Un des fils du colonel Kadhafi provoque une crise avec la Suisse

Discussion dans 'Info du monde' créé par hind, 25 Juillet 2008.

  1. hind

    hind Citoyen

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    Manifestations "spontanées" devant l'ambassade de Suisse à Tripoli, sanctions économiques en rafale, les autorités libyennes ne digèrent manifestement pas la brève arrestation de l'un des fils du colonel Mouammar Kadhafi à Genève, du 15 au 17 juillet.

    La Libye a en effet annoncé, jeudi 24 juillet, l'arrêt des livraisons de produits pétroliers en direction de la Suisse, dont elle est le principal fournisseur, ainsi que le refus de décharger tous les navires suisses et l'interdiction d'entrée de ces navires dans les ports libyens.


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    Les bureaux des groupes helvétiques Nestlé et helvético-suédois ABB ont été également fermés et leurs responsables ont été interrogés par la police. Le département fédéral des affaires étrangères suisse s'inquiète également de l'arrestation, le 20 juillet, de deux de leurs ressortissants accusés, jeudi, par la justice libyenne d'infractions aux lois en vigueur sur l'immigration et le séjour.

    Hannibal (Motassim de son vrai nom) Kadhafi et son épouse avaient été arrêtés, à Genève, à la suite de la plainte déposée pour mauvais traitements par deux de leurs employés, un Tunisien et une Marocaine, au cours d'un séjour dans l'un des palaces de la ville. Ils avaient été libérés après le versement d'une caution de plus de 312 500 euros. Tripoli exige le classement de cette affaire et des excuses de la part des autorités helvètes.

    Au début du mois, un frère de l'émir d'Abu Dhabi, le cheikh Falah ben Zayed ben Sultan Al-Nahyane, avait été condamné avec sursis par la justice suisse à une amende de 337 500 euros pour avoir agressé, en 2003, le client d'un hôtel dans lequel il résidait.

    Selon l'Agence France-Presse, Hannibal Kadhafi, âgé de 32 ans, est officiellement "conseiller" de la Compagnie libyenne de transport maritime qui détient un quasi-monopole du transport du brut en Libye. Il avait déjà eu, à deux reprises, des démêlés judiciaires en France.


    DÉTENTION D'ARME


    Le jeune homme avait tout d'abord été interpellé, en 2004, sur les Champs-Elysées, après avoir emprunté l'avenue à contre-sens, à une vitesse estimée à 140 km/heure. Une échauffourée entre les policiers français et ses gardes du corps s'en était ensuivie. Bénéficiant d'un passeport diplomatique, Hannibal Kadhafi avait été immédiatement relâché.

    Un an plus tard, toujours à Paris, il avait été poursuivi pour "violence volontaire sur personne vulnérable, en l'occurrence sa concubine enceinte, ayant entraîné une incapacité totale de travail de moins de huit jours", suite à une enquête ouverte après des incidents survenus dans deux grands hôtels parisiens.

    La justice lui reprochait également la "détention sans autorisation d'une arme de première catégorie", soit une arme de guerre. Elle l'avait alors condamné à une peine de quatre mois de prison avec sursis. Au début de cette année, la France aurait refusé une demande de visa à l'impulsif fils du "Guide" libyen.


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