Un Montalbanais risque 10 ans de prison au Maroc

Discussion dans 'Scooooop' créé par nassira, 19 Août 2008.

  1. nassira

    nassira العـــز و النصــر

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    Affaire Astorc : l'ancien bijoutier montalbanais soupçonné d'être un trafiquant de drogue est incarcéré au Maroc. «Il risque 10 ans de prison et une amande d'un à deux millions d'euros. Tant qu'il ne pourra pas payer, il devra rester là-bas. Une condamnation pourrait entraîner un séjour définitif ».




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    Interpellé par les douaniers marocains le 17 décembre dernier avec 400 kg de résine de cannabis cachés dans sa 806, Serge Astorc, croupis à la prison de Tanger.

    En huit mois, cet un ancien bijoutier montalbanais n'a pas changé de version. Il assure qu'il participait, moyennant finances, à une opération montée par des policiers français quand il a été arrêté.[COLOR]


    Jean-Charles Astorc : « Mon père n'a pas changé de version. Il est incarcéré à la prison de Tanger dans des conditions de vie très précaires ».

    Après de nombreuses démarches, son fils Jean-Charles a obtenu l'autorisation de lui rendre visite. C'est accompagné de son avocat, Me Jean-Lou Lévi, que le jeune homme s'est rendu en début de semaine à Tanger au Maroc.

    Trois jours particulièrement difficiles qui leur ont toutefois permis de lever un bout du voile jeté sur le dossier Astorc.

    Dans quelles conditions vit votre père ?

    Depuis son incarcération, il y a huit mois, il dort sur des couvertures à même le sol dans une cellule qu'il partage avec 30 à 40 personnes. Les prisonniers de Tanger vivent dans des conditions méprisables. Ils ont huit douches pour 400, deux ne fonctionnent pas. Pour les WC c'est pareil.

    Physiquement, il est très affaibli. J'avais gardé l'image d'un grand gaillard. J'ai retrouvé un homme amaigri. J'ai pu lui faire passer un matelas gonflable, un peu de nourriture. Par contre, les gardiens ont refusé que je lui donne une plaque chauffante et des conserves. J'ai appris que quelques semaines avant des prisonniers s'étaient évadés en creusant un passage avec des boîtes de conserves. Le parloir où nous l'avons vu durant trois jours est une petite salle. Il y avait neuf familles en même temps que nous. Le brouhaha était infernal. Ce bruit est omniprésent dans la prison. Pour pouvoir discutter, nous étions obligés de parler. Mon père m'a d'ailleurs demandé de lui faire parvenir des bouchons d'oreilles afin de retrouver un peu de calme.

    Sa version des faits a-t-elle varié ?


    Non, rien n'a changé. Il ne comprend pas pourquoi il est là. Il reste persuadé que par l'intermédiaire de son ami Roger, il a d'abord travaillé pour les douanes, puis pour la brigade des stupéfiants de Montpellier. Mais nous ne sommes pas capables de le prouver.

    Où en est l'enquête de la police marocaine ?

    Le dossier a été clôturé, il est pendant devant la cour d'assises. A notre grand étonnement, nous avons appris que mon père devait d'ailleurs être jugé lundi 18 août. Nous avopns aussi découvert que le juge d'instruction a été dessaisi alors qu'on n'a toujours pas le résultat de la commission rogatoire internationale qu'il a délivrée. Elle doit être transmise prochainement à Montpellier. De plus, lors de l'arrestation de mon père, les douaniers ont découvert dans sa voiture un mouchard. Cet appareil destiné à le localiser pour qu'il ne tente pas de disparaître avec les 400 kg de shit a été placé sous scellés. Il est au chaud au greffe du procureur du Roi. Personne n'a encore demandé à ce qu'il soit expertisé. De plus, mon père n'a subi aucune expertise psychiatrique afin de déterminer s'il affabule, si c'est un mythomane…

    Devant ces dysfonctionnements, mon avocat, Me Jean-Lou Lévi, et celui qui suit le dossier au Maroc ont demandé le renvoi de l'audience d'assises.




    http://www.ladepeche.fr/article/200...banais-risque-10-ans-de-prison-au-M aroc.html
     

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