un peu d´histoire

Discussion dans 'Amazigh' créé par morphin, 4 Février 2007.

  1. morphin

    morphin Visiteur

    J'aime reçus:
    2
    Points:
    0
    La chronologie des berberes
    100 dates pour raconter 12000 ans d'histoire
    Source : Guide de la culture et de la langue berbères > M.A. Haddadou




    Préhistoire et Protohistoire


    10000 avant J.C. : Développement de la civilisation Ibéro-maurusienne en Afrique du Nord.
    7000-5000 avant J.C. : Civilisation capsienne. Apparition des proto-méditérranéens, ancêtres des Berbères.
    6000-2000 avant J.C. : Civilisation néolithique en Afrique du Nord et au Sahara.
    3300 avant J.C. : Mention sur les documents égyptiens de la bataille entre les armés de pharaon et les libyens (tehenou).
    Début du 13ème s. avant J.C. : Ramsès II enrôle des Libyens pour combattre les Hittites.
    Vers 1189 avant J.C. : Ramsès II installe des Libyens près de Memphis: domination libyenne sur la moyenne Égypte.
    1000 avant J.C. : Implantation phénicienne sur les côtes de l'Afrique du Nord.



    Les débuts de l'histoire


    Vers 950 avant J.C. : Un libyen, Shashonq Ier, fonde la 22ème dynastie égyptienne.
    Vers 814 avant J.C. : Fondation de la ville de Carthage.
    5ème-4ème s. avant J.C. : Formation des Royaumes berbère: Royaume de Maurétanie à l'ouest, Royaume des Massaessyles et des Massyles au centre et à l'est. Expansion carthaginaoise en Afrique.
    Vers 331 avant J.C. : Expédition d'Agathocle. Ailymas roi des Lybiens.
    269-268 avant J.C. : Occupation de Messine par les Carthaginois. Début de la première guerre punique.
    239-237 avant J.C. : Les Libyens conduits par Matho, se révoltent contre les Carthaginois et occupent Tunis, Utique et Bizerte.



    Les royaumes berbères


    220 avant J.C. : Syphax, roi des Numides Massaessyles.
    218 avant J.C. : Deuxième guerre punique. Hannibal franchit les Alpes et occupe la vallée du Pô.
    204 avant J.C. : Le général romain P. Cornelius Scipion (Scipion l'Africain) s'allie avec Massinissa contre les troupes coalisées de Syphax et de Carthage
    203 avant J.C. : Défaite de Syphax. Massinissa annexe Cirta et en fait sa capitale
    174-150 avant J.C. : Massinissa reprend progressivement les villes et les territoires sous dominations carthaginoise.
    150 avant J.C. : Guerre punico-numide. Les Carthaginois sont écrasé à Zama.
    148 avant J.C. : Mort de Massinissa. Partage du Royaume Massyle entre ses fils.
    146 avant J.C. : Destruction de Carthage. Début de l'occupation romaine en Afrique du Nord (création de la province d'Afrique).
    134 avant J.C. : Jugurtha, neveu de Micipsa, se distingue au siège de Numance, en Espagne.
    118 avant J.C. : Mort du roi Micipsa. Jugurtha est associé aux affaires du royaume.
    116 avant J.C. : Jugurtha chasse ses cohéritiers et unifie la Numidie. Arbitrage de Rome qui partage le pays.
    112-104 avant J.C. : Guerre contre les Romains. Après une longue résistance Jugurtha est livré par son beau-père Bocchus, le roi de Maurétanie.
    Début du Ier s. avant J.C. : Règne des rois vassaux.



    La colonisation romaine et la résistence berbère


    Vers 82 avant J.C. : Hiarbas unifie la Numidie. Il est destitué par les Romains.
    46 avant J.C. : Défaite de Juba Ier, annexion de Rome: création de la province romaine d'Africa Nova.
    25 avant J.C. : Avènement de Juba II en Maurétanie.
    17-24 après J.C. : Révolte de Takfarinas
    42 : Annexion des Maurétanies: création des provinces romaines de Maurétanie Tingitane (ouest) et de Maurétanie Césarienne (centre).
    45 : Insurrection des Maures et des numides.
    85-86 : Soulèvement en Maurétanie et dans la Grande Syrte.
    Vers 100 : Début du christianisme.
    118 : Insurrection en Maurétanie.
    202 : Septime Sévère interdit le culte chrétien. Persécution religieuse en Afrique.
    244: Révolte d'Arabion.
    298-99 : Insurrection en Numidie et en Maurétanie.
    Vers 305 : Débuts du donatisme.
    313 : Édit de Constantin mettant fin aux persécutions contre les chrétiens. Triomphe du catholicisme. Développement du donatisme.
    Vers 340 : Révolte des circoncillions.
    347 : Alliance des Donatistes et des circoncillions contre le pouvoir romain.

    Les Vandales


    Vers 431 : Invasion vandale.
    439 : Prise de Carthage par les Vandales.
    480-483 : Révoltes berbères. Des villes et des territoires sous domination vandale sont libérés.
    Début du 6ème s. : Dynastie berbère des Djeddars dans la région de Tiaret.
    533 : Chute des Vandales; domination byzantine. Constitution de royaumes berbères indépendants.



    La reconquête byzantine


    535 : Persécutions religieuses. Le catholicisme est imposé comme religion d'État.
    540 : Révolte d'Iabdas dans les Aurès.
    597 : Insurrections berbères contre les Byzantins. La ville de Carthage est assiégée.
    Vers 631 : Troubles religieux en Afrique du Nord. Hérésie monothéliste.


    Début de la conquête arabe et résistence des Berbères


    642 : Raid de reconnaissance arabe en Afrique du Nord. U'qba Ibn Nafi' pille la province d'Africa.
    643 : Les arabes prennent Barqa et le Fezzan
    647 : Défaite de l'armée byzantine devant les Musulmans à Sbéitla. Occupation de la Tripolitaine.
    663 : Campagne de Mu'awiya Ibn Khadidj en Ifriqya.
    670 : Fondation par U'qba Ibn Nafi' de la ville de Kairouan. Résistance de Koceïla.
    674 : Abu Al Muhajir Dinâr gouverneur d'Ifriqya. Raid contre le Maghreb central.
    675 : Conversion et soumission de Koceïla.
    682 : Retour de U'qba et chevauchée à travers l'Afrique du Nord. Le conquérant arabe maltraite et humilie Koceïla qui se révolte de nouveau.
    683 : Mort de U'qba à Tehuda (région de Biskra). Koceïla s'empare de Kairouan.
    688 : Contre-offensive arabe. Mort de Koceïla.
    696-700 : Résistance de la Kahina dans les Aurès. Campagnes de Hassan Ibn Al Na'man.
    701 : Mort de la Kahina. Fin de la révolte des Aurès et islamisation des Berbères.



    L'islamisation et les hérésies berbères


    707 : Campagnes de Musa Ibn Nusayr au Maghreb central et occidental.
    711 : Conquête de l'Espagne par Tariq Ibn Zyad.
    740 : Développement de la doctrine Kharédjite au Maghreb. Début du Ibadisme.
    744 : Constitution dans la province de Tamesna (côte atlantique du Maroc) de la confédération des Berghwata.
    748 : Règne de Salih, prophète et fondateur de la religion Berghwata.
    658 : Prise de Kairouan par les Ibadites.
    760 : Chute de l'imamat ibadite de Tripoli.
    765 : Fondation par Ibn Rostam de Tahert (Tiaret) capitale d la dynastie rostémide.
    768 : Révolte ibadite en Ifriqya et répression arabe. Émigration des Ibadites vers Tahert.
    776 : Tahert devient la capitale des Ibadites. Ibn Rostam imam des Ibadites.



    Royaumes arabes et berbères


    789 : Dynastie Idrisside au Maroc.
    Fin du 8ème s. : Unification des tribus berbères ibadites. L'État rostémide s'étend jusqu'à Ouargla.
    800 : Dynastie aghlabide en Tunisie.
    807 : Fondation de la ville de Fès.
    827 : Conquête de la Sicile par les aghlabides.
    842 : Début du règne de Yunus qui rend publiques les doctrines hérétiques des Berghwata.
    842 : Conquête de Malte par les Aghlabids.
    878 : Prise de Syracuse par les Aghlabides.
    881-888 : Révoltes des tribus berbères du Zab contre les gouverneurs arabes d'Ifriqya. Début de la décadence de la dynastie rostémides.
    896 : Victoire des Aghlabides sur les Berbères Nefusa de Libye, principal soutien des Rostémides.
    903 : Fondation de la ville d'Oran.
    909 : Fin de la dynastie aghlabide et chute de l'État rostémide. Les Ibadites de Tiaret cherchent refuge à Sedrata. Imamat Ibadite à Djebel Nefusa.
    910 : Les Fatimides en Afrique du Nord. Obeïd Allah El Mehdi, proclamé calife, tente de convertir les Berbères au chi'isme.
    911 : Révoltes berbères contre les Fatimides.
    927 : Fondation de la ville de M'sila.
    936 : Fondation de la ville d'Achir, capitale de la dynastie ziride.
    960 : Buluggin Ibn Ziri fonde les villes d'Alger, Miliana et Médéa.
    972 : Les Fatimides quittent l'Afrique du Nord pour l'Égypte. Leurs territoires sont incorporés dans le royaume ziride.
    979-989 : Extension du royaume ziride. Buluggin combat les Berghwata et conquiert des territoires au Maroc (prise de Fès et de Sijilmasa).
    985 : Fin de la dynastie idrisside.
    1014 : Début de la dynastie Hammadite.
    1036 : Pèlerinage de Yahia Ibn Ibrahim, premier prédicateur des Almoravides.
    1036 : Pèlerinage de Yahia Ibn Ibrahim, premier prédicateur des Almoravides.
    1050 : Invasion Hilalienne.



    Les grands empires berbères : Les Almoravides



    1056-57 : Occupation de l'oued Drâ et de Sijilmasa par les Almoravides.
    1059 : Fin du royaume hérétique des Berghwata. Fondation de Tunis
    1062 : Fondation de Marrakech.
    1068 : Fondation de Bédjaïa.
    1070 : Les Almoravides occupent Fès.
    1077-78 : Prise de Tanger. Les Almoravides battent l'empire du Ghana et contrôlent les routes de l'or. Naissance d'Ibn Tumert, Mehdi des Almohades. Bédjaïa, capital du royaume hammadite.
    1079-80 : Les Almoravides fondent Taghrart, sur le site de la future Tlemcen.
    1087 : Début du règne d'Al Mançur le Hammadite : Bédjaïa, ville de l'art et de la culture.
    1090-91 : Conquêtes almoravides en Espagne.
    1094 : Naissance de Abd Mu'min à Tadjra (Nedroma)
    1097 : Conquête de l'Andalousie par les Almoravides. Fin des "Moulouk Tawa'if" (régime des principautés).
    1106 : Mort de Yusef Ibn Tachfin



    Les grands empires berbères : Les Almohades


    1116-17 : Apparition de Ibn Tumert.
    1121 : Ibn Tumert, proclamé Mehdi des Almohades, combat les Almoravides.
    1129 : Les Almohades assiègent Marrakech.
    1130 : Mort d'Ibn Tumert. Abd Al Mu'min, Mehdi des Almohades.
    1139-1149 : Conquête du Royaume Almoravides par les Almohades.
    1147-1150 : Campagnes almohades en Espagne.
    1152 : Prise de Bédjaïa par les Almohades.
    1156 : Chute du royaume hammadite.
    1159 : Conquête de l'Ifriqya.n Les Almohades unissent le Maghreb.
    1163 : Mort de Abd Al Mu'min. Son fils Abu Ya'qub Yusef est proclamé Emir.


    De nouveau les royaumes berbères : Les Hafçides, Abdelwadides, Mérinides


    1229 : Fondation de la dynastie hafçide (capitale Tunis).
    1235 : Dynastie Abdelwadide à Tlemcen, puis au Maghreb central.
    1248 : Dynastie mérénide au Maghreb occidental, avec pour capitale Fès. Chute de séville. Recule des Almoravides qui perdent le contrôle des routes sahariennes.
    1269 : Chute de l'empire Almohade.
    1270 : Expédition de croisés contre Tunis.
    1284 : Constitution à Bédjaïa d'un éphémère royaume hafçide, rival de celui de Tunis.
    1290-1330 : Les Mérinides assiègent Tlemcen.
    1337 : Première occupation de Tlemcen par les Mérinides.
    1351 : Deuxième occupation de Tlemcen.
    1374 : Partition du royaume mérénides en royaume de Fès et en royaume de Marrakech.
    1359 : Résurgence des Zianides de Tlemcen.
    1370 : Prise de Tlemcen par les Mérinides.
    1415 : Les Portugais s'emparent de Ceuta, puis de Tanger (1471) Massat (1488), Safi et Agadir (1508), Azemmour (1513), Mazagan (1514).
    1424 : Tutelle hafçide sur Tlemcen.
    1494 : Chute de la dynastie hafçide.
    1497 : Début de la guerre sainte des Saâdiens du Maroc.



    La période ottomane


    1514 : Le Turc Aroudj reprend aux Espagnols Djidjel, puis Alger (1515).
    1517 : Première occupation de Tlemcen par les Turcs.
    1518 : Mort de Aroudj près de oued el Mellah. Alger est rattachée à la Turquie.
    1519 : Défaite de Charles Quint devant Alger.
    1541 : Les Saâdiens reprennent Agadir.
    1551 : La Libye est acquise par Solimane le Magnifique.
    1554 : Les Turcs s'emparent définitivement de Tlemcen. Chute de la dynastie zianide. Triomphe des Saâdiens au Maroc.
    1574 : Prise de Tunis par les Turcs.
    1578 : Le Royaume de Marrakech s'intègre dans l'Empire Ottoman.
    1587 : Début du règne des Pachas.
    1590 : Régime des Deys en Tunisie.
    1609 : Afflux des Andalous au Maghreb.
    1610 : Raides Anglais, des Hollandais et des Espagnols sur Djidjel.
    1631 : Dynastie alaouite au Tafilalet puis sur le reste du Maroc.
    1681 : Reprise progressive par les Alaouites des places encore occupées par les Européens : Mehdia (1681), Tanger (1684), Larache (1689).
    1718 : Décadence de la dynastie alaouite.
    1822 : Début de la pénétration européenne.



    La colonisation européenne et la lutte pour l'indépendance


    1830 : Prise d'Alger par les Français.
    1834-1847 : État algérien de l'Emir Abdelkader. Résistance à la conquête française.
    1835 : Mouvement sénoussite en Libye.
    1857 : Conquête de la Kabylie.
    1858-1860 : Insurrection en Kabylie.
    1859 : Insurrection des Aurès.
    1860 : Insurrection du Hodna.
    1864-1865 : Insurrection des Ouled Sidi Chikh.
    1871 : Insurrection d'El Mokrani.
    1876 : Soulèvement d'El Amri.
    1881 : Protectorat français en Tunisie.
    1881-1883 : Insurrection de Bouamama dans le Sud Oranais.
    1912 : Protectorat français au Maroc. L'Espagne exerce une influence sur une zone au nord (Rif) et au sud (Tarfaya et Ifni). Protectorat italien en Libye.
    1921-1926 : Révolte d'Abd el Krim au Maroc.
    1930 : Dahir Berbère au Maroc.
    1940 : Développement du nationalisme algérien.
    1945 : Répression des aspirations indépendantistes en Algérie (45.000 morts à Sétif, Guelma et Kherrata).
    1951 : Indépendance de la Libye.
    1955 : Indépendance du Maroc.
    1956 : Indépendance de la Tunisie.
    1962 : Indépendance de l'Algérie.
     
  2. morphin

    morphin Visiteur

    J'aime reçus:
    2
    Points:
    0
    : un peu d´histoire

    je conseille vivement de se procurer l´histoire des berberes de Ibn khaldoun, un investissement de 20 euro par tome malheureusement (hadechi w reduction) :(




    (Tome 1 Pages 199 et suivantes) Ibn Khaldoun
    _________________________________________________
    "Citons ensuite les vertus qui font honneur à l'homme et qui étaient devenues pour les Berbères une seconde nature ; leur empressement à s'acquérir des qualités louables, la noblesse d'âme qui les porta au premier rang parmi les nations...

    les actions par lesquelles ils méritèrent les louanges de l'univers, bravoure et promptitude à défendre leurs hôtes et clients, fidélité aux promesses, aux engagements et aux trairés, patience dans l'adversité, fermeté dans les grandes afflictions, douceur de caractère, indulgence pour les défauts d'autrui, éloignement pour la vengeance, bonté pour les malheureux, respect pour les vieillards et les hommes dévots, empressement à soulager les infortunés ; industrie, hospitalité, charité, magnanimité, haine de l'oppression , valeur déployée contre les empires qui les menaçaient, victoires remportées sur les princes de la terre,dévouement à la cause de Dieu et de la religion ; voilà, pour les Berbères ; une foule de titres à une haute illustration, titres hérités de leurs pères et dont l'exposition ; mise par écrit, aurait pu servir d'exemple aux nations à venir, Que l'on se rappelle seulement les belles qualités qui les portèrent au faîte de la gloire et les élevèrent jusqu'aux hauteurs de la domination, de sorte que le pays entier leur fut soumis et que leurs ordres rencontrèrent partout une prompte Obéissance. Parmi les plus illustres Berbères de la première race, citons d'abord Bologguin-Ibn-Ziri le Sanhadjien qui gouverna l'Ifrikïa au nom des Ftémides : nommons ensuite Mohamed-Ibn-Khazer et son fils EI- Kheir, Youçof-Ibn Tachefin, rot des Lemtouna du Maghreb, et Abd el Moumen Ibn Ali, grand cheikh des Almohades et disciple de L'imam ÉI-Mehdi. Parmi les Berbères de la seconde race on voit figurer plusieurs chefs éminents qui, emportés par une noble ambition, réussirent à fonder des empires et à conquérir le Maghreb central et le Maghreb-el-Acsa. D'abord Yacoub lbn-Abd EI-HACK, sultan des Beni-Merin ; puis, Yaghmoracen-Ibn-Zîan, sultan des Béni Abd-el-Ouad ; ensuite, Mohammed-Ibn.Abd-el-Caouï-Ibn-Ouzmar , chef des Béni-Toudjîn. Ajoutons à cette liste le nom deThabet-Ibn-Mendïl, émir des Maghraoua, établis sur le Chélif, et celui d'Ouzmar-Ibn-Ibrahim, chef des Beni-Rached ; tous princes contemporains, tous ayant travaillé, selon leurs moyens pour la prospérité de leur peuple et pour leur propre gloire. Parmi les chefs berbères voilà qui possédèrent au plus haut degré les brillantes qualités que nous avons énumérées, et qui, tant avant qu'après l'établissement de Ieur domination, jouirent d'une réputation étendue, réputation qui a été transmise à la postérité par les meilleures autorités d'entre les Berbères et les autres nations, de sorte que le récit de leurs exploits porte tous les caractères d'une autheticité parfaite. Quant au Zèle qu' ils déployèrent à faire respecter le présriptions de l'islamisme, à se guider par les maxims de la loi et à soutenir la religion de Dieu ; on rapporte, à ce sujet, des faits qui démontrent la sincérité de leur foi, leur orthodoxie et leur ferme attachement aux croyances par lequelles ils s'étaient assurés la puissance et l'empire. Ils choisissaient d'habiles précepteurs pour enseigner à leurs enfants le livre de Dieu, ils consultaient les casuistes pour mieux connaître les devoirs de l'homme envers son céateur .

    Ils cherchaient des Imams pour leur confier le soin de célébrer la prière chez les nomades et d'enseigner le Coran aux tribus ; ils établissaient dans leurs résidences de savants jurisconsultes, chargés de remplir les fonctions de cadi ; ils favorisaient les gens de piété et de vertu, dans l'espoir de s'attirer la bénédiction divine en suivant leur exemple ; ilS demandaient aux saints personnages le secours de leurs prières ; Ils affrontaient les périls de la mer pour acquérir jes mérites de la guerre sainte ; ils risquaient leur vie dans le service de Dieu, et ils combattaient avec ardeur contre ses ennemis. Au nombre de ces princes on remarque au premier rang Youçof-Ibn-Tachfin et Abdelmoumen-Ibn-Ali ; puis viennent leurs descendant et ensuite Yacoub-Ibn-Abd-el-Hack et ses enfants. Les traces qu'ils on laissées de leur administration attestent le soin qu'ils avaient mis à fair fleurir les sciences, à maintenir la guerre sainte, à fonder des écoles, à élever des Zàouïa et des Ribat, à fortifier les frontières de l'empire, à risquer leur vie pour soutenir la cause de Dieu, à dépenser leurs trésors dans les voies de la charité, à s'entretenir avec les savants, à leur assigner la place d'honneur aux jours d'audience publique, à les consulter sur les obligations de la religion, à suivre leurs conseils dans les événements politiques et dans les affaires de la justice, à étudier l'histoire des prophètes et des saints, à faire lire ces ouvrages devant eux dans leurs salons de réception, dans leurs salles d'audience et dans leurs palais, à consacrer des séances spéciales au devoir d'entendre les plaintes des opprimés, à protéger leurs sujets contre la tyrannie des agents du gouvernement, à punir les oppresseurs, à établir au siège du khalifat et du royaume, dans l'enceinte même de leurs demeures, des oratoires où l'on faisait sans cesse des invocations et des prières, et où des lecteurs stipendiés récitaient une certaine portion du Coran tous les jours, matin et soir. Ajoutons à cela qu'ils avaient couvert les frontières musulmanes de forteresses et de garnisons, et qu'ils avaient dépensé des sommes énormes pour le bien public, ainsi qu'il est facile de le reconnaitre à l'aspect des monuments qu'ils nous ont laissés. Faut-il parler des hommes extraordinaires, des personnages accomplis qui ont paru chez le peuple berbère ? alors, on peut citer des saints traditionnistes à l'à.me pure et à l'esprit cultivé ; des hommes qui connaissaient par coeur les doctrines que les Tabês et les Imams suivants lavaient transmises à leurs disciples ; des devins formés par la nature pour la découverte des secrets les plus cachés. On a vu chez les Berbères des choes tellement hors du commun, des faits tellement admirables, qu'il est impossible de méconnaître le grand soin que Dieu a eu de cette race. .." .
     
  3. kiakimo

    kiakimo Maxwell malapata

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
     : un peu d´histoire

    Là je pense que c'est le contraire [06c]
     
  4. morphin

    morphin Visiteur

    J'aime reçus:
    2
    Points:
    0
    : un peu d´histoire

    au maroc l´independance s´est décidé bien avant 1956, c´est la date officiel de retour d'exil de M5
    pour la tunisie je ne sais pas trop
     
  5. kiakimo

    kiakimo Maxwell malapata

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
     : un peu d´histoire

    ......Contre l'avis de ses ministres gaullistes, le président du Conseil Edgar Faure engage deux ans plus tard des pourparlers avec le sultan. Ils aboutissent à l'indépendance du Maroc le 2 mars 1956.

    Le souverain de retour d'exil convertit son titre de sultan en celui de roi sous le nom de Mohammed V et le 7 mars 1956, annonce officiellement à son peuple le retour à l'indépendance.


    L'Espagne à son tour reconnaît l'indépendance du pays le 7 avril 1956 avant de restituer le protectorat du Tétouan. Enfin le statut international de Tanger est aboli le 21 octobre de la même année et le grand port retourne dans le giron du royaume.



    Le 3 juin 1955, le premier ministre tunisien Tahar ben Amar et le successeur de Mendès France, Edgar Faure, signèrent une série de conventions consacrant l’autonomie tunisienne. Le 17 septembre, pour la première fois en 74 ans, était installé à Tunis un gouvernement composé exclusivement de Tunisiens.

    mais je reconnais que la premiere republique tunisienne (Les premières élections législatives de l’histoire tunisienne) a vu le jour le 20 mars 1956
     
  6. kiakimo

    kiakimo Maxwell malapata

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
     : un peu d´histoire

    ecoute khouya morphin ana je ne cherche pas a te contredire wela chi 7aja et sois sur ke kan chi 7ed akhor galha 3la bera fla discussion generale jaurrai laisser passer, car ca ne me dis rien ;-)
     
  7. morphin

    morphin Visiteur

    J'aime reçus:
    2
    Points:
    0
     : un peu d´histoire

    maddir frassek walo azzin ;-)
    c´etait juste un avis perso, officielement c´est 1956 et on´y reste [22h]
     
  8. kiakimo

    kiakimo Maxwell malapata

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
     : un peu d´histoire

    Abdelkrim El Khattabi
    Abd el-Krim (né vers 1882 à Ajdir au Maroc et décédé le 6 février 1963 au Caire en Égypte), de son vrai nom Mohamed ben Abdelkrim Al Khattabi (محمد بن عبد الكريم الخطابي), était un chef rifain dans le Rif, zone berbère au nord-est du Maroc. Il est devenu le chef d'un mouvement de résistance contre la France et l'Espagne au Maroc, puis l'icône des mouvements indépendantistes luttant contre le colonialisme. Il prendra le flambeau de la résistance après la défaite de Mouha ou Hammou Zayani, son compagnon le fqih Belarbi Alaoui dit Cheikh Elislam se rallia à la cause d'Abdelkrim pour continuer la lutte contre les espagnols et les français.
     
  9. hicham2978

    hicham2978 Bannis

    J'aime reçus:
    27
    Points:
    0
     : un peu d´histoire

    Né à Ajdir au Maroc, fils d'un qadi (juge islamique) du clan Ait Yusuf de la tribu Aït Ouriaghel (ou Waryaghal), Abd el-Krim a été instruit dans des zaouïas traditionnelles et des écoles espagnoles, finalement son éducation à l'ancienne université de Quaraouiyine à Fès, suivit de trois ans en Espagne où il étudia la mine et la technologie militaire. Entre 1908 et 1915 il fut journaliste au quotidien de Melilla, où il préconisaient la laïcité et la coopération avec les occidentaux afin de libérer la Oumma de l'ignorance et du sous développement.

    Il entra dans l'administration espagnole, et fut nommé qadi chef de Melilla en 1915. À cette époque là, il commença à s'opposer à la domination espagnole, et en 1917 il fut emprisonné pour avoir dit que l'Espagne ne devrait pas s'étendre au-delà des territoires déjà occupés (qui en pratique excluait la plupart des zones incontrôlé du Rif) et exprimant sa sympathie pour la cause allemande pendant la Première Guerre mondiale.
    En 1921, comme une retombée inattendue de leurs efforts pour détruire la puissance de Raisuni, un brigand local, les troupes espagnoles approchent des secteurs inoccupés du Rif. Abd-el-Krim envoie à leur général Manuel Fernández Silvestre un avertissement : s'ils franchissent le fleuve Amekran, il le considérerait comme un acte de guerre. Silvestre aurait ri en prenant connaissance du message. Le général installe un poste militaire sur le fleuve à Abarrán. Le même jour au milieu de l'après-midi mille rifains l'avait encerclé; 179 militaires espagnols furent tués, forçant le reste à la retraite. Les jours qui suivirent après plusieurs escarmouches sanglantes pour les troupes de Sylvestre un événement inattendu se produisit. En effet méprisant Abdelkrim, Sylvestre décide de le défier, et avec 3000 hommes Abdelkrim parvient en deux jours grâce à la ruse à vaincre l'Espagne. Pour l'Espagne, la bataille d'Anoual a été un véritable désastre. Elle y a perdu près de 16.000 soldats, récupéra 24 000 blessés 150 canons et 25.000 fusils. En outre, 700 soldats espagnols ont été faits prisonniers. Il s'agit aussi de la première défaite d'une puissance coloniale européenne, disposant d'une armée moderne et bien équipée devant des résistants sans ressources, sans organisation, sans logistique ni intendance. La victoire d'Anoual a eu un immense retentissement non seulement au Maroc mais aussi dans le monde entier. Elle a eu d'immenses conséquences psychologiques et politiques, puisqu'elle allait prouver qu'avec des effectifs réduits, un armement léger, mais aussi une importante mobilité, il était possible de vaincre des armées classiques.
    rsrs:wikipedia
     
  10. kiakimo

    kiakimo Maxwell malapata

    J'aime reçus:
    0
    Points:
    0
     : un peu d´histoire

    Le Rif, Histoire d’une république éphémère



    Elle est née suite à la bataille d’Anoual et a vécu deux ans. En plus d’une armée, Abdelkrim y a instauré une Banque d’Etat, un fisc, des tribunaux. Mais l’expérience a tourné court



    La république du Rif a bel et bien existé même si l’histoire officielle du Royaume du Maroc ne semble pas trop y prêter attention. “Les Rifains avaient un territoire déterminé, un drapeau, une monnaie, une capitale (Ajdir), des institutions...”, confirment de nombreux historiens avant de spécifier que “la légendaire bataille d’Anoual (Juillet 1921) a été pour beaucoup dans l’avènement de cette république”. Les tribus rifaines, emmenées par leur chef de guerre Mohammed Ben Abdelkrim, ont fait un massacre lors de cet affrontement avec les Espagnols, entre 19 000 et 20 000 morts dans les rangs de l’armée espagnole selon un rapport fourni aux Cortés. “Ce fut, dira Abdelkrim, une bataille d ’une folle sauvagerie qui tourna bientôt à la boucherie”. Dans son ouvrage, Abdelkrim, une épopée d’or et de sang, Zakya Daoud parle de “la plus grande catastrophe militaire de tous les temps pour l’armée espagnole”.

    Une armée moderne, ce serait insuffisant

    Abdelkrim, auréolé de cette impressionnante victoire, sait qu’il vient de franchir un point de non retour. Lui qui connaît très bien les Espagnols, pour avoir été élevé avec son frère à leurs côtés, ne se fait plus aucun doute “Ils voudront se venger et laver leur honneur”. Son entourage, vu les circonstances, semble inquiet et le lui montre. Même le Chérif Ouazzani, un grand chef de tribu, enthousiaste jusqu’alors, le lui fait dire : “Je suis d’avis que tu cherches à faire la paix avec les Espagnols pour le bien de ces Rifains incultes”. Il faut donc réagir. Dans le souci de défendre au mieux son peuple, il décide de remettre à niveau son armée. “Je vais m’appuyer en priorité sur les 39 000 ouriaghlis, (la tribu dont il est issu), et constituer, à partir d’eux et des meilleurs éléments des tribus, un corps de quelques milliers de réguliers”, ajoutant qu’“on ne peut mener cette guerre qui va s’intensifier, si l’on juge par l’ampleur des renforts espagnols débarqués à Melilla, avec les méthodes ancestrales des harkas, conduites par des chefs de tribu sans cohésion et qui se débandent à la moindre occasion”, Abdelkrim est conscient d’une chose : il faut aller plus loin que réformer l’armée. Assoiffé de modernisme - il qualifie à maintes reprises les Rifains d’arriérés culturellement et scientifiquement - il estime que le moment est venu de leur apporter tout le progrès qu’ils méritent. Il se met à imaginer un grand Rif moderne, riche en routes, écoles, trains... et arrive à la conclusion que le développement passe seulement par la création d’un Etat qui fusionnerait les ressources de toutes les tribus en une seule entité. Dans la même lignée, un rapport secret espagnol de l’époque stipule que Abdelkrim “rêve à la grandeur du peuple musulman et souhaite ardemment l’indépendance du Rif non encore occupé”.

    L’Etat, une affaire de famille Aussitôt, il réunit autour de lui sa famille et ses plus proches collaborateurs seulement, pour leur faire part de son dessein. Abdelkrim est connu pour ne pas faire confiance aux notables rifains, il se rabat toujours sur ses proches. Ces derniers lui font part de leur inquiétude, ne s’attendant aucunement à ce que le chef de famille arrive avec un projet aussi considérable. “Les tâches qui nous attendent sont énormes. J ’ai pensé créer une armée régulière que tu dirigeras Mhamed (son frère). Tu seras aussi mon délégué. Tu géreras avec moi le gouvernement que nous allons constituer et une assemblée unissant toutes les tribus, qui sera le parlement de notre futur état en même temps qu’un conseil supérieur. Toi Abdesslam (son oncle), tu te chargeras des finances. Azekane (son beau-frère), tu prendras en charge les relations extérieures avec Boujibar (son beau-frère). Je pense nommer le caïd Lyazid Belhaj Hamou à l’intérieur et confier la justice au Fquih Mohammed Ben Ali Elouakili, un homme intègre des Bent Taurine ou bien à Temsamani. Zerhouni sera chargé de l’instruction. Boudra s’occupera de la guerre”. Ainsi fut composé le premier gouvernement rifain. Une affaire de famille en somme dont Abdelkrim sera le président légitime. La majorité des tribus lui ont proposé après la bataille d’Anoual de l’élire comme chef. La République confédérée des tribus du Rif est ainsi proclamée, selon les uns et les autres, entre le 18 et le 21janvier 1923.

    Soutien international à une république naissante

    Les projecteurs du monde entier s’orientent instinctivement vers le Rif. Dans le monde arabo- musulman, Abdelkrim qu’on présente comme un nouvel Atatürk, devient l’idole des foules. A Londres, l’émir Chakib Arsalane le traite de héros d’une nouvelle Andalousie. D’Inde, Gandhi lui apporte également son soutien. “Il y avait naturellement un mouvement de sympathie, d’enthousiasme populaire aux quatre coins du globe et quelques tractations avec des états étrangers mais ça se limitait à cela. La République du Rif n’a pu avoir aucune reconnaissance de la part de pays tiers” nous apprend l’historien Tayeb Boutbouqalt. De son QG d’Ajdir où il est installé avec son gouvernement, dans un grand bâtiment blanc appelé l’Officina ou encore la Mahkma, Abdelkrim dirige son pays comme n’importe quel chef d’Etat de par le monde. D’après Zakya Daoud, “il y supervise tout, reçoit chaque mois des fonctionnaires, des caïds et des cadis. C’est là aussi que siège une fois par mois, sous sa présidence ou celle de son frère, l’assemblée constituée de 80 membres groupant les tribus et dont les pouvoirs sont exécutifs et législatifs”. Pour ce qui est de la forme de I’Etat en question, qui se dit républicain, il ne faut réellement y voir aucune forme précise de gouvernance. “Abdelkrim l’a bien dit (Les mots, République du Rif étaient sympathiques à des partis européens qui me soutenaient, Parti socialiste et communiste français, opposition espagnole et bien d’autres”. Une chose est sûre, l’idéologie qui l’imprègne est bien précise. L’état du Rif est islamique. Un islam moderne qu’Abdelkrim s’évertue à appliquer : il prohibe les mutilations corporelles, institue plutôt des amendes et des peines de prison au lieu de la loi du talion, abolit l’enlèvement des jeunes filles, protège la communauté israélite qui lui voue une extrême reconnaissance.

    Les administrations d’une structure éphémère

    Sur le terrain, les tribunaux fonctionnent normalement, des impôts sont collectés par des fonctionnaires, la State Bank of the Rif voit le jour, une constitution en 40 articles (brûlée lors de la prise d’Ajdir) est rédigée : l’état rifain prend forme. Ce qui dérange forcément les grands pays colonisateurs, dont essentiellement la France, l’Espagne et l’Angleterre, qui craignent que les Rifains ne deviennent une source d’inspiration pour d’autres. “Ce qui se joue là-bas, c’est toute la puissance coloniale de I ’Europe occidentale et surtout le destin de l’Empire africain de la France” dira par exemple Lyautey. Le 8 juillet 1925, les Français et les Espagnols se mettent d’accord pour écraser la révolte rifaine. Objectif qu’ils vont réussir à atteindre, après de nombreux combats entre, d’une part des Rifains fiers et courageux et d’autre part, deux des plus grandes nations du monde, décidées à mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour arriver à leurs fins. Résultat, la mort de la République du Rif coïncide logiquement avec la capitulation d’Abdelkrim, le 27 mai 1926. Seulement, Espagnols et Français ont réagi tardivement, puisque la brève expérience rifaine servira réellement d’inspiration à la résistance marocaine, ainsi qu’à d’autres un peu partout dans le monde... jusqu’au Vietnam.

    Au centre : Abdelkrim Khattabi

    À droite : Mhamed ben Abdelkrim (délégué général de la république). Cet ingénieur de formation issu des écoles espagnoles est non seulement le frère du président de la république mais aussi son plus proche collaborateur et son homme de confiance. Il sera d’ailleurs son délégué général, dirigera l’armée et le gouvernement à ses côtés tout en étant à la tête des délégations qui iront à l’étranger notamment à Londres ou Paris pour des pourparlers.

    À gauche : Abdesslam El Khattabi (ministre des finances). Oncle de Mohammed ben Abdelkrim. Il aura pour charge de s’occuper des finances de la république du Rif dont il sera le ministre. Il est avec Mhamed un desproches collaborateurs qui le suivront jusqu’en exil où il décédera en 1953.

    Source : telquel-online.com
     
  11. Angelika

    Angelika Visiteur

    J'aime reçus:
    21
    Points:
    0
    Re : un peu d´histoire

    j'ai tj aimé l'histoire d محمد بن عبد الكريم الخطابي
    [17h]

    Merci Kiakimo, je vx juste nwed7 une chose 3la 7ssab ma gal Morphin:

    12 novembre 1955 : El-Glaoui implore le pardon de Sa Majesté Mohammed V

    16 novembre 1955 : Retour d'Exil de Sa Majesté le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef et de la Famille Royale

    18 novembre 1955 : Discours du Trône et célébration de l'Indépendance

    Morphin : [35h]
     

Partager cette page