Un colloque national organisé à Marrakech : Unanimité à propos de la réforme de la ju

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 25 Décembre 2009.

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    L'unanimité nationale autour de la question de la réforme globale et en profondeur du secteur de la Justice n'est plus à démontrer à l'heure où le Royaume s'est engagé dans une série de réformes et ouvert de grands chantiers de changement dans tous les secteurs. Pour preuve, des tables rondes, des colloques et des rencontres sur la réforme de la Justice ne manquent pas à travers le Royaume. L'objectif est de se pencher sur les différents aspects liés à cette question considérée, désormais, comme l'un des socles du processus de la construction démocratique dans lequel le Royaume s'est engagé pleinement ces dix dernières années. A ce propos, un colloque national a été tenu récemment à Marrakech pour débattre de la thématique de "La justice marocaine et les besoins d'une réforme globale".
    Des magistrats, des avocats, des experts, des universitaires ainsi que des étudiants chercheurs en provenance de nombreuses villes du Royaume ont fait le déplacement à Marrakech pour participer à ce conclave de deux jours, organisé par la Revue marocaine des politiques publiques, en partenariat avec le Syndicat démocratique de la justice (affilié à la FDT) et la Fondation Friedrich Neumann.
    L'un des objectifs que cette rencontre s'est assignés, est de permettre aux personnes de participer aux débats sur ce projet de réformes de la Justice ainsi que sur le développement et la mise à niveau des structures et des fonctions de la Justice marocaine.
    Les participants, sans exception, s'accordent désormais à estimer que cette réforme est devenue un impératif majeur dicté par les contextes politique, économique, et social dans lesquels s'interfèrent des dimensions nationale et internationale.
    Pour les conférenciers, la réalisation de la démocratie est nécessairement tributaire de la consolidation et surtout, de l'immunisation du système judiciaire, rappelant, dans ce contexte, que le Royaume a fait le bon choix en décidant de moderniser sa Justice et de la développer afin qu'elle soit au diapason des exigences de la vie moderne.
    Développer la Justice est, désormais, un véritable garant de la consolidation des droits et des libertés individuelles et collectives, de la cohésion et de la stabilité sociales, mais aussi de la promotion des investissements, ont-ils tenu à souligner.
    Me Ahmed Horma, avocat au barreau de Fès, n'a pas hésité, dans ce contexte, à qualifier la réforme de la Justice de chantier civilisationnel global qui vise à développer les concepts, à bousculer les traditions obsolètes et à asseoir les bases d'institutions et de valeurs modernistes, démocratiques et de primauté de la loi.
    Pour lui, la réforme de la Justice ne touche par uniquement le corps de la magistrature mais s'étend, par ses effets directs et indirects, à l'ensemble des aspects de la vie de la société.
    D'autres intervenants se sont largement étendus sur cette unanimité nationale des différentes instances et institutions autour de ce projet visant à faciliter l'accès aux services de la Justice, à redonner aux citoyens la confiance en l'appareil judiciaire et à vulgariser les valeurs et principes déontologiques du métier.
    Pour eux, ce colloque est remarquablement important car, il leur permet de jeter davantage la lumière sur les différents aspects que touche la réforme du secteur judiciaire, afin qu'il soit apte à transcender les difficultés liées au développement économique et social et à faire face aux répercussions de la crise économique mondiale.
    Le président du tribunal administratif de Marrakech, Me Jaâfar Hassoun a affirmé, quant à lui, que le dialogue global autour du projet de réforme de la Justice révèle la dimension structurante de ce chantier, en tant que manifestation d'une revendication sociétale pressante, plutôt qu’un simple slogan.
    La réussite de ce projet est un pas important vers le développement de ce grand projet sociétal moderniste et démocratique, qui se veut un choix idoine et référentiel, a dit Me Hassoun, expliquant que ce projet se distingue par une méthodologie pionnière basée sur la consultation de l'ensemble des acteurs directs et indirects, outre l'implication des organismes de la société civile, des instances des droits de l'Homme et celles politiques afin de recueillir leurs propositions dans ce sens.
    Et Me Hassoun de préciser qu'une telle méthodologie consultative, preuve que ce projet s'adresse à tous, est une manifestation éloquente de la pratique démocratique et une garantie de sa réussite.
    Il a, en outre, plaidé en faveur d'une implication effective du magistrat en tant qu'acteur principal dans ce processus, car ce dernier est appelé, plus que jamais, à faire part de sa conception professionnelle et du degré de sa convergence avec cette réforme.
    Le secrétaire général du Syndicat démocratique de la justice, Abdessadek Essaidi, a fait remarquer que l'organisation de ce colloque vient s’inscrire dans cette volonté d'enrichir le dialogue public autour de cette question, partant de la conviction des acteurs du secteur de la Justice quant à la nécessité d'unifier les visions et de sonder toutes les approches traitant ce sujet.
    Il s'est dit également en faveur de l'amélioration du climat de confiance au sujet de cette réforme à travers la mise en valeur de cette volonté politique de réforme qui imprègne l'ensemble des institutions de l'Etat.
    Pour approfondir la réflexion autour de cette réforme de l'appareil judiciaire, les participants ont dû se pencher sur de nombreuses questions pertinentes portant sur les ressources humaines, la réforme de la Justice et son contexte politique et institutionnel.








    Source : libe.ma
     

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