Un journaliste condamné à huit mois de prison ferme au Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par tarix64, 16 Août 2007.

  1. tarix64

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    Le tribunal correctionnel de Casablanca a infligé huit mois de prison ferme à Mustapha Hormat Allah, journaliste à l'hebdomadaire Al Watan Al An, pour publication de "documents confidentiels" concernant la lutte antiterroriste. C'est la première fois depuis quatre ans qu'un journaliste est condamné à une peine de prison ferme au Maroc.Le directeur de ce journal, Abderrahim Ariri, a écopé de six mois avec sursis. Le premier comparaissait détenu alors que le second était en liberté provisoire."Nous étions venus pour entendre un verdict qui nous acquitte et nous avons entendu un verdict qui ne nous a pas rendu justice", a déclaré aux journalistes M. Ariri. "Nous allons nous réunir avec nos avocats et les ONG qui ont pris notre défense pour définir la suite à donner à cette décision de justice", a-t-il ajouté.
    Cette condamnation a provoqué la consternation dans la profession."C'est une menace pour tous les journalistes dont le métier est de publier des informations, des documents (...)", a souligné Younes Moujahid, secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM).
    L'organisation Reporters sans frontières s'est pour sa part déclarée "révoltée et consternée". "Cette décision traduit un mépris de tous les usages du droit international qui n'a cessé de réaffirmer qu'on n'emprisonne pas un journaliste pour un délit de presse", déclare-elle dans un communiqué.
    Le Monde

     
  2. tarix64

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    Un journaliste marocain de l'hebdomadaire El Watan a été condamné mercredi à huit mois de prison ferme alors que le directeur a écopé de six mois avec sursis pour publication de "documents confidentiels" concernant la lutte antiterroriste. Rappelant qu'il s'agit de la première condamnation de journalistes depuis plusieurs années et que d'autres professionnels sont actuellement poursuivis, le syndicat français de journalistes SNJ-CGT s'est déclaré "légitimement choqué" par cette décision qui constitue selon lui un "retour aux pires heures de l'atteinte à la liberté de l'information au Maroc". L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est également déclarée "révoltée et consternée".
    Manque de respect au roi
    Deux semaines plus tôt, le 4 août, les hebdomadaires marocains TelQuel et Nichane avaient été saisis: le directeur de ces deux journaux, Ahmed Benchemsi, y signait, en français dans le premier, en darija (l'arabe dialectal) dans le second, un éditorial dans lequel, à en croire la justice marocaine, il "manquait de respect" à la "personne du roi".
    Le journaliste écrivait en substance que les propos de Mohammed VI, lors de son discours du trône du 30 juillet, rendaient inutiles les élections à venir, puisque le souverain y écartait tout débat sur les "choix stratégiques" de la nation ou sur ses "grandes orientations". Ce qui a particulièrement déplu, semble-t-il, c'est l'interpellation directe du roi par le journaliste et le ton, jugé trop familier, notamment dans la version en darija. L'épisode prouve en tout cas que la démocratisation est un processus difficile. Mais elle ne se fera pas sans une presse libre. De cette presse-là, Ahmed Benchemsi est l'un des meilleurs porte-drapeaux.



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