ianoukovitch destitu, une nouvelle re commence - M6info by MSN
     
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    L'Ukraine ouvre une nouvelle ère
    après Ianoukovitch


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    AFP


    L'Ukraine est entrée dimanche dans une nouvelle ère en se dotant d'un chef de l’État par intérim en remplacement de Viktor Ianoukovitch, destitué la veille et introuvable depuis.

    Le président du Parlement Oleksandre Tourtchinov, un proche de l'opposante Ioulia Timochenko, a été élu à une très large majorité chef d’État par intérim par les députés.

    Le président du Parlement assume les responsabilités du chef de l’État en cas de vacance du pouvoir, d'après la constitution ukrainienne.

    Les parlementaires se sont aussi mis d'accord pour former d'ici à mardi un gouvernement d'union nationale.

    M. Ianoukovitch, qui avait refusé samedi de démissionner et dénoncé un "coup d’État", a entretemps été lâché par son propre parti, le Parti des Régions.

    "L'Ukraine a été trahie, les Ukrainiens dressés les uns contre les autres", a indiqué le parti dans un communiqué. Viktor Ianoukovitch est "responsable des événements tragiques" en Ukraine, selon lui.

    On ignorait dimanche où se trouvait l'ex-président, qui aurait tenté en vain de fuir en Russie samedi en corrompant des garde-frontières, selon M. Tourtchinov.

    - Semblant de normalité -

    Dimanche, le centre de Kiev, métamorphosé en quasi-zone de guerre après trois mois de crise aigüe, renouait avec un semblant de normalité, avec la réouverture des magasins fermés depuis plusieurs jours.

    Des centaines de personnes, familles avec jeunes enfants, curieux bardés d'appareils photo, sympathisants émus défilaient dans la rue Institutska, théâtre des pires massacres de la semaine, pour observer de leurs propres yeux les barricades et leurs défenseurs et rendre hommage aux victimes.

    Près de 80 personnes sont mortes au cours de la semaine, un niveau de violence inédit pour ce jeune pays issu de l'ex-Union soviétique.

    Dans le même temps, le siège du Parti communiste, allié du parti de Viktor Ianoukovitch au Parlement, a été saccagé par des manifestants et les inscriptions "Criminels", "assassins", "esclaves de Ianoukovitch" ont été taguées sur la façade du bâtiment.

    Quelques 40 statues de Lénine ont aussi été déboulonnées ou vandalisées depuis le début de la semaine, principalement dans l'est du pays, selon les médias ukrainiens.

    Des documents potentiellement explosifs détaillant un système de pots-de-vin organisé et une liste de journalistes à surveiller ont par ailleurs été découverts dans la résidence de M. Ianoukovitch en banlieue de Kiev.

    Quant à Ioulia Timochenko, l'ex-égérie de la Révolution orange tout juste sortie de prison, elle devait consacrer sa première journée de liberté à rencontrer des ambassadeurs occidentaux, avant de rendre visite à sa mère à Dniepropetrovsk (est), selon son parti Batkivchtchina (Patrie).

    Elle doit rencontrer "très prochainement" la chancelière allemande Angela Merkel, a-t-il annoncé un peu plus tard.

    Elle n'a en revanche pas encore formulé publiquement de projet politique dans la perspective de la présidentielle anticipée du 25 mai, selon une porte-parole du parti.

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    Mme Timochenko, apparaissant affaiblie après deux ans et demi de prison et contrainte à se déplacer en fauteuil roulant, avait été acclamée samedi soir par la foule sur le Maïdan. Elle avait rendu hommage aux "héros" de l'Ukraine.
    "Si quelqu'un vous dit que c'est terminé et que vous pouvez rentrer chez vous, n'en croyez pas un mot, vous devez finir le travail", a-t-elle lancé devant plus de 50.000 personnes.

    Dans un paysage politique totalement chamboulé en l'espace de 24 heures, l'un des principaux responsables de l'opposition ukrainienne, le champion du monde de boxe poids lourds, Vitali Klitschko, s'est réjoui que "Ianoukovitch ait été mis KO".

    Son parti, Oudar (coup), a demandé le lancement d'un mandat d'arrêt international, "pour que les criminels qui se sont enfuis ou qui souhaitent le faire n'échappent pas à la justice". Une enquête a déjà été ouverte contre 30 hauts responsables de la police, pour leur rôle dans la répression.

    - Menaces sur l'unité du pays -

    Si l'extrême tension des derniers jours est retombée, les inquiétudes concernant ce pays de 46 millions d'habitants restent très vives à l'étranger. Il apparaît en effet à la fois profondément divisé et au bord de la faillite financière.

    Le sujet a été abordé lors de la réunion du G20 dimanche à Sydney. "Les États-Unis et d'autres pays sont prêts à aider l'Ukraine dans ses efforts de retour à la démocratie, à la stabilité et la croissance", a déclaré le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, qui a espéré la formation d'un "gouvernement multi partite et technocrate, désireux de mener les réformes économiques nécessaires".

    La communauté internationale a en outre clairement fait part de ses craintes que la crise n'ait encore creusé le fossé entre l'Est russophone et russophile, majoritaire, et l'Ouest nationaliste et ukrainophone.

    La représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé les responsables politiques ukrainiens à agir "de manière responsable" pour maintenir l'"unité" du pays.

    La Russie a dénoncé samedi "les extrémistes armés et les pillards dont les actes constituent une menace directe (pesant) sur la souveraineté de l'Ukraine", tandis qu'à Kharkiv (est), des responsables locaux des régions pro-russes de l'est ont remis en cause samedi la "légitimité" du Parlement ukrainien, qui selon eux travaille actuellement "sous la menace des armes".

    Et à Sébastopol (Crimée, sud), une manifestation pro-russe était annoncée pour dimanche à 14H00 GMT.

    Face à cette situation, le ministre britannique des affaires étrangères, William Hague, a estimé dimanche qu'il "ne serait vraiment pas dans l'intérêt de la Russie" d'intervenir militairement en Ukraine.







    Mise à jour : dimanche 23 février 2014 15:11 | Par AFP
    L'Ukraine ouvre une nouvelle re aprs Ianoukovitch - M6info by MSN
     
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    L'Ukraine réclame de l'aide,
    la Russie doute de la légitimité du pouvoir

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    AFP


    La Russie a contesté la légitimité et dénoncé les "méthodes dictatoriales" des nouvelles autorités ukrainiennes, au moment où celles-ci lançaient un mandat d'arrêt contre l'ex-président Ianoukovitch et se tournaient vers l'Occident pour une aide financière.


    "Si on considère que des gens qui se baladent dans Kiev avec des masques noirs et des kalachnikovs sont le gouvernement, alors il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement", a lancé lundi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, réagissant à l'arrivée au pouvoir de l'opposition ukrainienne ce week-end.

    "Il me semble que c'est une aberration de considérer comme légitime ce qui est en fait le résultat d'une révolte", a-t-il ajouté à l'intention des Européens, qui, eux, ont décidé de soutenir le nouveau pouvoir et ont dépêché à Kiev la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

    Celle-ci a rencontré dans l'après-midi le président par intérim Olexandre Tourtchinov et s'est rendue sur le Maïdan (place de l'Indépendance) pour y déposer des fleurs à la mémoire des 82 tués lors des violences de la semaine dernière.

    Peu auparavant, le ministre des Finances par intérim Iouri Kolobov avait annoncé que l'Ukraine aurait besoin de "35 milliards de dollars en 2014-2015".

    "Nous avons demandé à nos partenaires occidentaux l'octroi d'un crédit d'ici une semaine ou deux" et suggéré l'organisation d'une "grande conférence internationale de donateurs avec l'Union européenne, les Etats-Unis, le FMI et d'autres organisations financières internationales", a-t-il ajouté.

    Cette requête a reçu un accueil favorable auprès du ministre grec des Affaires étrangères Evangelos Venizelos, dont le pays préside actuellement l'Union européenne.
    "Il faut éviter une guerre civile, il faut éviter l'effondrement financier et économique du pays, et il faut organiser une conférence internationale pour éviter la faillite de l'Ukraine", a-t-il déclaré en déplacement à Budapest.

    Les Occidentaux ne cachent pas leurs craintes depuis plusieurs jours pour l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

    Ils redoutent que la crise des derniers mois n'ait creusé le fossé entre l'Est russophone et russophile, majoritaire, et l'Ouest nationaliste et ukrainophone. Sur le terrain cependant, les régions plus proches de Moscou ne donnent pas signe de vouloir faire sécession.

    "Il n'y a pas de temps à perdre" pour aider l'Ukraine car, "comme cela a été confirmé par le (président ukrainien) par intérim, il n'y a plus d'argent dans les caisses", a noté le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

    A cet égard, "il y a ce qu'a promis la Russie --et il est souhaitable que nos partenaires et amis russes puissent continuer à apporter leur soutien" économique, a insisté M. Fabius.

    La Russie, après avoir poussé en novembre l'Ukraine à renoncer à un accord d'association avec l'UE, ce qui avait déclenché la crise politique, avait annoncé en décembre un crédit de 15 milliards de dollars, dont elle n'a versé que la première tranche de 3 milliards.

    Mais le versement du reste de cette aide apparaît désormais tout sauf certain au vu du regain de tensions entre Kiev et Moscou.

    La Russie a rappelé dimanche son ambassadeur en Ukraine et menacé d'augmenter les droits de douane sur les importations en provenance d'Ukraine si Kiev se rapproche de l'UE, ce que le président Tourtchinov avait laissé entendre dimanche.

    Moscou a encore haussé le ton lundi après-midi, dénonçant "la répression de ceux qui ne sont pas d'accord dans diverses régions d'Ukraine, via des méthodes dictatoriales et parfois terroristes", ainsi que des atteintes aux droits de la communauté russe en Ukraine.

    - Meurtre de masse de civils -

    Les nouvelles autorités ukrainiennes avaient auparavant annoncé avoir lancé un mandat d'arrêt pour "meurtres de masse" contre le président déchu Ianoukovitch, qui était soutenu par Moscou.

    "Une enquête criminelle a été ouverte pour meurtres de masse de civils à l'encontre de Ianoukovitch et de plusieurs autres fonctionnaires. Un mandat d'arrêt a été lancé contre eux", a annoncé le ministre de l'Intérieur par intérim Arsen Avakov.

    Une cinquantaine de personnes, dont de hauts responsables des forces de l'ordre, ont ainsi été inculpées et des mesures prises pour les empêcher de quitter le territoire, a indiqué le procureur général.

    Destitué par le Parlement et lâché par son propre parti, M. Ianoukovitch n'a pas donné signe de vie depuis samedi et pourrait se cacher dans l'est du pays.

    - Remettre le pays en marche -

    L'ex-opposition, désormais aux manettes, s'est rapidement mise au travail pour remettre le pays en marche.

    Une élection présidentielle anticipée a été fixée au 25 mai.

    "A partir de demain (mardi), les Ukrainiens peuvent présenter leur candidature à l'élection présidentielle", soit 90 jours avant la date prévue, conformément à la loi ukrainienne, a indiqué Olexandre Tourtchinov.

    "J'espère que d'ici demain nous pourrons vous dire des choses concrètes sur la formation d'un gouvernement" intérimaire, a-t-il ajouté.

    Les difficultés sont abyssales, a-t-il admis: "Ces trois dernières années, l'Ukraine a fonctionné grâce à des emprunts. Aucun gouvernement en Ukraine n'a jamais travaillé dans des conditions aussi extrêmes", a dit M. Tourtchinov.

    "La plupart des fonctionnaires ont quitté leur poste. Les caisses sont vides, nous n'avons pas d'argent pour honorer nos dettes", a-t-il ajouté.

    "Depuis son indépendance, l'Ukraine n'a jamais connu une telle catastrophe économique et politique", a estimé l'un des dirigeants de la contestation Arseni Iatseniouk.

    "Nous avons besoin d'une aide financière urgente de la part de nos partenaires européens et il faut reprendre immédiatement le programme de coopération avec le FMI", a-t-il insisté.

    Le Parlement a aussi voté la nomination à la tête de la banque centrale de Stepan Koubiv, ancien banquier et commandant pendant la crise de la Maison des Syndicats, l'un des quartiers généraux de l'opposition sur le Maïdan.

    Mise à jour : lundi 24 février 2014 19:10 | Par AFP

    L'Ukraine rclame de l'aide, la Russie doute de la lgitimit du pouvoir - M6info by MSN
     
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    L'Ukraine lutte contre la faillite,
    la Russie plus conciliante


    L'Occident et la Russie cherchaient mardi à apaiser la tension autour de l'Ukraine, où les autorités provisoires luttent pour prévenir une faillite du pays et faire obstacle aux tentations séparatistes du sud et de l'est.

    Après avoir mis en doute lundi la légitimité des nouveaux dirigeants ukrainiens et déclaré ne pas se voir "travailler" avec un gouvernement issu d'une "révolte", Moscou a abaissé d'un ton sa rhétorique mardi.

    Tout en se déclarant opposé à la tenue d'une élection présidentielle anticipée le 25 mai, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé que Moscou souhaite "que l'Ukraine fasse partie de la famille européenne, dans tous les sens du mot".

    "Nous sommes d'accord (...) qu'il serait dangereux et contreproductif de forcer l'Ukraine à un choix +soit vous êtes avec nous, soit contre nous+",
    a-t-il ajouté.

    Côté occidental, des diplomates de haut rang ont apporté mardi leur soutien au nouveau pouvoir, tout en soulignant l'importance d'associer la Russie à tout règlement.

    "Nous proposons du soutien, pas de l'ingérence", a expliqué à Kiev le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

    "Il est crucial que la Russie, en tant qu'important voisin de l'Ukraine, lui apporte aussi son soutien pour faire en sorte que le pays puisse aller de l'avant de la manière qu'il souhaite", a-t-elle dit.

    Le numéro deux de la diplomatie américaine William Burns est arrivé mardi après-midi à Kiev pour rencontrer les nouveaux responsables.

    La Russie avait annoncé en décembre un crédit de 15 milliards de dollars, dont elle n'a pour le moment versé que 3 milliards, ainsi qu'une forte baisse des prix du gaz.

    Le versement du solde du prêt paraît désormais incertain au vu des tensions entre les deux capitales.

    L'Ukraine elle-même a besoin de 35 milliards de dollars et place ses espoirs dans l'organisation d'une conférence de donateurs occidentaux, selon son ministre des Finances par intérim Iouri Kolobov. Cette requête a reçu un accueil favorable auprès des Européens.

    "Il faut éviter une guerre civile, il faut éviter l'effondrement financier et économique du pays, et il faut organiser une conférence internationale pour éviter la faillite de l'Ukraine", a estimé le chef de la diplomatie grecque Evangelos Venizelos, dont le pays préside actuellement l'Union européenne.

    - "Crimes contre l'humanité" -

    Le Parlement a par ailleurs voté à une très large majorité une résolution demandant à la Cour pénale internationale (CPI) de poursuivre le président déchu Viktor Ianoukovitch, dans le cadre d'une enquête pour "crimes contre l'humanité".

    Destitué samedi par le Parlement, il faisait déjà l'objet d'un mandat d'arrêt pour "meurtres de masse" de civils après les affrontements qui ont fait 82 morts à Kiev la semaine dernière dont une quinzaine de policiers.
    "Le pouvoir (déchu) a bâti un système de bandits basé sur la corruption et les tueurs", a déclaré mardi Arseni Iatseniouk, l'un des responsables de l'opposition.

    "S'il n'avait pas eu le bataillon du ciel (surnom donné aux victimes de Maïdan), il y aurait eu des milliers de morts. La seule solution pour ce pouvoir est le tribunal international de La Haye", a-t-il ajouté.

    Mais, signe de la difficulté à trouver un compromis politique également à l'intérieur du pays, le Parlement a repoussé à jeudi la nomination d'un gouvernement de transition, initialement prévue mardi.

    "Il faut que la décision soit prise jeudi. On ne peut pas attendre plus longtemps", a lancé au Parlement le président par intérim, Olexandre Tourtchinov. "Menez des consultations jour et nuit, mais il faut que ce soit transparent", a-t-il ajouté.

    Les noms les plus fréquemment cités pour le poste de Premier ministre sont ceux du banquier et dirigeant de la contestation Arseni Iatseniouk, de l'oligarque d'opposition Petro Porochenko et de l'ancienne chef du gouvernement Ioulia Timochenko.

    Cette dernière a toutefois déjà indiqué qu'elle ne briguait pas le poste et s'apprêtait à aller se faire soigner en Allemagne.

    "Ceux qui participeront à ce gouvernement d'un côté sauvent le pays mais de l'autre doivent se rendre compte qu'ils commettent un suicide politique", a jugé M. Iatseniouk.

    L'ex-champion du monde poids-lourds de boxe, devenu l'un des dirigeants de la contestation, Vitali Klitschko a pour sa part annoncé sa candidature à l'élection présidentielle anticipée du 25 mai, affirmant vouloir "rétablir la justice" afin de "changer complètement les principes et les règles du jeu en Ukraine".

    Le gouverneur pro-russe de la région de Kharkiv, Mikhaïlo Dobkine, s'est également déclaré candidat. La campagne électorale a débuté mardi et les candidats ont jusqu'au 30 mars pour s'inscrire, selon la commission électorale centrale.

    Mme Timochenko, en revanche, n'a fait "aucune déclaration concernant l'élection présidentielle", selon sa porte-parole mardi.

    - Signes de séparatisme -

    Le président par intérim a appelé à "mettre immédiatement un terme aux manifestations dangereuses de séparatisme", sans citer de cas concrets.

    A Sébastopol et Simféropol, dans la péninsule pro-russe de Crimée, des manifestations pro-russes se sont déroulées mardi, rassemblant plusieurs centaines de personnes.

    Dans le port de Sébastopol, qui abrite la flotte russe de la mer Noire, deux blindés stationnaient en ville, l'un sur le territoire de l'état-major de la flotte russe et l'autre dans la cour de la Maison de Moscou, ont constaté des journalistes de l'AFP.

    Les Occidentaux ne cachent pas depuis plusieurs jours leurs craintes pour l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Ils redoutent que la crise des derniers mois n'ait creusé le fossé entre l'Est russophone et russophile, majoritaire, et l'Ouest nationaliste et ukrainophone.

    "On ne va pas abandonner nos frères en Ukraine dans ce conflit de civilisations", a prévenu Leonid Sloutski, député russe et chef de la commission parlementaire en charge des affaires d'ex-républiques soviétiques, qui se trouvait mardi à Simféropol, chef-lieu de la péninsule pro-russe de Crimée (sud), selon les agences russes.




    Mise à jour : mardi 25 février 2014 19:50 | Par AFP
    L'Ukraine lutte contre la faillite, la Russie plus conciliante - M6info by MSN
     
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    Mise en garde de Washington à Moscou
    qui veut "protéger" ses citoyens

    [​IMG]
    AFP/Archives

    La Russie se donne le droit de "protéger ses intérêts et les populations russophones" en cas de "violences" dans l'Est de l'Ukraine et en Crimée, a déclaré samedi le président russe Vladimir Poutine à son homologue américain Barack Obama qui l'a mis en garde et l'a appelé à replier ses forces.

    Selon un communiqué du Kremlin, M. Poutine a évoqué "la vraie menace pesant sur les vies et la santé des citoyens russes sur le territoire d'Ukraine", ainsi que "les actions criminelles des ultranationalistes soutenus par les actuelles autorités à Kiev".

    La conversation a porté sur la "situation extraordinaire en Ukraine" et a eu lieu à l'initiative de la partie américaine.

    De son côté, le président Barack Obama a appelé Vladimir Poutine à replier les forces russes dans leurs bases de Crimée et l'a mis en garde contre un isolement croissant international s'il persistait à intervenir en Ukraine.

    Lors d'un appel téléphonique de 90 minutes, M. Obama a affirmé à M. Poutine qu'il avait violé la loi internationale en déployant des troupes russes en Ukraine, et l'a exhorté à discuter pacifiquement avec les autorités de Kiev de ses inquiétudes sur le traitement des russophones dans le pays, a indiqué la Maison Blanche.

    Cet appel intervient alors que M. Obama a réuni samedi après-midi en urgence son équipe de sécurité nationale pour examiner les options politiques sur la table, peu après un vote par le Parlement russe autorisant le recours à l'armée en Ukraine.

    A Kiev, les nouvelles autorités pro-européennes ont donné l'ordre de mettre l'armée en état d'alerte.

    Plusieurs sites stratégiques de la péninsule russophone de Crimée, dans le sud de l'Ukraine, sont désormais sous le contrôle d'hommes armés et en uniformes, mais sans signe permettant de les identifier. Ils contrôlent les aéroports de Simféropol, capitale de la Crimée, de Sébastopol, ainsi que le centre de Simféropol, et ont hissé le drapeau russe sur plusieurs bâtiments officiels.

    La Crimée, qui faisait partie de la Russie sous l'URSS et n'a été rattachée à l'Ukraine qu'en 1954, abrite toujours la flotte russe de la mer Noire, dans le cadre d'un accord entre les deux pays.

    Majoritairement peuplée de russophones, c'est la région d'Ukraine qui s'oppose le plus radicalement aux nouvelles autorités en place à Kiev.

    Mais les foyers de tension se sont aussi propagés dans des grandes villes de l'Est de l'Ukraine, traditionnellement pro-russes, comme à Kharkiv et à Donetsk.



    Mise à jour : dimanche 2 mars 2014 01:04 | Par AFP
    Ukraine: mise en garde de Washington Moscou qui veut "protger" ses citoyens - M6info by MSN
     
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    Le torchon brûle entre Washington et Moscou
    au sujet de l'Ukraine



    Washington, 1-er mars 2014 (MAP)- La tension qui prévaut en Ukraine suite au déploiement des troupes russes dans ce pays a figuré à l’ordre du jour de la réunion du Conseil de sécurité, convoqué en urgence samedi après-midi, pour une session publique marquée par des passes d’armes notamment entre les ambassadeurs d’Ukraine et de la Russie, et les propos fermes des États-Unis.

    Les querelles de procédure sur cette réunion du Conseil de sécurité, en raison du différend entre un bloc occidental insistant sur une session publique contrairement au huit-clos préconisé par les russes, donnait déjà un avant-goût de ce qu’allait être cette réunion marquée par des propos fermes notamment de la part de l’ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Sematha Power. Celle-ci a été on ne peut plus claire en demandant purement et simplement un retrait immédiat des troupes russes que son homologue ukrainien a estimé à plus de 15.000 déjà sur place et dont "le nombre ne cesse d’augmenter".

    La diplomate américaine dont le président, Barack Obama a passé sa journée à contacter au téléphone plusieurs dirigeants du monde, a qualifié de "dangereuse et déstabilisatrice" l’intervention russe, accusant au passage Moscou de violer la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoire de l’Ukraine. Tout en préconisant le dialogue pour sortir de cette crise, Semantha Power qui dit comprendre les liens historiques de la Russie avec son voisin, insiste sur le fait que cette intervention russe face à laquelle le président Obama a exprimé sa "profonde préoccupation", menace la paix et la stabilité de la région. Et d’ajouter qu’il s’agit-là d’un comportement qui n’est pas responsable. Elle a enfin préconisé le déploiement d’une force onusienne notamment pour protéger et soutenir la souveraineté, l’unité et la démocratie de l’Ukraine.

    Auparavant, l’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine, n’a pas hésité a pointer du doigt les Occidentaux notamment l’Union européenne qu’il tient responsable de cette crise. Son intervention marquée par plusieurs interrogations sur les causes de cette crise politique en Ukraine et en Crimée, a été précédée de celle de son homologue ukrainien qui, lui aussi, a qualifié l’intervention russe d’"agression et de violation de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale" de son pays sous prétexte de vouloir protéger les populations russes dans ce pays voisin. Cette réunion du Conseil de sécurité, la deuxième convoquée en urgence en deux jours sur ce dossier, avait été demandée par le Royaume-Uni dont l’ambassadeur à l’ONU n’a pas manqué, lui aussi, de condamner l’intervention russe.

    Ainsi, la journée de samedi n’a pas été de repos pour les hauts responsables américains, en particulier les membres du Conseil de sécurité nationale qui ont tenu une réunion, en l’absence de Barack Obama, à la Maison Blanche pour discuter de cette situation qui a pris de court la communauté internationale, et examiner les différentes options, alors que les contacts se poursuivent entre Washington et Moscou, avec notamment l’appel téléphonique entre le président Obama et Vladimir Poutine, et celui entre le Secrétaire à la défense américain Chuck Hagel et son homologue russe Sergei Shoigu.

    L’escalade de la tension née de cette intervention russe intervient après que le président Poutine ait ignoré les mises en garde de Barack Obama qui avait parlé "de prix à payer" si la Russie ne s’abstenait pas d’intervenir en Crimée. M. Poutine qui considère cette intervention nécessaire pour protéger les populations d’ethnie russe et les bases militaires en Crimée, a appelé le parlement de son pays à voter en faveur d’une intervention et depuis ce matin, c’est chose faite avec l’adoption par la Chambre haute du parlement russe, le Conseil de la Fédération, du déploiement de forces armées dans la région ukrainienne de Crimée.

    Les élus ont ainsi voté, à une très large majorité, la décision qui doit prendre effet immédiatement de recourir aux "forces armées de la Fédération de Russie sur le territoire de l'Ukraine jusqu'à la normalisation de la situation socio-politique dans ce pays et en Crimée", une région autrefois faisant partie de l'URSS et rattachée à l'Ukraine en 1954.

    L’appel à garder "la tête froide" lancé au début de la réunion du Conseil de sécurité par le Secrétaire adjoint de l’ONU ne semble pas pour le moment avoir été entendu.



    MK---BI. - -UK.
    MAP / 02.03.2014 : 00h45

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    La Crimée : les origines du conflit



    Dangereuse escalade

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    STRINGER Newscom RTR

    Malgré la déchéance du président pro-russe Ianoukovitch, les tensions en Ukraine persistent. Le conflit entre pro-européens, actuellement à la tête du pays, et partisans de la Russie, s'est déporté en Crimée. Péninsule de 2 millions d'habitants, c'est la seule région d'Ukraine où la minorité russe est majoritaire. Jeudi 27 février, les tensions sont montées d'un cran. Une centaine d'hommes armés ont envahi le bâtiment du Parlement de Crimée, tandis que des forces pro-russes prenaient possession des deux principaux aéroports de la région. Le Sénat Russe a voté, samedi, une résolution autorisant l'exécutif a déployé la force armée en Crimée.

    Ottomane jusqu'au XVIIIe siècle puis russe depuis sa conquête sous Catherine II, cette péninsule est rattachée à l'Ukraine en 1954 alors que le pays faisait partie intégrante de l'URSS.

    Retour sur les origines du conflit en images...
     
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    La Crimée dans l’histoire

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    REX Planet Observer UIG

    Presque entièrement entourée par la mer Noire, la Crimée, qui a longtemps abrité de riches comptoirs commerciaux grecs, puis génois, était sous la domination de khans d'origine mongole, vassaux de l'empire ottoman à la fin du moyen âge. En 1783, la Russie de Catherine II en fait la conquête.
    La région devient la porte d'entrée de l'empire vers les mers chaudes, et le point de départ d'une politique expansionniste dirigée vers Constantinople, cœur du monde orthodoxe. L'empire Ottoman, en plein déclin, décide en 1853, avec le soutien de la France et de la Grande-Bretagne, de mettre un coup d'arrêt à cette politique en attaquant la péninsule. C'est la guerre de Crimée. Le conflit, très meurtrier, se solde par une cuisante défaite russe. Mais la péninsule reste néanmoins sous l'autorité du tsar.
     
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    Le rattachement à l’Ukraine

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    © Pierre Vauthey Sygma Corbis

    Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la péninsule, avec son bord de mer et son climat doux, devient une terre de villégiature pour l'aristocratie russe. La zone sera aussi le point de passage obligé de nombreux candidats à l'exil après la Révolution d'Octobre qui marque la naissance de l'URSS. En 1954, Nikita Khrouchtchev, lui-même d'origine ukrainienne, cède la Crimée à l'Ukraine, pour fêter le tricentenaire du traité de Pereïaslav signé en 1654.
    Depuis cette date et jusqu'à l'indépendance de l'Ukraine, les deux pays n'en formaient qu'un. Le don de la Crimée à une république sœur au sein de l'URSS était censé souligner une entente parfaite vantée par la propagande. Mais en 1991, quand le bloc soviétique se disloque, l'Ukraine devient indépendante, emportant dans son divorce avec la Russie, la Crimée, principalement russophone.
     
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    Une Crimée autonome

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    ASSOCIATED PRESS

    Du fait de sa spécificité russe, la République autonome de Crimée jouit d'un statut spécifique au sein de l'Ukraine. Elle est autonome sur le plan budgétaire et elle dispose de sa propre Constitution, entrée en vigueur en 1999.

    Le port de Sébastopol, où stationne la flotte de la mer Noire de la marine russe, bénéficie au sein de la Crimée d'un statut spécial. Son maire n'est pas élu, mais désigné par les autorités de Kiev. Économiquement et culturellement, l'emprise russe est forte sur la ville qui compte 2 millions de russophones.
     
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    Un risque de sécession

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    ASSOCIATED PRESS

    Depuis le 27 février, le drapeau russe flotte sur le Parlement de Crimée. Une action d'éléments pro-russes qui fait craindre à la communauté internationale un risque de sécession de la péninsule. L'armée ukrainienne a été mise en état d'alerte après que la Chambre haute du parlement de Russie a approuvé samedi 1er mars 2014 le déploiement de forces armées en Crimée.
    Sur le front diplomatique, la plupart des puissances occidentales se sont exprimées pour le respect strict de la souveraineté de l'Ukraine sur la Crimée.
     

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