Un nouveau traitement contre le paludisme fabriqué au Maroc

Discussion dans 'Scooooop' créé par imadici, 2 Mars 2007.

  1. imadici

    imadici Pr. Ìpşø Fąċŧǿ...

    J'aime reçus:
    14
    Points:
    18
    Un nouveau traitement contre le paludisme fabriqué au Maroc

    Un nouveau traitement simplifié et bon marché contre le paludisme "Asaq", fabriqué au Maroc, va être mis à la disposition des populations défavorisées en Afrique au mois d'avril prochain, a-t-on annoncé jeudi à Paris.


    Fruit d'un partenariat entre le groupe pharmaceutique "Sanofi-Aventis" et la Fondation "Initiative pour des médicaments en faveur des maladies négligées" (DNDi), "Asaq" sera mis à disposition "dès la mi-avril dans une quinzaine de pays d'Afrique", a indiqué Robert Sebbag, vice-président de "Sanofi-Aventis", lors d'une conférence de presse.

    Les capacités de production du laboratoire, dans son usine de Casablanca, sont actuellement de "18 millions de traitements par an", a-t-il précisé.

    Non breveté, ce traitement coûtera moins de un dollar pour l'adulte et 0,50 dollar pour l'enfant (marché public), pour un traitement complet sur trois jours.

    "Ce produit est un modèle de partenariat entre différents acteurs poursuivant un même objectif", a souligné, pour sa part, Bernard Pecoul, directeur exécutif de DNDi.

    Il s'agit d'une association à doses fixes d'artésunate (AS) et d'amodiaquine (AQ), deux médicaments connus, présentée sous le nom Artésunate-Amodiaquine Winthrop (Asaq) pour les marchés publics et Coarsucam pour les marchés privés.


    "Asaq" est aussi l'acronyme de "Adaptée, simple, accessible et de qualité".

    Les associations à doses fixes réunissent deux médicaments dans un seul comprimé, au lieu de deux comprimés séparés, facilitant la bonne observance du traitement, en particulier pour des populations très pauvres et illettrées.

    L'association "AS" et "AQ" est l'une des combinaisons recommandées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) contre le paludisme en Afrique, face à la résistance des parasites aux médicaments antipaludiques classiques.

    Le nouveau traitement a été testé sur 750 enfants de six mois à cinq ans au Burkina Faso, avec un taux d'échec de seulement 4 %, a indiqué le Dr Sodiomon Sirima, du Centre de recherche et de formation sur le paludisme.

    Le paludisme reste la cause la plus importante de décès des enfants de moins de cinq ans en Afrique, tuant un enfant toutes les 30 secondes.

    Source: MAP
     

Partager cette page